🗺 Lieux & Arrondissements 🎭 Thèmes ⏳ Époques 👤 Personnages 📅 Événements 🚶 Balades 🧭 Explorer 📚 Bibliographie À propos
12e arr.
Voie · 12e arrondissement

Rue de Charenton

De rue du Faubourg Saint-Antoine, 2, et place de la Bastille, 6. à boulevard Poniatowski, 15.
Quartiers Bercy · Picpus · Quinze-Vingts · Longueur ≈ 3150 m
≈ 3150 m
Longueur
3
Quartiers
I

Histoire de la rue

Longue de plus de trois kilomètres, la rue de Charenton tire son nom de la destination qu'elle a toujours promise : rejoindre la commune de Charenton, au-delà des murs de Paris. Née d'un chemin immémorial qui longeait la vallée dite de Fécamp — du nom du ru de Bercy qui la parcourait —, elle a porté cette étiquette topographique avant de recevoir, sous l'Empire, le nom plus glorieux de rue de Marengo. L'extrémité orientale, vers le village de Charenton, fut aussi connue un temps sous le nom de rue de la Planchette. La barrière de Charenton, avant les annexions de 1860, se situait à la hauteur de l'actuel boulevard de Reuilly.

L'histoire ancienne de la rue s'inscrit dans la pierre dès 1479, quand une croix commémore au n° 166 la rupture de la trêve entre Louis XI et les seigneurs de la Ligue du bien public. Sous Louis XIV, le n° 172 accueille les ambassadeurs des pays protestants — le faubourg, hors les murs, tolérait ce que Paris refusait. Entre 1704 et 1775, le n° 28 loge la deuxième compagnie des mousquetaires noirs, et c'est non loin de là, au n° 302, que la tradition place en 1719 le repaire de Cartouche : le bandit se serait terré dans un tunnel débouchant sur un puits — Paris aime ses légendes souterraines. En 1780, l'hôpital des Quinze-Vingts quitte la rue Saint-Honoré pour s'établir au n° 26 ; pendant la Révolution, ce même bâtiment devient le principal atelier de la Manufacture d'armes de Paris. À deux pas, l'ancien couvent des Filles Anglaises (n° 40–60) est transformé en prison durant la Terreur.

Une rue dans la tourmente révolutionnaire

La rue de Charenton touche à la place de la Bastille par son extrémité ouest, ce qui en fait, presque mécaniquement, un terrain de combat. En 1871, dès le 18 mars, une des premières et des plus importantes barricades de la Commune se dresse aux numéros 1–2. Durant la Semaine sanglante, elle devient un champ de massacre : une centaine de combattants fédérés périssent sur cette barricade, tandis qu'au n° 28 des communards blessés sont exécutés à la mitrailleuse. Plus loin, au cimetière de Charenton (n° 329), plus de 400 communards fusillés à Mazas sont jetés dans un puits. La rue garde en elle cette mémoire des vaincus, depuis les seigneurs ligués contre Louis XI jusqu'aux ouvriers du faubourg Saint-Antoine.

Centre de la voie Adresse documentée Calque « Plan ancien » (haut-gauche) : choisir un plan + régler l'opacité.
II

Fiches

31 fiches · 23 adresses
15
15 rue de Charenton
Demeure de Julien Fruneau
1 fiche
Voir l'adresse
Signataire du programme électoral de l'Association Internationale des Travailleurs en mai 1869, intitulé "Aux électeurs de 1869" ; les dirigeants de l'Association Internationale des Travailleurs sont alors en prison
Voir la fiche
Personnage(s) : Julien Fruneau
16
16 rue de Charenton
Club des Quinze-Vingts/Siège du journal "La République démocratique et sociale"
1 fiche
Voir l'adresse
26
26 rue de Charenton
Hôpital des Quinze-Vingts/Manufacture d'armes de Paris
2 fiches
Voir l'adresse
Principal atelier de la Manufacture d'armes de Paris pendant la Révolution ; les fabications étant disséminées dans toute la capitale et en banlieue, par exemple à Meudon
Voir la fiche
28
28 rue de Charenton
Hôpital des Quinze-Vingts
3 fiches
Voir l'adresse
Exécution à la mitrailleuse de Communards pendant la Semaine sanglante. Des blessés hospitalisés sont emmenés au Châtelet puis à la caserne Lobau pour être exécutés
Voir la fiche
Personnage(s) : Fédérés
40–60
40–60 rue de Charenton
Couvent des Filles Anglaises de la Conception (de 1635)
1 fiche
Voir l'adresse
48–50
48–50 rue de Charenton
Cour du Chêne Vert/Couvent des Filles Anglaises de la Conception
1 fiche
Voir l'adresse
Passage typique du Faubourg St Antoine sur l'emplacement d'un ancien couvent des Filles Anglaises
Voir la fiche
75
75 rue de Charenton
Demeure de Charles-Laurent Avril chez le logeur Kuntz
1 fiche
Voir l'adresse
179
179 rue de Charenton
Café rue de Charenton
2 fiches
Voir l'adresse
Attentat provocateur des "calots bleus" contre ce café le jour des obsèques de Salah Chraïet, membre de la FPA mortellement blessé par un militant FLN six jours plus tôt
Voir la fiche
Personnage(s) : Salah Chraïet
179–181
179–181 rue de Charenton
Clôture des Poules
1 fiche
Voir l'adresse
253
253 rue de Charenton
Pompe à eau
2 fiches
Voir l'adresse
259
259 rue de Charenton
Puits
1 fiche
Voir l'adresse
302
302 rue de Charenton
Cabaret de la Grande Pinte
1 fiche
Voir l'adresse
Repaire de Dominique Cartouche, qui s'y serait caché dans un tunnel débouchant sur un puits
Voir la fiche
Personnage(s) : Cartouche
304–306
304–306 rue de Charenton
Borne limite de Paris (déplacée)
1 fiche
Voir l'adresse
306
306 rue de Charenton
Cabaret À l'Image St Pierre
1 fiche
Voir l'adresse
Borne en façade marquant la limite de construction autorisée ; une interdiction de bâtir au-delà qui sera rarement respectée. 35 bornes indiquent les limites de Paris en 1674. La première numérotation des quartiers date de 1702
Voir la fiche
Personnage(s) : Louis XV
329
329 rue de Charenton
Cimetière de Bercy
1 fiche
Voir l'adresse
Plus de 400 communards exécutés à Mazas sont jetés dans un puits du cimetière. Des pompiers n'ayant pas quitté Paris pour rejoindre les troupes versaillaises furent fusillés sous l'accusation de désertion
Voir la fiche
Personnage(s) : Pompiers ·Fédérés
Sans numéro
Sur la voie, sans adresse précise
2 fiches
Demeure du futur général Rossignol, Vainqueur de la Bastille, héros du Fbg St Antoine, un des artisans du 10 août 1792, général de l'armée de l'Ouest en Vendée, membre de la Conjuration des égaux
Voir la fiche
Personnage(s) : Jean-Antoine Rossignol
III

Sur cette voie

IV

Sources

Données Dénominations des emprises des voies, Ville de Paris ODbL · attribution