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Couverture — Aujourd'hui Paris ou les 133 jours du siège
Bibliographie

Aujourd'hui Paris ou les 133 jours du siège

SÉE Geneviève D.
Les 7 Vents, 1988.
45 Fiches citant cet ouvrage
1988 Édition

Fiches citant cet ouvrage

45 fiches
Événement
1870
16 septembre 1870 — Opéra Garnier (en construction)
p 58-59
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Événement
1870
Événement
1870
23 septembre 1870
p 78-80
Dans Paris cerné depuis quatre jours, une seule route reste ouverte vers la France libre : le ciel ; et c'est depuis la butte Montmartre que le premier ballon postal s'envole le 23 septembre 1870. Paris est encerclée dep …

Dans Paris cerné depuis quatre jours, une seule route reste ouverte vers la France libre : le ciel ; et c'est depuis la butte Montmartre que le premier ballon postal s'envole le 23 septembre 1870.

Paris est encerclée depuis le 19 septembre. Les Prussiens ont bouclé tous les accès terrestres. Le gouvernement de la Défense nationale est enfermé avec deux millions de Parisiens. Les courriers ne passent plus. Les nouvelles du reste de la France n'arrivent plus.

L'idée vient de Gaspard-Félix Tournachon, dit Nadar : photographe, caricaturiste et aéronaute, pionnier de la photographie aérienne depuis les ballons depuis 1858. Il convainc le directeur des Postes, Germain Rampont, d'organiser un service de ballons postaux pour rompre le blocus. Des ateliers de construction et de gonflement seront aménagés dans les deux grandes gares : la gare du Nord et la gare d'Orléans (l'actuelle gare d'Austerlitz).

Le premier ballon, le Neptune, est un vieux ballon captif d'observation amarré depuis plusieurs jours place Saint-Pierre à Montmartre. Le pilote est Jules Duruof, aéronaute professionnel. Dans la nacelle : deux sacs de dépêches, cent vingt-cinq kilogrammes de courrier adressé à toute la France. Le 23 septembre 1870, le Neptune décolle et passe au-dessus des lignes prussiennes. Duruof atterrit après trois heures de vol, sans incident, en zone non occupée. L'expérience est concluante.

Entre septembre 1870 et janvier 1871, soixante-six ballons s'envoleront depuis Paris. Cinquante-huit atterriront hors du siège, dont certains en Norvège, en Espagne ou aux Pays-Bas, emportés par des vents contraires. Deux seront capturés par les Prussiens. Deux se perdront en mer. Plus de deux millions de lettres traverseront le blocus par les airs. Le service sera complété par les pigeons voyageurs : portés à l'aller par les ballons jusqu'en zone libre, ils reviendront à Paris avec des microfilms de dépêches miniaturisées sur film de soie, technique mise au point par le photographe René Dagron.

La poste aérienne du siège de Paris est une prouesse technique improvisée dans l'urgence, sur fond de désastre militaire. Elle annonce, à sa façon très XIXe siècle, l'aviation postale du siècle suivant.

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Événement
1870
25 septembre 1870
p 82-83
Deux jours après le Neptune, un second ballon quitte Paris cerné emportant des pigeons vivants : seul moyen de faire revenir des réponses à l'intérieur des lignes prussiennes. Le Neptune a prouvé, le 23 septembre, qu'un …

Deux jours après le Neptune, un second ballon quitte Paris cerné emportant des pigeons vivants : seul moyen de faire revenir des réponses à l'intérieur des lignes prussiennes.

Le Neptune a prouvé, le 23 septembre, qu'un ballon peut franchir les lignes prussiennes. Mais le ballon ne revient pas : il atterrit là où les vents le portent, parfois très loin de Paris. Pour communiquer dans les deux sens, il faut autre chose.

L'autre chose, ce sont les pigeons voyageurs. Des pigeons formés à Paris, transportés par ballon jusqu'en zone libre, seront capables de revenir à leur colombier d'origine une fois relâchés avec des messages. Le principe est connu depuis l'Antiquité ; l'organisation méthodique d'une poste par pigeon voyageur pendant le siège est une innovation de guerre imposée par la nécessité.

