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Couverture — Charbonneau. Martelet. Les oubliés de l'histoire de la Commune
Bibliographie

Charbonneau. Martelet. Les oubliés de l'histoire de la Commune

ROUSSEAU René
I.G.C., 1994.
28 Fiches citant cet ouvrage
1994 Édition

Fiches citant cet ouvrage

28 fiches
Événement
1868
6 juillet 1868 — Quartier des politiques de la prison de Ste Pélagie (second procès de l'A.I.T.)
p 10
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Événement
1900
1900 — Demeure et atelier de Pierre Charbonneau
p 12 & 66 & 148 & 70
Il utilise du bois provenant de la démolition de la Sorbonne
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Événement
1865
8 janvier 1865 – 1868 — Siège de l'Association Internationale des Travailleurs (local de 12m² loué par Fribourg, au fond de la cour)
p 18-19
Premier local de l'A.I.T. ; les réunions se tiennent les jeudis soir ; du fait de leur sérieux, on appelle les membres de l'Internationale les "Graves"
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Événement
1869
9 juin 1869 — Demeure de Pierre Charbonneau
p 22
Rédaction d'une pétition et organisation de la souscription pour les détenus après l'émeute dite des "blouses blanches" ; une provocation policière qui avait entraîné 1 500 arrestations sur les Boulevards
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Événement
1870
15 septembre 1870 — Siège de l'Association Internationale des Travailleurs
p 23
Avant que Paris capitule ou résiste, la Corderie donne à la révolution à venir son premier nom. Sedan est tombé le 2 septembre 1870. Napoléon III, fait prisonnier avec son armée, a laissé la France sans gouvernement. Le …

Avant que Paris capitule ou résiste, la Corderie donne à la révolution à venir son premier nom.

Sedan est tombé le 2 septembre 1870. Napoléon III, fait prisonnier avec son armée, a laissé la France sans gouvernement. Le 4 septembre, la foule envahit le Corps législatif et proclame la République au balcon de l'Hôtel de Ville. Un Gouvernement de la Défense nationale s'installe, composé de républicains bourgeois : Gambetta, Jules Favre, Jules Ferry, Jules Simon. Pas un ouvrier. Pas un socialiste.

La section parisienne de l'Association internationale des travailleurs siège depuis 1869 au 14 de la rue de la Corderie, dans le Temple (3e arrondissement), dans des locaux partagés avec la Fédération des sections parisiennes. C'est là qu'Eugène Varlin, relieur, et ses camarades ont construit patiemment l'organisation ouvrière la plus solide de la capitale. Dès les premiers jours de septembre, les militants de l'Internationale et les comités républicains populaires se fédèrent en un Comité central républicain des Vingt arrondissements, qui tient ses séances à la Corderie.

Le 15 septembre, le Comité publie et fait placarder dans Paris sa première proclamation, que les contemporains appellent aussitôt la "première affiche rouge." Les signataires sont nombreux : Jules Vallès, Benoît Malon, Charles Longuet, Gustave Lefrançais, Gabriel Ranvier, Jean-Baptiste Millière, Louis Pindy, Jean-Baptiste Gaillard, Charbonneau. Tous seront, cinq mois plus tard, membres ou alliés de la Commune de Paris.

Le texte est sans équivoque. Il exige la guerre totale contre la Prusse, la levée en masse, la mobilisation des départements, la réquisition des subsistances. Surtout, il formule pour la première fois publiquement l'exigence politique centrale : "Faites place au peuple, à la Commune." Cette phrase est un programme. La Commune n'est pas encore, mais elle a son nom, sa revendication, son lieu d'émission : le 14 de la rue de la Corderie, dans ce 3e arrondissement ouvrier que les vagues haussmanniennes ont épargné.

Le gouvernement de la Défense nationale, qui négocie en secret et capitulera le 28 janvier 1871, ignore la proclamation. Les semaines suivantes montrent que la contradiction entre les intérêts de la bourgeoisie républicaine et ceux des travailleurs parisiens ne peut être différée indéfiniment. La Commune naîtra au printemps 1871 de cette tension que la première affiche rouge a su nommer avec une clarté que l'histoire a pleinement confirmée : ce papier collé sur les murs un 15 septembre est le premier document programmatique de ce que Marx appellera, l'année suivante, "la forme politique enfin trouvée."

