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Couverture — Mémoires secrets du Comité central et de la Commune
Bibliographie

Mémoires secrets du Comité central et de la Commune

GASTYNE Jules de
A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie. Librairie internationale, 1871.
41 Fiches citant cet ouvrage
1871 Édition

Fiches citant cet ouvrage

41 fiches
Événement
1871
février 1871
p 2-3
Les fédérés prennent les canons entreposés avenue des Champs-Élysées pour les soustraire aux prussiens qui vont occuper Paris
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Événement
1871
février 1871
p 2-3
Les fédérés Prennent les canons entreposés avenue Rapp pour les soustraire aux prussiens qui vont occuper Paris
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Événement
1871
mars 1871
p 10-12
Plate-forme supérieure d'un des trois parcs d'artillerie de la Butte Montmartre pendant la Commune
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Événement
1871
mars 1871 — Parc à canons de la Tour de Solférino
p 11
Un des trois parcs d'artillerie de la Commune sur la butte Montmartre, fortifié par des marins. Les travaux sont dirigés par le commandant De Poulizac qui combattra ensuite dans les rangs des versaillais
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Événement
Événement
1871
mars 1871 — Salle de la Marseillaise
p 14
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Événement
1870
11 septembre 1870 — Comité central révolutionnaire de la Corderie
p 19-21
Une ville qui s'organise pour se défendre est déjà à moitié en révolution. La Corderie du Temple, au 14 rue de la Corderie dans le 3e arrondissement, est depuis 1864 le coeur du mouvement ouvrier parisien: c'est là que s …

Une ville qui s'organise pour se défendre est déjà à moitié en révolution.

La Corderie du Temple, au 14 rue de la Corderie dans le 3e arrondissement, est depuis 1864 le coeur du mouvement ouvrier parisien: c'est là que siège la section parisienne de l'Association Internationale des Travailleurs, la Première Internationale. Le 11 septembre 1870, une semaine après la proclamation de la République, des délégués des comités de vigilance des vingt arrondissements s'y réunissent et constituent le Comité central de Défense nationale des Vingt arrondissements de Paris.

Le principe: deux délégués par arrondissement, formant une assemblée populaire parallèle au gouvernement officiel. La revendication: que la défense de Paris ne soit pas confiée aux seuls officiers de l'armée régulière et aux républicains modérés du gouvernement Trochu-Favre, mais qu'elle soit organisée démocratiquement, par et pour le peuple armé. Le Comité pousse à l'armement général, à la formation de bataillons populaires, à l'élection des officiers par leurs soldats: c'est le programme de la Convention en 1793, actualisé.

En face: le gouvernement de la Défense nationale, composé d'hommes que Blanqui appelle des "avocats" et que les délégués de la Corderie voient comme des obstacles à une défense vraiment populaire. Le Comité ne dispose ni de troupes ni de budget; son pouvoir est celui de la parole et de la pression. Il publie en janvier 1871 une "Affiche rouge" qui résume ses exigences et dénonce le gouvernement comme capitulard, exigeant la réquisition des vivres, la suppression du loyer pendant le siège, l'armement général. Ce programme sera celui de la Commune.

Les membres du Comité se retrouvent pour la plupart dans les instances de la Commune élue en mars 1871: Eugène Varlin, cordier et membre de l'Internationale, qui sera fusillé en mai 1871; Édouard Vaillant, futur fondateur du Parti socialiste; et d'autres militants dont les noms forment le répertoire de la démocratie ouvrière parisienne.

La Corderie est ainsi le berceau organisationnel de la Commune. Ce n'est pas une coïncidence: c'est le lieu où le mouvement ouvrier parisien a appris, depuis six ans, à débattre, à s'organiser, à formuler ses revendications politiques. Quand la Commune naît le 18 mars 1871, elle naît en partie de ce qui a été pensé et construit rue de la Corderie à l'automne 1870.

