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Couverture — Métronome
Bibliographie

Métronome

DEUTSCH Lorànt
Michel Lafont, 2009.
Livre
114 Fiches citant cet ouvrage
2009 Édition

Fiches citant cet ouvrage

114 fiches
Événement
-52
-52
p 25
Plutôt que de livrer leur ville aux Romains, les Parisii y mettent le feu. Quelques jours plus tard, leur vieux chef tombe les armes à la main, au sud de la Seine. En 52 avant notre ère, la Gaule se soulève. En janvier, …

Plutôt que de livrer leur ville aux Romains, les Parisii y mettent le feu. Quelques jours plus tard, leur vieux chef tombe les armes à la main, au sud de la Seine.

En 52 avant notre ère, la Gaule se soulève. En janvier, à Cenabum (Orléans), les Carnutes ont massacré les négociants romains, et la révolte gagne les peuples que fédère Vercingétorix. Jules César, revenu d’Italie en plein hiver, prend Avaricum (Bourges), puis partage ses forces : il marche lui-même sur Gergovie et envoie son lieutenant Titus Labienus, avec quatre légions et une partie de la cavalerie, contre les Parisii. Lutèce, dans son île de la Seine, n’est encore qu’une petite ville ; mais César y avait fait transférer, l’automne précédent, l’assemblée des peuples de la Gaule, et, selon lui, les Parisii fournissent à l’armée de Vercingétorix huit mille hommes.

À l’approche des légions, les renforts affluent des pays voisins. On confie la défense à un Aulerque, Camulogène, choisi malgré son grand âge pour sa science de la guerre. Il s’installe derrière les marais de la Bièvre, au sud du fleuve, et attend. Labienus tente de combler le marais avec de la terre et des fascines pour y ouvrir une chaussée ; il échoue, lève le camp en pleine nuit, remonte jusqu’à Metlosedum (Melun), qu’il prend sans peine, rétablit le pont et redescend la Seine par la rive droite avec une cinquantaine de bateaux.

Camulogène applique alors la consigne de Vercingétorix : ne pas défendre les villes, où les Romains excellent à faire le siège, mais les brûler et faire le désert autour de l’ennemi. Lutèce est incendiée, ses deux ponts de bois sont rompus. Le chef gaulois se poste derrière d’autres marais, au nord de la Seine, face au camp romain, pour couper la retraite des légions ou les jeter au fleuve.

La défection des Éduens change tout pour Labienus : César est en difficulté, il faut le rejoindre, et donc repasser la Seine sous les yeux d’un ennemi nombreux, que viennent renforcer les redoutables Bellovaques. À la nuit tombée, il laisse au camp cinq cohortes, les moins aguerries ; cinq autres remontent le fleuve à grand bruit avec une partie des bateaux ; lui-même descend en silence, avec trois légions, jusqu’à l’endroit où l’attend sa cavalerie, à quatre mille pas en aval. Un orage couvre la manœuvre. Au petit matin, les Gaulois croient à une fuite. Camulogène divise son armée en trois corps : l’un garde le camp, un autre suit vers l’amont les bateaux romains, le troisième marche sur Labienus. Il comprend trop tard qu’il a été joué : les légions ont franchi le fleuve.

Au premier choc, la septième légion enfonce l’aile qui lui fait face. La douzième, elle, bute sur une résistance acharnée : c’est là que combat le vieux chef. La septième, revenue de sa poursuite, prend alors les Gaulois à revers. Le carnage est terrible ; Camulogène y périt, les armes à la main. Les troupes restées au camp accourent, s’emparent d’une colline, ne peuvent renverser le cours de la bataille. La cavalerie romaine achève ceux qui n’ont pas gagné les bois. Labienus rejoint Agedincum (Sens), où l’armée a laissé ses bagages, puis César.

