🗺 Lieux & Arrondissements 🎭 Thèmes ⏳ Époques 👤 Personnages 📅 Événements 🚶 Balades 🧭 Explorer 📚 Bibliographie À propos
Couverture — Le Coq rouge
Bibliographie

Le Coq rouge

LANOUX Armand
Grasset, 1972.
241 Fiches citant cet ouvrage
1972 Édition

Fiches citant cet ouvrage

241 fiches
Événement
Événement
1871
19 mars 1871 — Demeure de Léo Meilliet
p 33
Léo Meilliet héberge et abrite le général Chanzy pour le soustraire à la foule
Voir la fiche
Événement
1871
19 mars 1871 — Hôtel de Ville
p 39
Les élus parisiens viennent exiger que le pouvoir leur soit rendu par le Comité central de la Garde nationale ; Eugène Varlin tient tête à Clemenceau. Dans la matinée du 19 mars, une délégation d'élus parisiens se présen …

Les élus parisiens viennent exiger que le pouvoir leur soit rendu par le Comité central de la Garde nationale ; Eugène Varlin tient tête à Clemenceau.

Dans la matinée du 19 mars, une délégation d'élus parisiens se présente à l'Hôtel de Ville. Clemenceau est là, maire du 18e arrondissement, républicain convaincu, hostile à la fois à Versailles et à l'insurrection. Avec Bonvalet et d'autres, il vient exiger que le Comité central rende le pouvoir aux représentants légaux de Paris.

C'est Eugène Varlin qui leur répond. Relieur de son état, membre de l'Internationale, l'un des rares hommes du Comité central dont la rigueur morale soit unanimement reconnue — y compris par ses adversaires. Face à Clemenceau qui invoque la légitimité électorale, Varlin ne cède pas. Le Comité central n'a pas pris le pouvoir pour le conserver, dit-il en substance : il le tiendra jusqu'aux élections qu'il vient précisément de convoquer. La procédure est en marche.

L'échange illustre la ligne de fracture qui traverse tout le camp républicain ce jour-là. Clemenceau n'est pas versaillais — il a voté contre les préliminaires de paix — mais il refuse de légitimer une insurrection armée, même populaire. Varlin ne cherche pas la révolution permanente — il veut des élections dans les plus brefs délais. Les deux hommes défendent la République, mais pas depuis le même endroit.

Jules Vallès, présent dans les couloirs de l'Hôtel de Ville, observe la scène. Il notera dans ses carnets l'étrange sensation de ce jour suspendu entre deux légitimités, où personne ne savait encore très bien qui gouvernait Paris.

Voir la fiche
Événement
1871
19 mars 1871 — Mairie du 3ème arrondissement
p 45
Réunion de maires et de députés de Paris à qui Versailles a délégué l'administration provisoire de Paris ; ils décident d'envoyer une délégation au Comité central de la Garde nationale. Les blanquistes veulent les faire …

Réunion de maires et de députés de Paris à qui Versailles a délégué l'administration provisoire de Paris ; ils décident d'envoyer une délégation au Comité central de la Garde nationale. Les blanquistes veulent les faire arrêter

Voir la fiche
Événement
1871
19 mars 1871 — Mairie du 2ème arrondissement
p 46-49
Négociations entre la Commune et les élus parisiens après l'échec de l'Hôtel de Ville
Voir la fiche
Événement
1871
20 mars 1871 — Café Tortoni
p 52
Le 20 mars 1871, Edmond de Goncourt sort se promener boulevard des Italiens. Il observe, il note. C'est son métier depuis trente ans — observer et noter, avec une précision de naturaliste et les préjugés de sa classe. Ce …

Le 20 mars 1871, Edmond de Goncourt sort se promener boulevard des Italiens. Il observe, il note. C'est son métier depuis trente ans — observer et noter, avec une précision de naturaliste et les préjugés de sa classe.

Ce qu'il voit ce jour-là, devant le café Tortoni, le haut lieu du Paris élégant, le consterne. Les fédérés descendent des hauteurs de Belleville et de Montmartre et défilent sur les Grands Boulevards. Il écrit dans son Journal : les cohortes de Belleville foulent notre boulevard conquis.

Le mot est lâché. Notre boulevard. Goncourt ne cherche pas à dissimuler ce qu'il ressent — il n'en a d'ailleurs pas l'habitude. Le boulevard des Italiens appartient à un certain Paris, celui des cafés à dorures, des lorettes et des rentiers, et ces hommes en armes venus de l'est de la ville n'y ont pas leur place. Que Paris soit à tout le monde, et notamment à ceux qui y travaillent et y crèvent de froid l'hiver — cette idée-là ne l'effleure pas.

Philippe avait résumé la chose en trois mots après la citation : le mérite de la clarté. Il n'y avait rien à ajouter.

Le Journal des Goncourt est une source inestimable sur la Commune vue depuis les beaux quartiers. Il faut le lire comme tel — le témoignage sincère et aveugle d'un homme qui ne comprenait pas ce qu'il voyait, et qui pour cette raison même le décrit parfaitement.

Voir la fiche
Événement
1871
Événement
1871
22 mars 1871 — Grand Hôtel
p 54 & 84
QG de l'amiral Saisset contre le Comité central de la Garde nationale
Voir la fiche
Événement
1871
18 mars 1871 — Lieu de l'arrestation du général Clément-Thomas
p 55
Arrestation du général Clément-Thomas, massacreur de Juin 1848, reconnu alors qu'il observait les évènements, en civil, dans la foule
Voir la fiche
Événement
1871
18 mars 1871
p 55
Le général Lecomte, face à la population qui s'oppose à la saisie des canons de Montmartre, donne à ses troupes l'ordre "sabrez-moi cette canaille !" Le soleil se lève sur Montmartre. Les attelages ne sont toujours pas l …

Le général Lecomte, face à la population qui s'oppose à la saisie des canons de Montmartre, donne à ses troupes l'ordre "sabrez-moi cette canaille !"

Le soleil se lève sur Montmartre. Les attelages ne sont toujours pas là. La foule, elle, est bien présente — et grossit à chaque minute. Place Saint-Pierre, au bas de la butte, des centaines de personnes font face aux soldats. Des femmes, des enfants, des ouvriers du quartier. Ils n'attaquent pas. Ils s'interposent, parlent aux soldats, s'approchent des canons. La situation échappe à tout contrôle militaire.

Lecomte, à bout, donne l'ordre à sa cavalerie : « Sabrez-moi cette canaille ! »

L'ordre ne sera pas exécuté. Les cavaliers restent immobiles. Ce n'est pas de la lâcheté — c'est quelque chose de plus profond qui se passe dans les rangs : ces soldats ne reconnaissent pas dans cette foule désarmée un ennemi à abattre. Certains ont eux-mêmes des parents dans ces quartiers. Beaucoup ont souffert du siège comme les Parisiens. Le mot « canaille » a achevé de retourner les cœurs.

C'est le témoin Noël de Poussargues qui rapportera cet ordre, l'un des plus compromettants de la journée. Il résume à lui seul la logique de Versailles face à Paris populaire — non pas une opération militaire, mais une démonstration de force contre le peuple désarmé. La propagande versaillaise s'emploiera ensuite à effacer ou minimiser ces mots. Ils resteront dans les mémoires communardes comme l'un des éléments qui rendirent l'exécution de Lecomte, quelques heures plus tard, inévitable aux yeux de la foule.

Voir la fiche
Événement
1871
19 mars 1871 — Banque de France
p 57 & 124
Démarche auprès de la Banque de France, effectuée par 11 membres du Comité central de la Garde nationale, pour lui demander 1 million ; elle ne lâchera que 15 millions pour la Commune, contre 257 pour Versailles Le lende …

Démarche auprès de la Banque de France, effectuée par 11 membres du Comité central de la Garde nationale, pour lui demander 1 million ; elle ne lâchera que 15 millions pour la Commune, contre 257 pour Versailles

Le lendemain du soulèvement, le Comité central a besoin d'argent. Onze de ses membres — Varlin, Jourde, Assi, Billioray et sept autres — se présentent rue La Vrillière, au siège de la Banque de France. La demande est modeste : un million de francs pour faire tourner Paris.

Le gouverneur Gustave Rouland les reçoit. L'entretien est courtois, presque surréel : d'un côté des ouvriers et artisans en armes, maîtres depuis la veille de la capitale ; de l'autre un grand commis de l'État habitué à traiter avec des ministres. Rouland temporise, consulte, oppose des procédures. La Banque n'est pas une caisse publique, dit-il en substance. Elle ne peut débloquer des fonds sans garanties légales.

La délégation repart sans le million. C'est Varlin et Jourde qui, dans les semaines suivantes, géreront les finances de la Commune avec une rigueur scrupuleuse — trop scrupuleuse, diront certains. La Commune ne touchera jamais aux trois milliards de billets de banque stockés dans les caves de la rue La Vrillière, à portée de main. Elle obtiendra en tout 15 millions, accordés au compte-gouttes par une institution qui joue double jeu.

Le gouvernement de Versailles, lui, recevra de la même Banque 257 millions — pour financer, entre autres, l'armée qui écrasera la Commune en mai.

Voir la fiche
Événement
1790
30 novembre 1790 — Demeure de Jacques-René Hébert
p 64
Hébert commence la publication du Père Duchesne, initié par Lemaire qui publiait "Les lettres bougrement patriotiques du père Duchesne" et "La trompette du père Duchesne"
Voir la fiche
Événement
1871
20 mars 1871 — Siège du "Journal officiel" (rédaction et imprimerie)
p 64
Le Journal officiel, créé le 1er janvier 1869, est investi le 19 mars par trois bataillons de Fédérés et devient le Journal officiel de la Commune. deux éditions paraîssent quotidiennement. Il continue parallèlement à êt …

Le Journal officiel, créé le 1er janvier 1869, est investi le 19 mars par trois bataillons de Fédérés et devient le Journal officiel de la Commune. deux éditions paraîssent quotidiennement. Il continue parallèlement à être publié par Versailles

Voir la fiche
Événement
1871
6 mars 1871 — Café de la Salamandre
p 64
Place Saint-Michel, au numéro 4, le Café de la Salamandre bruisse ce soir-là d'une agitation particulière. Une poignée d'hommes s'y retrouvent pour préparer ce qui deviendra l'une des voix les plus tonitruantes de la Com …

Place Saint-Michel, au numéro 4, le Café de la Salamandre bruisse ce soir-là d'une agitation particulière. Une poignée d'hommes s'y retrouvent pour préparer ce qui deviendra l'une des voix les plus tonitruantes de la Commune de Paris : le nouveau Père Duchêne.

