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Couverture — Dictionnaire de Paris disparu
Bibliographie

Dictionnaire de Paris disparu

FIERRO Alfred
Parigramme, 1998.
Livre
609 Fiches citant cet ouvrage
1998 Édition

Fiches citant cet ouvrage

609 fiches
Événement
1796
17 août 1796 — Prison de l'Abbaye de St Germain des Prés
p 33
L'homme qui avait arrêté Louis XVI à Varennes finit par devoir fuir lui-même, poursuivi par les héritiers de la Révolution. Jean-Baptiste Drouet était maître de poste à Sainte-Ménehould le soir du 21 juin 1791, quand une …

L'homme qui avait arrêté Louis XVI à Varennes finit par devoir fuir lui-même, poursuivi par les héritiers de la Révolution.

Jean-Baptiste Drouet était maître de poste à Sainte-Ménehould le soir du 21 juin 1791, quand une lourde berline de voyage s'arrêta pour changer de chevaux. Il reconnut le voyageur en frac qui tentait de se faire passer pour un domestique : le profil figurait sur les assignats. Drouet galopa jusqu'à Varennes, fit barrer la route, et la fuite du roi se transforma en arrestation. Ce postier de province venait d'empêcher Louis XVI de rejoindre les armées contre-révolutionnaires à la frontière.

La célébrité nationale qui s'ensuivit lui ouvrit les portes de la politique. Élu à la Convention nationale, il siégea avec la Montagne et vota la mort du roi. Sous le Directoire, il entra au Conseil des Cinq-Cents. C'est là que sa trajectoire croisa celle de Gracchus Babeuf.

La Conjuration des Égaux, organisée par Babeuf en 1796, ambitionnait quelque chose de nouveau : non plus une révolution politique, mais la suppression de la propriété privée et l'égalité réelle des conditions. Le Directoire était la cible, jugé traître aux idéaux de 1789. Drouet n'était pas au cœur du complot, mais les conjurés se réunissaient chez lui, et ses sympathies jacobiennes étaient de notoriété publique. Le 10 mai 1796, le Directoire annonça la découverte de la conspiration et fit arrêter Babeuf et ses camarades.

Drouet fut également visé. Son cas posait un problème constitutionnel : comme député au Conseil des Cinq-Cents, il bénéficiait d'une immunité qui obligeait à le traduire devant la Haute Cour, compliquant ainsi le procès des babouvistes. Emprisonné à l'Abbaye de Saint-Germain-des-Prés (135-137 boulevard Saint-Germain, 6e arrondissement), il devint pendant l'été 1796 une question politique embarrassante.

Le 17 août 1796, Barras, directeur influent, facilita discrètement son évasion. Le calcul était net : éviter de faire de l'homme de Varennes un martyr supplémentaire, éviter aussi qu'un procès sensationnel n'illuminât une seconde fois la figure de Babeuf. Drouet gagna la Suisse, puis le Luxembourg. Babeuf et Darthé furent guillotinés à Vendôme le 27 mai 1797.

Drouet finit sa vie sous-préfet sous Napoléon. Il mourut en 1824, réconcilié avec l'ordre. L'homme qui avait arrêté Louis XVI avait failli tomber pour avoir voulu aller plus loin que la République bourgeoise.

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Événement
1792
2 septembre 1792 — Prison de l'Abbaye de St Germain des Prés/Massacres de Septembre
p 33
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Événement
1765
1765 — Clôture des Amandiers/Folie Regnault
p 35-36
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Événement
Événement
1872
1872
p 36
Village dans le 19ème arrondissement autour d'anciennes carrières, dont le nom à fait l'objet d'une légende à propos d'un plâtre exporté jusqu'en Amérique ; en fait un lieu-dit
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Événement
1872
1872
p 36
Village dans le 19ème arrondissement autour d'anciennes carrières, dont le nom à fait l'objet d'une légende à propos d'un plâtre exporté jusqu'en Amérique ; en fait un lieu-dit
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Événement
1420
1420 — Cimetière aux Anglais
p 37
Cimetière lié à la présence alors d'une garnison anglaise à Paris
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Événement
Événement
Date imprécise — Porte de l'Arbalète
p 39
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Événement
Événement
1664
14 novembre 1664 — Arsenal de Paris/Hôtel du Grand maître de l'artillerie/Chambre de justice
p 41
Procès de Fouquet, de l'Affaire des poisons et du chevalier de Rohan
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Événement
1634
1634 — Petit Arsenal/La Salpêtrière
p 41
Vestiges de la poudrerie de l'Arsenal, éloignée par sécurité sur l'autre rive de la Seine, dans le pavillon de la lingerie de l'hôpital de la Salpêtrière ; d'où le nom de ce dernier
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Événement
Date imprécise — Justice des seigneurs d'Auteuil
p 43
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Événement
Date imprécise — Fourches patibulaires d'Auteuil/Lieu patibulaire
p 44 & 135
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Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste/Poterne des Barrés/Poterne de l'Ave Maria/Poterne des Béguines
p 45
Poterne des Barrés, ou de l'Ave Maria, dite aussi des Béguines de l'enceinte de Philippe Auguste
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Événement
1850
18 août 1850 — Folie Beaujon/Hôtel de Balzac/Demeure d'Honoré de Balzac (à partir de 1847)
p 48
Victor Hugo sonne à la porte ; un domestique lui dit que Monsieur est en train d'agoniser. La maison du 14 rue Fortunée, dans le 8e arrondissement (aujourd'hui 22 rue Balzac), Honoré de Balzac l'avait achetée, rénovée, m …

Victor Hugo sonne à la porte ; un domestique lui dit que Monsieur est en train d'agoniser.

La maison du 14 rue Fortunée, dans le 8e arrondissement (aujourd'hui 22 rue Balzac), Honoré de Balzac l'avait achetée, rénovée, meublée avec soin pendant des années, en vue d'un retour d'Ukraine qui n'avait cessé d'être repoussé. Il avait tapissé les pièces, rempli les armoires, accroché aux murs des tableaux de maîtres, disposé des bibelots rares. Il attendait Eveline.

Balzac est né le 20 mai 1799 à Tours. Dès les années 1830, il avait entrepris ce qu'il appelait la Comédie humaine : une somme de quatre-vingt-dix romans et nouvelles voulant représenter la société française dans toute son épaisseur, du paysan au banquier, de la provinciale à la courtisane parisienne. Dumas, Hugo et lui sont les trois géants de la fiction du XIXe siècle français. Mais Balzac travaillait comme un forçat, quinze heures par jour, la nuit souvent, au café noir, s'endettant pour acheter tout ce que ses personnages possédaient, se ruinant autant qu'il gagnait.

En 1832, il avait reçu une lettre d'une inconnue, signée « L'Étrangère ». C'était Eveline Hanska, comtesse polonaise mariée à un riche propriétaire ukrainien. S'ensuivit une correspondance de dix-huit ans, entrecoupée de voyages en Ukraine. Quand le comte mourut en 1841, ils parlèrent enfin de mariage. Mais les obstacles s'accumulèrent. Ce n'est qu'en mars 1850, à Berdychiv, que la cérémonie eut lieu.

Balzac revint à Paris en mai 1850. Il était méconnaissable : hydropique, atteint d'une maladie de cœur grave, une gangrène commençant à ronger sa jambe, à moitié aveugle. Il s'installa rue Fortunée. Il avait cinquante et un ans.

Victor Hugo lui rendit visite dans la nuit du 17 au 18 août. Il trouva un homme qui agonisait, entouré des chefs-d'œuvre qu'il ne pouvait plus voir. Balzac mourut le 18 août 1850. Hugo prononça l'oraison funèbre au Père-Lachaise, là où la statue de Rodin le représente plus tard, le dos voûté, le regard fixé sur la ville qu'il avait passé sa vie à dépeindre.

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Événement
1793
21 janvier 1793 — Château de Bagnolet/Pavillon de l'Ermitage (appartenant à Batz depuis 1787)
p 48
Siège des conjurés de Charonne, qui préparent une tentative pour faire évader Louis XVI. Ils tenteront ensuite de même avec Marie-Antoinette avec le "complot de l'Œillet". Dans les deux cas ce sera un échec
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Événement
1190
1190 — Tour de Billi/Porte Barbelle ou Barbeel sur l'Yaue/Tour Barbeau/Enceinte de Philippe Auguste
p 49
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Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste/Poterne Barbette
p 49
Porte de l'enceinte de Philippe Auguste ; elle en comportait 13, et 70 tours
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Événement
Événement
1370
22 avril 1370 — Forteresse de la Bastille
p 51
Le prévôt qui la bâtit en sera le premier prisonnier. On ne saurait inventer ironie plus parfaite — et pourtant l'histoire l'a faite. Le 22 avril 1370, Hugues Aubriot, prévôt de Paris, pose la première pierre d'un ouvrag …

Le prévôt qui la bâtit en sera le premier prisonnier. On ne saurait inventer ironie plus parfaite — et pourtant l'histoire l'a faite.

Le 22 avril 1370, Hugues Aubriot, prévôt de Paris, pose la première pierre d'un ouvrage fortifié à la porte Saint-Antoine, sur l'ordre de Charles V le Sage. La guerre de Cent Ans ravage le royaume. Les Anglais tiennent Calais et menacent Paris. Douze ans plus tôt, la révolte d'Étienne Marcel a montré que la capitale pouvait se retourner contre son roi — Charles V, alors dauphin, a failli y laisser la vie. Le nouveau souverain veut une ville close et docile. Il fait renforcer l'enceinte, creuser des fossés, et confie à Aubriot le soin de verrouiller l'accès oriental de Paris, le plus vulnérable.

Au départ, la Bastille n'est qu'une simple bastide — deux tours massives encadrant une porte, un verrou de pierre sur la route de Vincennes. Mais le chantier ne s'arrête pas là. On ajoute deux tours en arrière, puis deux au nord, deux au sud. Le rectangle se ferme. Quand les travaux s'achèvent, vers 1382-1383, sous le règne de Charles VI, la Bastille est une forteresse de huit tours reliées par des courtines, entourée de fossés profonds. Elle n'a jamais été conçue comme prison — c'est un bastion militaire, une porte fortifiée dans l'enceinte de la ville. La prison viendra plus tard, par glissement d'usage.

Le prévôt bâtisseur Aubriot n'est pas seulement le maçon de la Bastille. C'est un administrateur hors pair, nommé par Charles V en 1367 pour reprendre en main une ville turbulente. Il fait paver des rues, construire les premiers égouts maçonnés de Paris, réorganise le guet royal, achève le Petit-Pont en pierre. C'est aussi un laïc convaincu, qui résiste aux empiétements de l'Université et de l'Église sur la juridiction royale — et un protecteur des juifs de Paris, qu'il défend contre les violences populaires, allant jusqu'à faire restituer à des familles juives leurs enfants enlevés pour être baptisés de force.

Le premier prisonnier Charles V meurt le 16 septembre 1380. Aubriot perd son protecteur. L'Université et l'évêché, qui le haïssent, passent à l'attaque. Le procès est instruit par l'officialité épiscopale : hérésie, sodomie, protection des juifs — un cocktail de charges qui relève autant de la vengeance que de la justice. Le 17 mai 1381, Aubriot est conduit sur un échafaud dressé devant le portail de Notre-Dame, contraint de s'agenouiller devant l'évêque et condamné à la prison perpétuelle « au pain de tristesse et à l'eau de douleur ». On l'enferme dans la forteresse qu'il a bâtie de ses mains.

Il n'y reste pas longtemps. Le 1er mars 1382, les Maillotins — artisans et petit peuple de Paris révoltés contre les taxes — enfoncent les portes de la Bastille et libèrent Aubriot, espérant en faire leur chef. L'ancien prévôt, qui a compris que Paris ne pardonne jamais deux fois, s'enfuit dans la nuit vers la Bourgogne. On perd sa trace. Il meurt probablement peu après, oublié de tous.

La Bastille, elle, vivra encore quatre siècles — jusqu'à ce qu'un autre 14 juillet vienne l'abattre.

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Événement
1808
2 décembre 1808
p 51
Projet en bois et plâtre d'une fontaine représentant un éléphant, dans laquelle aurait logé un enfant ; fait divers qui inspira Victor Hugo pour son Gavroche
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Événement
1836
mai 1836 — Hôtel de Bazancourt/Hôtel des Haricots/Maison d'arrêt de la Garde nationale (1800-1837)
p 52 & 133
Balzac est incarcéré à la Maison d'arrêt de la Garde nationale, appelée l'hôtel des Haricots ; en référence sans doute au plat principal présenté au "menu"
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Événement
1718
1718 — Hôtel de Beaufort/Banque de Law
p 52
Installation de la banque générale de John Law, expert en agiotage ; l'Hôtel deviendra par la suite un bordel ; un lieu décidément voué à des activités peu honorables
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Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste/Porte Sorbonne/Porte Baudet
p 52 & 250
Première porte St Antoine, faisant partie de l'enceinte de Philippe Auguste
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Événement
1750
16 mai 1750
p 52
Route évitant Paris, aménagée après une révolte contre la cour de Louis XV, suite à une rumeur sur des meurtres d'enfants commis à Versailles ; un pont à St Denis conserve le nom de "pont de la Révolte"
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Événement
1799
18 mai 1799 — Demeure de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (construite en 1789)
p 53
Mort de Beaumarchais dans son Hôtel, construit sur un bastion de l'enceinte de Louis XIII, entouré d'un magnifique jardin
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Événement
1673
1673 — Hôtel Séguier/Hôtel de Bellegarde
p 54
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Événement
1633
1633 — Hôtel Séguier/Hôtel de Bellegarde
p 54
En 1633‑1634, Pierre Séguier, déjà l’un des plus puissants magistrats du royaume, s’offre une vitrine à la hauteur de sa charge. Il achète l’hôtel de Bellegarde, vaste demeure située entre la rue du Bouloi et l’actuelle …

En 1633‑1634, Pierre Séguier, déjà l’un des plus puissants magistrats du royaume, s’offre une vitrine à la hauteur de sa charge. Il achète l’hôtel de Bellegarde, vaste demeure située entre la rue du Bouloi et l’actuelle rue Jean‑Jacques‑Rousseau, que le duc de Bellegarde avait fait rebâtir « le plus galamment du monde » par un Du Cerceau.

Le nouveau propriétaire ne se contente pas d’habiter les lieux : il les transforme. Il fait remanier les distributions intérieures, ajoute une double galerie décorée par le peintre Simon Vouet et confie à Charles Le Brun le dessin du jardin, créant un ensemble où se mêlent représentation sociale, piété (chapelle richement ornée) et goût pour les arts. L’hôtel de Bellegarde devient alors l’« hôtel Séguier », véritable maison‑palais de robe, au cœur du Paris politique et administratif.

