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📖 Promenades dans les rues de Paris ROCHEGUDE Henri PASCHAL de & CLÉBERT Jean-Paul
Bibliographie

Promenades dans les rues de Paris

ROCHEGUDE Henri PASCHAL de & CLÉBERT Jean-Paul
Denoël, 1958.
36 Fiches citant cet ouvrage
1958 Édition

Fiches citant cet ouvrage

36 fiches
Événement
1726
février 1726 — Hôtel de Sully
t1 p 141-142
Bastonnade de Voltaire par les sbires du chevalier de Rohan-Chabot, pour avoir répondu à ce dernier, qui lui avait demandé : "Arouet ? Voltaire ? Enfin, avez-vous un nom ?", "Mon nom, je le commence, vous finissez le vôt …

Bastonnade de Voltaire par les sbires du chevalier de Rohan-Chabot, pour avoir répondu à ce dernier, qui lui avait demandé : "Arouet ? Voltaire ? Enfin, avez-vous un nom ?", "Mon nom, je le commence, vous finissez le vôtre !"

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Événement
1356
1356 — Porte St Denis/Bastide St Denis/Enceinte de Charles V
t1 p 93-94
Construction de la 2ème porte St Denis, faisant partie de l'enceinte de Charles V
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Événement
1774
28 décembre 1774 — Demeure de Jean-Jacques Rousseau
t1 p 40-41
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Événement
1792
9 août 1792 — Demeure de Maurice Duplay/Demeure de Maximilien de Robespierre
t1 p 75
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Événement
1851
4 décembre 1851 — Barricade en 1851
t1 p 88
Denis Dussoubs est abattu par la troupe, alors qu'il remplaçait son frère malade, le député Gaston Dussoubs, sur une barricade dressée contre le coup d'État de Badinguet
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Événement
1851
4 décembre 1851 — Barricade en 1851
t1 p 88
Denis Dussoubs est abattu par la troupe, alors qu'il remplaçait son frère malade, le député Gaston Dussoubs, sur une barricade dressée contre le coup d'État de Badinguet
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Événement
1848
24 février 1848 — Souterrain des Tuileries/Terrasse du Bord de l'Eau
t1 p 25
Au matin du 24 février 1848, la monarchie de Juillet a encore l’air en place, mais tout est déjà en train de se défaire. Les barricades se multiplient, la Garde nationale ne sait plus de quel côté se mettre, et une parti …

Au matin du 24 février 1848, la monarchie de Juillet a encore l’air en place, mais tout est déjà en train de se défaire. Les barricades se multiplient, la Garde nationale ne sait plus de quel côté se mettre, et une partie de la bourgeoisie préfère désormais la République à un roi devenu encombrant. Louis‑Philippe tente un dernier numéro d’équilibriste : il abdique en faveur de son petit‑fils, avec la duchesse d’Orléans comme régente. Mais ni la rue ni les députés ne se contentent de ce bricolage dynastique. La Chambre est envahie, les insurgés marchent vers les Tuileries : le pouvoir lui échappe.

C’est là qu’intervient le fameux souterrain de la terrasse du Bord de l’Eau. Plutôt que de sortir par les grandes portes du palais, Louis‑Philippe s’éclipse par un passage discret sous la terrasse qui longe la Seine, pour déboucher du côté de l’actuelle place de la Concorde. Habillé comme un bourgeois ordinaire, il grimpe dans une voiture louée et prend la route de Saint‑Cloud, puis de l’exil anglais. Pendant qu’il disparaît par en dessous, les insurgés montent par les escaliers officiels, envahissent les salons, renversent le trône, s’approprient les symboles de la monarchie. Au‑dessus, le peuple occupe le décor du pouvoir ; en dessous, le roi sort par la trappe.