Autour de la table, du beau monde rouge. Gustave Maroteau et Eugène Vermersch, qui prendront la plume principale ; Alphonse Humbert, Maxime Vuillaume — dont les Cahiers rouges nous restituent la scène —, le caricaturiste André Gill, Jules Vallès, Charles Longuet et Léon Sornet. Une rédaction improvisée, fiévreuse, à l'image des semaines qui s'ouvrent.

Le titre est un choix délibérément provocateur. En reprenant le nom du journal d'Hébert, figure de la Terreur et de l'enragé par excellence, l'équipe revendique une filiation explosive avec la Révolution de 1793. Le ton sera à l'avenant : grossier, virulent, populaire — le Père Duchêne jure, cogne et exige. Il s'adresse aux faubourgs, aux gardes nationaux, à ceux qui n'ont jamais eu voix au chapitre.

Le premier numéro paraîtra quelques jours plus tard. Le journal tirera jusqu'à soixante-dix mille exemplaires à son pic, diffusé dans les clubs, les casernes et les rues de Paris insurgé. Vermersch y déversera une verve haineuse contre Versailles ; Vallès, plus nuancé, y tiendra une place à part.

Soixante-douze jours plus tard, la Semaine sanglante mettra fin à la Commune — et aux grandes gueules du Café de la Salamandre.

Voir la fiche
Événement
1871
6 mars 1871 — Siège du journal "Le Père Duchêne"
p 65-68
Voir la fiche
Événement
1871
21 avril 1871 — Siège du journal "Le Fils du père Duchêne illustré"/Imprimerie Serrière
p 67
Voir la fiche
Événement
1877
3 septembre 1877 — Cimetière du Père Lachaise (55ème division)/Mausolée d'Adolphe Thiers
p 67
Voir la fiche
Événement
1871
18 mars 1871 — Mairie du 2ème arrondissement
p 70
Réunion des élus de Paris sur la conduite à tenir ; ils penchent vers la conciliation. Ils tentent d'imposer Langlois comme général commandant de la Garde nationale. Une minorité milite pour le ralliement à la Commune
Voir la fiche
Événement
1871
22 mars 1871 — Ministère des Affaires étrangères
p 72-73
Paschal Grousset s'empare du ministère au nom de la Commune ; devenu délégué aux Affaires extérieures, il ne remet pas en cause la paix signée avec Bismarck
Voir la fiche
Événement
Événement
1871
1871 — Demeure de Maxime Lisbonne (avec sa femme Élisa et son fils Félix)
p 74
Voir la fiche
Événement
1870
Événement
1871
22 mai 1871 — Collège Chaptal/Cour prévôtale/Lieu de massacre de Communards
p 75
Forte résistance des Zouaves de la Commune dans le collège alors en construction ; les versaillais massacrèrent les survivants. Une cour martiale s'installe ici dès le lundi 22 mai
Voir la fiche
Événement
1871
mai 1871 — Cité de Vincennes/Quartier général des Enfants perdus de la Commune
p 75
Quartier général des "Enfant perdus de la Commune", bataillon d'adolescentes créé par Émile Eudes
Voir la fiche
Événement
1871
29 avril 1871 — Église St Germain l'Auxerrois/Club des Libres-penseurs
p 75 & 196
Voir la fiche
Événement
Événement
1871
22 mars 1871 — Gare St Lazare (inaugurée en 1841)
p 76 & 87
Occupation de la gare par un bataillon de "l'ordre", qui s'efforce de maintenir les liaisons avec Versailles ; Rouland, gouverneur de la Banque de France pourra rallier Versailles matelassé de billets sans être inquiété
Voir la fiche
Événement
1868
1868 — Demeure de Benoît Malon
p 78-79
Membre du second bureau de l'Association Internationale des Travailleurs, membre de la Commune, auteur de "La troisième défaite du prolétariat français" ; il votera contre le Comité de Salut public et signera le Manifest …

Membre du second bureau de l'Association Internationale des Travailleurs, membre de la Commune, auteur de "La troisième défaite du prolétariat français" ; il votera contre le Comité de Salut public et signera le Manifeste de la minorité

Voir la fiche
Événement
1871
20 mars 1871
p 78
Paul Martine présente Louis Rossel à Malon et Gérardin ; il va accepter de prendre le commandement des troupes Fédérées
Voir la fiche
Événement
1871
22 mars 1871
p 82-84
Manifestation d'un millier de soi-disant "Amis de l'ordre" contre la Commune
Voir la fiche
Événement
1871
22 mars 1871
p 83
Manifestation des "Amis de l'ordre", un millier de provocateurs portant des rubans bleus comme signe de reconnaissance ; des coups de feu sont tirés sur les gardes nationaux qui répliquent. Deux gardes sont tués
Voir la fiche
Événement
1871
22 mars 1871 — Hôtel de Ville
p 88-89
Arrestation de Charles Lullier, dont Martin a dénoncé les visées dictatoriales, par le capitaine Fossé sur l'ordre d'Assi, avec l'aide de Maxime Lisbonne. Brunel, Eudes et Duval sont nommés chefs militaires à sa place
Voir la fiche
Événement
1871
22 mars 1871 — Banque de France (encore en travaux de construction)
p 88
La Banque de France est transformée en camp retranché par un bataillon de gardes nationaux pro-versaillais : Jourde et Varlin qui venaient réclamer des fonds se voient répondre qu'on "ne traite pas avec des maisons incon …

La Banque de France est transformée en camp retranché par un bataillon de gardes nationaux pro-versaillais : Jourde et Varlin qui venaient réclamer des fonds se voient répondre qu'on "ne traite pas avec des maisons inconnues"

Voir la fiche
Événement
1871
24 mars 1871 — Mairie du 1er arrondissement
p 92-93
Négociations pour les élections de la Commune ; la mairie, aux mains des opposants à la Commune, sera reprise par Brunel
Voir la fiche
Événement
1871
28 mars 1871 — Banque de France
p 112-113
De Plœuc convainc Beslay de ne pas occuper la Banque de France ; une des plus grosses erreurs de la Commune, qui n'utilisera pas ce formidable moyen de pression contre Versailles. Le 28 mars 1871, le jour même de la proc …

De Plœuc convainc Beslay de ne pas occuper la Banque de France ; une des plus grosses erreurs de la Commune, qui n'utilisera pas ce formidable moyen de pression contre Versailles.

Le 28 mars 1871, le jour même de la proclamation de la Commune, Charles Beslay se rend rue La Vrillière. La Banque de France est là, à portée de main — ses caves renferment plusieurs milliards de francs en billets et en réserves métalliques. Beslay est le délégué de la Commune auprès de la Banque. Il vient en prendre le contrôle.

Il en ressort sans avoir rien pris.

Le sous-gouverneur de Plœuc l'a reçu, et l'a convaincu. L'argument est simple, et redoutablement efficace : la Banque de France n'appartient pas à l'État, elle appartient à ses actionnaires. En saisir les avoirs serait porter atteinte à la propriété privée — ce que la Commune, qui se réclame de la légalité républicaine, ne peut pas faire. Surtout, de Plœuc fait valoir que la Banque est le garant du commerce et de l'industrie, que bloquer ses opérations ruinerait les petits épargnants autant que les grands. Beslay, vieux saint-simonien de soixante-sept ans, républicain modéré, proche de Proudhon, est sensible à ces arguments. Il part.

Philippe avait résumé l'affaire en une phrase dans sa fiche : une des plus grosses erreurs de la Commune, qui n'utilisera pas ce formidable moyen de pression contre Versailles.

Les historiens sont du même avis. La Banque accordera en tout 15 millions à la Commune — contre 257 à Versailles, pour financer l'armée qui l'écrasera en mai. Les trois milliards dormaient en cave, rue La Vrillière, pendant toute la durée de la Commune. Beslay lui-même, dans ses Souvenirs, reconnaîtra s'être laissé abuser. De Plœuc, lui, reçut la Légion d'honneur après la Semaine sanglante.

Voir la fiche
Événement
1871
mai 1871 — Dépôt de la préfecture de police
p 125
Lullier, arrêté par la Commune, sévade une seconde fois, du dépôt de la préfecture
Voir la fiche
Événement
1871
5 mai 1871 — 08
p 125-126
Lullier, Ganier d'Abin et le comte du Bisson s'engagent à trahir la Commune par l'intermédiaire de Camus et Duthil de la Tuque
Voir la fiche
Événement
1851
1851
p 188-189
Lieu des exécutions devant la Roquette sur cinq dalles toujours présentes ; ce qui fit donner à l'échafaud un de ses surnoms "l'Abbaye de Cinq-Pierres", référence au "gardien du Paradis"
Voir la fiche
Événement
1871
31 mars 1871 — Église Ste Geneviève/Le Panthéon
p 193
Les bras de la croix de bois doré provisoire imposée par Napoléon III sont sciés par les Communards, son montant vertical servant de hampe à un immense drapeau rouge ; le Panthéon est rendu aux "grands hommes". Le 31 mar …

Les bras de la croix de bois doré provisoire imposée par Napoléon III sont sciés par les Communards, son montant vertical servant de hampe à un immense drapeau rouge ; le Panthéon est rendu aux "grands hommes".