C’est là que, quelques années plus tard, il accueillera régulièrement l’Académie française, renforçant le lien entre pouvoir royal, haute magistrature et monde des lettres. L’achat puis l’agrandissement de cet hôtel disent bien l’ambition de Séguier : inscrire son nom et sa fonction dans la pierre, tout en se dotant d’un cadre prestigieux pour ses réseaux intellectuels et politiques.

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Événement
1643
16 février 1643 — Hôtel Séguier/Hôtel de Bellegarde
p 54
[[Pierre Séguier|doc:pierre-seguier.WebHome]] entre dans l’histoire de l’Académie française en deux temps : d’abord comme simple académicien, puis comme son puissant protecteur. Admis en janvier 1635, il rejoint alors un …

[[Pierre Séguier|doc:pierre-seguier.WebHome]] entre dans l’histoire de l’Académie française en deux temps : d’abord comme simple académicien, puis comme son puissant protecteur. Admis en janvier 1635, il rejoint alors une compagnie encore jeune, qui tient séance chez Conrart, Boisrobert ou d’autres membres, sans lieu fixe ni grand appui politique durable.

Tout change après la mort de [[Richelieu|doc:richelieu.WebHome]]. En 1642‑1643, les académiciens choisissent Séguier pour lui succéder comme protecteur. Début 1643, il accepte et met à leur disposition son hôtel particulier, situé entre la [[rue du Bouloi|doc:rue-du-bouloi.WebHome]] et l’actuelle rue [[Jean‑Jacques‑Rousseau|doc:jean-jacques-rousseau.WebHome]], future « hôtel des Fermes ». Dès lors, et pendant environ trente ans (1643‑1672/73), l’Académie tient régulièrement ses séances chez lui. C’est cette adresse – l’ancien hôtel Séguier / Bellegarde, entre rue du Bouloi et 35‑51 rue Jean‑Jacques‑Rousseau – qu’il faut retenir pour la période.

Sous ce protectorat, plusieurs éléments structurants se consolident :

  • La Compagnie dispose enfin d’un siège stable et prestigieux, avec bibliothèque et cabinet de curiosités, au cœur du quartier des Halles.
  • Le travail sur le Dictionnaire se poursuit : le plan élaboré dès 1638 par Chapelain et confié à Vaugelas progresse lentement, mais l’objectif – fixer et « perfectionner » la langue – s’enracine comme mission centrale.
  • L’Académie gagne en visibilité : elle accueille des souverains ou des hôtes prestigieux (comme [[Christine de Suède|doc:christine-de-suede.WebHome]] en 1658) et s’affirme comme lieu de référence du monde lettré.

Séguier, qui assiste souvent aux séances, refuse ostensiblement les marques de courtisanerie (« Monseigneur ») mais impose par sa présence le lien étroit entre Académie, haute magistrature et pouvoir royal. À sa mort en 1672, [[Louis XIV|doc:louis-xiv.WebHome]] devient protecteur et installe la Compagnie au Louvre, mais c’est bien la période de l’hôtel Séguier qui aura donné à l’Académie son premier véritable ancrage institutionnel.

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Événement
1630
1630 — Collège de Dormans-Beauvais
p 54
François Xavier y est professeur de Philosophie ; Cyrano de Bergerac, Boileau, les frères Perrault et Claude-Nicolas Ledoux, entre autres, y firent leurs études
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Événement
Événement
1765
1765 — Clôture de Belleville/Clôture de la Courtille
p 55 & 102
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Événement
1786
1786 — Barrière de Bercy/Barrière des Poules/Mur des Fermiers généraux
p 56
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Événement
1871
26 mai 1871 — Cimetière de Bercy
p 56
Plus de 400 communards exécutés à Mazas sont jetés dans un puits du cimetière. Des pompiers n'ayant pas quitté Paris pour rejoindre les troupes versaillaises furent fusillés sous l'accusation de désertion
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Événement
1841
1841 — Maison de Balzac/Demeure d'Honoré de Balzac/Musée Balzac
p 58
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Événement
Date imprécise — Pont aux Tripes (construit à l'origine par les Romains)/Cours de la Bièvre
p 59 & 306
Pont enjambant la Bièvre dans le "Richebourg" ; emplacement du "Petit moulin" au n° 5
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Événement
1793
1793 — Tour Bichat/Commanderie St Jean de Jérusalem/Commanderie St Jean de Latran
p 59
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Événement
1407
24 novembre 1407 — Couvent et église des Blancs-Manteaux
p 61
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Événement
Événement
1685
Événement
1853
1853 — Prison militaire du Cherche-Midi
p 63 & 91
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Événement
1894
24 décembre 1894 — Prison militaire du Cherche-Midi/Affaire Dreyfus
p 63
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Événement
1786
1786 — Barrière des Bons-hommes/Barrière de la Conférence/Barrière de Passy/Barrière de Versailles/Mur des Fermiers généraux
p 64 & 98
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Événement
1209
1209 — Porte St Marcel/Porte Bordet/Porte Bordelles/Porte Bourdelle/Enceinte de Philippe Auguste
p 64
Construction de la Porte St Marcel de l'enceinte de Philippe Auguste
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Événement
1766
1766 — Folie Boutin/Premier Tivoli
p 67
Folie Boutin, nommée Tivoli en référence au jardin de la villa d'Este, située dans la ville de Tivoli en Italie. Elle sera transformée en parc d'attraction en 1795 Au cœur du faubourg Saint‑Lazare, entre les actuelles ru …

Folie Boutin, nommée Tivoli en référence au jardin de la villa d'Este, située dans la ville de Tivoli en Italie. Elle sera transformée en parc d'attraction en 1795

Au cœur du faubourg Saint‑Lazare, entre les actuelles rues de Clichy et Saint‑Lazare, Simon‑Charles Boutin, receveur général des finances, fit naître vers 1766 l’une des plus célèbres folies de Paris : la Folie Boutin, qu’il baptisa Tivoli. Sur près de huit hectares, il façonna un jardin merveilleux, composé de bosquets, de fausses ruines, de grottes et de lacs parsemés d’îlots. Trois styles s’y entremêlaient — français, anglais et italien —, évoquant le raffinement cosmopolite du siècle des Lumières. L'entrée principale se trouvait au 66-106 rue Saint-Lazare, et une deuxième fut ouverte au n. 27 de la rue de Clichy.

Chaque jeudi, Boutin recevait peintres, savants et courtisans dans un pavillon orné de statues et de sarcophages rapportés d’Italie. Le soir, dans le scintillement des lanternes, les rires se perdaient au milieu des charmilles tandis que la baronne d’Oberkirch notait « les surprises à chaque pas » de ce décor d’opéra.

Mais la Révolution balaya la rêverie. Boutin, compromis par son séjour en Angleterre, fut guillotiné en juillet 1794, et sa propriété confisquée. Dès 1795, Tivoli rouvrit en parc d’attractions où les Ruggieri firent jaillir des feux d’artifice et où s’élevèrent les premiers aérostats. Sous le Directoire, plus de dix mille promeneurs s’y pressaient chaque dimanche.

Premier véritable « parc de loisirs » parisien, la Folie Boutin marqua la rencontre du faste aristocratique et du plaisir populaire — un Tivoli à la française, disparu mais rêvé encore dans les ruelles du 9e arrondissement.![[Jardins de Tivoli et de Richelieu|Jardins_de_Tivoli_en_1812.png]]

Jardins de Tivoli et de Richelieu

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Événement
1795
1795 — Folie Boutin/Premier Tivoli/Grand Tivoli (réouvert en 1812)
p 67
À la mort de Simon-Charles Boutin, guillotiné en 1794, sa somptueuse Folie de la rue Saint-Lazare change radicalement de visage. Dès 1795, l’entrepreneur Gérard Desrivières transforme le domaine confisqué en parc d’attra …

À la mort de Simon-Charles Boutin, guillotiné en 1794, sa somptueuse Folie de la rue Saint-Lazare change radicalement de visage. Dès 1795, l’entrepreneur Gérard Desrivières transforme le domaine confisqué en parc d’attractions public, et le nom de Tivoli s’impose aussitôt dans le langage parisien. Là où naguère s’étaient promenés les financiers et les artistes, se pressent désormais les Incroyables et les Merveilleuses du Directoire, avides de danser, de rire et d’oublier les années de Terreur.

On y vient pour tout : voir les feux d’artifice des frères Ruggieri, écouter les orchestres, assister à des ascensions de ballons ou à des pantomimes en plein air. Le dimanche, dix mille curieux déambulent sous les allées illuminées de milliers de lampions, où la galanterie trouve toujours un recoin d’ombre pour s’épanouir. Tivoli devient bientôt « le jardin où il faut être », le miroir enchanté d’un Paris qui se réinvente dans la fête.

Mais, comme toute illusion, celle-ci ne dure qu’un temps. En 1826, les héritiers Boutin cèdent le terrain à un banquier suédois, Jonas Hagerman, qui lotit les lieux et ouvre un nouveau quartier. Du premier Tivoli, il ne reste que le souvenir d’un Paris entre renaissance et vertige, où la joie remplaçait la peur.![[Francois Louis Joseph Watteau - Ball in the Tivoli Gardens Paris 1799, (MeisterDrucke)|Jardin de Tivoli - Francois_Louis_Joseph_Watteau_-Ball_in_the_Tivoli_Gardens_Paris_1799-_(MeisterDrucke).jpg]]

Francois Louis Joseph Watteau - Ball in the Tivoli Gardens Paris 1799, (MeisterDrucke)

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Événement
1257
septembre 1257 — Petite Sorbonne/Collège de Calvy ou de Calvi (dont on peut voir le tracé dans la cour de la Sorbonne)
p 74
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Événement
1407
24 novembre 1407 — Église du couvent des Célestins
p 75
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Événement
1407
24 novembre 1407 — Église du couvent des Célestins
p 75
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Événement
Événement
1380
1380 — Porte des Célestins/Porte des Barres/Enceinte de Charles V
p 78
Porte des Célestins dite aussi des Barres, de l'enceinte de Charles V
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Événement
1786
1786 — Barrière de Chaillot/Mur des Fermiers généraux
p 79
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Événement
Événement
1778
1778 — Pompe à feu de Chaillot
p 80
Construction de la pompe à feu de Chaillot par les frères Périer
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Événement
1137
1137 — Les Champeaux/Halles de Paris
p 81
Louis VI le gros décide d'établir le premier marché public à Paris ; il deviendra "Les Halles" en 1183
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Événement
Événement
1786
1786 — Barrière de Charenton/Barrière de Marengo/Mur des Fermiers généraux
p 83 & 186
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Événement
1800
2 juillet 1800 — Barrière de Charenton/Barrière de Marengo
p 83
Il revient en vainqueur. Ce qu'il tait, c'est que la victoire n'était pas la sienne. Le 2 juillet 1800, Bonaparte entre dans Paris sous les acclamations. Deux mois qu'il est parti : les Alpes franchies par le Grand-Saint …

Il revient en vainqueur. Ce qu'il tait, c'est que la victoire n'était pas la sienne.

Le 2 juillet 1800, Bonaparte entre dans Paris sous les acclamations. Deux mois qu'il est parti : les Alpes franchies par le Grand-Saint-Bernard en mai, l'Italie du Nord traversée, les Autrichiens bousculés. Et le 14 juin, à Marengo, une bataille qui change tout.

Sauf que Marengo, ce matin-là, tourne mal. Les Autrichiens enfoncent les lignes françaises dès l'aube. À quinze heures, le général Mélas est convaincu d'avoir gagné — il dicte déjà son rapport à Vienne. C'est Desaix qui sauve la mise : rappelé en urgence, il lance une contre-attaque qui retourne le cours de la journée. Les Autrichiens cèdent. La victoire est là. Desaix, lui, est mort — une balle dans la poitrine au moment exact où ses hommes perçaient.

Bonaparte recueille les lauriers. Dans les semaines qui suivent, les bulletins officiels sont soigneusement retravaillés : le rôle de Desaix s'efface, le récit se resserre sur le Premier Consul, stratège infaillible qui avait tout prévu.

Le même 14 juin, à six mille kilomètres de là, le général Kléber est assassiné au Caire par un étudiant syrien. La nouvelle met quelques jours à parvenir à Paris. Une victoire éclatante en Italie, un désastre discret en Égypte — et un seul nom dans toutes les bouches.

Paris est épuisée. Dix ans de révolution, de journées, de têtes coupées, de coups d'État. La foule qui acclame Bonaparte ce 2 juillet n'acclame pas seulement un général : elle acclame la fin du désordre. Quatre ans plus tard, il se fera couronner Empereur à Notre-Dame. La fatigue d'un peuple peut construire bien des trônes.

