🗺 Lieux & Arrondissements 🎭 Thèmes ⏳ Époques 👤 Personnages 📅 Événements 🚶 Balades 🧭 Explorer 📚 Bibliographie À propos
14 novembre 1868
Événement

Au procès de la souscription Baudin, Gambetta fait le procès du coup d’État

Palais de justice
📍 4 boulevard du Palais anciennement : rue de la Barillerie · place du Palais de Justice
Signaler une erreur
Léon Gambetta, l’avocat de Delescluze, photographié par Étienne Carjat. Étienne Carjat — Archives Paris révolutionnaire

Le 14 novembre 1868, à la sixième chambre du tribunal correctionnel, l’avocat de Delescluze transforme une affaire de souscription en procès du 2 Décembre. Le jugement tombe le jour même.

Ils sont huit prévenus. Delescluze, du Réveil ; Charles Quentin ; Peyrat, de L’Avenir national ; Challemel-Lacour, de la Revue politique ; les deux Gaillard, le cordonnier de Belleville et son fils ; Abel Peyrouton ; le gérant de La Tribune, jugé par défaut parce que son avocat, Jules Favre, plaide ce jour-là à Nîmes. On les poursuit pour « manœuvres à l’intérieur » : ils ont honoré la tombe de Baudin et ouvert une souscription pour lui élever un monument. La veille, Crémieux a plaidé. Le 14, c’est Emmanuel Arago, puis Gambetta, trente ans, inconnu. « Où étaient, le 2 décembre, M. Thiers, M. de Rémusat, M. Dupont de l’Eure, tous les honnêtes gens ? À Mazas ! à Vincennes ! » Le président essaie l’ironie : « Me Gambetta, mesurez vos forces, vous n’irez pas jusqu’au bout. » Il va jusqu’au bout. Delescluze prend six mois de prison et 2 000 francs d’amende, les autres des amendes. L’affaire entière, de la tombe retrouvée au cimetière Montmartre jusqu’au monument, est racontée au 2 novembre.

Texte rédigé avec l’aide de l’IA, relu et corrigé par la rédaction.