Le 25 septembre 1870, le ballon "Ville de Florence" s'élève depuis le lieu-dit "la Glacière," rue Vergniaud, dans le 13e arrondissement. Il emporte des sacs de courrier et, pour la première fois, des pigeons voyageurs destinés à être relâchés en zone libre. Le service est organisé par Gabriel Mangin, directeur du chenil de l'Exposition universelle de 1867.

Les pigeons de retour transporteront, à partir de janvier 1871, des microfilms de dépêches gouvernementales et de lettres privées. La technique du microfilm est mise au point par René Dagron, photographe et inventeur, qui parvient à miniaturiser sur film de soie des dizaines de milliers de messages. Un seul pigeon peut transporter l'équivalent de plusieurs journaux entiers réduits à quelques grammes. Dagron lui-même arrive à Paris par ballon pour installer son matériel dans la capitale assiégée.

Sur les soixante-six ballons qui quitteront Paris pendant le siège, certains atterriront en Norvège, en Espagne, aux Pays-Bas. Deux seront capturés par les Prussiens. Deux se perdront en mer. La poste aérienne et pigeonnière du siège est l'une des premières applications pratiques et systématiques de la communication à longue distance par voie aérienne. Elle annonce, à sa façon très XIXe siècle, le siècle de la transmission à distance qui s'ouvre.

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Événement
1870
7 octobre 1870
p 102-105
Il monte dans une nacelle place Saint-Pierre, il passe au-dessus des lignes prussiennes sous le feu, et il va lever des armées dans une France qui n'en a plus. Paris est encerclée depuis le 19 septembre. Le Gouvernement …

Il monte dans une nacelle place Saint-Pierre, il passe au-dessus des lignes prussiennes sous le feu, et il va lever des armées dans une France qui n'en a plus.

Paris est encerclée depuis le 19 septembre. Le Gouvernement de la Défense nationale, formé le 4 septembre après la chute de l'Empire à Sedan, est enfermé dans la capitale avec deux millions d'habitants. Une délégation gouvernementale a été envoyée à Tours pour administrer le reste du pays, mais elle est présidée par Crémieux, âgé et peu porté à la guerre à outrance. Il faut y envoyer quelqu'un qui organise la résistance.

Léon Gambetta a trente-deux ans. Avocat républicain, député de Belleville et de Marseille, ministre de l'Intérieur du gouvernement provisoire, il incarne la ligne de la guerre poursuivie jusqu'au bout contre les partisans d'un armistice rapide. Il décide de partir. Le seul chemin est le ciel.

Le 7 octobre 1870, en fin de matinée, il monte place Saint-Pierre à Montmartre dans la nacelle de l'Armand-Barbès, ballon baptisé du nom du révolutionnaire républicain mort l'année précédente en exil. Le pilote est Alexandre Trichet. Eugène Spuller, son secrétaire, l'accompagne. Un second ballon, le George-Sand, part en même temps, emportant deux Américains dont l'objet du voyage n'a jamais été établi. La foule assemblée sur la butte acclame le départ.

Le ballon passe au-dessus des lignes prussiennes. Les fantassins allemands tirent. Gambetta est légèrement blessé à la main. L'appareil poursuit sa route et atterrit vers quinze heures dans le bois de Favières, sur la commune d'Épineuse, dans l'Oise. Par Montdidier et Rouen, Gambetta rejoint Tours le 9 octobre.

Ce qu'il y accomplit tient de l'improvisation forcenée. En quatre mois, il lève, arme et met en ligne plusieurs armées nouvelles, dont l'armée de la Loire, avec des conscrits sans instruction et des officiers sans expérience. Ces armées seront battues, mais elles prolongeront la guerre jusqu'en janvier 1871 et donneront à la République naissante une légitimité militaire. La délégation quittera Tours pour Bordeaux le 9 décembre, devant l'avance prussienne.