Où la bataille s’est-elle livrée ? Le lieu reste incertain. La tradition la place ici, dans la plaine de Grenelle, entre Vaugirard et Issy ; d’autres historiens la situent en amont, entre Ivry et Vitry, voire près de l’embouchure de l’Orge. Les fouilles de Nanterre, qui ont mis au jour une grande agglomération gauloise, ont même relancé le débat sur l’emplacement de la Lutèce des Parisii. Du vieux chef, il reste une impasse du 15e arrondissement, la rue Camulogène, non loin de la rue Vercingétorix.

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Événement
Date imprécise — Four de potier gallo-romain/Institut des Jeunes sourds
p 43
Atelier de potier datant de la fin du 2ème siècle ou du début du 3ème sous le local technique, au sous-sol de l'institut des Jeunes sourds
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Événement
Date imprécise — Puits
p 43
Puits du 7ème siècle devant l'église St Julien le Pauvre, et dalle de Voie romaine, déplacée derrière le chevet
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Événement
Date imprécise — Crypte utilisée par les premiers chrétiens
p 48-49
Crypte gallo-romaine fréquentée par les premiers chrétiens, dans laquelle aurait prêché St Denis, contenant une statue de Dionysius et la tombe de St Reginald datant de 1220
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Événement
1604
Événement
Date imprécise — Portail du carmel de l'Incarnation
p 49
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Événement
50
50 — Nécropole gallo-romaine
p 50
Inscription FDT, signifiant "fief des tombes", indiquant l'emplacement d'une nécropole souterraine utilisée par les premiers chrétiens à l'époque gallo-romaine
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Événement
885
885
p 80
Camp Normand près de St Germain le Rond appelé "lower", qui aurait donné le "Louvre"
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Événement
1368
1368 — Château du Louvre/Tour de la Fauconnerie/Tour de la Librairie
p 80 & 265
Charles V installe dans la tour de la Fauconnerie sa librairie qui deviendra le noyau initial de la Bibliothèque Nationale
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Événement
476
476
p 92
Camp des Francs, dans lequel une tour permettait de surveiller Paris sors du siège entrepris par Childéric ; peut-être l'origine du nom du site, le germanique "lower" devenant Louvre
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Événement
1800
1800 — Pierres tombales servant de dallage
p 100
Le dallage du couloir de ce bâtiment est constitué de pierres tombales Au 26 rue Chanoinesse, sur l'Île de la Cité à Paris, se trouve une cour pavée d'anciennes pierres tombales. Cette courette étroite, accessible par un …

Le dallage du couloir de ce bâtiment est constitué de pierres tombales

Au 26 rue Chanoinesse, sur l'Île de la Cité à Paris, se trouve une cour pavée d'anciennes pierres tombales. Cette courette étroite, accessible par une porte cochère, abrite des dalles funéraires récupérées d'anciens cimetières d'édifices religieux du quartier. Les inscriptions gravées en caractères gothiques, aujourd'hui presque illisibles à cause de l'usure du temps, témoignent de l'origine de ces pierres : des sépultures de moines.

Au XVIIIe siècle, l'Île de la Cité comptait jusqu'à 18 églises sur ses 22 hectares. Lors des grands travaux d'aménagement urbain de cette époque, de nombreux édifices religieux désertés furent démolis. Plutôt que de gaspiller ces matériaux, les pierres des églises et des cimetières furent réutilisées pour d'autres constructions ou pour paver les sols, notamment afin de maintenir les cours au sec lors des crues de la Seine.

La rue Chanoinesse elle-même doit son nom aux chanoines, membres du clergé rattachés à Notre-Dame de Paris. Ce quartier conservait son caractère médiéval car il constituait le domaine protégé des moines chanoine jusqu'au XVIIIe siècle.

