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📖 Paris histoire d'une Ville PITTE Jean-Robert
Bibliographie

Paris histoire d'une Ville

PITTE Jean-Robert
Les Atlas Hachette, 1993.
11 Fiches citant cet ouvrage
1993 Édition

Fiches citant cet ouvrage

11 fiches
Événement
1407
23 novembre 1407 — Allée aux Arbalétriers/Hôtel Barbette/Hôtel de la Reine
p 54
Assassinat du duc d'Orléans qui déclenche la guerre civile entre Bourguignons et Armagnacs. Elle durera une trentaine d'années Le 23 novembre 1407, Louis Ier d'Orléans, frère du roi Charles VI, est assassiné à Paris, à p …

Assassinat du duc d'Orléans qui déclenche la guerre civile entre Bourguignons et Armagnacs. Elle durera une trentaine d'années

Le 23 novembre 1407, Louis Ier d'Orléans, frère du roi Charles VI, est assassiné à Paris, à proximité du 38 rue des Francs-Bourgeois, alors qu’il rentre de l’Hôtel Barbette où il avait rendu visite à la reine Isabeau de Bavière. L’attaque, menée par une quinzaine d’hommes sous la direction de Raoul d’Anquetonville et orchestrée par Jean sans Peur, duc de Bourgogne, est soigneusement préparée. Thomas Courteheuse, valet du roi, joue un rôle dans la conspiration en prévenant le duc d’un faux appel du roi. Louis d’Orléans est tué à coups de hache après avoir été jeté à bas de sa monture. Cet assassinat marque le début d’une guerre civile entre les factions des Bourguignons, menés par Jean sans Peur, et des Armagnacs, partisans de la famille d’Orléans. Ce conflit, alimenté par la folie du roi Charles VI et la rivalité pour le contrôle du royaume, durera environ trente ans et déstabilisera profondément la France en pleine guerre de Cent Ans.

Sources

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Événement
1358
22 février 1358 — Prieuré St Éloi (ex abbaye St Martial)
p 54
Lieu de réunion des bourgeois parisiens d'où partit l'insurrection contre le Dauphin
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Événement
1358
22 février 1358 — Prieuré St Éloi (ex abbaye St Martial)
p 54
Le 22 février 1358, Paris bascule. Depuis des mois, la ville gronde : [[guerre de Cent Ans|doc:guerre-de-cent-ans.WebHome]], rançon du roi Jean le Bon prisonnier en Angleterre, impôts écrasants, disette. Au cœur de cette …

Le 22 février 1358, Paris bascule. Depuis des mois, la ville gronde : guerre de Cent Ans, rançon du roi Jean le Bon prisonnier en Angleterre, impôts écrasants, disette. Au cœur de cette crise, le prévôt des marchands Étienne Marcel prend la tête d’une opposition bourgeoise au dauphin Charles, futur Charles V, soupçonné de protéger les grands seigneurs et de faire payer au « menu peuple » le prix de la défaite.

Ce jour‑là, les représentants des métiers et des quartiers se rassemblent près du Palais de la Cité, autour du prieuré Saint‑Éloi / Saint‑Martial, qui sert de point de rencontre aux notables parisiens. De là part la colonne des bourgeois en armes, reconnaissables à leurs chaperons aux couleurs de la ville. Ils pénètrent dans le Palais, forcent l’accès au dauphin et font irruption dans la salle où se tient le conseil.

La scène est brutale : sous la pression de Marcel et des siens, deux proches du prince, les maréchaux de Champagne et de Normandie, sont massacrés sous ses yeux. Le dauphin, terrorisé, est contraint d’endosser le chaperon parisien, signe de sa soumission momentanée à la ville insurgée. Pour Marcel et ses partisans, il s’agit de briser l’entourage jugé coupable de la banqueroute du royaume et d’imposer une monarchie contrôlée par les États et par la capitale.

Cette journée marque l’apogée mais aussi le début de la chute d’Étienne Marcel. En s’attaquant directement au dauphin et à son conseil, il franchit un seuil que beaucoup de Parisiens hésiteront ensuite à assumer. Quelques mois plus tard, le retournement d’alliance et l’assassinat de Marcel aux portes de Paris mettront fin à cette première révolution urbaine manquée.

[L’église Saint‑Martial n'existant plus, l'emplacement est approximatif; on mentionne aussi 3 boulevard du Palais]

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Événement
1358
22 février 1358 — Palais des rois capétiens/Palais de Justice/Conciergerie
p 54
« Sire, ne vous ébahissez pas des choses que vous allez voir » : le prévôt des marchands vient d’entrer dans la chambre du dauphin. Au début de 1358, le royaume est à la dérive. Le roi Jean le Bon est prisonnier des Angl …

« Sire, ne vous ébahissez pas des choses que vous allez voir » : le prévôt des marchands vient d’entrer dans la chambre du dauphin.