Vu avec les lunettes de Marx, cette scène n’est pas qu’une bonne histoire. Elle résume le rôle et la fin de la monarchie de Juillet. En 1830, Louis‑Philippe avait été installé par la bourgeoisie comme un roi « raisonnable », chargé de protéger les intérêts des possédants dans un cadre plus libéral. En 1848, la même bourgeoisie accepte de se débarrasser du roi pour sauver l’essentiel : ses positions économiques et son influence politique, qu’elle espère prolonger sous forme républicaine. Le souterrain incarne ce mouvement : on laisse filer la couronne, à condition que l’ordre social tienne. En surface, les ouvriers et les petits gens, eux, commencent à imaginer une République qui toucherait aussi à la propriété et au travail. Entre la fuite discrète de Louis‑Philippe et la prise bruyante des Tuileries, on voit se dessiner le conflit à venir entre République bourgeoise et aspirations populaires.

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Événement
1792
décembre 1792 — Imprimerie de Jacques-René Hébert
t1 p 87
Au cœur du quartier Bonne-Nouvelle, la rue de Damiette borde ce qui fut l'une des dernières Cours des Miracles de Paris — un dédale de ruelles et de masures insalubres rasé par la police en 1667, dont il ne reste en 1793 …

Au cœur du quartier Bonne-Nouvelle, la rue de Damiette borde ce qui fut l'une des dernières Cours des Miracles de Paris — un dédale de ruelles et de masures insalubres rasé par la police en 1667, dont il ne reste en 1793 que le souvenir et la topographie tourmentée. C'est dans cet espace résiduel, rebaptisé « cour des Miracles » sur l'impressum du journal, qu'Hébert installe l'imprimerie du Père Duchesne entre les mois de décembre 1792 et d'octobre 1793. L'adresse officielle : « rue Neuve-de-l'Égalité, cour des Miracles ».

Le choix n'est pas anodin. Ce quartier populaire, dense, difficile à surveiller, est le terrain naturel d'un journal qui se veut la voix des sans-culottes. C'est ici que s'impriment, tout au long de l'année 1793, les grandes colères et les grandes joies du Père Duchesne — les numéros 171 à 312, soit près de la moitié de la série. Les crieurs les écoulent ensuite dans les sections, les cafés et les marchés, jusqu'à des tirages qui atteignent parfois 70 000 exemplaires.

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Événement
1794
14 mars 1794 — Imprimerie de Jacques-René Hébert
t1 p 87
Dans la nuit du 13 au 14 mars 1794, les gendarmes du Comité de sûreté générale se présentent au 9 rue des Forges, dans la cour des Forges de Bonne-Nouvelle. C'est ici, dans un lacis de ruelles héritées de l'ancienne Cour …

Dans la nuit du 13 au 14 mars 1794, les gendarmes du Comité de sûreté générale se présentent au 9 rue des Forges, dans la cour des Forges de Bonne-Nouvelle. C'est ici, dans un lacis de ruelles héritées de l'ancienne Cour des Miracles, qu'Hébert a installé depuis quelques mois l'imprimerie du Père Duchesne. Depuis le numéro 313, la feuille ne porte plus l'adresse de la rue Neuve-de-l'Égalité : elle s'est déplacée de quelques pas vers cette cour plus discrète, sans quitter le quartier Bonne-Nouvelle où ses crieurs l'écoulent à des dizaines de milliers d'exemplaires.

Cette nuit-là, c'est fini. Hébert et Ronsin sont arrêtés. Dix jours plus tôt, le 4 mars, les Cordeliers avaient voilé de noir la Déclaration des droits et appelé à l'insurrection contre la Convention — un geste théâtral qui n'avait pas été suivi d'actes. Robespierre et Saint-Just n'ont pas attendu davantage. L'arrestation est l'aboutissement d'un amalgame soigneusement préparé par Fouquier-Tinville : chefs cordeliers, militants de sections et suspects étrangers sont mêlés en une seule et même « conspiration ».

Le procès s'ouvre le 21 mars. Le 24, au soir, dix-neuf condamnés montent sur la charrette. Hébert, qui avait accompagné tant d'autres à l'échafaud avec ses grandes colères imprimées, doit être traîné de force jusqu'à la guillotine. Les presses de la rue des Forges se taisent avec lui — le numéro 358 sera le dernier.