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Événement
1871
mars 1871 — Corderie du Temple/Comité central des Vingt arrondissements
p 21
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Événement
1871
17 mars 1871 — École dite de la rue Basfroi/Comité central de la Garde nationale (siège pendant la Commune)
p 22
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Événement
1871
6 février 1871 — Cirque d'Hiver/Fédération des Gardes nationales de la Seine
p 23
Assemblée générale du Comité central provisoire de la Garde nationale, concurrent du Comité des Vingt arrondissements. Il rassemble des délégués du 59ème régiment et des 57ème, 88ème, 96ème, 193ème et 253èmes bataillons. …

Assemblée générale du Comité central provisoire de la Garde nationale, concurrent du Comité des Vingt arrondissements. Il rassemble des délégués du 59ème régiment et des 57ème, 88ème, 96ème, 193ème et 253èmes bataillons.

Le 6 février 1871, en pleine tourmente de l’après-guerre franco-prussienne et alors que Paris est encore sous le choc du siège et de l’armistice, une assemblée générale du Comité central provisoire de la Garde nationale se tient au Cirque d’Hiver, rue Amelot. Cette réunion illustre la profonde recomposition politique et militaire à l’œuvre dans la capitale, quelques semaines avant l’insurrection du 18 mars et la proclamation de la Commune.

Le Comité central provisoire se pose alors en concurrent direct du Comité des Vingt arrondissements, structure plus modérée qui cherche à encadrer politiquement la Garde nationale. À l’inverse, le Comité central incarne une dynamique plus radicale, fondée sur l’élection des officiers, l’autonomie des bataillons et une méfiance croissante envers le gouvernement issu de l’Assemblée nationale de Bordeaux, dominée par les conservateurs et les monarchistes.

L’assemblée réunit des délégués du 59ᵉ régiment, ainsi que des 57ᵉ, 88ᵉ, 96ᵉ, 193ᵉ et 253ᵉ bataillons, témoignant de l’ancrage populaire et territorial de la Garde nationale dans les quartiers de l’Est parisien, notamment à Folie-Méricourt, haut lieu du républicanisme social. Ces bataillons, composés en grande partie d’ouvriers et d’artisans, revendiquent le droit de défendre Paris, mais aussi de peser sur son avenir politique.

Cette assemblée marque une étape décisive : la Garde nationale cesse d’être seulement une force armée citoyenne pour devenir un acteur politique collectif, organisé, conscient de sa légitimité et prêt à s’opposer frontalement au pouvoir central. Rue Amelot, au Cirque d’Hiver, se dessinent déjà les lignes de fracture qui mèneront, un mois plus tard, à la Commune de Paris.

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Événement
1871
Événement
1871
19 février 1871 — Demeure de Courty/Siège de la Commission pour une Fédération de la Garde nationale
p 23
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Événement
1871
22 mai 1871
p 26 & 88-90
Auguste Okolowicz et Louis Charles Maljournal, blessés, sont capturés par les versaillais alors qu'ils étaient soignés à l'ambulance de la Société internationale. Okolowicz parviendra à s'échapper. Un de ses frères sera …

Auguste Okolowicz et Louis Charles Maljournal, blessés, sont capturés par les versaillais alors qu'ils étaient soignés à l'ambulance de la Société internationale. Okolowicz parviendra à s'échapper. Un de ses frères sera fusillé

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Événement
1871
18 mars 1871 — Lieu de l'arrestation du général Clément-Thomas
p 44-45
Arrestation du général Clément-Thomas, massacreur de Juin 1848, reconnu alors qu'il observait les évènements, en civil, dans la foule
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Événement
1871
18 mars 1871
p 44
Le général Susbielle fait charger la foule par les gendarmes à cheval ; la troupe fraternise, le capitaine Saint-James est abattu
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Événement
1871
28 mars 1871 — Banque de France
p 49
De Plœuc convainc Beslay de ne pas occuper la Banque de France ; une des plus grosses erreurs de la Commune, qui n'utilisera pas ce formidable moyen de pression contre Versailles. Le 28 mars 1871, le jour même de la proc …

De Plœuc convainc Beslay de ne pas occuper la Banque de France ; une des plus grosses erreurs de la Commune, qui n'utilisera pas ce formidable moyen de pression contre Versailles.