Au début de 1358, le royaume est à la dérive. Le roi Jean le Bon est prisonnier des Anglais depuis la défaite de Poitiers, et son fils, le dauphin Charles, gouverne à sa place, sans prestige ni expérience. Face à lui se dresse le prévôt des marchands de Paris, Étienne Marcel, qui veut une monarchie contrôlée par les états généraux : c’est l’objet de la grande ordonnance de 1357, dont le roi captif a interdit l’application. La nouvelle que Jean le Bon a accepté, par le premier traité de Londres, de céder la moitié du royaume à l’Angleterre achève d’échauffer les esprits.

Le 22 février, Marcel convoque trois mille Parisiens en armes. Aux abords du palais, la foule surprend Regnault d’Acy, l’un des négociateurs du traité : il se réfugie dans une pâtisserie, où on l’égorge. Puis elle envahit le palais de la Cité, la résidence du dauphin. Marcel, qui en connaît le chemin, monte avec ses partisans jusqu’à la chambre du prince. Deux fidèles se tiennent à ses côtés, le maréchal de Champagne Jean de Conflans et le maréchal de Normandie Robert de Clermont. Ils sont tués sous ses yeux ; leur sang éclabousse le dauphin, qui se croit perdu.

Vient alors le geste resté célèbre. Marcel oblige le prince à coiffer le chaperon rouge et bleu des émeutiers, aux couleurs de Paris, et prend pour lui le chapeau princier. L’humiliation est publique ; elle vaut aussi sauf-conduit, car sous ces couleurs le dauphin n’a plus rien à craindre de la foule. Sur la place de Grève, le prévôt justifie les meurtres : les maréchaux étaient des « traîtres du royaume ». Le dauphin doit ratifier la mort de ses conseillers et renouveler l’ordonnance de 1357.

En l’épargnant, Marcel croyait tenir un prince facile à manœuvrer : c’est une lourde erreur. Quelques semaines plus tard, le dauphin quitte Paris et entreprend d’en couper les accès. Le 31 juillet 1358, à la porte Saint-Antoine, Étienne Marcel est massacré par des Parisiens que Jean Maillart a rameutés pour le régent. Devenu Charles V, le dauphin n’oubliera pas cette journée : il fera élever la Bastille, qui protège l’hôtel Saint-Pol, sa résidence favorite, et couvre la route de Vincennes.

Du palais des rois capétiens subsistent la Conciergerie et la Sainte-Chapelle, enclavées dans le Palais de justice. Étienne Marcel a sa statue équestre au bord de la Seine, dans les jardins de l’Hôtel de Ville, depuis le 14 juillet 1888.

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Événement
1465
9 septembre 1465 — Porte St Antoine/Enceinte de Charles V
p 54
Négociation du roi avec la Ligue du bien public et les bourguignons
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Événement
1436
14 avril 1436 — Bastide St Antoine/Forteresse de la Bastille
p 54
Au 5, rue Saint-Antoine (IVe arr.), la forteresse de la Bastille Saint-Antoine abrite les derniers soldats anglais de Paris. Ils n'en ont plus pour longtemps. Depuis seize ans, Paris vit sous occupation anglaise. Le trai …

Au 5, rue Saint-Antoine (IVe arr.), la forteresse de la Bastille Saint-Antoine abrite les derniers soldats anglais de Paris. Ils n'en ont plus pour longtemps.

Depuis seize ans, Paris vit sous occupation anglaise. Le traité de Troyes, signé en 1420, a livré la capitale au roi d'Angleterre. Le duc de Bedford gouverne la ville au nom du jeune Henri VI ; les Parisiens subissent, entre guerre civile, disette et humiliation. Mais en 1435, tout bascule : le traité d'Arras réconcilie Philippe le Bon avec Charles VII. La Bourgogne change de camp. L'Angleterre, privée de son allié et de Bedford — mort la même année —, perd pied.

Le 13 avril 1436, Arthur de Richemont, connétable de France, se présente devant les murs de Paris avec ses troupes. À l'intérieur, un complot est en marche. Michel de Laillier, riche bourgeois et changeur, a organisé un réseau prêt à ouvrir les portes. La conspiration est éventée, les clés confisquées. Qu'importe : la ville se soulève. Des Parisiens grimpent sur les remparts, abaissent une échelle, forcent la porte Saint-Jacques. Jean de Villiers de l'Isle-Adam est le premier à planter la bannière française sur la muraille.