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Événement
1792
13 août 1792 — Tour de la prison du Temple/Donjon du Temple
t1 p 195
Trois jours après la prise des Tuileries, le roi de France entra dans une prison dont il ne sortirait que pour monter à l'échafaud. Le 13 août 1792, Louis XVI, Marie-Antoinette, leur fille Marie-Thérèse, leur fils le dau …

Trois jours après la prise des Tuileries, le roi de France entra dans une prison dont il ne sortirait que pour monter à l'échafaud.

Le 13 août 1792, Louis XVI, Marie-Antoinette, leur fille Marie-Thérèse, leur fils le dauphin Louis-Charles, et Madame Élisabeth, sœur du roi, furent conduits au Temple, dans le 3e arrondissement. L'enclos du Temple était un vaste domaine qui avait appartenu à l'ordre des chevaliers du Temple puis aux chevaliers de Malte. Il comprenait un palais et une tour médiévale massive.

La famille fut d'abord logée dans le palais du prieur, jugé trop confortable. Quelques semaines plus tard, elle fut transférée dans la tour du Temple elle-même, dite le donjon : un édifice austère, aux fenêtres barricadées, entouré d'un mur supplémentaire que Pierre-François Palloy, l'homme qui avait démoli la Bastille, fut chargé de construire. Santerre commandait la garde.

Louis XVI fut exécuté place de la Révolution le 21 janvier 1793. Marie-Antoinette fut transférée à la Conciergerie en août 1793, jugée par le Tribunal révolutionnaire, et guillotinée le 16 octobre 1793. Madame Élisabeth fut guillotinée le 10 mai 1794. Le dauphin Louis-Charles, emprisonné seul dans sa cellule à partir de juillet 1793, mourut de maladie à la tour du Temple le 8 juin 1795, à dix ans. Sa sœur Marie-Thérèse fut la seule à survivre.

La tour du Temple fut démolie en 1811 sur ordre de Napoléon, qui craignait qu'elle ne devienne un lieu de pèlerinage royaliste.

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Événement
1741
1741 — Hôtel de Vins/Demeure de la famille Dupin/Cadran solaire
t1 p 40-41
En 1741, Jean-Jacques Rousseau, alors peu connu, entre au service de la famille Dupin à Paris, au 68 rue Jean-Jacques Rousseau. Il y occupe brièvement le rôle de précepteur pour le fils de Madame Dupin, Jacques-Armand, p …

En 1741, Jean-Jacques Rousseau, alors peu connu, entre au service de la famille Dupin à Paris, au 68 rue Jean-Jacques Rousseau. Il y occupe brièvement le rôle de précepteur pour le fils de Madame Dupin, Jacques-Armand, pendant huit jours, en attendant l’arrivée d’un nouveau tuteur. Par la suite, Rousseau devient secrétaire de Madame Dupin, participant à la rédaction et à la recherche pour ses projets littéraires, notamment une défense des droits des femmes au XVIIIe siècle. Madame Dupin, femme d’influence et d’esprit, est alors mariée à Claude Dupin, mais entretient une relation étroite avec Louis Dupin de Francueil, qui partage avec Rousseau un intérêt pour la musique. Le séjour de Rousseau dans cette maison marque une étape importante dans sa carrière intellectuelle, lui permettant de fréquenter des cercles influents de la société parisienne. La cour de la demeure comporte un cadran solaire, élément architectural typique de l’époque.