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Événement
1598
1598 — Cimetière St Germain/Cimetière protestant
p 83 & 266
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Événement
1786
1786 — Barrière de Charonne/Barrière de Fontarabie (pendant la Révolution)/Barrière de la Croix Faubin/Mur des Fermiers généraux
p 84 & 126
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Événement
Date imprécise — Fourches patibulaires de Charonne/Lieu patibulaire
p 85 & 162
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Événement
1765
1765 — Clôture de Charonne/Croix Faubin
p 85
Poste d'octroi remplacé par la barrière de Charonne ; lieu devant son nom à un calvaire
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Événement
1765
1765 — Clôture de Charonne/Croix Faubin
p 85
Poste d'octroi remplacé par la barrière de Charonne ; lieu devant son nom à un calvaire
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Événement
1786
1786 — Pavillon de Chartres/Rotonde de Chartres/Parc Monceau
p 86 & 193
Poste d'observation du mur des Fermiers généraux transformé en salon, lieu des parties fines de Philippe d'Orléans, futur Philippe Égalité
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Événement
Date imprécise
p 86
Prison construite au haut Moyen Âge, pour remplacer celle dite de Glaucin détruite par le grand incendie de 586. Elle conserva le nom d'origine romaine carcer, ayant donné la "Chartre"
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Événement
1867
1867 — Place du Château dEau/Fontaine dite le Château d''Eau/Fontaine aux Lions de Nubie
p 87
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Événement
Événement
1811
1811
p 87
Première fontaine installée ici, de 1811 à 1867 ; elle donna son nom à la place du Château d'Eau
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Événement
1814
30 mars 1814 — Le Château Rouge (construit en 1780, bal depuis 1844)
p 89
Poste de commandement et siège du Conseil de défense ; Joseph Bonaparte y signe la capitulation
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Événement
1814
30 mars 1814 — Le Château Rouge (construit en 1780, bal depuis 1844)
p 89
Poste de commandement et siège du Conseil de défense ; Joseph Bonaparte y signe la capitulation
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Événement
1261
1261
p 89-90
Premier prévôt royal de Paris, qui instaura le "Livre des métiers", recensant et réglementant les corporations
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Événement
1789
Événement
1794
26 décembre 1794 — La Chaumière/Demeure de Jean-Lambert et Thérésa Tallien
p 90
Mariage de Tallien avec Thérésa Cabarrus ; la Chaumière devint guinguette en 1817
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Événement
Date imprécise — Hôtel du Chevalier du Guet
p 91
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Événement
Date imprécise — Hôtel du Chevalier du Guet
p 91
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Événement
276
276
p 91-92
Première enceinte en pierre, bâtie entre autres avec les débris des "arènes" de Lutèce ; visible dans une crypte sous le parvis
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Événement
1786
1786 — Barrière de la Chopinette/Mur des Fermiers généraux
p 92
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Événement
1691
1691 — Première École de Chirurgie/Confrérie des Barbiers-Chirurgiens (fondée en 1655)
p 92
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Événement
Date imprécise — Folie Clairon/Demeure de Mlle Clairon
p 94
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Événement
1673
12 janvier 1673 — Cimetière de Clamart
p 94
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Événement
1848
23 février 1848 — Ministère des Affaires étrangères (1820-1853)
p 97
Le sergent Giacomoni tire sur un manifestant qui voulait forcer le passage vers la Madeleine ; coup de feu qui déclenche la fusillade contre la foule, d'où la version officielle prétendra qu'il est parti
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Événement
1763
10 novembre 1763 — Hôtel de la Colonnade/Demeure de Joseph-François Dupleix
p 97
Mort de Dupleix, gouverneur de Pondichéry et commandant général des établissements français de l'Inde. Désavoué, ce grand nom de l'impérialisme français meurt dans la misère
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Événement
1660
1660 — Cour du Chêne Vert/Couvent des Filles Anglaises de la Conception
p 97
Passage typique du Faubourg St Antoine sur l'emplacement d'un ancien couvent des Filles Anglaises
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Événement
1270
1270 — Poterne du Comte d'Artois/Poterne de la Comtesse d'Artois/Enceinte de Philippe Auguste
p 97
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Événement
1593
1593
p 98
Porte de la Conférence de l'enceinte de Louis XIII, ainsi nommée en souvenir de la première négociation entre Henri IV et la Ligue ; plan sur le mur de la terrasse du Bord de l'Eau
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Événement
1631
30 mai 1631 — Maison du Grand Coq/Siège du journal "La Gazette de France"
p 99
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Événement
1631
30 mai 1631 — Plaque "Au Grand Coq"/Siège du journal "La Gazette de France"
p 99
Plaque délocalisée, le bureau d'adresses de la Gazette étant en fait rue de la Calandre. Il faisait également office de dispensaire
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Événement
Événement
1645
1645 — Maison de la communauté des Frères cordonniers
p 100
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Événement
1790
27 avril 1790 — Église du couvent des Cordeliers (jusqu'au 16 mai 1791)
p 100
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Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste/Poterne de Flandre/Poterne Coquillière/Porte du Coquillier
p 100
Poterne de Flandre de l'enceinte de Philippe Auguste, appelée de Béhaigne en 1337
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Événement
Événement
1633
21 février 1633 — Jardin des Plantes
p 101
Le Jardin Royal des herbes médicinales, créé en 1626, devient Jardin des Plantes En 1626, Louis XIII, conseillé par son médecin Jean Héroard, décide de créer à l’est de Paris un Jardin Royal des herbes médicinales, desti …

Le Jardin Royal des herbes médicinales, créé en 1626, devient Jardin des Plantes

En 1626, Louis XIII, conseillé par son médecin Jean Héroard, décide de créer à l’est de Paris un Jardin Royal des herbes médicinales, destiné d’abord à fournir des plantes aux apothicaires et à l’enseignement de la médecine. Confié au médecin‑botaniste Guy de La Brosse, ce jardin s’inscrit dans un double projet : renforcer le prestige scientifique de la monarchie et encadrer plus strictement la pratique pharmaceutique, en imposant des drogues « bien identifiées » et contrôlées.

Aménagé hors les murs, sur des terres encore en partie maraîchères, le jardin rassemble progressivement collections de simples, parterres d’acclimatation, serres et un petit cabinet de curiosités naturelles. On y expérimente, on y classe, on y enseigne, dans un esprit encore très marqué par la médecine galénique, mais déjà ouvert à une observation plus systématique des végétaux.

Le 21 février 1633, puis surtout avec les lettres patentes de 1635, l’institution change de dimension : le Jardin Royal des herbes médicinales devient véritablement le Jardin des Plantes, lieu d’étude de l’histoire naturelle au sens large. Le monopole des seuls usages médicinaux recule au profit d’un champ plus vaste où botanique, anatomie comparée et, plus tard, zoologie trouvent leur place.

Ce glissement, voulu par La Brosse et entériné par la monarchie, prépare ce que deviendra, au fil des siècles, le grand établissement scientifique du faubourg Saint‑Victor : un espace où se rencontrent médecine, botanique, exploration du monde et curiosité populaire, bien avant la création officielle du Muséum national d’Histoire naturelle à la Révolution.

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Événement
1786
1786 — Barrière de Courcelles/Mur des Fermiers généraux
p 102
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Événement
1780
1780 — Caserne de la Courtille/Caserne de gardes-françaises
p 102
Caserne construite à l'initiative des bourgeois pour éviter d'avoir à loger des militaires
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Événement
1250
1250
p 102
La Cour des miracles de la rue Neuve St Sauveur, appelée le "royaume d'Argot", était dominée par le grand Coësre, ou le Ragot sous Henri II. Elle est démantelée par La Reynie en 1667
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Événement
1250
1250
p 102
La Cour des miracles de la rue Neuve St Sauveur, appelée le "royaume d'Argot", était dominée par le grand Coësre, ou le Ragot sous Henri II. Elle est démantelée par La Reynie en 1667
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Événement
Événement
1786
1786 — Barrière de Croulebarbe/Mur des Fermiers généraux
p 105
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Événement
1786
1786 — Barrière de la Cunette/Mur des Fermiers généraux
p 106
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Événement
1892
22 mai 1892 — Bourse du Travail
p 108
Inauguration de la nouvelle Bourse du Travail, transférée de la rue Jean-Jacques Rousseau suite au premier congrès de la Fédération des bourses du travail, le 7 février 1892
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Événement
1639
1639 — Porte Dauphine/Enceinte de Philippe Auguste
p 108
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Événement
1793
1793 — Hôtel Delaunay
p 108
Résidence du ministre de la Guerre puis gouverneur de la Garde nationale
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Événement
1786
1786 — Barrière des Deux Moulins/Barrière de l'Hôpital/Mur des Fermiers généraux
p 109 & 150
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Événement
1792
1792 — Collège de Marmoutiers/Collège du Mans/Lycée Louis-le-Grand
p 115
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Événement
1670
1670
p 116
Création de l'hospice des Enfants Trouvés, d'abord dans 3 maisons sur l'emplacement de Ste Geneviève des Ardents et St Christophe ; Il est reconstruit en 1746
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Événement
1674
1674 — Hospice des Enfants Trouvés
p 116
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Événement
1794
25 mars 1794 — Charnier ou cimetière des Errancis
p 118
À partir du 25 mars 1794, les corps des guillotinés de la place de la Révolution sont portés rue de Monceau, dans un terrain vague qu'on appelle le cimetière des Errancis. Ils y seront 1119 en tout, jusqu'en 1797. La lis …

À partir du 25 mars 1794, les corps des guillotinés de la place de la Révolution sont portés rue de Monceau, dans un terrain vague qu'on appelle le cimetière des Errancis. Ils y seront 1119 en tout, jusqu'en 1797.

La liste est vertigineuse. Les hébertistes d'abord, exécutés le 24 mars — Hébert, Ronsin, Vincent, Momoro, Cloots. Puis Danton, Desmoulins et leurs amis, en avril. Puis Lavoisier et les fermiers généraux, en mai. Puis Robespierre, Saint-Just et Couthon, en thermidor. Bourreaux et victimes finissent dans le même charnier, pêle-mêle, chaulés ensemble dans des fosses communes. La Terreur ne fait pas de distinction dans la mort.

Le cimetière des Errancis n'avait rien de solennel. Pas de pierre, pas de monument, pas de nom sur les tombes — juste la terre et la chaux. C'était le pendant discret de la guillotine publique : l'exécution se faisait en spectacle place de la Révolution, l'enfouissement se faisait en silence, la nuit, dans ce terrain à l'écart de la ville.

En 1797, le cimetière est fermé. Les ossements sont transférés aux Catacombes. Le terrain est progressivement absorbé par le tissu urbain, puis par le parc Monceau. Il n'en reste rien de visible aujourd'hui — pas de plaque, pas de mémorial. Quelque part sous les pelouses du 8e arrondissement, dans la terre, les révolutionnaires et leurs victimes reposent ensemble.

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Événement
1794
25 mars 1794 — Charnier ou cimetière des Errancis
p 118
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Événement
1788
1788 — Barrière de l'Étoile/Barrière des Champs-Élysées/Barrière de Neuilly/Barrière de St Germain/Mur des Fermiers généraux
p 119
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Événement
1393
28 janvier 1393 — Hôtel St Pol/Hôtel St Paul
p 119 & 280
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Événement
1393
28 janvier 1393 — Hôtel St Pol/Hôtel St Paul
p 119 & 280
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Événement
Date imprécise — Croix de l'Évangile
p 120
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Événement
1790
18 janvier 1790 — Hôtel de Fersen/Demeure d'Axel de Fersen
p 122
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Événement
1673
1673 — Couvent des Feuillants (vestiges au 231, visibles de la cour du 229)
p 122
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Événement
1790
1790 — Demeure de François Héron/Cachette de Jean-Paul Marat
p 122
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Événement
1791
16 juillet 1791 — Couvent des Feuillants
p 122
Scission des Jacobins sur le sort de Louis XVI. Les Monarchistes constitutionnels s'installent aux Feuillants. Parmi les députés, seuls Robespierre, Anthoine, Buzot, Rœderer, Pétion et Louis Coroller du Moustoir restent …

Scission des Jacobins sur le sort de Louis XVI. Les Monarchistes constitutionnels s'installent aux Feuillants. Parmi les députés, seuls Robespierre, Anthoine, Buzot, Rœderer, Pétion et Louis Coroller du Moustoir restent aux Jacobins

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Événement
1786
1786 — Barrière d'Aunay/Barrière St André/Barrière de la Folie Regnault/Mur des Fermiers généraux
p 125
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Événement
Événement
1533
novembre 1533 — Collège de Fortet/Demeure de Jean Calvin/Tour de Calvin
p 127-128
Arrestation manquée de Calvin, accusé de luthéranisme pour avoir inspiré un discours litigieux du recteur Cop
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Événement
Événement
1222
1222 — Prison du For l'Évêque/Prison de Fort-l'Évêque
p 127
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Événement
1656
1656 — Hôpital de la Salpêtrière/Maison de la Force
p 127
Prison pour femmes de l'hospice de la Salpêtrière, construite eu vue du "Grand enfermement" des "gueux" de la capitale en 1657 ; 8 000 personnes en 1790
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Événement
1850
1850 — La Fosse aux Lions (ancienne carrière)/Cour des miracles
p 128
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Événement
1785
1785 — Barrière St Jacques/Barrière d'Arcueil/Barrière de la Fosse aux Lions/Mur des Fermiers généraux
p 129
Barrière de la Fosse aux Lions du mur des Fermiers Généraux
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Événement
1785
1785 — Barrière des Fourneaux/Barrière de la Voirie/Barrière de Vanves/Mur des Fermiers généraux
p 129
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Événement
1836
1836 — Barrière de Franklin/Mur des Fermiers généraux
p 130
Poste d'octroi dédié à Benjamin Franklin qui avait habité non loin de là
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Événement
1369
1369 — Château de la Tournelle/Porte St Bernard/Tour St Bernard
p 131 & 303
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Événement
1633
Événement
1792
3 septembre 1792 — Cloître du collège des Bernardins (transformé en prison pour les galériens)
p 131
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Événement
1792
3 septembre 1792 — Cloître du collège des Bernardins (transformé en prison pour les galériens)
p 131
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Événement
1792
1792 — Collège de Montaigu/Hôtel des Haricots
p 132 & 194
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Événement
1792
16 septembre 1792 — Hôtel du Garde-Meuble/Garde-Meuble de la Couronne/Ministère de la Marine
p 132
Pendant que Paris massacre dans ses prisons, trente hommes s'introduisent nuit après nuit dans le palais des rois et vident le trésor de la Couronne. Le 2 septembre 1792, les prisons parisiennes ont commencé à se vider p …

Pendant que Paris massacre dans ses prisons, trente hommes s'introduisent nuit après nuit dans le palais des rois et vident le trésor de la Couronne.

Le 2 septembre 1792, les prisons parisiennes ont commencé à se vider par le fer. La Convention nationale n'est pas encore constituée. Dans cette capitale assiégée par ses propres angoisses, le Garde-Meuble de la Couronne, place Louis-XV (future place de la Révolution, actuelle place de la Concorde), garde ses trésors dans une relative indolence. Les bijoux sont exposés à la galerie du premier étage, illuminés le soir, visibles depuis la rue. La garde est insuffisante depuis que les scellés ont été posés aux Tuileries : une demande de renforcement auprès du ministère de l'Intérieur a été rejetée.

Paul Miette, récidiviste organisé, a reconnu les lieux. Dans la nuit du 11 au 12 septembre, une première équipe s'introduit dans le bâtiment. Les vols se succèdent pendant cinq nuits. Vers le 16 septembre, le trésor a été largement vidé : environ 9 000 pierres précieuses ont disparu, dont le Régent (diamant blanc estimé à douze millions de livres), le Sancy, la Toison d'Or, les Mazarins. Le Bleu de France, diamant issu d'une gemme rapportée des Indes en 1668 par le marchand Tavernier, taillée pour Louis XIV et portée par Louis XV, est lui aussi emporté.

L'affaire éclate le 16 septembre au matin. Le maire de Paris Jean-Jacques Chambon et Joseph Douligny, responsable du Garde-Meuble, sont arrêtés pour négligence. Les investigations s'étalent sur deux ans. Le Régent est retrouvé en 1793, caché dans un grenier proche. Le Sancy reparaît en 1794. Deux tiers des bijoux sont finalement récupérés.