Sources

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Événement
1387
1387 — Échoppes mitoyennes d'un barbier et d'un pâtissier-charcutier
p 100
Légende des pâtés de chair humaine fabriqués avec les cadavres des clients du barbier, dont des membres du haut clergé ; une autre version de la même affaire se situe rue Lanneau
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Événement
576
576 — Église St Germain des Prés (base du clocher et chapelle St Symphorien)
p 117
Plus anciens vestiges d'une église à Paris, qui dateraient du 6ème siècle
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Événement
1358
1358
p 119
Canal élargi pour constituer les fossés de St Germain des Prés jusqu'au 17ème siècle
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Événement
1675
1675
p 120
Un arménien nommé Pascal ouvre un établissement qui sert un nouveau breuvage, le café ; il sera repris par un de ses employés, Francesco Procopio Cutò, qui s'installera en 1686 à quelques pas de là pour fonder le café Pr …

Un arménien nommé Pascal ouvre un établissement qui sert un nouveau breuvage, le café ; il sera repris par un de ses employés, Francesco Procopio Cutò, qui s'installera en 1686 à quelques pas de là pour fonder le café Procope

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Événement
1610
1610 — Porte du Petit Bourbon/Enceinte de l'abbaye de St Germain des Prés
p 122
Ouverture d'une entrée secondaire de l'abbaye de St Germain des Prés
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Événement
1264
1264 — Abbaye de St Germain des Prés (dortoir des moines)
p 123
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Événement
1368
1368 — Enceinte de l'abbaye de St Germain des Prés (vestiges d'une tour)
p 124
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Événement
558
décembre 558
p 125
Nécropole des rois mérovingiens où se trouvait le plus vieux gisant conservé aujourd'hui à St Denis
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Événement
779
779 — Abbaye Ste Geneviève
p 155
Charlemagne instaure les premiers centres d'études à Paris, dont un à l'abbaye de Ste Geneviève
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Événement
779
779 — Abbaye de St Germain des Prés
p 155
Charlemagne instaure les premiers centres d'études à Paris, dont un à l'abbaye de St Germain des Prés
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Événement
1369
1369 — Caveau des Oubliettes/Petit Châtelet
p 165
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Événement
1429
8 septembre 1429 — Village de La Chapelle/Basilique Jeanne d'Arc
p 180-181
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Événement
843
843
p 183
Nom prétendument relatif du marché aux olives de la foire du Lendit ; en fait dédié à la mémoire d'un colonialiste de la pire espèce
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Événement
978
978
p 188
Section de l'ancienne Voie romaine menant vers l'Espagne ; tenant peut-être son nom de la légende du tombeau du géant Isoré, peut-être issue de la présence d'un dolmen
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Événement
Date imprécise
p 191
Principal pont de Paris au Moyen Âge, sur lequel étaient établis de nombreux changeurs
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Événement
1140
1140 — Prieuré St Martin des Champs
p 209
Mur crénelé et échauguette de l'enceinte du prieuré intégré aux bâtiments des Arts et Métiers
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Événement
1067
1067 — Église du prieuré St Martin des Champs
p 209
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Événement
1786
1786
p 211
Bureaux d'octroi du mur des Fermiers généraux. Pavillons d'octroi place des Antilles et place de la Réunion. Statues de Louis IX et de Philippe II Auguste de 1843 sur les colonnes du Trône
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Événement
Date imprécise — Château fort du Louvre (salle St Louis)
p 213
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Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste (vestiges d'une tour)/Sacristie de l'Oratoire
p 214
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Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste (tracé)
p 214
Le passage Ste Avoie marque le tracé de l'enceinte de Philippe Auguste
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Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste (tracé)
p 214
Le passage Ste Avoie marque le tracé de l'enceinte de Philippe Auguste
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Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste/Porte St Denis/Porte des Peintres
p 214
Première porte St Denis, faisant partie de l'enceinte de Philippe Auguste
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Événement
1190
1190 — Porte St Martin/Enceinte de Philippe Auguste
p 214
Première porte St Martin, faisant partie de l'enceinte de Philippe Auguste ; elle en comportait 13 portes, et 70 tours
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Événement
1190
Événement
Événement
1359
1359
p 215
Canal qui divisait l'île pour servir de fossé à l'enceinte de Charles V ; construction de la tour Loriot
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Événement
Date imprécise — Poterne St Paul/Tour Montgomery/Enceinte de Philippe Auguste
p 215
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Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste (tracé)
p 215
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Événement
Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste (tour)
p 215
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Événement
1190
1190