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Événement
1250
1250
t1 p 84-86
La Cour des miracles de la rue Neuve St Sauveur, appelée le "royaume d'Argot", était dominée par le grand Coësre, ou le Ragot sous Henri II. Elle est démantelée par La Reynie en 1667
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Événement
1250
1250
t1 p 84-86
La Cour des miracles de la rue Neuve St Sauveur, appelée le "royaume d'Argot", était dominée par le grand Coësre, ou le Ragot sous Henri II. Elle est démantelée par La Reynie en 1667
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Événement
Événement
1610
Événement
1784
31 juillet 1784 — Hôtel de Bezons/Demeure de Denis Diderot (14 jours avant sa mort)
t1 p 66
Catherine II, la tsarine de Russie lui avait loué un appartement plus accessible pour lui épargner l'escalier de la rue Taranne. Il y mourut quatorze jours après s'y être installé. L'auteur de l'Encyclopédie finissait sa …

Catherine II, la tsarine de Russie lui avait loué un appartement plus accessible pour lui épargner l'escalier de la rue Taranne. Il y mourut quatorze jours après s'y être installé. L'auteur de l'Encyclopédie finissait sa vie dans une location payée par un despote éclairé.

Denis Diderot était arrivé à Paris en 1728, fils d'un coutelier de Langres, pour y suivre des études de philosophie. En 1784, il en était à sa cinquante-sixième année de vie parisienne. Il avait coordonné vingt-huit volumes de l'Encyclopédie, passé trois mois à Vincennes sous les verrous, rompu avec Rousseau, correspondu avec Voltaire, Grimm et d'Alembert. Les portes de l'Académie française lui étaient restées fermées, bloquées par les dévots qui n'avaient pas pardonné l'Encyclopédie.

En 1765, Catherine II de Russie avait racheté sa bibliothèque pour quinze mille livres, lui laissant la charge d'en rester le conservateur jusqu'à sa mort, avec un traitement de bibliothécaire. Diderot était allé la remercier à Saint-Pétersbourg en 1773-1774. À son retour, il vivait rue Taranne, dans ce qui est aujourd'hui le 6e arrondissement, dans un appartement dont les escaliers devenaient difficiles à gravir pour le vieux philosophe.

Le baron Grimm, représentant de Catherine à Paris, fit louer à l'été 1784 un appartement de plain-pied plus commode, au 39 rue de Richelieu, non loin de la Bibliothèque royale. L'hôtel de Bezons, comme on l'appelait, était dans l'actuel 1er arrondissement. Diderot s'y installa autour du 17 juillet 1784.

Le 31 juillet, à table, il mourut. Il avait soixante-dix ans.

Il fut inhumé en l'église Saint-Roch, rue Saint-Honoré. Ses restes furent dispersés à la Révolution. L'Encyclopédie, elle, survécut.

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Événement
1830
27 juillet 1830 — Magasin de l'armurier Lepage
t1 p 66
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Événement
1310
1 juin 1310
t1 p 127-128
Une femme a écrit un livre sur l’amour de Dieu, en français, et continue de le faire lire malgré l’interdiction. L’Inquisition la condamne : elle est brûlée en place de Grève, avec son livre. On ne sait presque rien de M …

Une femme a écrit un livre sur l’amour de Dieu, en français, et continue de le faire lire malgré l’interdiction. L’Inquisition la condamne : elle est brûlée en place de Grève, avec son livre.

On ne sait presque rien de Marguerite Porete, sinon son livre et son procès. Elle est née vers 1250 dans le comté de Hainaut, probablement à Valenciennes ; même son nom est incertain : les actes l’appellent « Marguerite dite Porete », d’un mot qui désigne un petit oignon. Elle appartient au mouvement des béguines, très vivant en Flandre : des femmes pieuses qui se vouent à Dieu et aux bonnes œuvres, sans forcément vivre en communauté ni obéir à une règle. Elle-même se dit « béguine errante ».

Elle a écrit, en langue d’oïl et non en latin, un livre dont le titre résume la pensée : Le Miroir des simples âmes anéanties et qui seulement demeurent en vouloir et désir d’amour. Il présente l’amour de l’âme touchée par Dieu et fait dialoguer, en allégories, l’Amour et la Raison. Ses adversaires y voient une démarche qui se passe de l’Église comme institution, relativise les sacrements et rejette la morale.