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Événement
1870
8 novembre 1870 — Salle de la rue d'Arras/Club de la Patrie en Danger
p 109 & 168
Club Blanquiste qui propose une motion sur la fabrication de canons avec la fonte du bronze de la colonne Vendôme
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Événement
1870
1870 — Alcazar d'Hiver (26 réunions)/Club de la Résistance
p 120 & 245
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Événement
Événement
1861
1861 — Cirque Impérial/Cirque d'Hiver/Concerts Pasdeloup
p 146
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Événement
1870
1870
p 154 & 180
Position du plus gros canon français du siège, appelé "la Joséphine", portant à 9 000 m
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Événement
1870
Événement
1870
1870 — Bal de la Reine Blanche/Club de la Reine Blanche
p 162
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Événement
1871
1871 — Salle du Bal Favié/Folies de Belleville/Palais du Travail/Club Favié
p 164
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Événement
1870
1870 — Bal des Folies Belleville (124 réunions)
p 164
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Événement
1870
1870 — Collège de France/Club du Collège de France
p 167
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Événement
1870
1870 — École de Médecine/Club de l'École de Médecine
p 190
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Événement
1870
1870 — Grand Pavillon de Ménilmontant (5 réunions)
p 192
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Événement
1865
15 janvier 1865 — Salle du Casino Cadet
p 201
Conférence de Jules Vallès sur Balzac ; il est renvoyé de son poste à la mairie de Vaugirard pour avoir critiqué l'Empire
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Événement
1870
Événement
Événement
1870
1870 — Élysée Montmartre/Club de la Révolution
p 246
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Événement
1831
1831
p 259
Premier commerce à Paris de pommes de terre frites et de beignets, dans une des demi-lunes du Pont Neuf
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Événement
1871
5 janvier 1871
p 296-297
Premier obus prussien tombé sur Paris pendant le siège ; lieu cité en concurrence avec la rue Le Marois. Il en tombera environ 7 000 pendant le siège, de 200 à 500 par jour
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Événement
1871
5 janvier 1871
p 300-301
Une fillette est la première victime du bombardement de Paris par les prussiens. Ils feront une centaine de morts et 400 blessés et provoqueront des dégâts sur un millier de maisons
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Événement
1871
6 janvier 1871 — Comité central révolutionnaire de la Corderie
p 302
Publication de la "seconde affiche rouge", portée par 140 signataires, réclamant la Commune et la poursuite de la guerre
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Événement
1870
1870 — Salle de la Redoute (58 réunions)/Club Central Républicain
p 306
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Événement
1870
1870 — Salle de la Marseillaise/Club de la Marseillaise (12 réunions)
p 326
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Événement
1871
13 janvier 1871 — Ambulance de la Presse/Local des Frères des écoles chrétiennes
p 334
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Événement
1871
17 janvier 1871 — Gare de l'Est/Gare de Strasbourg (construite en 1847)
p 342 & 379
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Événement
1870
1870 — Foyer de la Comédie Française/Ambulance pendant le Siège de Paris
p 353
Le foyer de la Comédie Française est transformé en ambulance pendant le Siège de 1870-71
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Événement
1871
21 janvier 1871 — Prison de Mazas
p 359
Libération de Gustave Flourens et Henry Bauër, emprisonnés après le 31 octobre
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Événement
1871
21 janvier 1871 — Mairie de Belleville/Ancienne mairie du 20ème arrondissement (de 1847 à 1875)
p 359-360
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Événement
1871
22 janvier 1871
p 360-365
Chaudey fait tirer sur la foule protestant contre le défaitisme du gouvernement ; la fusillade fait 5 tués, dont Sapia, et 18 blessés du côté des manifestants, 2 blessés dont un officier du côté de "l'ordre"
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Événement
1871
24 janvier 1871 — Passage de l'Opéra/Club du passage de l'Opéra (réunions en plein air)
p 368
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Événement
1871
24 janvier 1871 — Club de la rue Drouot (réunions en plein air)
p 368
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Événement
1870
28 novembre 1870 — Gare d'Austerlitz (salle des réservations)
p 396-398
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Événement
Événement
1870
1870
p 396-398
Lieu de gonflage et de départ des ballons postaux pendant le Siège de 1870-71
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