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Couverture — Conspiration pour l'Égalité dite de Babeuf
Bibliographie

Conspiration pour l'Égalité dite de Babeuf

La librairie romantique, 1828.
40 Fiches citant cet ouvrage
1828 Édition

Fiches citant cet ouvrage

40 fiches
Événement
1793
24 juin 1793 — Palais des Tuileries (aile Nord, côté pavillon de Marsan)/Siège de la Convention
t1 p 26
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Événement
1793
21 avril 1793 — Club des Jacobins
t1 p 26
Au couvent des Jacobins, un homme monte à la tribune et explique à la bourgeoisie que la propriété a des limites. Personne n'applaudit de la même manière. Le 21 avril 1793, Maximilien Robespierre lit devant la Société de …

Au couvent des Jacobins, un homme monte à la tribune et explique à la bourgeoisie que la propriété a des limites. Personne n'applaudit de la même manière.

Le 21 avril 1793, Maximilien Robespierre lit devant la Société des Jacobins, réunie dans l'ancien couvent dominicain de la rue Saint-Honoré, son projet de Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Ce n'est pas un exercice académique. Dehors, la guerre fait rage sur toutes les frontières. Dumouriez vient de trahir. La Vendée s'est soulevée. La Convention, déchirée entre Girondins et Montagnards, débat d'une nouvelle constitution pour remplacer celle de 1791, morte avec la monarchie. Chaque faction a son texte. Robespierre a le sien.

La propriété bornée

Le projet reprend les libertés classiques — sûreté, liberté d'expression, souveraineté populaire, droit à l'insurrection — mais il va plus loin que la Déclaration de 1789 sur un point décisif : la propriété. Là où le texte de 89 consacrait un droit « inviolable et sacré », Robespierre pose une limite : « Le droit de propriété est borné, comme tous les autres, par l'obligation de respecter les droits d'autrui. » Il ajoute que la propriété « ne peut préjudicier ni à la sûreté, ni à la liberté, ni à l'existence, ni à la propriété de nos semblables ». Et surtout, il inscrit pour la première fois des droits sociaux : le droit aux secours publics, le droit à l'instruction, le droit au travail.

Les Jacobins adoptent le texte avec enthousiasme. Trois jours plus tard, le 24 avril, Robespierre monte à la tribune de la Convention pour y présenter le projet, accompagné d'un discours sur la propriété où il dénonce le luxe des riches face à la misère du peuple. Mais la Convention ne retiendra pas son texte tel quel. La commission chargée de la rédaction finale — dirigée par Hérault de Séchelles — produit une Déclaration adoptée le 24 juin 1793, qui conserve le droit à l'insurrection et les secours publics mais recule sur la propriété, redevenue « naturelle et imprescriptible ». Quant à la Constitution de l'An I tout entière, elle est suspendue dès octobre : « Le gouvernement sera révolutionnaire jusqu'à la paix. »

La mémoire des Égaux

Le texte de Robespierre ne meurt pas avec la Convention. C'est Buonarroti qui le sauve de l'oubli, en le reproduisant intégralement dans sa Conspiration pour l'Égalité dite de Babeuf (1828). Pour les babouvistes, la Déclaration du 21 avril est le moment où la Révolution a effleuré la question sociale sans oser y répondre — le point le plus avancé de la pensée bourgeoise révolutionnaire, et en même temps sa limite.

Marx, quinze ans plus tard, reprend le fil dans La Question juive (1843). Il ne s'en prend pas à Robespierre mais à la structure même de la déclaration des droits : les « droits de l'homme » de 1789, montre-t-il, sont les droits de l'homme égoïste, du bourgeois séparé de la communauté — « le droit de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie ». Le projet de Robespierre avait tenté de corriger cette logique. La Convention l'avait enterré. La question, elle, ne cessera plus de se poser.