Une première fois, l’évêque de Cambrai fait brûler un exemplaire du livre sur la place d’Armes de Valenciennes et le déclare hérétique. Marguerite continue pourtant de le faire circuler. L’évêque de Châlons, où elle réside sans doute alors, la dénonce à l’inquisiteur du royaume de France, le dominicain Guillaume de Paris. Celui-ci consulte l’université de Paris : une commission de théologiens examine une quinzaine d’extraits du livre ; des canonistes se prononcent sur le comportement de l’accusée, qui doit être jugée relapse, pour avoir bravé la première condamnation. Réunissant les deux avis, l’inquisiteur condamne à la fois le livre et son autrice, et la livre au bras séculier.

Le 1er juin 1310, elle est brûlée vive en place de Grève, au pied de la croix dressée sur huit marches devant la Maison aux Piliers, que la municipalité achètera en 1357 et où s’élève aujourd’hui l’Hôtel de Ville. Son livre brûle avec elle. Les Grandes Chroniques de France rapportent la mort de cette « béguine clergesse », qui « avoit trespassée et transcendée l’escripture devine » et avait tenu, sur le sacrement de l’autel, des paroles « contraires et préjudiciables ». Elles viennent de raconter le supplice des Templiers brûlés « vers le moulin saint Antoine » : la même année, le roi et l’Inquisition font taire ceux qu’ils jugent hérétiques.

Avec elle s’ouvre la longue liste des exécutions de la place de Grève, qui verra mourir, au fil des siècles, Anne du Bourg, la Brinvilliers, la Voisin, Cartouche, Ravaillac ou Damiens.

Manuscrit ouvert : deux pages d’écriture gothique, avec des notes dans la marge

Sa condamnation nourrit, en 1312, un canon du concile de Vienne contre l’« hérésie du Libre-Esprit », dont les historiens ont montré qu’elle n’existait guère que dans l’esprit de ceux qui la condamnaient. Et le livre survit : on le lit en latin, en italien, en moyen anglais, et, en français, dans une copie du milieu du XVe siècle ; trois pages du texte original ont été retrouvées récemment dans un manuscrit de Valenciennes. Maître Eckhart l’a peut-être connu. En 2024, le Conseil de Paris a donné le nom de Marguerite Porete à une place du 4e arrondissement, à quelques pas de l’ancienne Grève.

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Événement
1870
1870 — Salle Rivoli (de 1842)/Salle de la Reine Blanche
t1 p 141
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Événement
1358
22 février 1358 — Statue d'Étienne Marcel
t1 p 128
Révolte des bourgeois parisiens et des Jacques, révoltés ruraux ; la statue fut érigée en 1888, en protestation contre l'absence d'un maire pour Paris
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Événement
1793
21 janvier 1793 — Rue des Degrés
t1 p 95
Tentative d'enlèvement de Louis XVI pour le soustraire à la guillotine, par 25 conjurés, alors que d'autres étaient prévus mais avaient été "empêchés" suite à des indiscrétions suivies d'arrestations. Six seront sabrés. …

Tentative d'enlèvement de Louis XVI pour le soustraire à la guillotine, par 25 conjurés, alors que d'autres étaient prévus mais avaient été "empêchés" suite à des indiscrétions suivies d'arrestations. Six seront sabrés. Batz parviendra à s'enfuir

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Événement
1792
1792 — Cimetière de la Madeleine
t2 p 300
Chapelle expiatoire de 1816, sur l'emplacement du charnier des exécutions de la Concorde
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Événement
1794
25 mars 1794 — Charnier ou cimetière des Errancis
t2 p 299
À partir du 25 mars 1794, les corps des guillotinés de la place de la Révolution sont portés rue de Monceau, dans un terrain vague qu'on appelle le cimetière des Errancis. Ils y seront 1119 en tout, jusqu'en 1797. La lis …

À partir du 25 mars 1794, les corps des guillotinés de la place de la Révolution sont portés rue de Monceau, dans un terrain vague qu'on appelle le cimetière des Errancis. Ils y seront 1119 en tout, jusqu'en 1797.