Le Bleu de France, lui, disparaît définitivement. On le retrouve en 1812 à Londres, retaillé pour n'être plus identifiable, passant de main en main entre aristocrates et banquiers. En 1949, sous le nom de "Hope Diamond", il entre dans les collections du Smithsonian Institution à Washington, où il se trouve encore. Trois millions de livres tournois extraits du trésor de Louis XIV finissent dans un musée américain : une parabole de ce que la Révolution a dispersé de la monarchie.

L'épisode illustre le paradoxe de la République en ses moments de paroxysme : pendant que la Convention refonde le droit et l'État, l'État perd le contrôle de ses propres palais. Le vol du Garde-Meuble n'est pas un acte politique, mais il survient dans une semaine où Paris se convainc que tout est possible.

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Événement
1864
6 octobre 1864 — Prison de la Garde nationale/Hôtel des Haricots
p 133
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Événement
Événement
1785
1785 — Première Barrière de la Gare/Barrière d'Austerlitz/Mur des Fermiers généraux
p 133
Première Barrière de la Gare ou d'Austerlitz du mur des Fermiers généraux
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Événement
1837
1837 — Hôtel des Haricots (ancienne grange à blé)
p 133
Prison de la Garde nationale installée dans une grange à blé
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Événement
Événement
1571
16 décembre 1571 — Croix des Gastines (pyramide surmontée d'une croix érigée en 1571)
p 134
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Événement
1569
30 juin 1569 — Maison des Cinq croix blanches/Demeure de Philippe de Gastine
p 134
Exécution de Philippe de Gastines pour célébration du culte réformé ; destruction de la maison et construction à sa place d'une pyramide surmontée d'une croix
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Événement
1559
25 mai 1559 — Auberge du Vicomte
p 134
Premier synode protestant, qui aboutit à la constitution de l'Église Réformée de France par les huguenots (de l'allemand eldgenossen)
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Événement
1588
1588 — Demeure de Bernard Palissy (à partir de 1584)
p 134
Seconde arrestation de Bernard Palissy qui mourra en 1590 à la Bastille, à 80 ans, "de faim, de froid et de mauvais traitements", sa dépouille étant jetée à pourrir dans les fossés
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Événement
1213
1213 — Porte Gibard/Porte Gibart/Porte St Michel/Enceinte de Philippe Auguste
p 135
Porte St Michel dite aussi porte Gibart, porte Gilbert, porte d'Enfer de l'enceinte de Philippe Auguste
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Événement
Événement
1786
1786 — Barrière de la Glacière/Barrière de Lourcine ou de l'Ourcine (pendant la Révolution)/Barrière de Gentilly/Mur des Fermiers généraux
p 136
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Événement
Événement
Événement
Date imprécise
p 136-137
Prison d'origine romaine dite de Glaucin, liée au palais du gouverneur, détruite par le grand incendie de 586
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Événement
Date imprécise
p 136
Puits à glace alimentés par le gel des étangs de la Bièvre
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Événement
1553
1553 — Île de la Gourdaine/Île du Patriarche/Moulin de la Monnaie/Moulin à eau
p 137-138
Moulin de la monnaie construit en 1553 sur un îlot rattaché à la Cité en 1578
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Événement
Événement
Date imprécise — Cimetière de la place Gozlin/Nécropole mérovingienne
p 138
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Événement
1775
1775 — Caserne de la Grange Batelière
p 140-141
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Événement
Date imprécise
p 141
Débouché de la Bièvre, coulant alors à la place du cours actuel de la Seine, dans l'ancien cours plus au Nord qui, devenu bras mort, laissera place au Grand Égout
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Événement
1794
Événement
1796
9 septembre 1796
p 141
Les révolutions ont leur propre façon d'enterrer leurs enfants, même après leur défaite. Babeuf est en prison depuis le 8 mai 1796. La Conjuration des Égaux, trahie par l'agent Grisel avant d'avoir pu agir, a été décapit …

Les révolutions ont leur propre façon d'enterrer leurs enfants, même après leur défaite.

Babeuf est en prison depuis le 8 mai 1796. La Conjuration des Égaux, trahie par l'agent Grisel avant d'avoir pu agir, a été décapitée: ses cadres sont sous les verrous au Temple, en attente du procès de Vendôme. Mais des cellules survivent, des militants épars refusent de se soumettre. Le Directoire, régime de bourgeois enrichis par la Révolution, leur semble une trahison permanente.

Le 9 septembre 1796, dans la soirée, des conjurés partent de deux lieux: l'Auberge du Soleil d'Or, 226 rue de Vaugirard, et le Cabaret du Canon ci-devant royal, 81 rue Saint-Dominique. Leur plan: marcher sur le camp de Grenelle, à l'emplacement de l'actuelle place Dupleix dans le 15e arrondissement, rallier le 21e régiment d'infanterie qui y cantonne, convaincre les soldats de se mutiner contre le gouvernement directoriel. Jean-Baptiste Drouet est parmi eux: le même Drouet qui, à Varennes en juin 1791, avait reconnu Louis XVI dans sa berline et déclenché son arrestation. Cinq ans plus tard, l'ancien relayeur de poste est devenu babouviste.

La trahison s'est faite en amont. Grisel, agent double qui avait déjà livré la Conjuration principale en mai, a alerté les autorités. Les soldats du 21e régiment n'attendent pas des frères d'armes : ils reçoivent les insurgés par un feu nourri. La troupe gouvernementale encercle les abords du camp. Cent trente-deux personnes sont arrêtées dans la nuit; d'autres tombent sur place. Plusieurs dizaines reçoivent des peines de déportation ou d'emprisonnement; une trentaine seront fusillés par une commission militaire. Drouet parvient à s'enfuir; il sera condamné par contumace avant d'être amnistié sous Napoléon.

Babeuf apprend la nouvelle dans sa cellule. Son procès s'ouvrira à Vendôme en février 1797. Il sera condamné à mort et guillotiné le 27 mai 1797, avec Augustin Darthé. Jusqu'au bout, il tenta de se poignarder pour échapper à la honte du bourreau; il monta à l'échafaud blessé.

L'échec du camp de Grenelle marque la fin de la Conjuration des Égaux comme force active. Mais ses idées survivent: Philippe Buonarroti en publie l'histoire en 1828, et ce livre sera lu par Marx, Engels et tous ceux qui, au XIXe siècle, chercheront à comprendre comment une révolution peut trahir ses propres promesses d'égalité.

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Événement
Événement
1786
1786 — Pompe à feu du Gros Caillou
p 143
Construction de la pompe à feu du Gros Caillou par les frères Périer
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Événement
1738
1738 — Le Gros Caillou
p 143
Mégalithe appelé le Gros-Caillou, utilisé comme limite des censives des abbayes de Ste Geneviève et de St Germain ; détruit au 18ème siècle
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Événement
1310
31 mai 1310
p 143
Première exécution en place de Grève, de Marguerite Porete dite "la Porette" ; au pied de la croix érigée sur 8 marches devant la Maison aux Piliers
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Événement
Date imprécise
p 143
Première station du chemin de croix qui menait de La Chapelle à St Denis
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Événement
Événement
1318
1318 — Gibet des Halles/Croix des Halles
p 147
Gibet remplacé, après l'arrêt en ce lieu des exécutions capitales pour raison de salubrité, par une croix au pied de laquelle les débiteurs étaient exposés coiffés d'un bonnet vert
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Événement
1314
1314 — Tour de Nesle (ex tour Hamelin)/Porte de Nesle
p 147
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Événement
1250
1250 — Pilori des Halles/Pilori du Roi (pilori rotatif qui donna son nom à la rue "Pirouette")
p 147
Pilori où étaient exposés marchands véreux et escrocs ; il était rotatif, d'où le nom de "pirouette", pour un tour complet, que prit la rue qui y débouchait ; détruit en 1786
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Événement
Événement
1707
1707 — Pilori des Halles/Pilori du Roi (pilori rotatif sur lequel on exposait les condamnés sous tous les angles)
p 147
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Événement
1749
1749 — Pont Hersant ou Arcans/Grand Égout
p 150
Pont qui enjambait le Grand Égout ; en fait un ancien bras de Seine
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Événement
Événement
1270
1270 — Poterne Beaubourg/Poterne Hydrelon (ou Huydrelon, puis Hydron)/Enceinte de Philippe Auguste
p 153
Poterne percée tardivement dans l'enceinte de Philippe Auguste. Le nom du quartier "Beaubourg" de vient pas de son charme, mais bien plutôt de celui des dames qui y exerçaient leur activité déambulatoire... Détruite sous …

Poterne percée tardivement dans l'enceinte de Philippe Auguste. Le nom du quartier "Beaubourg" de vient pas de son charme, mais bien plutôt de celui des dames qui y exerçaient leur activité déambulatoire... Détruite sous François 1er

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Événement
1789
1789 — Hôtel de l'Intendance/Demeure de Louis Bénigne François Bertier de Sauvigny
p 156
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Événement
1855
1855
p 156
Le Palais de l'Industrie est édifiée pour l'expositions universelles de 1855. Il accueille par la suite le Salon officiel de peinture. En 1863, le tollé dû au refus de 4 000 toiles par le jury amène Napoléon III à organi …

Le Palais de l'Industrie est édifiée pour l'expositions universelles de 1855. Il accueille par la suite le Salon officiel de peinture. En 1863, le tollé dû au refus de 4 000 toiles par le jury amène Napoléon III à organiser un "Salon des refusés"

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Événement
1786
1786 — Barrière d'Ivry/Mur des Fermiers généraux
p 157
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Événement
1789
27 octobre 1789 — Couvent des Jacobins St Honoré (réfectoire, bibliothèque puis église)
p 159
Ils louent le réfectoire d'un couvent de dominicains pour y débattre ; le nom des moines s'attachera pour deux siècles à une manière de faire la politique. Le club est né à Versailles pendant les États généraux, sous le …

Ils louent le réfectoire d'un couvent de dominicains pour y débattre ; le nom des moines s'attachera pour deux siècles à une manière de faire la politique.

Le club est né à Versailles pendant les États généraux, sous le nom de Club breton, réunion informelle des députés du tiers état de Bretagne rejoints par d'autres patriotes. Quand l'Assemblée constituante suit le roi à Paris en octobre 1789, ils cherchent un local.

Le 27 octobre 1789, la Société des Amis de la Constitution loue le réfectoire du couvent des Dominicains de la rue Saint-Honoré, dans l'actuel 1er arrondissement, à l'emplacement du marché Saint-Honoré. Les Dominicains sont appelés à Paris les Jacobins, parce que leur premier établissement se trouvait rue Saint-Jacques. Le club prend le surnom de son adresse : club des Jacobins.

À ses débuts, il n'a rien de révolutionnaire au sens ultérieur du mot. La cotisation est élevée, ce qui en écarte le peuple. On y trouve La Fayette, Mirabeau, Barnave, Talleyrand, le duc d'Aiguillon, les frères Lameth, Sieyès. C'est le club de la monarchie constitutionnelle, dominé par des nobles libéraux et des bourgeois modérés.

Il se radicalise par scissions successives. En juillet 1791, après la fusillade du Champ-de-Mars, les modérés partent fonder le club des Feuillants. Restent les partisans de la République, autour de Robespierre, qui deviendra la figure centrale du club et y prononcera l'essentiel de ses discours. Le réseau des sociétés affiliées couvre le pays : plus d'un millier de clubs correspondent avec Paris. C'est la première structure politique nationale de l'histoire française.

Le club est fermé le 12 novembre 1794, après Thermidor. Le couvent est démoli sous le Directoire. Le mot est resté, "Jacobin" désigne aujourd'hui une conception centralisatrice et unitaire de la République, ce qui n'était qu'un aspect de la doctrine des Jacobins historiques, et ce qui a fait oublier tout le reste : le suffrage universel, le droit à l'existence, l'abolition de l'esclavage.

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Événement
Événement
1314
19 mars 1314
p 161-162
L'île est petite, coincée entre la pointe de la Cité et la rive gauche, à l'endroit où le Pont Neuf prendra place trois siècles plus tard. On l'appelle l'île aux Juifs. C'est là, le 19 mars 1314, que Philippe IV le Bel f …

L'île est petite, coincée entre la pointe de la Cité et la rive gauche, à l'endroit où le Pont Neuf prendra place trois siècles plus tard. On l'appelle l'île aux Juifs. C'est là, le 19 mars 1314, que Philippe IV le Bel fait dresser le bûcher.

Les deux hommes qu'on y conduit ont passé sept ans dans les geôles royales. Jacques de Molay, grand maître de l'ordre du Temple, et Geoffroy de Charnay, précepteur de Normandie, ont avoué sous la torture les crimes dont on les accuse — hérésie, sodomie, reniement du Christ — puis s'y sont rétractés, puis ont avoué de nouveau, au gré des pressions et des procédures. Leur sort est réglé depuis longtemps. Le pape Clément V a dissous l'ordre au concile de Vienne en 1312. Il ne reste plus qu'à en finir.

Le légat du pape les condamne à la prison perpétuelle. Mais de Molay, à l'énoncé du jugement, fait quelque chose d'inattendu : il se lève et nie tout. Hérésie, trahison, imposture — rien de tout cela n'est vrai. L'ordre du Temple est pur. Geoffroy de Charnay l'imite aussitôt. Les deux hommes viennent de signer leur arrêt de mort en se rétractant une dernière fois.

Philippe IV n'attend pas le lendemain. Le soir même, le bûcher est allumé sur l'île aux Juifs. De Molay y monte, dit-on, avec calme. La légende lui prête une malédiction lancée depuis les flammes contre le roi et le pape, promis à le rejoindre avant l'année. Clément V mourra le 20 avril. Philippe IV le 29 novembre.

Le Temple, dont la puissance financière et militaire avait inquiété les têtes couronnées d'Europe, disparaît avec ses derniers chefs. Ses archives sont dispersées, ses commanderies confisquées, ses membres absous ou condamnés selon les royaumes. Sur l'île aux Juifs, il ne reste que des cendres.

