Biographie
Placé à la cour par sa mère, duelliste fameux puis grand maréchal des logis de la Maison du roi, Louis d’Oger de Cavoye est le fils qui a réussi dans une famille dont l’aîné, Eustache, finit enfermé à Saint-Lazare. Il vit et meurt au 52 rue des Saints-Pères, dans l’hôtel qui porte encore son nom.
Il naît vers 1640, fils de François Dauger, capitaine des gardes du cardinal de Richelieu, mort avant son maître, et de Marie de Sérignan, une femme d’esprit connue de la reine mère. Saint-Simon le dit « très petit gentilhomme tout au plus, dont le nom était Oger », mais aussi « un des hommes de France le mieux faits et de la meilleure mine ». En un temps où l’on se bat malgré les édits, on l’appelle « le brave Cavoye ».
Le 7 mai 1668, il se bat au Marais avec le marquis de Courcelles, jaloux de ses visites à sa femme ; Louis XIV veut un exemple et les garde deux ans à la Conciergerie. Second dans un autre duel, il passe ensuite par la Bastille, où Mlle de Coëtlogon, éprise de lui, obtient d’aller le voir. La mort du marquis de Froulay ayant laissé vacante la charge de grand maréchal des logis, le roi la lui donne pour tenir lieu de dot à cette fille sans fortune : il l’épouse à Saint-Paul le 9 février 1677. Chargé de loger la cour à chacun de ses déplacements, il devient aussi aide de camp du roi en 1684.
Ami de Racine, qu’il côtoie jusque dans les camps du roi, et de Boileau, il leur joue des tours que raconte Louis Racine ; un mot prêté au roi s’en amuse : « Cavoie avec Racine se croit bel esprit ; Racine avec Cavoie se croit courtisan. » De Saint-Lazare, son frère Eustache l’accuse de l’y faire tenir enfermé.
Il meurt dans son hôtel le 3 février 1716, cinq mois après Louis XIV : « Cavoye, sans cour, était un poisson hors de l’eau », note Saint-Simon. Il est enterré à Saint-Sulpice, où sa veuve va prier deux fois par jour.
Texte rédigé avec l’aide de l’IA, relu et corrigé par la rédaction.