Le 31 mars 1871, trois jours après la proclamation de la Commune, un groupe de fédérés monte au sommet du Panthéon. Ils apportent une scie.

La croix qui surmonte le dôme n'est pas la croix originelle — c'est une croix provisoire en bois doré que Napoléon III avait fait poser en 1851 quand il avait transformé le Panthéon en église Sainte-Geneviève, chassant les grands hommes pour y réinstaller les prêtres. Napias, Jourde, Rastoul et leurs compagnons scient les bras horizontaux. Il reste le montant vertical — une hampe parfaite pour un drapeau rouge immense, visible depuis tout le quartier.

Le geste est précis et symbolique à la fois. En sciant les bras de la croix, la Commune rend le Panthéon à sa vocation républicaine — le temple des grands hommes, laïque, civique, consacré à la mémoire nationale et non à la liturgie. C'est aussi une réponse directe à Napoléon III et à vingt ans de Second Empire clérical.

Le Panthéon oscille depuis sa construction entre ces deux identités. Construit pour être une église, consacré sous Louis XVI, il devient temple républicain sous la Révolution — Mirabeau, puis Voltaire, puis Rousseau y entrent. Napoléon Ier le rend au culte, Louis XVIII aussi, la Révolution de 1830 le laïcise à nouveau, Napoléon III le re-consacre. La Commune le reprend. Après la Semaine sanglante, l'église reviendra. Définitivement laïcisé en 1885 pour les funérailles de Victor Hugo, il ne changera plus.

Voir la fiche
Événement
1871
11 avril 1871 — Mairie du 10ème arrondissement/Siège de l'Union des Femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés
p 195-197
Le 11 avril 1871, à la mairie du 10e arrondissement, rue du Faubourg-Saint-Martin, des citoyennes se réunissent pour fonder l'Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés. Vingt comités s'organisent …

Le 11 avril 1871, à la mairie du 10e arrondissement, rue du Faubourg-Saint-Martin, des citoyennes se réunissent pour fonder l'Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés. Vingt comités s'organisent, un par arrondissement, reliés à un comité central. C'est la première organisation féminine de masse de l'histoire française.

À sa tête, deux femmes que tout semble opposer. Nathalie Le Mel est bretonne, ouvrière relieuse, militante de l'Internationale depuis des années, proche d'Eugène Varlin — une femme du peuple enracinée dans le mouvement ouvrier parisien. Élisabeth Dmitrieff a vingt ans, elle est russe, aristocrate, a contracté un mariage blanc pour pouvoir voyager librement, a rencontré Marx à Londres en 1870 et est arrivée à Paris en mars 1871 envoyée par l'Internationale. Leurs parcours divergent, leur engagement converge : toutes deux voient dans la Commune une occasion unique d'arracher aux femmes une place dans la révolution, pas seulement comme soignantes mais comme combattantes et comme forces politiques.

Ensemble elles signent l'adresse aux citoyennes, publiée dans le Journal Officiel du 14 avril et dans Le Cri du peuple du 16 avril. L'Union ne se limite pas aux ambulances que son nom évoque. Ses statuts, publiés dans La Sociale du 20 avril, prévoient des comités d'arrondissement chargés de recenser les citoyennes prêtes à servir aux ambulances, aux fourneaux — et aux barricades. Elle formule des revendications sociales concrètes : égalité de salaire entre hommes et femmes, réorganisation du travail en coopératives ouvrières, prise en charge des enfants.

Autour d'elles gravitent Blanche Lefebvre, Anna Jaclard, André Léo, Sophie Graix, Adélaïde Valentin — une constellation de femmes aux origines diverses, ouvrières et intellectuelles, françaises et étrangères, unies par la conviction que la question sociale et la question des femmes sont indissociables.

La Semaine sanglante met fin à leurs activités. Le Mel sera déportée en Nouvelle-Calédonie. Dmitrieff parviendra à fuir et disparaîtra en Russie. Leur organisation, éphémère, reste un moment fondateur de l'histoire du féminisme socialiste.

Voir la fiche
Événement
1865
1865 — Siège des Marmites/Demeure de Nathalie Le Mel
p 196
Nathalie Le Mel se réfugie au siège des cuisines coopératives de "La Marmite" avec ses 3 enfants
Voir la fiche
Événement
1871
28 mars 1871
p 207
Les Fédérés s'emparent d'une flottille de 17 petits bâtiments de guerre et la réarment
Voir la fiche
Événement
1871
24 avril 1871 — Hôtel de Ville
p 229
On lui a rogné les ailes. Mais Rigault n'est pas du genre à lâcher prise. Le 24 avril 1871, Raoul Rigault quitte la délégation à la Sûreté générale. Son remplaçant à la tête de l'ex-préfecture de police est Frédéric Cour …

On lui a rogné les ailes. Mais Rigault n'est pas du genre à lâcher prise.

Le 24 avril 1871, Raoul Rigault quitte la délégation à la Sûreté générale. Son remplaçant à la tête de l'ex-préfecture de police est Frédéric Cournet — un ami, un fidèle. Le choix n'est pas innocent.

Car la passation est tout sauf une retraite. À l'Hôtel de Ville, on a rogné les pouvoirs du jeune homme de vingt-quatre ans qui régnait sur la rue de Jérusalem en maître absolu, distribuant à ses familiers — dont le citoyen Jules Fontaine, directeur des Domaines — des mandats d'arrestation en blanc, surveillant d'un œil distrait le trafic des laissez-passer et les « légères soustractions » commises lors des perquisitions. C'est en vain que la Commune a pris un arrêté, le 14 avril, proclamant qu'il importait « d'empêcher tout acte arbitraire ou attentatoire à la liberté individuelle ». Rigault s'en moque comme de sa première fiche.

On le remplace donc. Mais en plaçant Cournet — son homme — au poste, Rigault s'assure de garder la main sans être apparent. Et dès le 26 avril, il obtient mieux : la fonction de procureur de la Commune, qui lui donne autorité sur les poursuites et les arrestations. Le titre change, le pouvoir demeure.

Rigault a d'ailleurs de bonnes raisons de vouloir rester dans l'ombre tout en contrôlant la police. Il sait des choses. Il sait que certains élus de la Commune ont déjà préparé leur sortie — des passeports pour la Suisse, des contacts à la frontière. Dans un régime assiégé où l'on vote des décrets sur la défense à outrance, quelques-uns préparent discrètement leur fuite. Rigault les tient. C'est son assurance-vie, et c'est aussi un levier : tant qu'il détient ces informations, personne à l'Hôtel de Ville n'a intérêt à le pousser trop loin.

Dans les beaux quartiers, pendant ce temps, on ricane. Une chanson d'Eugène Grangé circule : « Si parfois, dans quelque boutique / Ils font des perquisitions / Si même leur troupe y pratique / De légères soustractions, / Amis, c'est par idolâtrie / Pour le salut de la Patrie. »

Voir la fiche
Événement
1870
11 février 1870 — Demeure d'Edmond Mégy
p 240
Arrestation d'Edmond Mégy, ouvrier mécanicien, suite aux évènements de février 1870 ; il tue un inspecteur de police
Voir la fiche
Événement
1870
Événement
Événement
1871
8 avril 1871 — Théâtre du Châtelet
p 243-244
Le 8 avril 1871, au théâtre du Châtelet, les francs-maçons parisiens se réunissent en assemblée générale. Ils publient un manifeste qui appelle à la paix entre la Commune et Versailles, proposant leur médiation pour évit …

Le 8 avril 1871, au théâtre du Châtelet, les francs-maçons parisiens se réunissent en assemblée générale. Ils publient un manifeste qui appelle à la paix entre la Commune et Versailles, proposant leur médiation pour éviter la guerre civile. Le Grand-Orient de France les désavoue aussitôt.

La maçonnerie parisienne était traversée de courants contradictoires — beaucoup de ses membres appartenaient aux classes moyennes républicaines, attachés à la fois à l'ordre et aux idéaux de 1789. Face à la Commune, la première réaction est celle de l'arbitrage : ne peut-on trouver un accord qui évite le bain de sang ?

Versailles ne répond pas. La Commune non plus, ou si peu. Le canon continue.

Trois semaines plus tard, le 29 avril, les francs-maçons changeront radicalement de posture. Renonçant à la neutralité, des délégations de plusieurs loges parisiennes marcheront en cortège jusqu'aux remparts de Paris, leurs bannières en tête, pour planter leurs étendards entre les lignes versaillaises et communardes — geste symbolique pour signifier qu'en tirant sur Paris, Versailles tirerait aussi sur la maçonnerie. Certains resteront pour combattre aux côtés des fédérés.

Ce basculement du 29 avril — de la médiation à l'engagement — est l'un des moments les plus dramatiques de la Commune. Il ne changera rien à l'issue. Mais il dit quelque chose de la faillite de toutes les tentatives d'apaisement face à la détermination de Thiers d'écraser Paris.

Voir la fiche
Événement
Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade sous la Commune
p 251
Voir la fiche
Événement
1871
Événement
1871
Événement
1871
12 avril 1871 — Barricade sous la Commune
p 251
Une des 18 barricades fortifiées avec canons de la Commune. Il y eut de l'ordre de 900 barricades érigées dans Paris pendant la Commune et la Semaine sanglante
Voir la fiche
Événement
1871
12 avril 1871
p 251
Une des 18 barricades fortifiées avec canons de la Commune. Il y eut de l'ordre de 900 barricades érigées dans Paris pendant la Commune et la Semaine sanglante
Voir la fiche
Événement
1871
12 avril 1871
p 251
Une des 18 barricades fortifiées avec canons de la Commune. Il y eut de l'ordre de 900 barricades érigées dans Paris pendant la Commune et la Semaine sanglante
Voir la fiche
Événement
1871
12 avril 1871
p 251
Une des 18 barricades fortifiées avec canons de la Commune. Il y eut de l'ordre de 900 barricades érigées dans Paris pendant la Commune et la Semaine sanglante
Voir la fiche
Événement
1871
12 avril 1871 — Barricade sous la Commune
p 251
Le 12 avril 1871, la Commune ordonne l'édification de dix-huit barricades fortifiées et armées de canons aux points stratégiques de Paris — Bastille, Hôtel de Ville, place de l'Opéra, avenue Foch, place Charles-de-Gaulle …

Le 12 avril 1871, la Commune ordonne l'édification de dix-huit barricades fortifiées et armées de canons aux points stratégiques de Paris — Bastille, Hôtel de Ville, place de l'Opéra, avenue Foch, place Charles-de-Gaulle, boulevard Beaumarchais, place Vendôme, rue de Rivoli, et une dizaine d'autres. La ville se prépare à l'assaut versaillais qu'elle sait inévitable depuis que Thiers a refusé toute négociation.