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Événement
1871
3 mars 1871 — Bal du Tivoli Waux-Hall (ou Tivoli-Wauxhall)
p 25
Adoption des statuts de la Fédération républicaine de la Garde nationale, dite plus simplement Fédération de la Garde nationale, par les délégués de 215 bataillons. Unification avec le "Comité fédéral républlicain"
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Événement
1871
15 février 1871 — Bal du Tivoli Waux-Hall (ou Tivoli-Wauxhall)
p 25
Démission de Clément-Thomas. Désignation d'une commission des statuts par 3 000 gardes nationaux. Forme fédérative suggérée par Louis Chalain. Boursier propose que le département de la Seine devienne république indépenda …

Démission de Clément-Thomas. Désignation d'une commission des statuts par 3 000 gardes nationaux. Forme fédérative suggérée par Louis Chalain. Boursier propose que le département de la Seine devienne république indépendante.

Le 15 février 1871, la salle de bal du Tivoli Waux‑Hall, près de la porte Saint‑Martin, ne résonne pas de musique mais de prises de parole enfiévrées. Trois mille délégués de la Garde nationale parisienne y sont réunis pour discuter de l’avenir de ce corps armé, qui s’est radicalisé pendant le siège et refuse la capitulation et la perspective d’un désarmement imposé par l’Assemblée monarchiste élue le 8 février.

Depuis des mois, le général Jacques Clément‑Thomas, républicain « de la vieille roche », nommé commandant de la Garde nationale de la Seine, multiplie dissolutions de bataillons, ordres sévères, dénonciations publiques de l’« indiscipline » des gardes, en particulier dans les quartiers populaires comme Belleville. Aux yeux d’une grande partie de la troupe, il apparaît de plus en plus comme un général‑gendarme, plus préoccupé de maintien de l’ordre que de défense de Paris.

Face à la montée d’une organisation autonome des bataillons, Clément‑Thomas comprend qu’il ne « tient » plus la Garde nationale et remet sa démission autour du 14‑15 février. Le même jour, au Tivoli Waux‑Hall, les délégués adoptent une orientation inverse : ils désignent une commission chargée d’élaborer des statuts, sur une base fédérative proposée par Louis‑Denis Chalain. Il s’agit de reconnaître explicitement le droit des bataillons à s’organiser entre eux, par élus, en dehors du contrôle direct du gouvernement central.

Dans ce climat de bouillonnement politique, certains vont plus loin encore. Léopold Boursier suggère que le département de la Seine devienne une « république indépendante », idée qui préfigure, de façon radicale, l’autonomie communale que porteront bientôt les insurgés de mars. La démission de Clément‑Thomas et la réunion du Tivoli Waux‑Hall marquent ainsi un tournant : la rupture entre une partie de la Garde nationale et l’autorité gouvernementale est actée, et les bases de la future Commune de Paris commencent à se structurer, non plus seulement dans la rue, mais dans des salles de réunion comme celle‑ci.

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Événement
1871
15 mars 1871 — Bal du Tivoli Waux-Hall (ou Tivoli-Wauxhall)
p 25
Élection des 38 membres du Comité Central de la Garde nationale ; les Fédérés refusent de reconnaître d'Aurelle de Paladines comme général en chef et proclament Garibaldi à l'unanimité moins une voix. Quand Arnold procla …

Élection des 38 membres du Comité Central de la Garde nationale ; les Fédérés refusent de reconnaître d'Aurelle de Paladines comme général en chef et proclament Garibaldi à l'unanimité moins une voix.

Quand Arnold proclame les noms des élus ce soir-là, les 38 membres du nouveau Comité central n'ont rien des chefs politiques habituels. Pas de tribuns connus, pas de notables. Ce sont des délégués issus des conseils de légion et des bataillons de chaque arrondissement — deux par arrondissement, plus un chef de bataillon par légion.