C'est la débandade pour la garnison anglaise. Les soldats refluent vers la forteresse de la Bastille Saint-Antoine, au bout de la rue Saint-Antoine — la seule position encore tenable. Ils s'y barricadent. Mais sans vivres, sans renforts possibles, la situation est désespérée.

Le 15 avril, c'est fini. Richemont offre une sortie honorable : la vie sauve contre le départ immédiat. La garnison capitule et prend la route de Rouen. Après seize ans, Paris est française.

L'ironie, c'est que Charles VII ne se presse guère. Il n'entrera dans sa capitale que dix-huit mois plus tard, en novembre 1437, découvrant une ville ravagée. Quant à l'Isle-Adam, le héros du 13 avril, il mourra à Bruges quarante et un jours après son exploit — sans avoir eu le temps de savourer la victoire.

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Événement
1465
1465
p 54
Résidence occupée par la Ligue du Bien Public, alliée de Charles le Téméraire
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Événement
1358
22 février 1358 — Statue d'Étienne Marcel
p 54
Révolte des bourgeois parisiens et des Jacques, révoltés ruraux ; la statue fut érigée en 1888, en protestation contre l'absence d'un maire pour Paris
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Événement
1382
1er mars 1382 — Hôtel du Boccador/Hôtel de Ville
p 54
Le 1ᵉʳ mars 1382, Paris explose autour d’une question qui parle à tout le monde : les impôts sur la vie quotidienne. Depuis la mort de Charles V, ses oncles, régents du jeune Charles VI, ont rétabli des taxes sur les den …

Le 1ᵉʳ mars 1382, Paris explose autour d’une question qui parle à tout le monde : les impôts sur la vie quotidienne. Depuis la mort de Charles V, ses oncles, régents du jeune Charles VI, ont rétabli des taxes sur les denrées de base – vin, pain, viande – après les avoir un temps abolies, et la colère gronde dans les rues. Aux Halles, la dispute entre une marchande et un percepteur dégénère : des collecteurs d’impôts sont pris à partie, certains tués, et la foule se met à scander « Liberté ! Liberté ! Aux armes ! ».

Très vite, l’émeute prend une tournure insurrectionnelle. Les manifestants se ruent vers l’Hôtel de Ville, alors installé dans l’hôtel du Boccador : ils enfoncent les portes, s’emparent des maillets de plomb ou de fer que le prévôt Hugues Aubriot avait fait entreposer pour armer la milice bourgeoise en cas d’attaque ennemie. C’est de ces armes improvisées que vient leur surnom de « Maillotins ». Armés de ces maillets, ils se répandent dans la ville, frappent des percepteurs, brûlent des registres fiscaux, ouvrent les prisons, et s’en prennent aussi, dans un climat de haine religieuse, aux communautés juives, accusées d’usure.

Le jeune roi Charles VI n’est pas encore en mesure de réagir directement : ses oncles – notamment le duc d’Anjou et le duc de Bourgogne, Louis de Naples étant lui aussi impliqué dans les affaires financières du royaume – tentent d’abord la négociation, puis se retirent avec la cour à Vincennes, laissant Paris en effervescence. Hugues Aubriot, quant à lui, est libéré par les insurgés des prisons ecclésiastiques où il était détenu, ironie de l’histoire pour celui qui avait organisé les défenses de la ville quelques années plus tôt.

La répression viendra plus tard. Après avoir vaincu la révolte des Gantois à Roosebeke, le roi rentre à Paris en 1383 et, sous l’influence de ses oncles, fait pendre ou décapiter de nombreux Maillotins, sans toujours distinguer coupables et simples notables compromis. La ville perd pour des décennies sa municipalité autonome : prévôt des marchands et échevins sont supprimés, au profit d’un contrôle direct par le prévôt du roi.

La révolte des Maillotins reste dans l’histoire parisienne comme l’un des premiers grands soulèvements antifiscaux urbains : un mouvement parti du marché, armé d’outils détournés en armes, qui vise autant la misère provoquée par les impôts que les désordres et le luxe ostentatoire de la cour.

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Événement
1470
1er février 1470 — Collège de Sorbon (collège de théologie fondé en 1253)/Première imprimerie à Paris/La Sorbonne
p 54
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Événement
1765
1765 — Clôture St Germain
p 83
Poste d'octroi remplacé par la barrière de la Cunette des Fermiers généraux
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