Ce même jour, Napoléon Gaillard est nommé colonel et reçoit les pleins pouvoirs pour organiser les barricades des 1er et 20e arrondissements. L'homme est cordonnier de métier — compagnon du Devoir sous le nom de "Nîmois le Loyal", inventeur breveté d'une forme anatomique de chaussure, militant de Belleville depuis les années 1848. Rien ne le prédestinait à devenir ingénieur militaire. Mais il conçoit les barricades autrement que ses prédécesseurs : non plus un simple amas de pavés perpendiculaire à la rue, facilement contournable, mais un système défensif en profondeur — fossé large, chemin couvert, double masse de terre compactée dans des sacs et des tonneaux, embrasures pour les canons, fortifications secondaires en retrait. Une barricade comme un fort en miniature.

Sa plus grande réalisation s'élève à l'angle de la rue de Rivoli et de la rue Saint-Florentin, sur près de deux étages, avec bastion, redan et courtine. On l'appelle aussitôt, avec une ironie qui dit l'admiration mêlée de moquerie, le "Château-Gaillard". C'est la seule des dix-huit barricades fortifiées que les troupes versaillaises ne parviendront pas à contourner lors de la Semaine sanglante. Toutes les autres seront débordées.

Les critiques ne manquent pas. Le directeur du Génie, Roselli-Mollet, lui reproche d'avoir fortifié des arrondissements peu menacés au détriment des points stratégiques réels — Trocadéro, Arc de Triomphe, butte Montmartre. Rossel, qui l'a nommé, balaie ces objections. Gaillard démissionne le 15 mai, contesté et épuisé, huit jours après Rossel lui-même.

Il fuira en Suisse lors de la Semaine sanglante, sera condamné par contumace à la déportation, finira concierge à Paris après l'amnistie de 1880. Une loge de concierge — voilà tout ce que la Commune avait rapporté au constructeur en chef des barricades.

Voir la fiche
Événement
1871
12 avril 1871
p 251
Une des 18 barricades fortifiées avec canons de la Commune. Il y eut de l'ordre de 900 barricades érigées dans Paris pendant la Commune et la Semaine sanglante
Voir la fiche
Événement
1871
12 avril 1871 — Barricade sous la Commune
p 251
Une des 18 barricades fortifiées avec canons de la Commune. Il y eut de l'ordre de 900 barricades érigées dans Paris pendant la Commune et la Semaine sanglante
Voir la fiche
Événement
1871
12 avril 1871
p 251
Une des 18 barricades fortifiées avec canons de la Commune. Il y eut de l'ordre de 900 barricades érigées dans Paris pendant la Commune et la Semaine sanglante
Voir la fiche
Événement
1871
12 avril 1871
p 251
Une des 18 barricades fortifiées avec canons de la Commune. Il y eut de l'ordre de 900 barricades érigées dans Paris pendant la Commune et la Semaine sanglante
Voir la fiche
Événement
1871
12 avril 1871
p 251
Une des 18 barricades fortifiées avec canons de la Commune. Il y eut de l'ordre de 900 barricades érigées dans Paris pendant la Commune et la Semaine sanglante
Voir la fiche
Événement
1871
1871
p 263
Camille et Laura, serveuses chez Peter's, renseignent régulièrement le général versaillais Valentin
Voir la fiche
Événement
1871
1871 — Café de Madrid
p 263
Le propriétaire du café de Madrid espionne au profit des versaillais pendant la Commune
Voir la fiche
Événement
1871
1871 — Café de Suède
p 263
Quartier général du journaliste Gustave Maroteau. Le gérant espionne au profit des versaillais pendant la Commune
Voir la fiche
Événement
1871
24 février 1871 — Bal du Tivoli Waux-Hall (ou Tivoli-Wauxhall)
p 268
La Garde nationale se fédère ; 500 délégués des bataillons adoptent ses statuts et instaurent un Comité central provisoire de 29 membres ; apparition de l'appellation "Fédérés"
Voir la fiche
Événement
Événement
1871
1871 — Appartement loué par Georges Vaysset
p 285-286
Un des 7 appartements loués par Georges Vaysset pour son réseau destiné à tenter de corrompre La Cécilia puis Dombrowski en lui offrant 1 500 000 de francs de traites sur la banque Rothschild
Voir la fiche
Événement
1871
1871 — Appartement loué par Georges Vaysset
p 285-286
Un des 7 appartements loués par Georges Vaysset pour son réseau destiné à tenter de corrompre La Cécilia puis Dombrowski en lui offrant 1 500 000 de francs de traites sur la banque Rothschild
Voir la fiche
Événement
1871
1871 — Atelier de Lasnier
p 287-288
Fabrication de 20 000 brassards destinés à la "légion des volontaires de la Seine", créée pour faire la chasse aux combattants de la Commune. On parla de "conspiration des brassards"
Voir la fiche
Événement
1871
16 mai 1871
p 292-293
Le 16 mai 1871, à cinq heures et demie du soir, la colonne Vendôme s’abat sous les acclamations. Pour la Commune, c’est la fin d’un symbole ; pour le peintre Gustave Courbet, le commencement de la ruine. La colonne se dr …

Le 16 mai 1871, à cinq heures et demie du soir, la colonne Vendôme s’abat sous les acclamations. Pour la Commune, c’est la fin d’un symbole ; pour le peintre Gustave Courbet, le commencement de la ruine.

La colonne se dresse au centre de la place Vendôme, là où se trouvait la statue équestre de Louis XIV, abattue en 1792. Napoléon Ier l’a fait élever de 1806 à 1810 pour commémorer Austerlitz, à l’imitation de la colonne Trajane de Rome : quarante-quatre mètres de haut, un fût de pierre gainé de 425 plaques de bronze qui déroulent en spirale les batailles de la campagne. Le métal vient, dit-on, de 1 200 canons pris aux Russes et aux Autrichiens ; chiffre gonflé par la propagande, les historiens comptant environ 130 canons pris à Austerlitz. Au sommet, l’empereur en César. Descendue en 1814, la statue a été fondue ; Napoléon III en a fait replacer une copie en 1863.

Au lendemain du 4 septembre 1870, Gustave Courbet, chargé de veiller sur les musées pendant la guerre, propose au gouvernement de la Défense nationale de « déboulonner la colonne » et d’en récupérer le métal ; il la verrait bien relevée aux Invalides, coiffée d’un bonnet phrygien, en hommage à la République universelle. La demande reste sans suite.

La Commune va plus loin. Le 12 avril 1871, après un appel de Jules Vallès dans Le Cri du peuple, elle adopte la proposition de Félix Pyat : la colonne, « monument de barbarie », « symbole de force brute et de fausse gloire », « insulte permanente des vainqueurs aux vaincus », sera abattue, et non déboulonnée. Courbet, élu au conseil de la Commune le 16 avril seulement, n’a pas pris part au vote. Karl Marx l’avait prédit en 1852 : si le manteau impérial tombait un jour sur les épaules de Louis Bonaparte, la statue de Napoléon tomberait du haut de la colonne. La place Vendôme devient place Internationale. La chute, prévue pour le 5 mai, anniversaire de la mort de l’empereur, est repoussée à plusieurs reprises par la guerre contre Versailles.

Dessin aquarellé : sur la place Vendôme, une foule entoure le piédestal de la colonne, pavoisé de drapeaux rouges

Le 16 mai, la foule envahit la place. On a posé des câbles, et disposé des fascines pour amortir la chute ; l’ingénieur Iribe dirige l’opération, qui ne va pas sans difficultés. À 17 h 30, la colonne s’abat. Le photographe Bruno Braquehais, dont l’atelier du boulevard des Capucines est à deux pas, en fixe les préparatifs, puis l’empereur à terre ; des fédérés posent en groupe devant le monument. Le globe de la Victoire, qui datait de 1810, est perdu.

Photographie : une foule de gardes nationaux, de curieux et d’enfants pose, debout sur les débris de la colonne abattue

Ces images se retournent contre leurs modèles : après la Semaine sanglante, les autorités saisissent les photographies de la chute de la colonne pour identifier les communards. Courbet, qui a démissionné le 24 mai pour protester contre l’exécution de son ami Gustave Chaudey, est arrêté le 7 juin. On croit le reconnaître sur un cliché, sans certitude. Un conseil de guerre le condamne à six mois de prison pour avoir « provoqué comme membre de la Commune la destruction de la colonne ». « On ne s’oppose pas à deux millions d’individus », plaide-t-il ; c’est lui, assure-t-il, qui a fait poser les fascines pour limiter les dégâts.

En mai 1873, sous la présidence du maréchal de Mac Mahon, une loi met la reconstruction de la colonne à la charge du peintre : 323 091,68 francs. Ruiné, ses biens sous séquestre, ses toiles confisquées, Courbet passe en Suisse. Il meurt à La Tour-de-Peilz le 31 décembre 1877, à la veille de l’échéance de la première traite. La colonne, rebâtie de 1873 à 1875, a retrouvé son César.