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Événement
1796
10 mai 1796
t1 p 188 & 315
Arrestation chez François Dufour des membres de la Conjuration des Égaux lors de la dernière réunion du Directoire secret, le 21 floréal an IV ; Babeuf et Buonarroti étaient déjà emprisonnés
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Événement
1796
8 mai 1796 — Cachette de Gracchus Babeuf (chez le tailleur Tissot et sous ce faux nom)
t1 p 172-173
Arrestation des principaux dirigeants de la Conjuration des Égaux, dont Gracchus Babeuf et Philippe Buonarroti, chez Pierre François Tissot, par le crapuleux commissaire Dossonville le 19 floréal an IV, suite à l'infiltr …

Arrestation des principaux dirigeants de la Conjuration des Égaux, dont Gracchus Babeuf et Philippe Buonarroti, chez Pierre François Tissot, par le crapuleux commissaire Dossonville le 19 floréal an IV, suite à l'infiltration de Grisel, un indicateur

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Événement
1795
5 octobre 1795 — Auberge du Cadran Bleu (ancienne Hure d'Or)/Séjour de Napoléon Bonaparte
t1 p 75
Barras fait appel à Bonaparte, faute de Barthélemy Joubert d'abord choisi mais qui venait de se faire tuer à la bataille de Novi, pour mater l'insurrection présentée comme royaliste, mais seulement manipulée par eux
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Événement
1796
30 mars 1796 — Demeure de Lambert Clercx/Cachette de Gracchus Babeuf/Conjuration des Égaux
t1 p 115 & 163
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Événement
1796
30 avril 1796
t1 p 161-163
Cachette de Gracchus Babeuf et peut-être de Charles Germain, où se tiennent des réunions du Directoire secret des Égaux, dont celle du 11 floréal an IV, élargie aux militaires, qui du coup permet la trahison de Grisel
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Événement
Événement
1795
5 octobre 1795 — Batterie de canons le 13 Vendémiaire
t1 p 75
Barras cherche un général disponible ; il tombe sur un Corse de vingt-six ans sans emploi, qui fait tirer au canon dans la rue Saint-Honoré : la carrière de Napoléon commence là. L'automne 1795 est le moment où la Révolu …

Barras cherche un général disponible ; il tombe sur un Corse de vingt-six ans sans emploi, qui fait tirer au canon dans la rue Saint-Honoré : la carrière de Napoléon commence là.

L'automne 1795 est le moment où la Révolution se referme. La Convention thermidorienne a écrasé les sans-culottes en germinal et en prairial an III. Elle a voté une nouvelle Constitution, celle de l'an III, et le décret des deux tiers, qui impose que les deux tiers des membres des futurs Conseils soient choisis parmi les conventionnels sortants. La droite royaliste et modérée, qui espérait reprendre le pouvoir par les urnes, se voit confisquer sa victoire annoncée.

Les sections parisiennes se soulèvent. Le noyau de l'insurrection est la section Le Peletier, autour de la Bourse, milieu de banquiers et de rentiers, noyautée par des agents royalistes dont le baron de Batz. Le mouvement rassemble une trentaine de milliers d'hommes des sections bourgeoises de l'Ouest et du centre.

La Convention n'a que cinq mille hommes. Barras est nommé commandant des forces de l'intérieur. Il cherche un officier capable ; Joubert, son premier choix, vient d'être tué. Il fait appeler un général corse de vingt-six ans, sans affectation depuis sa disgrâce post-thermidorienne : Napoléon Bonaparte, qui loge à l'auberge du Cadran Bleu, rue de la Huchette.

Bonaparte agit vite. Il envoie Murat chercher au camp des Sablons quarante canons, qu'il fait mettre en batterie aux abords des Tuileries : rue Saint-Honoré, rue Saint-Roch, rue de l'Échelle, rue de Rohan, place du Palais-Royal.

Le 5 octobre 1795, 13 Vendémiaire an IV, les colonnes insurgées avancent. Bonaparte fait tirer à la mitraille dans les rues étroites. Les marches de l'église Saint-Roch, où les insurgés se sont retranchés, portent encore aujourd'hui des impacts. Le combat dure quelques heures. Environ deux cents morts dans chaque camp. Le Palais-Royal et le Théâtre Français sont pris d'assaut à la tombée de la nuit.

Bonaparte est nommé général de division, puis commandant de l'armée d'Italie six mois plus tard. Le régime a été sauvé par un militaire : il vient d'apprendre qu'il dépend de lui. Quatre ans plus tard, le 18 Brumaire, il n'y aura plus besoin de canons.