La liste est vertigineuse. Les hébertistes d'abord, exécutés le 24 mars — Hébert, Ronsin, Vincent, Momoro, Cloots. Puis Danton, Desmoulins et leurs amis, en avril. Puis Lavoisier et les fermiers généraux, en mai. Puis Robespierre, Saint-Just et Couthon, en thermidor. Bourreaux et victimes finissent dans le même charnier, pêle-mêle, chaulés ensemble dans des fosses communes. La Terreur ne fait pas de distinction dans la mort.

Le cimetière des Errancis n'avait rien de solennel. Pas de pierre, pas de monument, pas de nom sur les tombes — juste la terre et la chaux. C'était le pendant discret de la guillotine publique : l'exécution se faisait en spectacle place de la Révolution, l'enfouissement se faisait en silence, la nuit, dans ce terrain à l'écart de la ville.

En 1797, le cimetière est fermé. Les ossements sont transférés aux Catacombes. Le terrain est progressivement absorbé par le tissu urbain, puis par le parc Monceau. Il n'en reste rien de visible aujourd'hui — pas de plaque, pas de mémorial. Quelque part sous les pelouses du 8e arrondissement, dans la terre, les révolutionnaires et leurs victimes reposent ensemble.

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Événement
1794
25 mars 1794 — Charnier ou cimetière des Errancis
t2 p 299
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Événement
1871
26 mai 1871 — Chapelle des otages/Lieu de l'exécution des otages de la Commune
t2 p 372
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Événement
1793
21 janvier 1793 — Guillotine place de la Révolution
t2 p 220
Pour ce condamné-là, on a dressé l’échafaud à un endroit où il ne reviendra jamais : entre le piédestal vide de Louis XV et les Champs-Élysées. Paris s’est réveillé dans le brouillard, ce lundi 21 janvier 1793. Il fait t …

Pour ce condamné-là, on a dressé l’échafaud à un endroit où il ne reviendra jamais : entre le piédestal vide de Louis XV et les Champs-Élysées.

Paris s’est réveillé dans le brouillard, ce lundi 21 janvier 1793. Il fait trois degrés, et quatre-vingt mille hommes en armes tiennent les carrefours. Au Temple, où il est enfermé avec sa famille depuis la chute de la monarchie, celui que les estampes du jour appellent « Louis Capet » a été réveillé à cinq heures par son valet Cléry. Quatre jours plus tôt, au terme de trente-sept heures de séance, la Convention a voté sa mort. L’abbé Edgeworth de Firmont lui dit une dernière messe ; sur son conseil, Louis renonce à de nouveaux adieux à sa famille, qu’il a embrassée la veille au soir. Vers huit heures, Santerre, qui commande la garde nationale, vient le chercher.

Le maire Chambon a obtenu qu’on épargne au roi déchu la charrette des condamnés : il monte dans la voiture verte du maire, avec son confesseur et deux miliciens assis face à eux. Précédé de deux cents gendarmes à cheval, le cortège descend la rue du Temple et gagne les Grands Boulevards. Près de la rue de Cléry, le baron de Batz a convoqué trois cents royalistes pour enlever le roi ; une poignée seulement est au rendez-vous, trois sont tués, Batz s’échappe. On poursuit par les boulevards et la rue de la Révolution, notre rue Royale.

Vers 10 h 15, la voiture débouche sur la place de la Révolution, l’ancienne place Louis XV. L’échafaud, peint en rouge, se dresse au milieu d’un vide gardé par des canons et vingt mille hommes ; la foule est tenue au loin. Et il n’est pas là où on l’attendrait. Pour ce seul condamné, on l’a planté à l’ouest de la place, entre le piédestal de la statue de Louis XV, renversée en août, et l’entrée des Champs-Élysées. Quand la guillotine reviendra ici, au printemps, ce sera de l’autre côté, vers les Tuileries : c’est là que tomberont Marie-Antoinette, Danton et plus d’un millier d’autres.