Voir la fiche
Événement
1871
13 avril 1871 — Grand amphithéâtre de l'École de Médecine
p 293 & 514
Constitution de la Fédération des Artistes par Gustave Courbet ; elle regroupe 500 membres
Voir la fiche
Événement
1848
1848 — Collège des Prémontrés (dans l'abside de la chapelle)/Atelier de Gustave Courbet
p 297
Voir la fiche
Événement
1871
17 mai 1871 — Théâtre Lyrique
p 302
Réunion des délégués de l'Internationale qui approuvent les membres de la Commune minoritaires mais leur demande de reprendre leur poste à l'Hôtel de Ville
Voir la fiche
Événement
1871
11 mai 1871 — Hôtel de Sophie Dosne/Demeure d'Adolphe Thiers (à partir de 1833)
p 303
La maison de Thiers, "la cambuse à Foutriquet", est détruite sur décision de la Commune. Les meubles vont au Mobilier national, les objets d'art au Louvre et le linge aux hôpitaux. L'ensemble estimé à 2 millions sera rem …

La maison de Thiers, "la cambuse à Foutriquet", est détruite sur décision de la Commune. Les meubles vont au Mobilier national, les objets d'art au Louvre et le linge aux hôpitaux. L'ensemble estimé à 2 millions sera rembouré 3

Voir la fiche
Événement
1871
1871 — Demeure d'Émile Clément
p 304
Demeure d'Émile Clément, membre de la Commune ; délégué aux Subsistances. Il sera arrêté par le Comité de Salut public pour avoir eu une attitude ambiguë sous l'Empire
Voir la fiche
Événement
1871
1871
p 304
Demeure de Stanisals Blanchet, membre du premier Comité central de la Garde nationale ; démasqué par Rigault, il sera enfermé à Mazas et démissionnera du Conseil de la Commune
Voir la fiche
Événement
Événement
1871
13 mai 1871 — Église St Bernard de La Chapelle/Siège du Club de la Révolution
p 305
Voir la fiche
Événement
1871
1871 — Demeure de Raoul Urbain
p 306-309
Demeure de Raoul Urbain ; il va être à l'origine de l'application du décret des otages, manipulé par Barral de Montaud, un agent provocateur de Versailles
Voir la fiche
Événement
1871
21 mai 1871 — Palais des Tuileries
p 317-319
Aux Tuileries, Agar récite Victor Hugo et la Bordas chante « La Canaille ». À l’autre bout de Paris, les Versaillais franchissent les remparts. Depuis que la Commune est maîtresse des Tuileries, l’ancien palais impérial …

Aux Tuileries, Agar récite Victor Hugo et la Bordas chante « La Canaille ». À l’autre bout de Paris, les Versaillais franchissent les remparts.

Depuis que la Commune est maîtresse des Tuileries, l’ancien palais impérial s’est ouvert au peuple. On y donne des fêtes et des concerts, dans le salon des Maréchaux comme au jardin, au profit des blessés de la Garde nationale, des veuves et des orphelins des fédérés. La Fédération des artistes du spectacle, qui veut rendre du travail aux chanteurs et aux comédiens, participe activement à leur organisation. Le 6 mai, le 10 mai, le 18 mai, où l’on donne trois concerts à la suite, la foule se presse dans les salons de l’Empereur déchu.

Le dimanche 21 mai 1871, un dernier grand concert est donné, au jardin cette fois, au profit des veuves et des orphelins. Deux vedettes de la Commune sont à l’affiche. La tragédienne Agar, de la Comédie-Française, lit des passages des « Châtiments », le réquisitoire en vers de Victor Hugo contre Napoléon III ; le 6 mai déjà, elle était venue réciter « La Marseillaise » aux Tuileries. La chanteuse Rosa Bordas, « la Bordas », qui s’est fait connaître au Grand Concert parisien et au théâtre du Châtelet, entre en scène vêtue d’un péplos blanc, enveloppée dans un grand drapeau rouge, et chante « La Canaille », la chanson des pauvres qui revendiquent fièrement le nom qu’on leur jette au visage.

Au même moment, vers trois heures, un agent versaillais fait signe aux assiégeants depuis le rempart du Point-du-Jour : le bastion n’est plus gardé. Deux heures plus tard, les premiers soldats entrent dans Paris par la porte de Saint-Cloud. Au jardin, on écoute la musique en tâchant d’oublier la canonnade ; personne ne sait encore rien ; le soir, le délégué à la Guerre, Delescluze, fait même afficher que l’ennemi est repoussé. C’est le premier jour de la Semaine sanglante.

Deux jours plus tard, le 23 mai, les communards Bergeret, Bénot et Boudin font entrer dans la cour des fourgons de poudre, de pétrole et de goudron, et mettent le feu au palais. Les Tuileries brûlent jusqu’au 26 mai ; leurs ruines seront rasées en 1883.

Les artistes paient le prix de leur engagement. On fait de ces soirées un crime à Agar, qui se défend simplement : elle est, dit-elle, « partout où je puis être en aide aux malheureux ». Elle doit quitter la Comédie-Française en 1872 ; il lui faudra six ans d’ostracisme avant d’y être rappelée. La Bordas tombe dans l’oubli ; quand elle remonte sur scène, trois ans plus tard, la presse conservatrice l’éreinte.

Voir la fiche
Événement
1871
21 mai 1871
p 323-324
Les versaillais entrent dans Paris grâce aux signaux que leur fait l'ingénieur civil Ducâtel, un mouchard envoyé par le général Douay, leur indiquant l'absence de gardes sur les fortifications
Voir la fiche
Événement
1871
23 mai 1871
p 335
Centre de résistance Rive Gauche pendant la Semaine sanglante. Il sera contourné par les troupes versaillaises et pris à revers le 24 mai
Voir la fiche
Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante/Lieu de massacre de Communards
p 335 & 355
Les versaillais prennent la barricade à revers en passant par les jardins du ministère de l'Instruction publique
Voir la fiche
Événement
1871
24 mai 1871 — Mairie du 5ème arrondissement
p 336
Joseph Piazza, enfermé dans la mairie du 5ème arrondissement par Allemane pour le protéger de ses hommes qui lui reprochent de les avoir sacrifiés ; mais on oublie de le libérer et il est pris et fusillé par les versaill …

Joseph Piazza, enfermé dans la mairie du 5ème arrondissement par Allemane pour le protéger de ses hommes qui lui reprochent de les avoir sacrifiés ; mais on oublie de le libérer et il est pris et fusillé par les versaillais

Voir la fiche
Événement
1871
22 mai 1871 — Cimetière Montparnasse/Retranchement des Fédérés
p 336
Piazza manque d'être fusillé par ses hommes qui lui reprochent de ne pas avoir réclamé de renforts ; il est sauvé par Allemane mais enfermé à la mairie du 5ème arrondissement pour le protéger
Voir la fiche
Événement
1871
22 mai 1871
p 337
Barricade reconstruite à la hâte à l'annonce de l'entrée des versaillais dans Paris. Elle tombera après de violents combats le 24 mai. Robert Tombs recensera 900 barricades à ce moment dans Paris
Voir la fiche
Événement
1871
22 mai 1871
p 337
Le 22 mai au matin, Paris apprend que les Versaillais sont dans la ville. Rue Drouot, on relève la barricade en hâte. Le dimanche 21 mai 1871, vers trois heures de l’après-midi, un agent versaillais monté sur le rempart …

Le 22 mai au matin, Paris apprend que les Versaillais sont dans la ville. Rue Drouot, on relève la barricade en hâte.

Le dimanche 21 mai 1871, vers trois heures de l’après-midi, un agent versaillais monté sur le rempart du Point-du-Jour fait signe aux assiégeants : ce bastion n’est plus gardé. Deux heures plus tard, les premiers soldats entrent dans Paris par la porte de Saint-Cloud. Ce même après-midi, beaucoup de Parisiens assistent à un concert donné au jardin des Tuileries au profit des veuves et orphelins de la Garde nationale ; le soir, le délégué à la Guerre, Charles Delescluze, fait encore afficher que l’ennemi est repoussé.

Au matin du 22 mai, il faut se rendre à l’évidence. Réunis à neuf heures, les dirigeants de la Commune décident que chaque élu ira diriger la défense de son arrondissement : c’en est fini de toute lutte coordonnée. À midi, une proclamation de Delescluze appelle le peuple à la résistance. Paris se couvre de barricades, rue Auber et rue de la Chaussée-d’Antin, rue de Châteaudun et rue des Martyrs, devant la Trinité et Notre-Dame-de-Lorette. Leur nombre reste discuté : quatre à six cents selon certains auteurs, quelque neuf cents selon l’historien britannique Robert Tombs.

Dans le 9e arrondissement, à deux pas des Grands Boulevards et de la mairie, la barricade de la rue Drouot est reconstruite à la hâte. L’armée approche par l’ouest : le 22, elle enlève la caserne de la Pépinière, l’église Saint-Augustin et la gare Saint-Lazare ; le 23, elle occupe la place Saint-Georges et Notre-Dame-de-Lorette, et s’empare de la Concorde et de l’Opéra, tout proche. Les Versaillais ont pour eux le nombre et l’artillerie ; ils contournent les barricades quand ils le peuvent et les écrasent au canon dans les rues étroites du centre. Rue Drouot, les rangs des défenseurs s’éclaircissent d’heure en heure ; à la fin, ils ne sont plus que cinq. La barricade tombe le 24 mai, après de violents combats, le jour où l’armée prend la porte Saint-Denis et la porte Saint-Martin, et où brûlent l’Hôtel de Ville et le Palais-Royal.

De ces barricades de 1871, il ne reste que des photographies et des récits : c’est par ceux de Lissagaray, de Benoît Malon ou de Camille Pelletan que l’on connaît l’histoire de celle-ci. Beaucoup de leurs défenseurs n’ont pas survécu à la défaite : dans les quartiers repris, les soldats ratissent les rues, arrêtent au moindre soupçon et fusillent sans jugement.