Leurs noms parlent peu à l'opinion : Assi, mécanicien à Creusot, Varlin, relieur, Maljournal, Clémence, Demeule, Géresme, Bouit. Sur les 38, une quinzaine appartiennent à l'Internationale ouvrière ou aux chambres syndicales. Quelques blanquistes. Des hommes qui ont fait leur apprentissage dans les réunions de bataillons pendant le siège, pas dans les cercles républicains bourgeois. C'est précisément ce qui les distingue de tous les comités révolutionnaires qui ont précédé.

Sur la question du commandement militaire, l'assemblée est unanime — à une voix près : elle refuse d'Aurelle de Paladines, le général monarchiste imposé par Thiers, et proclame Garibaldi général en chef. Le héros de l'unité italienne déclinera le poste, mais le geste compte : le Comité central ne reconnaît d'autorité qu'à ses propres élus.

Trois jours plus tard, après l'insurrection du 18 mars, ces 38 inconnus se retrouveront à l'Hôtel de Ville, à gouverner Paris. Ils convoqueront les élections de la Commune, lèveront l'état de siège, rétabliront la liberté de la presse, suspendront les expulsions. Leur légitimité : le suffrage des bataillons populaires de Paris.

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Événement
1871
24 février 1871 — Bal du Tivoli Waux-Hall (ou Tivoli-Wauxhall)
p 25
La Garde nationale se fédère ; 500 délégués des bataillons adoptent ses statuts et instaurent un Comité central provisoire de 29 membres ; apparition de l'appellation "Fédérés"
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Événement
Événement
1871
18 mars 1871
p 76 & 80
Les Fédérés investissent la mairie du 14ème sous le commandement de Jules Martelet
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Événement
1871
1871 — Demeure de Jules Martelet
p 76
Membre de la Commune élu par le 14ème arrondissement, délégué aux Services publics ; réfugié en Suisse, en Belgique puis aux USA
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Événement
1871
14 avril 1871 — Cimetière Montparnasse/Tombe de Pierre Leroux
p 80
Typographe, inventeur d'une machine à composer, penseur du premier socialisme — il revendiquait l'invention du mot —, Pierre Leroux fonde à Boussac une communauté ouvrière, est élu député en 1848 et s'exile après le coup …

Typographe, inventeur d'une machine à composer, penseur du premier socialisme — il revendiquait l'invention du mot —, Pierre Leroux fonde à Boussac une communauté ouvrière, est élu député en 1848 et s'exile après le coup d'État. Il meurt à Paris le 12 avril 1871, en pleine Commune : celle-ci décide de lui rendre hommage et délègue Jules Martelet à ses obsèques, le 14 avril.

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Événement
Événement
1871
1871 — Église St Pierre du Petit Montrouge/Réunions des bataillons de la Garde nationale
p 92
Réunions des bataillons de la Garde nationale pour l'élection de leurs officiers ; le curé du petit Montrouge partage l'église avec les Fédérés jusqu'au 26 avril
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Événement
1871
27 mai 1871 — Demeure de la famille Cholière/Cachette de Jules Martelet
p 97 & 100-101
Madame Cholière cache Jules Martelet le soir du 27 mai, pendant la Semaine sanglante
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Événement
1910
Événement
Date imprécise — Café L'Excellent
p 141
Lieu de regroupement de "La Fraternelle des Anciens Combattants de la Commune de 1871" lors des cérémonies au Père Lachaise
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Événement
1882
mai 1882 — Demeure d'Ernest Navarre/Salle Issaly/Siège de la Société de secours mutuel "La Fraternelle"
p 141
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Événement
Date imprécise
p 142
Lieu de regroupement de "La Fraternelle des Anciens Combattants de la Commune de 1871" lors des cérémonies au cimetière Montparnasse
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Événement
1870
8 juillet 1870 — Demeure de Jean-Pierre Héligon
p 149
Demeure de Jean-Pierre Héligon, membre du second bureau de l'Association Internationale des Travailleurs, condamné dans le 3ème procès de l'A.I.T. ; il ralliera Versailles pendant la Commune)
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