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Événement
1580
1580 — Hôtel de La Rochepot/Église St Paul-St Louis
p 161 & 168
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Événement
1826
14 mai 1826 — Folie Bouëxière ou Bouxière/Troisième Tivoli
p 165
La Folie Bouxière est transformée en troisième Tivoli ; un des premiers parcs d'attractions, qui propose entre autres des ascensions aéronautiques et un tir au pigeon ; il est fréquenté par Charles Fourier
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Événement
Événement
1782
1782
p 166
Construction de la Maison de La Force, sur les plans de la prison
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Événement
1782
janvier 1782 — Prison de la Force
p 166
Construction de la prison royale de la Force ; vestiges du mur d'enceinte au fond de la cour
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Événement
1832
5 juin 1832 — Hôtel de Laborde/Demeure de Jacques Laffitte (à partir de 1822)
p 166
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Événement
1844
26 mai 1844 — Hôtel de Laborde/Demeure de Jacques Laffitte (à partir de 1822)
p 166
Mort du banquier Jacques Laffitte ruiné ; ses obsèques sont financés par souscription nationale
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Événement
1792
10 août 1792 — Demeure de Jean-Joseph de Laborde (à partir de 1772)
p 166
Pillage, le soir du 10 août, de l'Hôtel du fermier général Laborde, enrichi entre autres dans la traite des esclaves, conseiller financier de Louis XV et de Voltaire ; il sera guillotiné en 1794
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Événement
1840
1840 — Barrière de La Motte Picquet/Mur des Fermiers généraux
p 167
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Événement
Événement
1795
1795 — Caserne de la Légion de police (emplacement musée d'Orsay)
p 172
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Événement
1795
1795 — Caserne de la Légion de police
p 172
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Événement
1705
17 octobre 1705 — Demeure de Ninon de Lenclos
p 172
Mort d'Anne de Lenclos dite Ninon ; elle tenait ici un salon célèbre depuis 1667
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Événement
1651
1 février 1651 — Folie de Ninon de Lenclos
p 172 & 241
Mort en duel du marquis de Sévigné chez Ninon de Lenclos ; elle y reçoit la reine Christine de Suède
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Événement
Date imprécise — Cimetière des Lépreux
p 173
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Événement
Événement
1787
1787 — Hôtel de Lionne-Pontchartrain
p 175
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Événement
1787
1787 — Barrière de Longchamp/Mur des Fermiers généraux
p 177
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Événement
1780
1780 — Caserne de Lourcine/Caserne de gardes-françaises
p 179
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Événement
1704
12 avril 1704 — Hôtel de Louvois/Demeure de Louvois/Séjour de Jacques Bénigne Bossuet
p 179
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Événement
1704
12 avril 1704 — Hôtel de Louvois/Demeure de Louvois/Séjour de Jacques Bénigne Bossuet
p 179
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Événement
1843
1843
p 179
Port au Foin en 1671, puis au bois ; rattachée au quai en 1843
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Événement
1687
22 mars 1687 — Demeure de Jean-Baptiste Lully (à partir de 1684)
p 180
Jean-Baptiste Lully meurt le 22 mars 1687 au 28 rue Boissy d'Anglas, d'une gangrène qu'il s'est lui-même causée. L'histoire de cette mort est l'une des plus étranges de la musique occidentale. Le 8 janvier 1687, Lully di …

Jean-Baptiste Lully meurt le 22 mars 1687 au 28 rue Boissy d'Anglas, d'une gangrène qu'il s'est lui-même causée. L'histoire de cette mort est l'une des plus étranges de la musique occidentale.

Le 8 janvier 1687, Lully dirige au couvent des Feuillants une exécution solennelle de son Te Deum pour célébrer la guérison de Louis XIV. Il bat la mesure à sa manière habituelle — non avec une baguette mais avec une longue canne ferrée qu'il frappe contre le sol. Dans l'élan de la direction, il se frappe violemment le bout du pied. La blessure paraît bénigne. Elle ne l'est pas.

La gangrène s'installe. Les médecins conseillent l'amputation de l'orteil, puis du pied. Lully refuse. Il est au sommet de sa puissance — surintendant de la musique du roi, créateur de l'opéra français, maître absolu de la vie musicale de Versailles depuis vingt ans — et il ne veut pas mourir manchot. Un moine lui prédit qu'il mourra s'il ne se laisse pas amputer. Lully brûle ostensiblement la partition de son dernier opéra pour prouver qu'il se repent de ses péchés — et refuse quand même l'amputation.

La gangrène gagne la jambe, puis le corps. Il agonise deux mois et demi rue Boissy d'Anglas. On dit qu'à la fin, convaincu de mourir, il redemanda sa partition pour en recopier une autre copie.

Florentin d'origine, naturalisé français, anobli par Louis XIV, Lully avait incarné pendant trois décennies la grandeur musicale du règne. Il mourut comme il avait vécu — par excès.

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Événement
1793
1793 — Couvent des Madelonnettes (vestige : pan de mur)
p 181
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Événement
1785
1785 — Barrière du Maine/Mur des Fermiers généraux
p 182
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Événement
1357
7 juillet 1357
p 182
Ce jour de juillet 1357, le roi de France est prisonnier à Londres, et un drapier parisien décide que Paris mérite sa propre maison. Le 7 juillet 1357, Étienne Marcel, prévôt des marchands de Paris, installe la juridicti …

Ce jour de juillet 1357, le roi de France est prisonnier à Londres, et un drapier parisien décide que Paris mérite sa propre maison.

Le 7 juillet 1357, Étienne Marcel, prévôt des marchands de Paris, installe la juridiction municipale dans la Maison aux Piliers, sur la place de Grève. Le bâtiment doit son nom à ses arcades au rez-de-chaussée. Il devient la première Maison Commune de Paris — ancêtre direct de ce qui sera l'Hôtel de Ville.

L'acte est banal en apparence. Il ne l'est pas. Depuis le milieu du XIIIe siècle, le prévôt des marchands siégeait au parloir aux bourgeois — un bâtiment discret, dont les pouvoirs restaient strictement encadrés par la couronne. En acquérant la Maison aux Piliers au nom de la municipalité, Marcel transforme une institution de commodité en une institution de pouvoir, enracinée dans la pierre, au cœur de la ville.

Paris en juillet 1357 est une ville en crise. Le roi Jean II le Bon, capturé par les Anglais à la bataille de Poitiers en septembre 1356, est prisonnier à Londres. La rançon — quatre millions d'écus — exige des impôts massifs. Les grandes compagnies de mercenaires démobilisés pillent les campagnes. Le dauphin Charles, dix-huit ans, assure une régence fragile. C'est dans ce vide politique qu'Étienne Marcel a trouvé sa place.

Prévôt des marchands depuis 1354, drapier de son état, Marcel n'est pas un révolutionnaire au sens moderne. Il cherche à instaurer une monarchie contrôlée — un régime où les états généraux superviseraient les finances royales, nommeraient et révoqueraient les conseillers du roi. En mars 1357, il obtient la promulgation de la Grande Ordonnance, vaste plan de réforme administrative. L'installation dans la Maison aux Piliers, quatre mois plus tard, est son acte institutionnel le plus durable.

La place de Grève n'est pas un lieu quelconque : c'est là que la Seine dépose ses sables, là que les bateliers et les journaliers s'assemblent chaque matin pour offrir leurs bras, là que le bois et le blé arrivent dans Paris. C'est le poumon économique de la ville. Marcel le sait.

Sa chute est à la hauteur de son ambition. Le 22 février 1358, ses hommes assassinent deux maréchaux devant le dauphin, le couvrent de leur sang et lui font coiffer le chaperon rouge et bleu des couleurs de Paris. L'affrontement avec la couronne devient inévitable. Marcel s'allie successivement à la Jacquerie paysanne, à Charles de Navarre et aux mercenaires anglais — perdant chaque fois une partie de la rue parisienne. Le 31 juillet 1358, l'échevin Jean Maillard rassemble les bourgeois contre lui. Étienne Marcel est massacré à la porte Saint-Antoine, ses clefs en main.

La Maison aux Piliers lui survit cent soixante-seize ans. Elle tombe en ruines au XVIe siècle. En 1529, François Ier accepte de la remplacer par un palais municipal de style Renaissance, dessiné par l'architecte italien Boccador. La première pierre est posée en 1533. C'est ce bâtiment — agrandi, remanié, incendié par la Commune en 1871 et reconstruit sous la IIIe République — qui occupe aujourd'hui la même place de Grève, rebaptisée place de l'Hôtel-de-Ville.

Charles V, traumatisé par la journée du 22 février 1358 au cours de laquelle Marcel l'avait couvert du sang de ses conseillers, fit ériger la Bastille pour couvrir la porte Saint-Antoine — exactement là où Marcel avait été tué — et s'assurer une retraite vers Vincennes en cas de nouvelle insurrection parisienne.

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Événement
1300
1300 — Parlouer aux Bourgeois/Parloir aux Bourgeois (dépendance du couvent des Jacobins)/Municipalité de Paris
p 182-185 & 216
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Événement
1300
1300 — Parlouer aux Bourgeois/Parloir aux Bourgeois (à cheval sur l'enceinte de Charles V)/Municipalité de Paris
p 182-185 & 216
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Événement
Date imprécise
p 184
Île utilisée comme lieu de duels, puis cimetière pour malades contagieux et pour les huguenots massacrés pendant la Saint Barthélemy ; on suppose qu'y fut construit l'éphémère hôpital de Grenelle
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Événement
Date imprécise — Chapelle du Martyr/Martyrium de Montmartre
p 187
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Événement
1785
1785 — Barrière de Ménilmontant/Barrière de la Roulette/Mur des Fermiers généraux
p 189-190
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Événement
1472
1472 — Première faculté de Médecine à Paris
p 189
Installation de la faculté de Médecine, fondée en 1331 suite à une injonction papale datant de 1163 interdisant au clergé d'étudier la médecine sous peine d'excommunication. L'amphithéâtre est de 1604
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Événement
1472
1472 — Première faculté de Médecine à Paris
p 189
Installation de la faculté de Médecine, fondée en 1331 suite à une injonction papale datant de 1163 interdisant au clergé d'étudier la médecine sous peine d'excommunication. L'amphithéâtre est de 1604
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Événement
1871
21 janvier 1871 — Prison de Mazas
p 189
Libération de Gustave Flourens et Henry Bauër, emprisonnés après le 31 octobre
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Événement
1807
1807
p 189
Premier des cinq abattoirs légaux et obligatoires créés entre 1808 et 1818
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Événement
1763
1763 — Hôtel des Menus Plaisirs
p 190
Construction de "l'Hôtel des Menus Plaisirs du Roi" ; ancêtre de notre ministère de la Culture
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Événement
1776
24 octobre 1776 — Château de Ménilmontant (panneau)
p 190
Il tombe, il perd connaissance, il se réveille au crépuscule sans savoir qui il est : il en tirera l'une des rares descriptions d'un bonheur pur de la littérature française. Jean-Jacques Rousseau a soixante-quatre ans en …

Il tombe, il perd connaissance, il se réveille au crépuscule sans savoir qui il est : il en tirera l'une des rares descriptions d'un bonheur pur de la littérature française.

Jean-Jacques Rousseau a soixante-quatre ans en 1776. Il vit rue Plâtrière, aujourd'hui rue Jean-Jacques-Rousseau, dans le 1er arrondissement, dans un modeste appartement où il copie de la musique pour vivre. Il est brouillé avec presque tout le monde : avec Voltaire, avec Diderot, avec Hume. Il se croit victime d'un complot universel, ce qui n'est pas entièrement faux et pas entièrement vrai. Il ne publie plus. Il herborise et il marche.

Le 24 octobre 1776, il redescend de Ménilmontant, alors village campagnard hors de Paris, où il est allé herboriser. Sur la route, un grand chien danois lancé au galop devant un carrosse le renverse. Il est projeté violemment au sol, tête la première.

Il perd connaissance. Ce qu'il écrit ensuite est resté célèbre. Revenant à lui à la nuit tombante, il ne se souvient ni de sa chute, ni de son nom, ni de rien : "Je naissais dans cet instant à la vie, et il me semblait que je remplissais de ma légère existence tous les objets que j'apercevais. Tout entier au moment présent, je ne me souvenais de rien ; je n'avais nulle notion distincte de mon individu. Je sentais dans tout mon être un calme ravissant."

Ce texte forme la Deuxième Promenade des "Rêveries du promeneur solitaire," dernier livre de Rousseau, resté inachevé à sa mort en 1778. C'est l'une des premières descriptions littéraires d'un état de conscience pure, sans mémoire ni identité, et l'un des textes fondateurs de tout ce que la littérature fera ensuite de l'introspection.

L'anecdote a une suite grinçante. Le bruit court dans Paris que Rousseau est mort. Un journal publie même une notice nécrologique. Rousseau, qui lit cela vivant, y voit une nouvelle preuve du complot ourdi contre lui. Un panneau au 128 rue Pelleport, dans le 20e arrondissement, rappelle l'emplacement approximatif de la chute.

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Événement
Événement
1793
12 juillet 1793 — Parc du château de Ménilmontant/Station du télégraphe de Chappe
p 190
Premier essai de transmission par le télégraphe optique, entre Ménilmontant et St Martin du Tertre
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Événement
1793
12 juillet 1793 — Parc du château de Ménilmontant/Station du télégraphe de Chappe
p 190
Premier essai de transmission par le télégraphe optique, entre Ménilmontant et St Martin du Tertre
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Événement
1801
1801 — Couvent Notre-Dame de la Miséricorde/Grand Orient de France
p 190
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Événement
1774
1774 — Hôtel de Mézières/Grand Orient de France
p 191
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Événement
1778
1778 — Noviciat des Jésuites/Grand Orient de France
p 191
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Événement
1786
1786 — Barrière de Grenelle/Barrière des Ministres (pendant la Révolution)/Mur des Fermiers généraux
p 192
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Événement
1796
10 octobre 1796 — Barrière de Grenelle/Lieu d'exécutions militaires/Conjuration du camp de Grenelle/Conjuration des Égaux
p 192
Ils venaient sans armes rallier des soldats qu'ils croyaient acquis ; on les attendait, et ceux qui survécurent au massacre furent fusillés un mois plus tard contre le mur de la barrière. La Conjuration des Égaux est le …

Ils venaient sans armes rallier des soldats qu'ils croyaient acquis ; on les attendait, et ceux qui survécurent au massacre furent fusillés un mois plus tard contre le mur de la barrière.

La Conjuration des Égaux est le premier projet communiste de l'histoire moderne. Gracchus Babeuf, ancien commissaire à terrier devenu journaliste du Tribun du Peuple, réunit autour de lui d'anciens Montagnards et des militants sectionnaires : Buonarroti, Darthé, Sylvain Maréchal. Leur programme dépasse tout ce que la Révolution avait osé formuler : abolition de la propriété privée, mise en commun des terres et des produits, égalité réelle et non plus seulement égalité devant la loi. "La Révolution française n'est que l'avant-courrière d'une autre révolution bien plus grande, bien plus solennelle, et qui sera la dernière."

Le complot est éventé en mai 1796 sur dénonciation de Grisel, officier infiltré. Babeuf, Buonarroti et Darthé sont arrêtés. Mais des militants restés libres tentent une dernière action.