La rue Drouot, elle, est devenue celle des commissaires-priseurs. L’hôtel Drouot, ouvert en 1852, est l’une des plus grandes salles de ventes aux enchères du monde, et les marchands de timbres y tiennent boutique depuis la fin du XIXe siècle.

Voir la fiche
Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 337
Barricade sous la Commune bombardée au canon depuis la Trinité. Les versaillais la mitraillent en même temps depuis le toit de l'Opéra encore en chantier
Voir la fiche
Événement
1871
28 février 1871 — Demeure d'Eugène Vermersch (chez l'éditeur Sartorius)
p 340
Voir la fiche
Événement
1871
23 mai 1871 — Parc Monceau/Cour prévôtale/Lieu de massacre de Communards/Fosse commune
p 343
Cour martiale et début des massacres en masse de combattants de la Commune sur l'ordre de Lacretelle. Exécution de François Manchon décrite par Catulle Mendès dans "les 73 journées"
Voir la fiche
Événement
Événement
1871
23 mai 1871 — Poste de la Garde nationale de la rue des Rosiers/Lieu de massacre de Communards
p 346-347
Là où la Commune a commencé, les vainqueurs choisissent le lieu de leur vengeance : le mur du jardin de la rue des Rosiers. Montmartre, le 18 mars 1871. À l’aube, les soldats de Thiers sont venus reprendre les canons de …

Là où la Commune a commencé, les vainqueurs choisissent le lieu de leur vengeance : le mur du jardin de la rue des Rosiers.

Montmartre, le 18 mars 1871. À l’aube, les soldats de Thiers sont venus reprendre les canons de la Garde nationale parqués sur la Butte ; la foule s’y oppose, la troupe fraternise, et deux généraux, Claude Lecomte et Clément-Thomas, sont tués dans un jardin de la rue des Rosiers. La version officielle parle d’une exécution ; pour des historiens comme William Serman ou pour Lissagaray, c’est la foule qui les a abattus. Le gouvernement quitte Paris pour Versailles ; la Commune est née de cette journée.

Deux mois plus tard, le 21 mai, l’armée versaillaise entre dans Paris. Le 23 mai, elle concentre son effort sur Montmartre en contournant les barricades et les batteries tournées vers le sud. La Butte tombe presque sans combat, tant ses défenseurs sont désorganisés. La répression commence aussitôt. Les prisonniers sont conduits rue des Rosiers, devant le mur même où les deux généraux étaient tombés, et fusillés à genoux : quarante-deux hommes, trois femmes et quatre enfants. L’une des femmes exhorte ses compagnons à mourir debout.

Le même jour, rue Myrha, le général de la Commune Jarosław Dąbrowski est mortellement blessé. Dans l’après-midi, les Versaillais descendent de la Butte pour enlever les barricades des places Clichy, Blanche et Pigalle, défendues par une centaine de femmes, dont Louise Michel et Élisabeth Dmitrieff. Au même moment, les premiers grands incendies s’allument au centre de Paris.

Cinq jours plus tard, le 28 mai, les combats cessent. Eugène Varlin, l’un des chefs de la Commune, est reconnu et dénoncé par un prêtre rue Lafayette. On le conduit à Montmartre, rue des Rosiers, où il est fusillé à son tour.

Le nom de la rue n’a pas survécu. Réunie à la rue de la Fontenelle en 1868, elle devient en 1885 la rue de La Barre, puis en 1907 la rue du Chevalier-de-La-Barre : les anticléricaux de la IIIe République ont choisi le nom de ce jeune homme torturé et exécuté pour blasphème en 1766, alors que s’élevait au sommet de la Butte la basilique du Sacré-Cœur. Le jardin des fusillés se trouvait à la hauteur de l’actuel n° 36.

Voir la fiche
Événement
1871
24 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 347
Le fils d'un cordonnier, âgé de 19 ans, commande une barricade tenue par 20 garçons et une fille
Voir la fiche
Événement
1871
25 mai 1871
p 347-348
Un enfant combattant de 15 ans revient se faire fusiller après être allé porter sa montre à ramener chez lui ; il est finalement relâché. Relaté par le Figaro et utilisé par Victor Hugo
Voir la fiche
Événement
1857
1857 — Pension de Mme Vollier/Première école où enseigna Louise Michel
p 349
Voir la fiche
Événement
Événement
Événement
Événement
1871
24 mai 1871 — Caserne d'Orsay (emplacement du musée d'Orsay)
p 355
Voir la fiche
Événement
Événement
1871
23 mai 1871 — Caisse des Dépôts et Consignations
p 355
Voir la fiche
Événement
1871
23 mai 1871 — Palais d'Orsay/Conseil d'État (au rez-de-chaussée)/Cour des Comptes (au 1er étage)
p 355
Le palais d'Orsay est incendié pendant la Semaine sanglante par les 67ème et 135èmes bataillons, pour couvrir leur retraite
Voir la fiche
Événement
1871
23 mai 1871 — Palais d'Orsay/Conseil d'État (au rez-de-chaussée)/Cour des Comptes (au 1er étage)
p 355
Voir la fiche
Événement
1871
24 mai 1871 — Ministère des Finances (incendié par les obus versaillais)
p 356
Le ministère des Finances est incendié à deux reprises par les obus versaillais tirés depuis le Trocadéro ; mais le Grand livre de la dette est sauvé ; ouf !...
Voir la fiche
Événement
1871
23 mai 1871 — Prison de Ste Pélagie
p 358
Exécution de Gustave Chaudey, tenu responsable de la mort de Théodore Sapia lors de la tuerie du 22 janvier. Trois gendarmes sont fusillés en même temps que lui
Voir la fiche
Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade de la rue Royale/Barricade sous la Commune
p 360
Les Fédérés plantent une potence à laquelle est accroché un rat mort, avec l'inscription "Mort à Thiers, Mac-Mahon et Dudrot, les rongeurs du peuple ; défense d'y toucher"
Voir la fiche
Événement
1871
24 mai 1871
p 363-364
Veysset, agent versaillais, est exécuté pour avoir tenté de compromettre le général Dombrowski. Ce dernier envisagea, de connivence avec Rossel, d'en profiter pour tendre un piège aux versaillais
Voir la fiche
Événement
1871
24 mai 1871 — Balcon d'un immeuble à l'angle de la rue Soufflot
p 366
Regroupement conflictuel de personnalités de la Commune dans les combats de la Semaine sanglante
Voir la fiche
Événement
Événement
1871
24 mai 1871 — Hôtel Gay-Lussac/Demeure de Raoul Rigault
p 368-369
Arrestation de Raoul Rigault, Blanquiste, procureur de la Commune, à son domicile
Voir la fiche
Événement
1871
24 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (dite barricade Royer-Collard)
p 368-369
Voir la fiche
Événement
1871
25 mai 1871 — Lieu d'exposition de la dépouille de Raoul Rigault
p 368-369
Voir la fiche
Événement
1871
26 mai 1871
p 368-369
La dépouille de Raoul Rigault, transférée de la rue St Jacques au cimetière Montparnasse, est exposée place du Panthéon à la curiosité des nécrophages versaillophiles du quartier
Voir la fiche
Événement
1871
24 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (une des trois défendant le Panthéon)/Lieu de massacre de Communards
p 368
Voir la fiche
Événement
1871
24 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (une des trois défendant le Panthéon)/Lieu de massacre de Communards
p 368
Violents combats pour défendre le Panthéon ; la barricade est contournée par les versaillais ; 400 Fédérés faits prisonniers sont fusillés après les combats
Voir la fiche
Événement
1871
Événement
1871
24 mai 1871 — Hôtel de Ville
p 371
Incendie de l'Hôtel de Ville à l'initiative de Jean-Louis Pindy (Pendy). Il y aura 238 bâtiments incendiés en tout à Paris pendant la Semaine sanglante
Voir la fiche
Événement
1871
24 mai 1871 — Hôtel des Monnaies
p 372
Camélinat fait évacuer l'Hôtel de la Monnaie et emporte in extremis 153 000 F de la nouvelle pièce qu'il a fait graver pour pouvoir payer les gardes nationaux
Voir la fiche
Événement
1871
24 mai 1871
p 373-374
Arrestation et exécution du capitaine de Beaufort par le 66ème bataillon de la Garde nationale ; Delescluze intervient en vain
Voir la fiche
Événement
1871
24 mai 1871 — Poste du 66ème bataillon de la Garde nationale
p 373-374
Voir la fiche
Événement
1871
24 mai 1871 — Prison de la Grande Roquette (de 1836 à 1900)
p 377-381
Voir la fiche
Événement
1871
25 mai 1871 — Prison de secteur du 13ème arrondissement
p 383-384
Voir la fiche
Événement
1871
25 mai 1871
p 383
Regroupement des Fédérés qui ont dû abandonner la Butte aux Cailles. Dernier îlot de résistance des Fédérés sur la rive gauche
Voir la fiche
Événement
1871
25 mai 1871 — Palais du Luxembourg/Cour prévôtale
p 384-387
Cour martiale installée dans une salle du rez-de-chaussée du Palais du Luxembourg. Maxime Vuillaume est sauvé par un officier qu'il connaissait
Voir la fiche
Événement
Événement
1871
25 mai 1871
p 387
Les versaillais qui ont repris la flottille de canonnières l'utilisent contre les Fédérés au pont d'Austerlitz qui résistent à leur avancée
Voir la fiche
Événement
1871
26 mai 1871 — Prison de Mazas
p 387
Maurice Garreau, qui avait traité humainement les otages, est fusillé sans jugement par les versaillais
Voir la fiche
Événement
Événement
1871
24 mai 1871 — Cirque Napoléon/Cirque National
p 391
Voir la fiche
Événement
1871
25 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (dite barricade du Château d'Eau)
p 392-393
Auguste Vermorel est blessé au cours de la défense du Château d'Eau. Il mourra en captivité à Versailles, faute de soins, lui qui s'était opposé aux exécutions
Voir la fiche
Événement
Événement
1871
25 mai 1871
p 392-393
Passage par lequel s'enfuirent les frères Theisz et Victor Jaclard avec Vermorel et Lisbonne
Voir la fiche
Événement
1871
25 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (dite barricade du Château d'Eau)
p 393-394
Charles Delescluze se fait tuer volontairement sur la barricade ; trois volontaires seront abattus en tentant de le secourir. Benoît Malon parle de la "barricade Bataclan", qui est située plus haut sur le boulevard, mais …