p 215
Vestiges de l'enceinte de Philippe Auguste dans ce qui fut les jardins de l'Hôtel St Pol de 1365 à 1422 ; marques personnelles des tailleurs de pierres
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Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste (tracé)
p 215
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Événement
1209
1209 — Enceinte de Philippe Auguste (chemin de ronde)
p 216
Chemin de ronde au 1er étage et pierres tombales provenant de St Étienne du Mont
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Événement
1213
1213 — Porte St Jacques (plan en façade)/Enceinte de Philippe Auguste
p 216
Construction de la Porte St Jacques de l'enceinte de Philippe Auguste
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Événement
1209
1209 — Porte St Marcel/Porte Bordet/Porte Bordelles/Porte Bourdelle/Enceinte de Philippe Auguste
p 216
Construction de la Porte St Marcel de l'enceinte de Philippe Auguste
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Événement
Événement
1209
1209 — Enceinte de Philippe Auguste (vestiges)
p 216
Mur de l'enceinte de Philippe Auguste qui suit l'inclinaison du terrain dans l'immeuble et le jardin
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Événement
1213
1213 — Porte Gibard/Porte Gibart/Porte St Michel/Enceinte de Philippe Auguste
p 216
Porte St Michel dite aussi porte Gibart, porte Gilbert, porte d'Enfer de l'enceinte de Philippe Auguste
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Événement
1209
1209 — Enceinte de Philippe Auguste (vestiges)
p 216
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Événement
Événement
Événement
1209
1209 — Enceinte de Philippe Auguste (vestiges)/Cercle des maçons et tailleurs de pierre
p 216
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Événement
1209
Événement
Événement
1182
1182
p 218-219
Les juifs sont expulsés de Paris et les synagogues transformées en églises
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Événement
1217
1217 — Couvent de St Jacques/Couvent des Jacobins
p 230
Couvent dans lequel était dispensé l'enseignement d'Albert le Grand en 1245 puis de Thomas d'Aquin ; maison mère qui, située rue St Jacques, a donné son nom à l'ordre
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Événement
Événement
1711
1711 — Plaque indiquant le niveau de la crue de 1711
p 232
Plaque gravée en lettres gothiques, marquant le niveau de la crue de 1711
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Événement
1533
novembre 1533 — Collège de Fortet/Demeure de Jean Calvin/Tour de Calvin
p 237
Arrestation manquée de Calvin, accusé de luthéranisme pour avoir inspiré un discours litigieux du recteur Cop
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Événement
1460
1460 — Collège Ste Barbe (plus ancien établissement d'instruction publique de Paris)
p 237
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Événement
1662
1662 — Collège des Écossais
p 237
Collège pour les étudiants fuyant les persécutions religieuses ; inscription FCE (Fief du Collège des Écossais)
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Événement
1794
1794 — Collège des Écossais
p 237
Collège transformé en prison pendant la Terreur, où Saint-Just fut incarcéré
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Événement
1585
1er janvier 1585 — Collège de Fortet (de 1394)/Caves remarquables
p 237
Refondation de la "Très Sainte Ligue" par 80 personnes ; réunions du conseil des Seize
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Événement
1170
1170 — Église St Julien le Pauvre
p 241
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Événement
1300
1300 — Parlouer aux Bourgeois/Parloir aux Bourgeois (dépendance du couvent des Jacobins)/Municipalité de Paris
p 244
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Événement
1358
22 février 1358 — Statue d'Étienne Marcel
p 246
Révolte des bourgeois parisiens et des Jacques, révoltés ruraux ; la statue fut érigée en 1888, en protestation contre l'absence d'un maire pour Paris
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Événement
1793
1793 — Fleur de lys grattée pendant la Révolution
p 247
Maison du 16ème siècle ; fleur de lys grattée à la Révolution
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Événement
1793
1793 — Fleur de lys grattée pendant la Révolution
p 247
Maison du 16ème siècle ; fleur de lys grattée à la Révolution
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Événement
Date imprécise
p 247
Rue qui longeait sans doute l'enceinte du 10ème siècle ; dont le nom fait probablement référence aux pieux de bois qui la constituaient ; mais peut-être aussi à un appontage sur la Seine
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Événement
1407
1407 — Maison de Nicolas Flamel/Plus vieille maison de Paris
p 248-249
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Événement
1662
1662 — Hôtel de Clisson/Demeure du duc de Guise/Séjour de Pierre Corneille
p 248
Pierre Corneille est hébergé quelques mois par le duc de Guise
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Événement
1372
1372 — Manoir du connétable de Clisson/Archives nationales
p 248
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Événement
1240
1240 — Tour de l'enceinte du prieuré du Temple
p 253
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Événement
1358
23 février 1358 — Couvent des Grands Augustins (réunions de l'assemblée des notables)
p 262
Le 23 février 1358, Étienne Marcel tente de donner un cadre institutionnel durable au rapport de force qu’il vient d’imposer au dauphin Charles. Quelques jours après l’irruption armée au Palais de la Cité et le meurtre d …