Dans la nuit du 9 au 10 septembre 1796, plusieurs centaines de démocrates se dirigent vers le camp militaire de Grenelle, à l'ouest de Paris. Leur plan est de rallier la garnison, composée de soldats supposés acquis aux idées républicaines avancées. Ils viennent désarmés, comptant sur la persuasion. Le Directoire est informé. La troupe les attend. La cavalerie charge. Des dizaines d'hommes sont sabrés sur place. Les survivants sont arrêtés.

Une commission militaire les juge, en violation des garanties légales. En octobre 1796, le conseil siégeant au Temple prononce trente-trois condamnations à mort. Le 10 octobre 1796, trente et un condamnés sont fusillés à la barrière de Grenelle, sur l'actuel boulevard de Grenelle dans le 15e arrondissement, lieu ordinaire des exécutions militaires. Parmi eux trois anciens conventionnels : Claude Javogues, Joseph Cusset, Marc-Antoine Huguet.

Babeuf et Darthé seront guillotinés à Vendôme en mai 1797. Buonarroti, condamné à la déportation, survivra et publiera en 1828 "La Conspiration pour l'Égalité dite de Babeuf," livre qui transmettra le babouvisme aux révolutionnaires du XIXe siècle, à Blanqui, puis à Marx et Engels, qui verront dans les Égaux les premiers communistes modernes.

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Événement
1786
1786 — Barrière de Monceau/Mur des Fermiers généraux
p 193
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Événement
Événement
Événement
1667
1667 — Demeure de Molière (emplacement présumé, face à la maison de Racine)
p 193
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Événement
Date imprécise — Gibet de Montigny
p 195
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Événement
Événement
1810
1 juillet 1810 — Cité d'Antin/Hôtel de Montesson/Ambassade d'Autriche (tentes installées 5-7 rue La Fayette)
p 195
Il avait épousé une archiduchesse pour consolider son empire. Le bal donné en leur honneur tua plusieurs dizaines d'invités. En décembre 1809, Napoléon avait divorcé de Joséphine — stérile, selon lui. En avril 1810, il é …

Il avait épousé une archiduchesse pour consolider son empire. Le bal donné en leur honneur tua plusieurs dizaines d'invités.

En décembre 1809, Napoléon avait divorcé de Joséphine — stérile, selon lui. En avril 1810, il épousait Marie-Louise d'Autriche, fille de l'Empereur François Ier d'Autriche, son ennemi d'hier. Mariage dynastique : il s'agissait de légitimer l'Empire en s'alliant à la plus vieille maison régnante d'Europe. L'Autriche venait d'être battue à Wagram. Elle offrait sa fille.

Le prince Karl von Schwarzenberg, ambassadeur d'Autriche à Paris, donne le 1er juillet 1810 un grand bal en l'honneur du couple impérial. On a construit dans les jardins de l'hôtel de Montesson — rue du Mont-Blanc, aujourd'hui rue de la Chaussée-d'Antin — de vastes tentes provisoires dessinées par l'architecte Bénard : lambrissées, tendues de mousseline blanche, éclairées par des centaines de bougies. Douze cents invités. L'élite de l'Empire, les ambassadeurs des cours alliées, la famille des maréchaux.

Vers onze heures du soir, une tenture prend feu au contact d'un candélabre. Le tissu s'embrase, les mâts s'effondrent, la toile brûlante retombe sur les invités. La panique est immédiate. Les portes étroites ne permettent pas d'évacuer rapidement une foule de cette densité. On se piétine. On brûle.

Napoléon était présent ; il put s'échapper. Le bilan est difficile à établir : Marie-Louise écrit à son père qu'il y eut « une vingtaine de morts » ; Léonce Grasilier nota qu'on dénombra au moins quatre-vingt-dix convois funèbres quittant l'ambassade dans les jours suivants. Parmi les victimes identifiées : la princesse Pauline d'Arenberg, belle-sœur de Schwarzenberg, brûlée vive. Napoléon fit tenir la presse pour minimiser l'ampleur de la catastrophe — il craignait qu'on y voie un présage.

L'incendie eut une conséquence durable : par décret impérial du 18 septembre 1811, Napoléon créa le bataillon des sapeurs-pompiers de Paris, troupe militaire spécialisée dans la lutte contre les incendies. Elle existe encore.

Schwarzenberg lui-même commanda en 1813 les forces de la coalition alliée. À Leipzig, en octobre, ses armées infligèrent à Napoléon la défaite qui scella sa chute. L'ambassadeur du bal avait fini chef de guerre.

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Événement
Événement
1933
1933 — Square de la Liberté/Vigne du Clos Montmartre
p 196 & 197
Plantation de l'actuelle vigne de Montmartre, sur un terrain arraché aux griffes des promoteurs
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Événement
1635
1635 — Porte Montmartre/Enceinte de Louis XIII
p 197
Construction de la 3ème porte Montmartre de l'enceinte dite des Fossés Jaunes
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Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste/Porte Montmartre (vestiges)
p 197
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Événement
1380
1380 — Porte Montmartre/Enceinte de Charles V
p 197
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Événement
1785
1785 — Barrière de Montparnasse/Mur des Fermiers généraux
p 198
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Événement
1591
1591
p 198
Moulins détruits par la Ligue lors du siège qu'Henri IV fit de Paris, pour dégager l'enceinte
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Événement
Événement
1785
1785 — Barrière de Montreuil/Mur des Fermiers généraux
p 199
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Événement
1765
1765 — Clôture de Montreuil (la première)
p 199
Poste d'octroi déplacé ensuite à la hauteur de la rue de Tunis
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Événement
1854
1854 — Barrière de Montrouge//Mur des Fermiers généraux
p 199
Poste d'octroi ouvert en 1854 et qui ne dura qu'une dizaine d'années : l'ouverture fait 6m de large pour permettre le passage de convois exceptionnel
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Événement
1854
1854 — Barrière de Montrouge//Mur des Fermiers généraux
p 199
Poste d'octroi ouvert en 1854 et qui ne dura qu'une dizaine d'années : l'ouverture fait 6m de large pour permettre le passage de convois exceptionnel
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Événement
Date imprécise — Clôture de Montreuil (la seconde)
p 199
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Événement
1907
26 juillet 1907 — Couvent des Oiseaux (transformée en prison en 1794)
p 200
Le 26 juillet 1907, les dernières religieuses du Couvent des Oiseaux furent expulsées de leurs bâtiments. C'était la deuxième fois que ce couvent devenait une prison. La première, c'était en 1794. Le Couvent des Oiseaux …

Le 26 juillet 1907, les dernières religieuses du Couvent des Oiseaux furent expulsées de leurs bâtiments. C'était la deuxième fois que ce couvent devenait une prison. La première, c'était en 1794.

Le Couvent des Oiseaux occupait les 84-88 de la rue de Sèvres et les 59-67 du boulevard des Invalides, dans le 7e arrondissement. Les Dames des Oiseaux y tenaient depuis des décennies une pension pour jeunes filles « de bonne famille » — une maison d'éducation choisie par l'aristocratie et la haute bourgeoisie catholiques. On y apprenait la piété, les langues, les arts.

En 1794, le couvent avait une première fois été converti en prison. Les religieuses revenues après la Révolution avaient repris leurs activités, reconstruisant à l'intérieur du régime laïque une enclave d'éducation confessionnelle qui traversa la Restauration, la Monarchie de Juillet et le Second Empire.

La loi de 1901 sur les associations, puis celle de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État, mirent fin à ce monde. Sous le gouvernement Clemenceau, l'application des lois fut rigoureuse. Le 26 juillet 1907, les dernières religieuses furent expulsées. Les bâtiments furent transformés en prison — exactement comme en 1794.

Il est rare qu'un même bâtiment subisse deux fois la même transformation, sous deux régimes opposés, avec cent treize ans d'écart.

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Événement
Événement
Événement
1523
8 août 1523 — Marché aux pourceaux
p 201
Il avait la langue coupée. Il ne pouvait plus réciter les prières que ses juges exigeaient de lui. On le brûla quand même. Le 8 août 1523, au Marché aux pourceaux, à l'angle de la rue de l'Échelle et de la rue Saint-Hono …

Il avait la langue coupée. Il ne pouvait plus réciter les prières que ses juges exigeaient de lui. On le brûla quand même.

Le 8 août 1523, au Marché aux pourceaux, à l'angle de la rue de l'Échelle et de la rue Saint-Honoré, dans le 1er arrondissement, un moine augustinien du nom d'Augustin Vallière fut brûlé vif. Avant l'exécution, on lui coupa la langue. C'était la procédure habituelle pour les hérétiques condamnés par le Parlement : priver le condamné de parole pour qu'il ne puisse ni haranguer la foule ni proférer des blasphèmes au moment de mourir.

Vallière avait été touché par les idées de Luther, diffusées en France depuis 1517. Franciscains et augustiniens avaient été parmi les premiers à débattre de la réforme de l'Église, et quelques religieux avaient franchi la ligne de la dissidence. Vallière était de ceux-là. Il est traditionnellement considéré comme le premier martyr de la Réforme en France : d'autres suspects avaient été poursuivis avant lui, mais lui fut le premier à périr sur le bûcher pour ses convictions protestantes.

Le règne de François Ier présentait alors une ambiguïté qui ne durerait pas : le roi était curieux des nouvelles idées, protégeait des humanistes, tolérait un certain évangélisme de cour. Mais la machine judiciaire du Parlement et de la Sorbonne ne tolérait pas la contestation dogmatique. Vallière fut brûlé trois ans avant que les placards luthériens n'inquiètent véritablement la monarchie.

Luther, apprenant sa mort, lui consacra un texte. Les historiens protestants en firent l'acte fondateur d'une longue série de martyres. La rue de l'Échelle, dont le nom rappelait l'instrument d'exécution, disparut au XIXe siècle lors des travaux haussmanniens.

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Événement
1304
1304 — Collège de Navarre
p 203
Collège fondé par Jeanne de Navarre, le plus prestigieux de Paris
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Événement
1304
1304
p 203
[[Dante|doc:dante-alighieri.WebHome]] est élève ici en 1304, et [[Buridan|doc:jean-buridan.WebHome]] professeur de philosophie en 1330 ; professeurs et étudiants viennent de différentes régions : Normandie, France, Angle …

[[Dante|doc:dante-alighieri.WebHome]] est élève ici en 1304, et [[Buridan|doc:jean-buridan.WebHome]] professeur de philosophie en 1330 ; professeurs et étudiants viennent de différentes régions : Normandie, France, Angleterre, Picardie...

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Événement
Date imprécise — Hôtel de Navarre/Séjour de Navarre/Séjour d'Orléans
p 203-204
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Événement
Événement
1232
1232 — Hôtel de Nesle
p 204
Résidence de la mère de Louis IX, qui fut régente à deux reprises
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Événement
1537
1537
p 205
Porte neuve construite 40 m à l'ouest de l'enceinte de Charles V
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Événement
Événement
1801
1801 — Couvent Notre-Dame de Bon Secours (de 1648)
p 208
Première filature de coton à Paris, fondée par François Richard et Joseph Lenoir-Dufresne dans un ancien couvent de Bénédictines ; elle emploie 700 ouvriers
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Événement
1833
Événement
Date imprécise — Pont de la Nouvelle France/Grand Égout
p 210
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Événement
1822
1822
p 210
Quartier d'artistes sous la Restauration et le Second Empire ; dont le nom fut donné par le Journal des débats
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Événement
1772
1772 — Caserne de la Nouvelle France/Caserne de gardes-françaises
p 210
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Événement
Événement
Événement
1793
2 juin 1793 — Palais Royal/Palais Égalité (de 1792 à 1804)/Section de la Butte des Moulins/Section des Filles St Thomas
p 215
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Événement
1801
1801 — Palais Royal/Palais Égalité/Tribunat
p 215
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Événement
1163
21 avril 1163 — Abbaye de St Germain des Prés (porte Papale)
p 216 & 267
Porte papale de l'enceinte de l'abbaye de St Germain des Prés murée en 1551
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Événement
Date imprécise — Porte St Benoît/Enceinte de l'abbaye de St Germain des Prés
p 216 & 267
Porte percée dans l'enceinte de l'abbaye de St Germain des Prés vers la fin du 17ème siècle
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Événement
1263
avril 1263
p 216 & 274
Premier siège de la municipalité de Paris, contrôlée par la hanse des marchands de l'eau, à partir de 1263 ; elle se réunissait dans la chapelle St Leufroy voisine
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Événement
1861
Événement
1561
28 décembre 1561 — Maison des Patriarches (lieu de culte protestant toléré)/Tumulte de St Médard/Vacarme de St Médard
p 218
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Événement
1561
28 décembre 1561 — Maison des Patriarches (lieu de culte protestant toléré)
p 218
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Événement
1358
1358
p 220
Canal élargi pour constituer les fossés de St Germain des Prés jusqu'au 17ème siècle
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Événement
Date imprécise — Le Pet au Diable
p 220
Mégalithe appelé le Pet-au-Diable, situé au pied d'une tour, forteresse des comtes de Meulan. Il était le point de départ des processions des feux de la St Jean. Il fut détruit en 1453 suite à des rixes entre police et é …

Mégalithe appelé le Pet-au-Diable, situé au pied d'une tour, forteresse des comtes de Meulan. Il était le point de départ des processions des feux de la St Jean. Il fut détruit en 1453 suite à des rixes entre police et étudiants

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Événement
1610
1610 — Porte du Petit Bourbon/Enceinte de l'abbaye de St Germain des Prés
p 220
Ouverture d'une entrée secondaire de l'abbaye de St Germain des Prés
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Événement
1180
1180 — Pont Perrin
p 220
Pont de pierre, d'où le nom "perrin", enjambant un ru qui deviendra un égout
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Événement
1831
1831 — Mairie de l'ex 3ème arrondissement/Mairie du 2ème arrondissement/Salle des Petits Pères
p 221
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Événement
1765
1765 — Clôture des Petits Porcherons/Clôture de Pologne !!!
p 221 & 226
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Événement
1787
1787 — Barrière de Picpus (ou Pique-Puce)/Barrière des Poules/Barrière de la Liberté (pendant la Révolution)Mur des Fermiers généraux
p 222
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Événement
Événement
1792
1792 — Maison de santé Picquenot (transformée en prison)
p 223
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Événement
Date imprécise — La Pierre au Lard
p 223
Mégalithe appelé la Pierre-au-Lard, déformation de "ladre", c'est-à-dire lépreux, entre St Merry et la fontaine Maubuée
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Événement
Date imprécise — La Pierre au Lait/La Pierre au Lay
p 223
Mégalithe appelé la Pierre-au-Lay, situé entre le Châtelet et la Tour St Jacques
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Événement
Événement
855
855
p 224
Le Grand Pont, détruit par les Vikings, est remplacé par une passerelle en bois
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Événement
1697
1697 — Marché aux chevaux/Fontaine Poliveau
p 225-226
Marché aux chevaux transféré par Louis XIII ; il subsiste le pavillon des contrôleurs, de 1762 ; sur la façade, la grue symbolise la patience, et le coq la vigilance
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Événement
1645
1645 — Poterne de la Poissonnerie (rebaptisée porte Ste Anne en 1685)/Enceinte de Louis XIII
p 225
Poterne ouverte dans l'enceinte de Louis XIII pour faciliter l'entrée de la marée
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Événement
1812
23 octobre 1812 — Caserne Popincourt (de 1770 à 1885)
p 228
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Événement
1685
1685 — Cimetière du Port au Plâtre/Cimetière protestant
p 229
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Événement
1562
5 avril 1562 — Temple de Popincourt (lieu de culte protestant toléré)
p 229
Le 5 avril 1562, la foule détruit le temple protestant de Popincourt, rue Popincourt, aux abords du faubourg Saint-Antoine. C'est l'acte fondateur de la première guerre de religion — la première d'une série de huit qui e …

Le 5 avril 1562, la foule détruit le temple protestant de Popincourt, rue Popincourt, aux abords du faubourg Saint-Antoine. C'est l'acte fondateur de la première guerre de religion — la première d'une série de huit qui ensanglantera la France pendant trente-six ans.