Charles Delescluze se fait tuer volontairement sur la barricade ; trois volontaires seront abattus en tentant de le secourir. Benoît Malon parle de la "barricade Bataclan", qui est située plus haut sur le boulevard, mais sans doute à tort

Voir la fiche
Événement
1871
26 mai 1871
p 394
Théâtre de violents combats pendant la Semaine sanglante autour de la Rotonde de La Villette. 111 barricades furent édifiées dans le 20ème arrondissement pendant la Commune
Voir la fiche
Événement
1871
26 mai 1871
p 395
Jean-Baptiste Millière est arrêté alors qu'il se rendait rue d'Ulm, chez son beau-père dont il avait appris que l'appartement avait été perquisitionné
Voir la fiche
Événement
1871
26 mai 1871
p 395
Le domicile du beau-père de Jean-Baptiste Millière, qui s'y cachait, est perquisitionné ; il va se faire arrêter en s'y rendant
Voir la fiche
Événement
1871
26 mai 1871 — Marches du Panthéon
p 396-397
Exécution de Jean-Baptiste Millière avocat, journaliste et député de la Seine, n'ayant pas paticipé aux combats de la Commune, il est faussement accusé d'avoir tiré à trois reprises sur des soldats
Voir la fiche
Événement
Événement
1871
26 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (dite de la rue des Partants)
p 398-400
Voir la fiche
Événement
1871
26 mai 1871 — Chapelle des otages/Lieu de l'exécution des otages de la Commune
p 401-403
Voir la fiche
Événement
Événement
1871
1871 — Ancienne préfecture de police (appelée "la rue de Jérusalem" ou "la Rousse")
p 404-405
Voir la fiche
Événement
1849
1849 — Boutique du pharmacien Martin
p 405
Complot dit "des 25 000 adresses", monté de toute pièce par la police
Voir la fiche
Événement
1871
27 mai 1871 — Parc des Buttes Chaumont
p 407-408
Violents combats à l'arme blanche dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 mai. Certains Fédérés se tuent pour ne pas tomber aux mains des versaillais
Voir la fiche
Événement
1871
27 mai 1871 — Cimetière du Père Lachaise (13ème division)/Monument de Casimir-Perier
p 409
Voir la fiche
Événement
1871
27 mai 1871 — Cimetière du Père Lachaise (54ème division)/Caveau de la famille de Morny
p 409
Voir la fiche
Événement
1871
27 mai 1871 — Café de la Renaissance
p 409
Privé se lave des traces de poudre des combats et apprend que le "frère" chez qui il pensait se cacher est en train d'aider les versaillais dans la répression des Communards
Voir la fiche
Événement
1911
3 décembre 1911 — Crématorium du cimetière du Père Lachaise
p 412
Il s’était fixé soixante-dix ans pour limite. En novembre 1911, Paul Lafargue et Laura, la fille de Karl Marx, se donnent la mort ensemble. Le 3 décembre, au Père-Lachaise, le socialisme européen leur rend hommage, et un …

Il s’était fixé soixante-dix ans pour limite. En novembre 1911, Paul Lafargue et Laura, la fille de Karl Marx, se donnent la mort ensemble. Le 3 décembre, au Père-Lachaise, le socialisme européen leur rend hommage, et un exilé russe prend la parole : Lénine.

Paul Lafargue est né à Santiago de Cuba en 1842. Étudiant à Paris, militant de l’opposition socialiste au Second Empire, il est exclu à vie de l’université pour avoir souhaité, au congrès international des étudiants de Liège, en 1865, voir disparaître les rubans tricolores au profit de la seule couleur rouge. Il part finir ses études à Londres, où il fréquente Karl Marx et Friedrich Engels. En 1868, il épouse la deuxième fille de Marx, Laura. Leurs trois enfants meurent en bas âge.

Après avoir pris part à la Commune, Lafargue s’exile. Revenu après l’amnistie, il fonde avec Jules Guesde le Parti ouvrier français. Emprisonné à Sainte-Pélagie en 1883 pour propagande révolutionnaire, il y réédite Le Droit à la paresse, paru en 1880 ; en 1891, il est élu député du Nord alors qu’il est de nouveau en prison, condamné après la fusillade de Fourmies. Avec Laura, il traduit Marx et Engels et diffuse leur pensée en France et en Espagne. L’héritage d’Engels, mort en 1895, permet au couple, jusque-là dans la gêne, d’acheter une grande propriété entourée d’un parc à Draveil. Lénine, alors exilé en France, y est reçu en 1910.

Le 25 novembre 1911, à soixante-neuf ans, tout près de la limite qu’il s’était fixée, Paul Lafargue se donne la mort avec Laura, par une injection d’acide cyanhydrique. Sa lettre est brève : « Sain de corps et d’esprit, je me tue avant que l’impitoyable vieillesse qui m’enlève un à un les plaisirs et les joies de l’existence et qui me dépouille de mes forces physiques et intellectuelles ne paralyse mon énergie, ne brise ma volonté et ne fasse de moi une charge à moi et aux autres. » Dans L’Humanité, Jean Jaurès leur consacre un article, « La destinée ».

Les obsèques ont lieu le 3 décembre au cimetière du Père-Lachaise. Près de vingt mille personnes y assistent. Une dizaine de dirigeants socialistes venus de toute l’Europe prennent la parole, parmi lesquels Jaurès, Édouard Vaillant, Karl Kautsky et Alexandra Kollontaï. Au nom du Parti ouvrier social-démocrate de Russie, un exilé qui vit alors à Paris et qui était lié d’amitié avec le couple lit en français un éloge funèbre : Lénine.

Le Père-Lachaise abrite depuis 1889 le premier crématorium de France, dessiné par Jean Camille Formigé : la loi autorise la crémation depuis 1887, mais elle reste alors une pratique marginale, que l’Église catholique n’acceptera qu’en 1963. Paul et Laura Lafargue reposent dans la 76e division du cimetière, face au mur des Fédérés, où 147 insurgés furent fusillés à la fin de la Semaine sanglante, en mai 1871.

Voir la fiche
Événement
1911
3 décembre 1911 — Cimetière du Père Lachaise (76ème division, face au Mur des Fédérés)/Tombe de Paul et Laura Lafargue
p 412
Voir la fiche
Événement
Événement
1871
28 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 416-417
Jean Baptiste Clément dédie à l'ambulancière Louise, la jeune femme qui avait assisté les combattants de la barricade et dont on ne connait ni le nom ni ce qu'elle est devenue, son "Temps des Cerises"
Voir la fiche
Événement
1871
28 mai 1871
p 417
Les derniers combattants de la Commune sont faits prisonniers ; 60 Fédérés
Voir la fiche
Événement
1871
28 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 418
Voir la fiche
Événement
1871
28 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 418
Voir la fiche
Événement
1871
29 mai 1871 — Chantier de marchand de bois de Casimir Henricy/Cachette de Jean Baptiste Clément
p 418-419
Henricy cache Jean Baptiste Clément et d'autres Communards sur son chantier de bois ; Clément y restera jusqu'au 10 août ; il écrit ici sa "Semaine sanglante" et un cinquième couplet du Temps des cerises : "Quand il revi …

Henricy cache Jean Baptiste Clément et d'autres Communards sur son chantier de bois ; Clément y restera jusqu'au 10 août ; il écrit ici sa "Semaine sanglante" et un cinquième couplet du Temps des cerises : "Quand il reviendra..."

Voir la fiche
Événement
1871
25 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 419-420
Voir la fiche
Événement
1871
9 juillet 1871 — Cachette d'Hippolyte et de Théo Ferré
p 421
Pour prendre l'un des hommes les plus traqués de Paris, Versailles n'eut besoin ni d'un mouchard ni d'une filature : il suffit d'une mère et d'une menace. Nuit du 8 au 9 juillet 1871, au 6 de la rue Saint-Sauveur du 2e, …

Pour prendre l'un des hommes les plus traqués de Paris, Versailles n'eut besoin ni d'un mouchard ni d'une filature : il suffit d'une mère et d'une menace.

Nuit du 8 au 9 juillet 1871, au 6 de la rue Saint-Sauveur du 2e, deux frères se terrent là depuis des semaines. Théophile Ferré et son frère Hippolyte, dans un Paris qui panse encore les plaies de la Semaine sanglante et où les cours martiales expédient les vaincus par milliers. Ferré est une prise de premier ordre : membre de la Commune, délégué à la Sûreté générale, l'un des noms que Versailles veut à tout prix. Quand la porte cède, cette nuit-là, la cavale s'achève.

Les Versaillais ne trouvent pas Ferré : ils le font livrer. Sa sœur Marie, gravement malade, a été arrêtée, et on menace de la fusiller. Devant leur mère affolée, on agite la mort de sa fille — et la vieille femme, terrifiée, à bout de nerfs, finit par lâcher deux mots : « rue Saint-Sauveur ». L'adresse du fils, arrachée à la mère par la menace faite à la fille. La famille entière est brisée d'un coup : le père est enfermé à la citadelle de Fouras, le frère dans une cellule de Versailles, et la mère sombre dans la folie. Elle mourra quelques jours plus tard à l'asile Sainte-Anne, dans le 14e, sans avoir repris ses esprits.