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Événement
1833
14 septembre 1833 — Demeure d'Antoine Merlin de Thionville
t1 p 142
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Événement
1795
1795 — Demeure de Jean-François Rewbell
t1 p 142
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Événement
Événement
Événement
1789
1789 — Hôtel de Picardie/Demeure de Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux
t1 p 143
Demeure du Constituant Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux, soutien des Girondins qui sut se faire discret et revint après Thermidor pour faire partie du premier Directoire. Un des promoteurs du culte Théophilanthropiqu …

Demeure du Constituant Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux, soutien des Girondins qui sut se faire discret et revint après Thermidor pour faire partie du premier Directoire. Un des promoteurs du culte Théophilanthropique

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Événement
1796
28 février 1796 — Abbaye Ste Geneviève/Lycée Henri IV
t1 p 107
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Événement
1796
2 mars 1796
t1 p 128
Le 2 mars 1796 (12 ventôse an IV), au plus fort de la crise sociale et politique du Directoire, Babeuf et ses proches lancent un nouveau journal, L’Éclaireur du Peuple, ou le Défenseur de vingt‑cinq millions d’opprimés, …

Le 2 mars 1796 (12 ventôse an IV), au plus fort de la crise sociale et politique du Directoire, Babeuf et ses proches lancent un nouveau journal, L’Éclaireur du Peuple, ou le Défenseur de vingt‑cinq millions d’opprimés, conçu comme organe clandestin de la future conjuration des Égaux. Le titre dit tout du projet : s’adresser directement aux masses populaires, dans une langue simple, pour dénoncer la misère, l’accaparement des richesses et la trahison des idéaux de 1793, tout en popularisant l’idée d’« égalité parfaite » et de communauté des biens.

Autour de Babeuf gravitent alors plusieurs figures qui joueront un rôle clé dans la conspiration : Sylvain Maréchal, qui a déjà rédigé le Manifeste des Égaux, Philippe Buonarroti, futur mémorialiste du complot, Simon Duplay et Charles Germain, chargés de l’organisation matérielle et de la diffusion. Le journal paraît trois fois par décade, tiré à quelques milliers d’exemplaires, vendu et passé de main en main dans les quartiers populaires, les ateliers, les cercles patriotes, de manière semi‑clandestine.

Par sa forme autant que par son contenu, L’Éclaireur du Peuple cherche à rompre avec la presse révolutionnaire savante ou purement polémique : articles courts, apostrophes directes au « peuple », exposés pédagogiques sur les droits, la propriété, la faim, et appels insistants à l’action collective. C’est l’un des premiers exemples, dans l’histoire parisienne, d’un journal explicitement conçu comme instrument d’éducation politique de travailleurs pauvres, prémices de ce que Marx et Engels verront plus tard, via Buonarroti, comme une matrice embryonnaire du mouvement communiste moderne.

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Événement
1795
5 octobre 1795 — Palais Royal/Combats le 13 Vendémiaire
t1 p 75
Le Palais Royal est pris d'assaut à la tombée de la nuit par les troupes de la Convention
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Événement
1767
23 janvier 1767 — Maison natale et demeure de Jean-Lambert Tallien
t1 p 142
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Événement
1795
16 novembre 1795 — Réfectoire de l'abbaye Ste Geneviève (puis dans un des caveaux)/Club du Panthéon
t1 p 74-77
Ouverture du club du Panthéon, dit aussi club des Panthéonistes, foyer de la future Conjuration des Égaux
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Événement
1796
1er mai 1796 — Demeure de Jacob Reys/Conjuration des Égaux
t1 p 163
Première réunion du Comité militaire de la Conjuration des Égaux, le 12 floréal an IV
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Événement
1795
10 septembre 1795 — Lycée Louis-le-Grand/Maison d'arrêt du Plessis
t1 p 52-53
Prison où Gracchus Babeuf rencontre plusieurs futurs cadres de la Conjuration des Égaux
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Événement
1796
4 mai 1796 — Cachette de Gracchus Babeuf (chez le tailleur Tissot)
t1 p 172-173
Rencontre avec Ricord pour une tentative de constitution d'un front avec les Montagnards ; elle se solde par un échec
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Événement
1797
13 mars 1797 — Demeure de Jean-François Ricord
t1 p 125-126
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Événement
1796
8 mai 1796 — Demeure de Jean-Baptiste Drouet/Conjuration des Égaux
t1 p 178 & 184
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Événement
1796
4 mai 1796 — Demeure de Lambert Clercx/Conjuration des Égaux
t1 p 163
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Événement
1796
7 mai 1796 — Demeure de Jean-Baptiste Drouet
t1 p 178
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Événement
1796
1796 — Abbaye Ste Geneviève (désaffectée ; cabinet au milieu du jardin)
t1 p 74-77
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Événement
1795
1795 — Demeure de Jean Pierre André Amar
t1 p 113-115
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