Le 28 mars 1871, le jour même de la proclamation de la Commune, Charles Beslay se rend rue La Vrillière. La Banque de France est là, à portée de main — ses caves renferment plusieurs milliards de francs en billets et en réserves métalliques. Beslay est le délégué de la Commune auprès de la Banque. Il vient en prendre le contrôle.

Il en ressort sans avoir rien pris.

Le sous-gouverneur de Plœuc l'a reçu, et l'a convaincu. L'argument est simple, et redoutablement efficace : la Banque de France n'appartient pas à l'État, elle appartient à ses actionnaires. En saisir les avoirs serait porter atteinte à la propriété privée — ce que la Commune, qui se réclame de la légalité républicaine, ne peut pas faire. Surtout, de Plœuc fait valoir que la Banque est le garant du commerce et de l'industrie, que bloquer ses opérations ruinerait les petits épargnants autant que les grands. Beslay, vieux saint-simonien de soixante-sept ans, républicain modéré, proche de Proudhon, est sensible à ces arguments. Il part.

Philippe avait résumé l'affaire en une phrase dans sa fiche : une des plus grosses erreurs de la Commune, qui n'utilisera pas ce formidable moyen de pression contre Versailles.

Les historiens sont du même avis. La Banque accordera en tout 15 millions à la Commune — contre 257 à Versailles, pour financer l'armée qui l'écrasera en mai. Les trois milliards dormaient en cave, rue La Vrillière, pendant toute la durée de la Commune. Beslay lui-même, dans ses Souvenirs, reconnaîtra s'être laissé abuser. De Plœuc, lui, reçut la Légion d'honneur après la Semaine sanglante.

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Événement
1871
2 avril 1871 — Siège du Comité central de la Garde nationale
p 68
Premier transfert du siège du Comité central de la Garde nationale depuis l'Hôtel de Ville
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Événement
1871
avril 1871 — Ministère de la Guerre/Siège du Comité central de la Garde nationale
p 69-70
Cluseret installe le Comité central de la Garde nationale au ministère de la Guerre pour le neutraliser ; le Comité central retournera rue de l'Entrepôt. Il remplace les officiers civils par des militaires confirmés
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Événement
1891
1891 — Cimetière du Père Lachaise (79ème division)/Tombe d'Auguste Okolowicz
p 88-90
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Événement
1871
1 avril 1871 — Hôtel de Ville
p 91-92
Arrestation par la Commune d'Adolphe Assi, gouverneur de l'Hôtel de Ville, pour collusion avec Versailles. Emprisonné à Mazas, il sera libéré 15 jours plus tard
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Événement
Événement
Événement
1871
8 mai 1871 — Café de la Garde nationale
p 111-114
Réunion du Comité central de la Garde nationale en vue d'une délégation auprès du Conseil de la Commune visant à dénoncer la situation militaire ; Boursier est arrêté et le Comité central fait machine arrière
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Événement
1871
21 mai 1871 — Café à l'angle de la place du Palais Bourbon
p 202-203
Les membres de la Commune et du Comité central apprennent l'entrée des troupes versaillaises dans Paris
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Événement
1871
23 mai 1871 — Ministère de la Guerre/Siège du Comité central de la Garde nationale
p 217-224
Dernière réunion du Comité central de la Garde nationale. Lacord demande une déclaration dénonçant les fautes de la Commune. Bonvalet propose une négociation avec Versailles
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Événement
1871
24 mai 1871 — Hôtel de Ville
p 239
Incendie de l'Hôtel de Ville à l'initiative de Jean-Louis Pindy (Pendy). Il y aura 238 bâtiments incendiés en tout à Paris pendant la Semaine sanglante
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Événement
1870
1870 — Élysée Montmartre/Club de la Révolution
p 269
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Événement
1871
1871 — Café de Suède
p 271
Quartier général du journaliste Gustave Maroteau. Le gérant espionne au profit des versaillais pendant la Commune
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Événement
1871
19 avril 1871 — Siège du journal "La Cloche"
p 284
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Événement
1871
19 avril 1871 — Siège du journal "Le Soir", manipulé par le chef de la police prussienne
p 284
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