Qui était l'homme pour qui l'on démolissait ainsi une famille ? Un jeune blanquiste de vingt-cinq ans, membre du comité de vigilance de Montmartre — celui-là même où militait Louise Michel. Ferré n'était pas un tendre : à la Sûreté générale, il avait donné son aval, le 24 mai, à l'exécution des otages, dont l'archevêque de Paris, Mgr Darboy. La Commune aux abois tuait ses prisonniers ; Versailles en fusillait cent fois plus. On peut refuser d'en faire un saint sans oublier ce que fut la justice des vainqueurs.

Condamné à mort le 2 septembre 1871, Ferré refuse de quémander sa grâce. Le 28 novembre, on le conduit au plateau de Satory, près de Versailles, avec le colonel Rossel et le sergent Bourgeois. Il tombe sous les balles, les yeux ouverts, refusant le bandeau.

Et c'est ici qu'une fleur entre dans l'histoire. Louise Michel aimait Théophile Ferré — d'un amour qu'il n'a peut-être jamais tout à fait partagé, mais qui a traversé sa vie entière. Apprenant sa condamnation, elle lui dédie des vers où reviennent des œillets rouges : « Frère, jetez sur votre sœur, / Comme une espérance dernière, / De rouges œillets tout en fleur. » L'œillet rouge, dès lors, devient l'emblème des communards, la fleur qu'on porte à la mémoire des fusillés. À son propre procès, Louise Michel réclamera de mourir comme lui.

Karl Marx, dans La Guerre civile en France, écrite à chaud en 1871, avait déjà nommé cette mécanique : non la fin d'une émeute, mais l'écrasement méthodique d'une classe par une autre, jusque dans ses familles. L'arrestation de la rue Saint-Sauveur en donne la version intime — la répression qui ne se contente pas des corps, mais s'insinue dans le lien d'une mère et de ses enfants.

Aujourd'hui, la rue Saint-Sauveur n'a rien d'un lieu de mémoire. On y passe entre deux immeubles de rapport, sans savoir qu'au numéro 6, une nuit de juillet, une adresse murmurée par une mère a envoyé son fils devant un peloton. C'est peut-être cela que dit le mieux l'œillet rouge : que certaines défaites se transmettent moins par les monuments que par les fleurs.

Voir la fiche
Événement
1871
1871 — Demeure de Gabriel Ranvier
p 421
Demeure de Gabriel Ranvier, membre du Comité de Salut public, donné fallacieusement suicidé par le crapuleux Maxime Du Camp ; c'est son frère qui est retrouvé pendu et sur lequel on tire malgré tout
Voir la fiche
Événement
1871
26 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (dirigée par Eugène Protot)
p 421
Eugène Protot, blessé au visage par une balle explosive utilisée par les versaillais en dépit des conventions internationales, est évacué et caché par des habitants
Voir la fiche
Événement
1871
28 mai 1871 — Cimetière de Charonne (fosse commune découverte en 1897 contre le mur du presbytère)
p 421
Voir la fiche
Événement
1871
27 mai 1871 — Lieu du suicide d'Auguste Ranvier
p 421
Les soldats versaillais tirent sur le cadavre d'Auguste Ranvier, frère de Gustave, qui s'est suicidé par pendaison
Voir la fiche
Événement
1871
27 mai 1871
p 421
Massacre de combattants de la Commune blessé et des médecins qui les ont sougnés pendant la Semaine sanglante
Voir la fiche
Événement
1871
24 mai 1871 — Square St Jacques la Boucherie
p 422
Charnier de 1 200 Fédérés fusillés sans jugement à la caserne Lobau, dont certains enterrés vivants. Les corps seront recouverts de chaux vive
Voir la fiche
Événement
1871
25 mai 1871
p 422
Massacre par les Versaillais de 62 femmes et jeunes filles combattantes venues remplacer les Fédérés en retraite
Voir la fiche
Événement
Événement
Événement
1871
25 mai 1871 — Cour prévôtale de l'École polytechnique/Cour martiale/Lieu de massacre de Communards
p 430-431
Voir la fiche
Événement
1871
23 mai 1871 — Cour prévôtale de la Gare de l'Est/Cour martiale/Lieu de massacre de Communards
p 430-431
Cour martiale installée dans la Gare de l'Est pendant la Semaine sanglante
Voir la fiche
Événement
1871
25 mai 1871 — Cour prévôtale du Jardin des Plantes/Cour martiale/Lieu de massacre de Communards
p 430-431
Cour martiale installée dans le Jardin des Plantes pendant la Semaine sanglante. Exécution de nombreuses femmes
Voir la fiche
Événement
1871
24 mai 1871 — Gare du Nord/Cour prévôtale
p 430-431
Voir la fiche
Événement
1871
23 mai 1871 — Théâtre du Châtelet/Cour prévôtale (dans le foyer, au 1er étage du Théâtre)
p 430-431
Cour martiale pendant et après la Semaine sanglante, constituée sur ordre direct d'Adolphe Thiers. Les étrangers sont systématiquement fusillés. Des gamins de 6 à 12 ans sont envoyés à la mort. Le général Drouay supervis …

Cour martiale pendant et après la Semaine sanglante, constituée sur ordre direct d'Adolphe Thiers. Les étrangers sont systématiquement fusillés. Des gamins de 6 à 12 ans sont envoyés à la mort. Le général Drouay supervise

Voir la fiche
Événement
Événement
1871
mai 1871 — Cachette de Francis Jourde
p 441
Arrestation de François ou Francis Jourde, délégué aux Finances de la Commune. Il sera condamné à mort à deux reprises avant d'être finalement déporté en Kanaky d'où il s'évadera
Voir la fiche
Événement
1871
1871 — Demeure de Mlle Accard/Cachette de Paschal Grousset
p 441-442
Voir la fiche
Événement
1871
26 mai 1871
p 442
Maxime Lisbonne, blessé, est livré aux troupes versaillaises par les prussiens sans que l'on connaisse alors son identité ; elle sera dévoilée par maladresse par un soldat qui le connaissait
Voir la fiche
Événement
1872
18 janvier 1872 — Basilique du Sacré-Cœur
p 452
Prononciation officielle du vœu de construire une basilique pour "racheter les fautes de la Commune"
Voir la fiche
Événement
Date imprécise — Demeure de Gustave Flaubert
p 481
Demeure de Gustave Flaubert, un des écrivains les plus acharnés contre la Commune ; il regrette que l'on n'ait pas forcé les Communards à déblayer les ruines la chaîne au cou
Voir la fiche
Événement
1871
23 mai 1871 — Poste de la Garde nationale de la rue des Rosiers/Lieu de massacre de Communards
p 485
Arrestation de Louise Michel, elle s'est rendue pour faire libérer sa mère, emmenée à sa place ; un homme pris pour Mégy est fusillé devant elle.
Voir la fiche
Événement
1871
1871 — Demeure de Sidonie-Marie Herbelin
p 510
Voir la fiche
Événement
1871
1871 — Palais du Louvre (salle du Trône)
p 511-512
Un atelier de transformation des fusils dans la salle du Trône, et un de rayage des canons dans la grande galerie des tableaux, fonctionnent dans le palais du Louvre pendant la Commune. Les délégués à la direction en son …

Un atelier de transformation des fusils dans la salle du Trône, et un de rayage des canons dans la grande galerie des tableaux, fonctionnent dans le palais du Louvre pendant la Commune. Les délégués à la direction en sont élus

Voir la fiche
Événement
1871
13 avril 1871 — Première église St Lambert (de 1341)/Club de Vaugirard/Comité de Vaugirard
p 512
Le Club de Vaugirard, animé par des syndicats de mécaniciens et l'Association métallurgique, publie un "appel à la suppression de l'exploitation de l'homme par l'homme" pendant la Commune
Voir la fiche
Événement
1871
18 mars 1871 — Appartement de Guillaume Calmon
p 523
Les ministres qui ont fui le ministère des Affaires étrangères où ils ont failli se faire prendre, se réunissent une dernière fois à Paris le soir du 18 mars, avant de filer à Versailles
Voir la fiche
Événement
1871
17 mars 1871 — Ministère des Affaires étrangères
p 523
Ce soir-là, au ministère des Affaires étrangères, Thiers a tranché. Autour de lui : Vinoy, gouverneur militaire de Paris, Aurelle de Paladines, nommé commandant de la Garde nationale, Valentin, nouveau préfet de police, …

Ce soir-là, au ministère des Affaires étrangères, Thiers a tranché. Autour de lui : Vinoy, gouverneur militaire de Paris, Aurelle de Paladines, nommé commandant de la Garde nationale, Valentin, nouveau préfet de police, et Jules Ferry, maire de Paris. Le conseil est élargi aux chefs militaires — c'est en réalité un conseil de guerre.

La décision est simple dans son principe : avant l'ouverture de la session de l'Assemblée à Versailles le 20 mars, l'armée reprendra les canons de la Garde nationale fédérée — 227 pièces entreposées à Montmartre et Belleville, achetées par souscription populaire pendant le siège prussien. L'opération doit être menée avant l'aube, par surprise. Dans un second temps, les principaux meneurs révolutionnaires seront arrêtés.

Thiers est pressé d'agir. Il a déjà échoué deux fois : le 8 mars au Luxembourg, le 16 mars place des Vosges. Cette fois, le plan semble imparable. La neige et la pluie des derniers jours auront dispersé les gardes. Un ordre — signé frauduleusement au nom de Clemenceau, maire du 18e — a renvoyé les factionnaires dans leurs foyers. Vinoy et Aurelle de Paladines jugent l'opération prématurée et font remarquer qu'il faudrait près de 2 000 chevaux pour déplacer toutes les pièces. Thiers balaie leurs réserves.

Dans la nuit, une proclamation est placardée dans Paris : les « hommes malintentionnés » qui ont élevé des retranchements et « braqué des canons » vont être livrés à la justice. La décision est prise. Il reste à l'exécuter.

Voir la fiche