Le temple n'était pas une église à proprement parler — c'était un lieu de culte toléré, établi sur des terres appartenant à la famille Popincourt, à la lisière de Paris. La régente Catherine de Médicis avait accordé aux protestants le droit de se réunir hors des murs de la ville par l'édit de janvier 1562. L'assemblée était nombreuse, plusieurs milliers de fidèles s'y retrouvaient régulièrement.

Six semaines plus tôt, le 1er mars 1562, le duc de Guise et ses hommes avaient massacré à Wassy, en Champagne, une congrégation protestante réunie dans une grange — entre vingt-trois et soixante morts selon les sources, des centaines de blessés. Le massacre de Wassy avait mis le royaume en feu. Les huguenots s'armaient. Le connétable Anne de Montmorency, catholique intransigeant, encourageait la destruction des lieux de culte protestants dans Paris.

Ce 5 avril, la foule catholique parisienne rase le temple de Popincourt. Les protestants en armes occupent Orléans trois semaines plus tard. La guerre commence.

Elle durera jusqu'à l'édit de Nantes en 1598 — avec entre-temps la Saint-Barthélemy, en 1572, qui fera plusieurs milliers de morts à Paris en une seule nuit.

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Événement
1562
5 avril 1562 — Temple de Popincourt (lieu de culte protestant toléré)
p 229
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Événement
1749
1749 — Pont des Porcherons/Grand Égout
p 229
Pont qui franchissait le Grand Égout, aujourd'hui les rues de Provence et Richer
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Événement
Événement
Événement
1685
1685 — Cimetière protestant (à partir de 1614)
p 230-231
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Événement
1163
1163
p 231
Le Pré aux Clercs passe de l'abbaye de St Germain à l'Université
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Événement
Événement
Événement
Date imprécise
p 232
Pressoir de l'abbaye de Montmartre que les vignerons étaient contraints d'utiliser contre redevance
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Événement
1661
1661 — Collège des Quatre Nations
p 235
Tombeau de Mazarin dans le collège qu'il avait fait construire pour 60 boursiers venant de 4 nations rattachées à la France : Pignerol, c'est-à-dire le Piémont, Alsace, Flandre et Artois
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Événement
Événement
Événement
1793
1793
p 237
Le Pont Notre-Dame est rebaptisé pont de la Raison pendant la Révolution
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Événement
1812
1812 — Barrière d'eau de la Rapée/Mur des Fermiers généraux
p 238
Patache de la barrière d'eau de la Rapée contrôlant les bateaux
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Événement
1786
1786 — Première Barrière de la Rapée/Mur des Fermiers généraux
p 238
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Événement
1791
1791 — Hôtel de Rambouillet/Théâtre du Vaudeville
p 238
Salle du Waux-hall d'Hiver, où s'installa le premier théâtre du Vaudeville ; nom issu de des origines de ce théâtre musical et un peu grivois né dans les "Vaux de Vire", en Normandie
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Événement
1786
1786 — Barrière de Ramponneau/Barrière de Riom/Barrière de l'Orillon/Barrière des Moulins/Mur des Fermiers généraux
p 238
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Événement
1786
1786 — Barrière des Rats/Barrière de Mont-Louis/Mur des Fermiers généraux
p 239
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Événement
1830
1830 — Barrière de la Réforme/Mur des Fermiers généraux
p 239
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Événement
1572
1572 — Hôtel de la Reine/Hôtel de Soissons/Colonne Médicis
p 240
Colonne supposée d'observation astrologique érigée pour Catherine de Médicis à l'usage de son astrologue et "parfumeur" Cosimo Ruggieri
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Événement
1393
28 janvier 1393 — Hôtel de la Reine Blanche/Château de la Reine Blanche
p 240
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Événement
1393
28 janvier 1393 — Hôtel de la Reine Blanche/Château de la Reine Blanche
p 240
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Événement
Événement
1786
1786 — Barrière de Reuilly/Mur des Fermiers généraux
p 241
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Événement
1737
Événement
1765
1765 — Folie Richelieu/Second Tivoli/Salon de Fortunée Hamelin
p 242
Lieu de débauche sous le règne de Louis XV ; transformé en Tivoli en 1811, puis propriété de Fortunée Hamelin qui y tient un salon en 1821
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Événement
482
482 — Manoir de Reuilly
p 242
Manoir champêtre des rois mérovingiens dans le hameau de Reuilly, vers 628
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Événement
1790
1790
p 242
Pont de la Concorde achevé avec les pierres de la Bastille
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Événement
1841
1841 — Enceinte de Thiers (bastion n° 48)/Porte de la Révolte/Les Fortifs
p 242
Porte de l'enceinte de Thiers supprimée dès 1860 et remplacée par la Porte Champerret
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Événement
Événement
1826
1826 — Barrière de Rochechouart/Barrière de Clignancourt/Mur des Fermiers généraux
p 243
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Événement
1647
1647 — Hôtel de Roannès ou Roannez
p 243
Demeure de l'inventeur, avec Blaise Pascal, des carrosses à 5 sols : anc^tres des "Omnibus", en 1662. Ils périclitèrent après la décision royale de les interdire aux gens du peuple, leur faisant perdre une partie de leur …

Demeure de l'inventeur, avec Blaise Pascal, des carrosses à 5 sols : anc^tres des "Omnibus", en 1662. Ils périclitèrent après la décision royale de les interdire aux gens du peuple, leur faisant perdre une partie de leur clientèle

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Événement
1765
1765 — Clôture de la Roquette
p 244
Poste d'octroi remplacé par la barrière d'Aunay ou de la Roquette
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Événement
1831
1831 — Prison de la Petite Roquette (ouverte en 1830)
p 245
Prison des jeunes détenus devenue prison pour femmes en 1932 ; elle aura vu passer 75 000 enfants, parmi lesquels la mortalité était de 12%
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Événement
1788
1788 — Barrière du Roule/Mur des Fermiers généraux
p 246
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Événement
Date imprécise — Maison de St Lazare du Roule
p 246
Maladrerie pour ouvriers de la monnaie atteints de lèpre mais aussi de maladies de peau professionnelles
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Événement
1784
1784 — Orphelinat du Roule/Hôpital Beaujon
p 246
Orphelinat du Roule, qui devint hôpital de l'Ouest en 1795 et hôpital Beaujon en 1803
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Événement
Événement
1728
1728 — Clôture du Roule/Porte d'Argencourt/Fausse porte St Honoré
p 246
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Événement
Événement
1845
1845 — Enceinte de Thiers (bastions n° 49 et 50)/Porte de Sablonville/Les Fortifs
p 249
Porte de l'enceinte de Thiers ; les Fortifs pour les parisiens
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Événement
1356
1356 — Porte St Antoine/Enceinte de Charles V
p 250
Construction de la 3ème porte St Antoine, faisant partie de l'enceinte de Charles V
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Événement
1356
Événement
1671
1671
p 251
Construction de la 4ème porte St Antoine. Elle subsistera jusqu'à la démolition de l'enceinte de Louis XIII
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Événement
890
890 — Église St Barthélemy
p 251
Construction de la chapelle du Palais de la Cité, démolie en 1858
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Événement
1671
Événement
1338
1338 — Réfectoire du collège des Bernardins (architecture cistercienne)
p 252
Logis du Pape, vestige médiéval du collège des Bernardins, fondé en 1244
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Événement
Date imprécise — Porte St Benoît/Enceinte de l'abbaye de St Germain des Prés
p 252
Porte percée dans l'enceinte de l'abbaye de St Germain des Prés vers la fin du 17ème siècle
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Événement
1490
1490 — Nouvelle Porte St Bernard (arc de triomphe)/Enceinte de Charles V
p 252
Porte reconstruite en 1606 ; remplacée par un arc de triomphe à la gloire de Louis XIV en 1670
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Événement
1765
1765 — Clôture St Bernard
p 252
Poste d'octroi remplacé par la barrière de la Gare des Fermiers généraux
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Événement
1787
1787 — Barrière St Denis/Barrière de La Chapelle/Barrière de Franciade (pendant la Révolution)/Mur des Fermiers généraux
p 254
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Événement
Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste/Porte St Denis/Porte des Peintres
p 254
Première porte St Denis, faisant partie de l'enceinte de Philippe Auguste
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Événement
1786
1786 — Barrière Poissonnière/Mur des Fermiers généraux
p 255
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Événement
1015
1015 — Prison gallo-romaine/Église St Denis de la Chartre
p 255
Prison du prieuré de St Denis de la Chartre ; mot qui signifie prison en vieux français, venant du latin carcer, qui nous a laissé "carcéral"
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Événement
Événement
1793
1793 — Prieuré St Edmond/Schola Cantorum
p 258
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Événement
1209
1209 — Enceinte de Philippe Auguste/Porte Papale/Porte Ste Geneviève (murée en 1556 lors du creusement d'un fossé)
p 259
Porte de l'enceinte de Philippe Auguste modifiée sous Charles V, puis à nouveau remaniée
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Événement
Événement
1786
1786 — Barrière Ste Marie/Barrière Franklin/Mur des Fermiers généraux
p 262
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Événement
Date imprécise
p 262
Emplacement du cours de l'ancien bras ou ancien cours de la seine, appelé plus tard "ceinture Ste Opportune" ; Jean de Laborde en fait couvrir une partie à ses frais en 1771
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Événement
Événement
1792
1792 — Prison de Ste Pélagie
p 262-263
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Événement
1240
1240 — Deuxième porte St Germain/Porte des Cordeliers/Enceinte de Philippe Auguste
p 266-267
La porte des Cordeliers constitue une adjonction tardive à l'enceinte de Philippe Auguste. Contrairement à la porte de Buci qui figurait parmi les six portes originelles de la rive gauche, celle-ci fut percée ultérieurem …

La porte des Cordeliers constitue une adjonction tardive à l'enceinte de Philippe Auguste. Contrairement à la porte de Buci qui figurait parmi les six portes originelles de la rive gauche, celle-ci fut percée ultérieurement pour répondre aux besoins croissants de circulation du faubourg en développement.

Selon un acte de 1240, le percement de cette nouvelle ouverture fut accordé aux religieux de Saint-Germain-des-Prés. La porte se situait rue de l'École-de-Médecine, entre la rue du Paon-Saint-André et la cour du Commerce-Saint-André, face au couvent des Cordeliers (Franciscains) qui lui donna son nom initial de "porte des Cordeliers" ou "porte des Frères-mineur".

Cette porte secondaire, probablement de dimensions plus modestes qu'une porte principale, facilitait l'accès au quartier universitaire en pleine expansion et au couvent franciscain établi à proximité. Au cours du XIIIe siècle, plusieurs poternes similaires furent ajoutées à l'enceinte de Philippe Auguste pour désengorger le trafic des portes principales, témoignant de la croissance démographique et commerciale de Paris.

Lorsque la porte de Buci fut murée après la trahison de 1418, la porte des Cordeliers acquit une importance accrue. Vers 1430, elle fut agrandie et prit alors le nom de "nouvelle porte Saint-Germain", reprenant l'ancienne appellation de la porte de Buci désormais condamnée. Cette substitution créa une confusion historique entre les deux portes qui perdure encore aujourd'hui.

La porte des Cordeliers, devenue porte Saint-Germain, fut supprimée en 1586, redonnant l'exclusivité du passage à la porte de Buci réouverte depuis 1550. Comme l'ensemble des vestiges de l'enceinte de Philippe Auguste, elle fut finalement démolie par arrêt du Conseil du roi du 24 mars 1684.

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Événement
1765
1765 — Clôture St Germain
p 266
Poste d'octroi remplacé par la barrière de la Cunette des Fermiers généraux
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Événement
1213
1213 — Porte St Germain/Porte de Buci/Enceinte de Philippe Auguste
p 266
Première porte St Germain, puis de Buci, de l'enceinte de Philippe Auguste. La porte de Buci, construite en 1209 lors de l'édification de l'enceinte de Philippe Auguste sur la rive gauche, représente l'une des portes maj …

Première porte St Germain, puis de Buci, de l'enceinte de Philippe Auguste.

La porte de Buci, construite en 1209 lors de l'édification de l'enceinte de Philippe Auguste sur la rive gauche, représente l'une des portes majeures de Paris médiéval. Située à l'angle actuel de la rue Saint-André-des-Arts et de la rue Mazet, cette porte fortifiée marquait l'entrée du faubourg Saint-Germain.

Offerte dès sa construction à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés par Philippe Auguste, la porte devait être entretenue par les religieux. Flanquée de deux tours imposantes d'environ quinze mètres de hauteur et huit mètres de diamètre, elle contrôlait le passage du chemin menant à l'abbaye, axe de circulation essentiel entre la rive gauche et la Cité. Cette voie portait alors le nom de "chemin de Saint-Germain-des-Prés".

Initialement nommée "porte Saint-Germain", elle changea de nom en 1350 lorsque Simon de Buci, chevalier et Premier Président du Parlement, l'acheta aux religieux moyennant une rente annuelle de vingt livres parisis. Cette acquisition comprenait également les logements des tours et le droit de percevoir certains péages. Dès lors, la porte et la rue adjacente prirent le nom de "Buci".