Le 23 février 1358, Étienne Marcel tente de donner un cadre institutionnel durable au rapport de force qu’il vient d’imposer au dauphin Charles. Quelques jours après l’irruption armée au Palais de la Cité et le meurtre des deux maréchaux, le prévôt des marchands réunit au couvent des Grands Augustins une large assemblée de notables, prolongement des états généraux de 1357.

L’objectif est clair : transformer un coup de force urbain en réforme de la monarchie. On y réaffirme les exigences portées par la « Grande Ordonnance » de 1357 : contrôle des finances royales, surveillance de l’entourage du prince, participation des représentants des villes et des ordres aux décisions majeures. La figure du roi, affaiblie par la captivité de Jean le Bon, doit désormais être encadrée par des états généraux réguliers, capables de limiter l’arbitraire et de peser sur la politique de guerre comme sur la fiscalité.

Pour Marcel et ses alliés, il s’agit d’instaurer de facto une « monarchie contrôlée », où le pouvoir royal reste central mais ne peut plus gouverner sans le concours et le consentement des représentants du royaume, notamment de Paris. Le couvent des Grands Augustins devient ainsi, le temps de ces réunions, le laboratoire d’un régime mixte, entre monarchie traditionnelle et proto‑parlementarisme.

Cette tentative restera pourtant inachevée. La violence du 22 février, les résistances d’une partie de la noblesse et des élites urbaines, la crainte du désordre et, bientôt, l’assassinat d’Étienne Marcel en juillet 1358, refermeront la parenthèse. Mais la séquence de février‑mars 1358, et en particulier les délibérations des Grands Augustins, laisseront dans la mémoire politique française l’image d’un moment où l’on a cherché, bien avant 1789, à soumettre la monarchie à un contrôle permanent des états.

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Événement
1407
23 novembre 1407 — Allée aux Arbalétriers/Hôtel Barbette/Hôtel de la Reine
p 268-270
Assassinat du duc d'Orléans qui déclenche la guerre civile entre Bourguignons et Armagnacs. Elle durera une trentaine d'années Le 23 novembre 1407, Louis Ier d'Orléans, frère du roi Charles VI, est assassiné à Paris, à p …

Assassinat du duc d'Orléans qui déclenche la guerre civile entre Bourguignons et Armagnacs. Elle durera une trentaine d'années

Le 23 novembre 1407, Louis Ier d'Orléans, frère du roi Charles VI, est assassiné à Paris, à proximité du 38 rue des Francs-Bourgeois, alors qu’il rentre de l’Hôtel Barbette où il avait rendu visite à la reine Isabeau de Bavière. L’attaque, menée par une quinzaine d’hommes sous la direction de Raoul d’Anquetonville et orchestrée par Jean sans Peur, duc de Bourgogne, est soigneusement préparée. Thomas Courteheuse, valet du roi, joue un rôle dans la conspiration en prévenant le duc d’un faux appel du roi. Louis d’Orléans est tué à coups de hache après avoir été jeté à bas de sa monture. Cet assassinat marque le début d’une guerre civile entre les factions des Bourguignons, menés par Jean sans Peur, et des Armagnacs, partisans de la famille d’Orléans. Ce conflit, alimenté par la folie du roi Charles VI et la rivalité pour le contrôle du royaume, durera environ trente ans et déstabilisera profondément la France en pleine guerre de Cent Ans.