Au pied de l’estrade, le bourreau Charles-Henri Sanson l’attend. Louis ôte sa redingote brune, ouvre son col ; il refuse d’abord qu’on lui lie les mains, puis cède sur un mot de l’abbé : on les attache avec son propre mouchoir. Il monte, s’avance, fait taire les tambours. « Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort. Je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France. » Il veut poursuivre ; un roulement couvre sa voix. La légende en attribue l’ordre à Santerre, qui n’aurait fait que relayer le général Berruyer. À 10 h 22, le couperet tombe. Un aide du bourreau, Gros, montre la tête à la foule. Quelques cris, « Vive la Nation ! Vive la République ! », des salves d’artillerie, une farandole.

La charrette de Sanson emporte aussitôt le corps au cimetière de la Madeleine, où on le jette dans une fosse, sur un lit de chaux vive. Ses restes ne rejoindront Saint-Denis que le 21 janvier 1815 ; sous la Restauration, une chapelle expiatoire s’élèvera sur l’ancien cimetière. Place de la Concorde, l’obélisque de Louxor, dressé en 1836, occupe aujourd’hui le centre de la place, là où se trouvait le piédestal : l’échafaud du 21 janvier se tenait entre lui et l’entrée des Champs-Élysées.

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Événement
1832
6 juin 1832 — Maison des saint-simoniens (communauté exclusivement masculine)
t2 p 372
Installation de la communauté saint-simonienne composée de 40 "fils", détournement de la pensée de Saint-Simon ; elle sera vite dissoute pour atteinte aux bonnes mœurs
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Événement
1826
1826 — Place Louis XVI/Hôtel de Crillon
t2 p 219
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Événement
1778
6 février 1778 — Hôtel de Coislin
t2 p 221-222
Le 6 février 1778, la France reconnaît officiellement l’indépendance des États‑Unis d’Amérique à l’hôtel de Coislin, au 4 place de la Concorde, à Paris. Dans ce bâtiment situé alors à l’extrémité occidentale de la place …

Le 6 février 1778, la France reconnaît officiellement l’indépendance des États‑Unis d’Amérique à l’hôtel de Coislin, au 4 place de la Concorde, à Paris. Dans ce bâtiment situé alors à l’extrémité occidentale de la place Louis‑XV, des représentants du roi Louis XVI et des envoyés du Congrès américain signent deux traités distincts. Le premier est un traité d’amitié et de commerce qui accorde aux États‑Unis le statut de nation indépendante dans les relations diplomatiques et économiques de la France. Le second est un traité d’alliance défensive qui prévoit une aide militaire française contre la Grande‑Bretagne, en cas de poursuite de la guerre.

Côté américain, la délégation comprend notamment Benjamin Franklin, figure de la Révolution américaine installée à Passy, ainsi que ses collègues envoyés en Europe. Côté français, le chancelier des affaires étrangères Charles Gravier de Vergennes supervise la politique du royaume, tandis que le diplomate Conrad Gérard appose sa signature au nom du roi. Ces accords marquent un tournant majeur dans la guerre d’indépendance : pour la première fois, une monarchie européenne s’engage formellement aux côtés des insurgés américains, leur fournissant reconnaissance diplomatique, subventions, matériel et, bientôt, troupes régulières et flotte de guerre.

L’hôtel de Coislin reste associé à ce moment fondateur des relations franco‑américaines. La décision de Louis XVI d’entrer dans cette alliance s’inscrit dans une logique de revanche stratégique contre la Grande‑Bretagne, mais elle ouvre aussi la voie à une circulation renforcée des idées politiques des Lumières, entre Paris et les futures États‑Unis.

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Événement
1848
24 février 1848
p 129
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Événement
1848
23 février 1848 — Ministère des Affaires étrangères (1820-1853)
p 224
Le sergent Giacomoni tire sur un manifestant qui voulait forcer le passage vers la Madeleine ; coup de feu qui déclenche la fusillade contre la foule, d'où la version officielle prétendra qu'il est parti
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