L'histoire de la porte bascula tragiquement dans la nuit du 28 au 29 mai 1418. Jean Perrinet Le Clerc, gardien des clefs, commit une trahison mémorable en ouvrant la porte aux troupes bourguignonnes du sire de L'Isle-Adam, alliées aux Anglais. Huit cents hommes d'armes pénétrèrent alors dans Paris, livrant la capitale au pillage. Dix-huit mille personnes furent massacrées dans les jours suivants.

Suite à ce drame, la porte fut murée et la rue abandonnée. La porte ne fut rouverte qu'en 1550 sur ordre d'Henri II, reconstruite à neuf et ornée d'un grand écusson aux armes de la ville. Elle fut finalement démolie vers 1672 lors du démantèlement progressif de l'enceinte médiévale, devenue obsolète face à l'expansion de la ville.

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Événement
Date imprécise — Abbaye de St Germain des Prés
p 267
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Événement
580
Événement
Date imprécise — Fourches patibulaires de St Germain/Lieu patibulaire
p 268
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Événement
1275
1275 — Pilori de l'abbaye de St Germain des prés
p 268
Pilori des abbés de St Germain des Prés qui avaient droit de basse et de haute justice
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Événement
1634
1634 — Porte St Honoré/Enceinte de Louis XIII
p 270
Construction de la 3ème porte St Honoré, élément de l'enceinte de Louis XIII
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Événement
1213
1213 — Porte St Jacques (plan en façade)/Enceinte de Philippe Auguste
p 270
Construction de la Porte St Jacques de l'enceinte de Philippe Auguste
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Événement
Date imprécise — Hôpital St Jacques aux Pèlerins/Chemin de St Jacques de Compostelle
p 270
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Événement
1648
1648 — Tour St Jacques (clocher de l'église St Jacques la Boucherie démolie)
p 270-271
Lieu erroné des expériences barométriques et du "crève-tonneau" ; Pascal les effectue en fait du clocher de St Jacques du Haut-Pas
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Événement
1060
1060
p 270-271
Logettes d'écrivains publics autour de l'église St Jacques la Boucherie, dont celle d'écrivain-juré de Nicolas Flamel
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Événement
Événement
1765
1765 — Clôture St Jacques
p 270
Poste d'octroi remplacé par la barrière de la Fosse aux Lions
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Événement
1190
1190 — Enceinte de Philippe Auguste/Porte St Honoré
p 270
Première porte St Honoré, faisant partie de l'enceinte de Philippe Auguste
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Événement
1380
1380 — Porte St Honoré/Porte des Aveugles/Enceinte de Charles V
p 270
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Événement
1508
1508 — Clocher de l'église St Jacques la Boucherie/Chemin de St Jacques de Compostelle
p 270-271
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Événement
Événement
1254
1254 — Église St Magloire/Église St Jacques du Haut-Pas/Commanderie des Hospitaliers
p 271
Commanderie des Frères Hospitaliers de l'ordre de Malte, vouée à l'assistance des pèlerins
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Événement
1158
1158 — Commanderie St Jean de Latran/Commanderie des Hospitaliers
p 271
Commanderie des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem, comprenant sa propre prison
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Événement
1158
1158 — Commanderie St Jean de Latran/Commanderie des Hospitaliers
p 271
Commanderie des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem, comprenant sa propre prison
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Événement
1717
16 novembre 1717 — Chapelle St Jean le Rond (ancien baptistère jouxtant Notre-Dame, démolie en 1748)
p 272
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Événement
Date imprécise — Justice de St Lazare
p 273-274
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Événement
Date imprécise — Port St Landry/Port des Nautae parisiaci
p 273
Premier port de Lutèce, entre la rue des Colombes et la rue des Chantres
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Événement
1147
1147 — Maladrerie St Ladre
p 274
Léproserie visitée par Louis VII avant son départ pour la croisade
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Événement
1917
1917 — Maison St Lazare (transformée en prison)
p 274
Mata Hari est arrêtée pour espionnage ; elle est peut-être victime d'une intoxication des services secrets allemands
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Événement
1789
13 juillet 1789 — Maison de St Lazare
p 274
Pillage de la Maison de St Lazare par le peuple suite au bruit qu'il s'y trouvait stocké du blé ; on y trouve de quoi remplir 52 voitures de grain
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Événement
Date imprécise — Justice des abbés de St Magloire
p 275 & 278
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Événement
1632
1632 — Poterne St Louis/Enceinte de Louis XIII
p 275
Porte percée sous Louis XIII dans l'ancienne enceinte de Charles V
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Événement
Événement
1786
1786 — Barrière de St Mandé/Mur des Fermiers généraux
p 276
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Événement
Date imprécise — Nécropole mérovingienne
p 276
Plus grande nécropole mérovingienne de Paris, datant de la fin du 3ème siècle, où furent découvertes des centaines de tombes, devenue cimetière des Gobelins puis St Marcel
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Événement
1356
1356 — Porte St Martin/Enceinte de Charles V
p 277-278
Construction 2ème porte St Martin, faisant partie de l'enceinte de Charles V
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Événement
Événement
1134
1134 — Abbaye de St Martial
p 277
Les religieuses de St Martial sont chassées pour leurs mœurs dissolues
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Événement
Événement
1722
Événement
1190
1190 — Porte St Martin/Enceinte de Philippe Auguste
p 277
Première porte St Martin, faisant partie de l'enceinte de Philippe Auguste ; elle en comportait 13 portes, et 70 tours
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Événement
1230
1230 — Réfectoire du prieuré St Martin des Champs
p 278
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Événement
1230
1230 — Chapelle St Martin le Vieux
p 278
Chapelle en mémoire de deux étudiants tués sur le Pré aux Clercs, appelée aussi chapelle des Orges
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Événement
1140
1140 — Prieuré St Martin des Champs
p 278
Mur crénelé et échauguette de l'enceinte du prieuré intégré aux bâtiments des Arts et Métiers
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Événement
1130
1130 — Église du prieuré St Martin des Champs
p 278
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Événement
Événement
1604
21 mars 1604 — Cimetière de l'hôpital de la Charité/Cimetière St Pierre/Cimetière protestant
p 281
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Événement
Date imprécise — Poterne St Paul/Tour Montgomery/Enceinte de Philippe Auguste
p 281
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Événement
Date imprécise — Cimetière St Pierre-St Paul/Nécropole mérovingienne
p 282
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Événement
1812
29 octobre 1812 — Cimetière parisien de Vaugirard
p 284
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Événement
1209
1209 — Porte St Victor/Enceinte de Philippe Auguste
p 286
Porte St Victor de l'enceinte de Philippe Auguste donnant accès à l'abbaye de St Victor
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Événement
1209
1209 — Porte St Victor/Enceinte de Philippe Auguste
p 286
Porte St Victor de l'enceinte de Philippe Auguste donnant accès à l'abbaye de St Victor
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Événement
1786
1786 — Barrière de la Santé/Mur des Fermiers généraux
p 287
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Événement
Date imprécise — Maison St Marcel/Hospice Ste Anne
p 287-288
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Événement
Événement
1627
1627 — La Savonnerie/Manufacture de tapisserie
p 289
Ateliers de fabrication des tapis transférés du Louvre dans une ancienne savonnerie ; on y exploitait des enfants orphelins que l'on faisait travailler gratuitement
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Événement
Événement
1766
Événement
1370
1370 — Le Séjour du Roi
p 290
Maison champêtre de Charles V, au pied des remparts qu'il avait fait construire
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Événement
1938
1938 — Île des Singes/Cours de la Bièvre
p 291
Ancienne île sur la Bièvre, appelée Île aux Singes, ou Île des Singes ; le nom de la rivière pourrait venir du latin "biver", le castor, ou du gaulois "bawa", la boue
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Événement
1786
1786 — Barrière de Sévres/Mur des Fermiers généraux
p 291
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Événement
Événement
1798
1798 — Hôtel Taillepied de Bondy/Café Frascati
p 295
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Événement
1794
1794 — Hôtel Tambonneau/Télégraphe de Chappe
p 295-296
Chappe installe le service de son télégraphe en 1794. Il meurt en tombant dans un puits, par suicide ou accident, le 23 janvier 1805
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Événement
1288
1288 — Première porte du Temple/Porte Ste Avoie/Enceinte de Philippe Auguste
p 297-298
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Événement
1715
1715 — Château des Ternes
p 298
Lieu de méditation de Jacques Bénigne Bossuet ; le nom vient d'un établissement gallo-romain nommé la "villa externa"
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Événement
1364
1364 — Deuxième porte du Temple/Enceinte de Charles V
p 298
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Événement
1364
1364 — Deuxième porte du Temple/Enceinte de Charles V
p 298
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Événement
1288
1288 — Poterne du Temple/Poterne du Chaume/Enceinte de Philippe Auguste
p 298
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Événement
1139
1139 — Maison des Templiers/Le Vieux Temple
p 298
Premier établissement à Paris de l'ordre des Templiers, fondé à Jérusalem en 1118 ; la date de leur installation à Paris est incertaine : 1132, 1139, 1152...
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Événement
1139
1139 — Maison des Templiers/Le Vieux Temple/Hôtel des Garnisons
p 298
Premier établissement des Templiers à Paris ; il s'étendait jusqu'à la rue de Lobau ; la date de leur installation à Paris est incertaine : 1132, 1139, 1152...
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Événement
1783
15 octobre 1783 — Folie Titon/Manufacture de papiers-peints Réveillon (de 1763)/Lieu du premier vol humain (vol captif)
p 301
Fabrication de la Montgolfière, et essais par Jean-François Pilâtre de Rozier en vol captif ; dans la manufacture de papiers peints Réveillon, qui comptait alors 350 ouvriers
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Événement
1773
22 octobre 1773 — Folie Titon (propriété du duc de Chartres construite en 1673)
p 301
Le futur Philippe Égalité est intronisé grand maître de la Grande Loge de France
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Événement
1789
28 avril 1789 — Manufacture de papiers-peints Jean-Baptiste Réveillon
p 301
Pillage et incendie de la manufacture de Réveillon, candidat aux états généraux qui aurait déclaré que 15 sous de salaire par jour suffisaient si les ouvriers n'allaient pas les boire à la taverne. La répression fait 100 …

Pillage et incendie de la manufacture de Réveillon, candidat aux états généraux qui aurait déclaré que 15 sous de salaire par jour suffisaient si les ouvriers n'allaient pas les boire à la taverne. La répression fait 100 morts et 300 blessés

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Événement
Événement
1559
Événement
Date imprécise — Porte des Tournelles de Vaugirard
p 303
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Événement
Événement
Événement
Événement
1786
1786 — Barrière des Trois Couronnes/Mur des Fermiers généraux
p 307
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Événement
Événement
1789
9 novembre 1789 — Salle du Manège/Siège de l'Assemblée Constituante (1159 membres)
p 307-308
Sièges successifs de l'Assemblée Constituante, de la Législative, et de la Convention jusqu'au 9 mai 1793. Par la suite, celui du Conseil des Cinq-Cents
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Événement
1789
6 octobre 1789 — Palais des Tuileries (de 1564)
p 308
Elles étaient parties chercher du pain ; elles reviennent avec le roi. Le cortège est parti la veille de la place de Grève. Six à sept mille femmes, des poissardes des Halles, des ouvrières, des marchandes, remontant les …

Elles étaient parties chercher du pain ; elles reviennent avec le roi.

Le cortège est parti la veille de la place de Grève. Six à sept mille femmes, des poissardes des Halles, des ouvrières, des marchandes, remontant les Champs-Élysées sous la pluie, armées de piques, de couteaux de cuisine et de quelques canons traînés à bras. Reine Audu marche en tête, Stanislas Maillard négocie, Théroigne de Méricourt est de la partie. La Garde nationale de La Fayette a suivi, contrainte par ses propres soldats.

Dans la nuit du 5 au 6 octobre, la foule force les grilles du château de Versailles. Des gardes du corps sont tués. Marie-Antoinette fuit ses appartements par un passage dérobé. Au matin, la foule réclame le roi au balcon. Louis XVI paraît. Puis la reine, seule, sous les huées, qui s'incline longuement. La Fayette lui baise la main : le geste calme la place.

Puis vient la demande de fond : que le roi vienne à Paris. Louis XVI accepte. Le 6 octobre 1789, dans l'après-midi, le cortège reprend la route en sens inverse. Devant, les femmes portent des pains au bout de leurs piques et chantent qu'elles ramènent "le boulanger, la boulangère et le petit mitron." Derrière suivent les carrosses royaux, la Garde nationale, cent chariots de blé pris aux réserves de Versailles.

À l'Hôtel de Ville, Bailly, maire de Paris, accueille la famille royale. La réception est enthousiaste. On croit encore possible une monarchie constitutionnelle réconciliée avec son peuple. Le roi prononce quelques mots aimables.

Puis la famille royale gagne le palais des Tuileries, inhabité depuis Louis XIV, poussiéreux, mal chauffé. Elle y sera de fait assignée à résidence. Le roi ne quittera plus Paris que pour la fuite manquée de Varennes en juin 1791, qui achèvera de ruiner sa crédibilité.

Le pouvoir a changé de lieu. Versailles était le château où le roi convoquait la France ; les Tuileries sont le palais où Paris surveille le roi. En un jour et une nuit, des femmes qui réclamaient du pain ont déplacé le centre politique du royaume. L'Assemblée constituante suivra le mouvement et s'installera à Paris quelques jours plus tard.

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Événement
Événement
1359
1359
p 311
Canal qui divisait l'île pour servir de fossé à l'enceinte de Charles V ; construction de la tour Loriot
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Événement
1496
1496 — Vallée de Misère/Grande Vallée
p 312
Cloaque entre Châtelet et Seine, suite aux ravages de l'inondation de 1496
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Événement
1683
6 octobre 1683 — Hôtel Vanel/Demeure de Jean-Baptiste Colbert
p 312
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Événement
1786
1786 — Barrière de Vaugirard/Mur des Fermiers généraux
p 313
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Événement
Événement
Événement
Événement
998
998 — Château de Vauvert
p 315
Château mystérieux, situé à l'écart de la ville et squatté par des bandits ; origine de l'expression "envoyer quelqu'un au diable Vauvert"
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Événement
1157
1157 — Archet St Merry/Enceinte du 11ème siècle/Les Vieux Murs
p 316
Archet jouxtant l'église St Merri, vestige de l'enceinte du 11ème siècle
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Événement
1786
1786 — Barrière des Vertus/Mur des Fermiers généraux
p 316
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Événement
1765
Événement
Événement
1786
1786 — Barrière de Senlis/Mur des Fermiers généraux
p 319
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Événement
1578
1578 — Église du village de La Villette
p 319
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Date imprécise — Justice de La Villette St Lazare
p 319
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