Sources

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Événement
1548
Événement
1680
1680 — Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne/Salle des Confrères de la Passion (reconstruite en 1548)
p 272
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Événement
1436
14 avril 1436 — Bastide St Antoine/Forteresse de la Bastille
p 282-283
Au 5, rue Saint-Antoine (IVe arr.), la forteresse de la Bastille Saint-Antoine abrite les derniers soldats anglais de Paris. Ils n'en ont plus pour longtemps. Depuis seize ans, Paris vit sous occupation anglaise. Le trai …

Au 5, rue Saint-Antoine (IVe arr.), la forteresse de la Bastille Saint-Antoine abrite les derniers soldats anglais de Paris. Ils n'en ont plus pour longtemps.

Depuis seize ans, Paris vit sous occupation anglaise. Le traité de Troyes, signé en 1420, a livré la capitale au roi d'Angleterre. Le duc de Bedford gouverne la ville au nom du jeune Henri VI ; les Parisiens subissent, entre guerre civile, disette et humiliation. Mais en 1435, tout bascule : le traité d'Arras réconcilie Philippe le Bon avec Charles VII. La Bourgogne change de camp. L'Angleterre, privée de son allié et de Bedford — mort la même année —, perd pied.

Le 13 avril 1436, Arthur de Richemont, connétable de France, se présente devant les murs de Paris avec ses troupes. À l'intérieur, un complot est en marche. Michel de Laillier, riche bourgeois et changeur, a organisé un réseau prêt à ouvrir les portes. La conspiration est éventée, les clés confisquées. Qu'importe : la ville se soulève. Des Parisiens grimpent sur les remparts, abaissent une échelle, forcent la porte Saint-Jacques. Jean de Villiers de l'Isle-Adam est le premier à planter la bannière française sur la muraille.

C'est la débandade pour la garnison anglaise. Les soldats refluent vers la forteresse de la Bastille Saint-Antoine, au bout de la rue Saint-Antoine — la seule position encore tenable. Ils s'y barricadent. Mais sans vivres, sans renforts possibles, la situation est désespérée.

Le 15 avril, c'est fini. Richemont offre une sortie honorable : la vie sauve contre le départ immédiat. La garnison capitule et prend la route de Rouen. Après seize ans, Paris est française.

L'ironie, c'est que Charles VII ne se presse guère. Il n'entrera dans sa capitale que dix-huit mois plus tard, en novembre 1437, découvrant une ville ravagée. Quant à l'Isle-Adam, le héros du 13 avril, il mourra à Bruges quarante et un jours après son exploit — sans avoir eu le temps de savourer la victoire.

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Événement
Date imprécise — Palais du Louvre/Salle des Cariatides/Chapelle de St Louis
p 292
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Événement
1789
28 avril 1789 — Manufacture de papiers-peints Jean-Baptiste Réveillon
p 328
Pillage et incendie de la manufacture de Réveillon, candidat aux états généraux qui aurait déclaré que 15 sous de salaire par jour suffisaient si les ouvriers n'allaient pas les boire à la taverne. La répression fait 100 …

Pillage et incendie de la manufacture de Réveillon, candidat aux états généraux qui aurait déclaré que 15 sous de salaire par jour suffisaient si les ouvriers n'allaient pas les boire à la taverne. La répression fait 100 morts et 300 blessés

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Événement
1790
14 juillet 1790
p 334-335
Cent mille fédérés, un roi, un autel de la patrie et un évêque qui retient son fou rire : au Champ-de-Mars, la France fête son unité. Un an jour pour jour après la prise de la Bastille, le 14 juillet 1790, Paris célèbre …

Cent mille fédérés, un roi, un autel de la patrie et un évêque qui retient son fou rire : au Champ-de-Mars, la France fête son unité.

Un an jour pour jour après la prise de la Bastille, le 14 juillet 1790, Paris célèbre la réconciliation de la France avec elle-même. L’idée est venue des provinces : depuis l’été 1789, les gardes nationales se « fédèrent » de ville en ville, comme à Lyon le 30 mai, et jurent ensemble fidélité à la Constitution. L’Assemblée constituante et La Fayette, commandant de la Garde nationale de Paris, décident d’en faire la fête de toute la Nation, au Champ-de-Mars.

Le chantier s’ouvre le 1er juillet. Il faut transformer l’esplanade en un cirque immense, capable d’accueillir cent mille spectateurs, avec en son centre l’autel de la patrie. Les 1 200 terrassiers n’avancent pas assez vite : on appelle les Parisiens à la rescousse, et ils accourent en masse. Ouvriers du faubourg Saint-Antoine et nobles, moines et bourgeois, courtisanes et dames des beaux quartiers manient la pelle côte à côte en chantant « Ah ! ça ira ». Louis XVI vient de Saint-Cloud donner un coup de pioche ; La Fayette travaille en manches de chemise.

Le jour venu, il pleut, mais l’enthousiasme n’en est pas entamé. Cent mille fédérés, venus des quatre-vingt-trois départements et de Paris, défilent avec leurs tambours et leurs drapeaux. Le roi prend place dans le pavillon dressé devant l’École militaire. La Fayette arrive sur un cheval blanc et jure le premier, au nom des gardes nationaux, de rester « fidèles à la nation, à la loi et au roi ». Vient la messe, célébrée sur l’autel de la patrie par l’évêque d’Autun, Talleyrand, entouré de trois cents prêtres en surplis. En montant sur l’estrade, il aurait glissé à La Fayette : « Par pitié, ne me faites pas rire. »

Le président de l’Assemblée prête serment à son tour, puis Louis XVI, qui jure de maintenir la Constitution. La reine soulève le dauphin et le montre à la foule, qui lui répond par mille cris de « Vive le roi ! ». On chante un Te Deum, on s’embrasse, on se sépare au milieu des vivats.

L’unité ne survivra pas longtemps à la fête. Moins d’un an plus tard, le roi s’enfuit jusqu’à Varennes ; et c’est encore au Champ-de-Mars, le 17 juillet 1791, que la Garde nationale de La Fayette tirera sur des milliers de pétitionnaires venus réclamer sa déchéance.

Quand la République se choisit une fête nationale, en 1880, elle retient le 14 juillet, en souvenir de la Bastille, mais aussi de la Fédération.

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Événement
1848
25 février 1848 — Conservatoire national de Musique (vestibule à colonnes)
p 345-346
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Événement
1861
1861 — Cirque Impérial/Cirque d'Hiver/Concerts Pasdeloup
p 349
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Événement
1781
27 octobre 1781 — Théâtre de l'Opéra (1791)/Théâtre des Arts (1793)/Académie royale de Musique/Salle de l'Opéra de Paris (la 7ème)
p 349
L'Opéra s'installe à la Porte St Martin ; la salle est construite en 65 jours pour satisfaire un caprice de Marie-Antoinette ; une des origines de son surnom : "Madame Déficit". Futur théâtre de la Porte St Martin
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Événement
1902
1902 — Hôpital Tenon
p 357
Manda poignarde Leca, sortant de l'hôpital Tenon avec Casque d'or ; une histoire entre "apaches" qui a donné un chef d'œuvre cinématographique
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Événement
1918
1918 — Demeure de Pablo Ruiz Picasso (son atelier est à l'étage au-dessus)
p 368
Picasso déménage pour se rapprocher de Rosenberg, son marchand de tableaux
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