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Couverture — Paris secret et insolite
Bibliographie

Paris secret et insolite

TROUILLEUX Rodolphe
Parigramme, 1998.
Livre
223 Fiches citant cet ouvrage
1998 Édition

Fiches citant cet ouvrage

223 fiches
Événement
1796
1796 — Restaurant "Le Bœuf à la mode"/Enseigne remarquable
p 6
Établissement couru sous le Directoire, arborant une enseigne représentant un bœuf vêtu d'un costume d'Incroyable bleu-blanc-rouge, perçue comme une provocation sous la Restauration
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Événement
1572
1572 — Hôtel de la Reine/Hôtel de Soissons/Colonne Médicis
p 7
Colonne supposée d'observation astrologique érigée pour Catherine de Médicis à l'usage de son astrologue et "parfumeur" Cosimo Ruggieri
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Événement
1202
1202 — Crypte Ste Agnès
p 8
Construite avec le denier prélevé sur chaque panier de poisson : l'écu au poisson
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Événement
1786
1786
p 9
Canon miniature sur le méridien de Paris, muni d'un dispositif optique qui le faisait tonner à midi
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Événement
1435
1435 — Église St Germain l'Auxerrois/Boule aux rats
p 10
Une des trois "boules aux rats" existant en France, la seule dont les rats sortent, au lieu d'y entrer ; les deux autres se trouvent au Mans et à Carpentras. Il en existe d'autres en France, mais en bois
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Événement
1199
1199
p 11
Plus vaste cimetière de Paris jusqu'au 18ème siècle, mais aussi lieu marchand
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Événement
1199
1199
p 11
Plus vaste cimetière de Paris jusqu'au 18ème siècle, mais aussi lieu marchand
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Événement
1798
1798 — Passage du Caire/Façade style égyptien
p 13
Plus long et plus ancien passage couvert de Paris ; 370 m ; canular du "nez de Bouginier"
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Événement
1798
1798 — Passage du Caire
p 13
Plus long et plus ancien passage couvert de Paris ; 370 m
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Événement
1798
1798 — Passage du Caire
p 13
Plus long et plus ancien passage couvert de Paris ; 370 m
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Événement
1798
1798 — Passage du Caire
p 13
Plus long et plus ancien passage couvert de Paris ; 370 m
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Événement
1798
1798 — Passage du Caire
p 13
Plus long et plus ancien passage couvert de Paris ; 370 m
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Événement
1798
21 août 1798 — Maison natale de Jules Michelet (imprimerie de son père)
p 14
Il est né entre les presses et l'encre d'imprimerie, et toute sa vie il a cru que l'histoire était une chose que le peuple devait apprendre à lire lui-même. Le 21 août 1798, dans le quartier de Bonne-Nouvelle, au coeur d …

Il est né entre les presses et l'encre d'imprimerie, et toute sa vie il a cru que l'histoire était une chose que le peuple devait apprendre à lire lui-même.

Le 21 août 1798, dans le quartier de Bonne-Nouvelle, au coeur de ce Paris populaire et commerçant qui borde la rue Saint-Denis entre les Halles et les Grands Boulevards, naît Jules Michelet. Son père, Jean-Furcy Michelet, est imprimeur. La maison natale — dont deux adresses concurrentes sont mentionnées par les biographes, la rue Saint-Denis et la toute proche rue de Tracy — sent le papier humide et le plomb fondu. Michelet grandira entre les caractères mobiles et les feuillets imprimés, et l'odeur de l'imprimerie restera pour lui celle du savoir accessible, du texte que l'on multiplie pour le répandre.

Il n'appartient pas à la noblesse ni à la bourgeoisie aisée. C'est un enfant du petit peuple de métier, et cela ne le quittera jamais. Lorsqu'il écrira son monumental cycle de "l'Histoire de France" — dont les dix-neuf volumes s'étaleront de 1833 à 1867 — et son "Histoire de la Révolution française" (1847-1853), il sera l'historien de ceux d'en bas : les paysans, les artisans, les femmes, les anonymes que l'histoire académique laisse dans l'ombre des grands noms. Il les appellera "le peuple," avec un sens qui n'est pas rhétorique mais analytique.

Michelet est le contemporain de Marx, son exact contemporain par génération (Marx naît en 1818), et leurs méthodes divergent profondément — Michelet est romantique là où Marx est matérialiste, Michelet croit en la nation là où Marx croit en la classe — mais ils partagent une conviction fondamentale : que l'histoire ne se fait pas par les rois et les généraux, mais par les forces profondes de la société. La phrase de Michelet "la Révolution est un bloc" sera d'ailleurs reprise et discutée par des générations de penseurs marxistes.

Professeur au Collège de France à partir de 1838, il sera révoqué en 1851 pour avoir refusé de prêter serment à Louis-Napoléon Bonaparte. C'est l'acte politique d'un homme qui a mis sa carrière au service de ses convictions. Il mourra en 1874, à Hyères, ayant vu la Commune de Paris sans vraiment la comprendre, trop attaché à l'idéal national républicain pour saisir la rupture sociale qu'elle représentait.

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Événement
1874
15 avril 1874 — Atelier et galerie de Nadar/Premier Salon Impressionniste
p 15
Au 35, boulevard des Capucines (IIe arr.), dans l'ancien atelier du photographe Nadar, trente artistes accrochent 165 toiles que personne n'a voulu exposer au Salon officiel. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont en …

Au 35, boulevard des Capucines (IIe arr.), dans l'ancien atelier du photographe Nadar, trente artistes accrochent 165 toiles que personne n'a voulu exposer au Salon officiel. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont en train de changer l'histoire de l'art.

L'idée germe depuis des mois. Puisque le jury du Salon refuse systématiquement leurs œuvres — trop esquissées, trop lumineuses, trop libres —, Monet, Renoir, Pissarro, Degas, Sisley, Cézanne, Berthe Morisot et leurs amis décident d'exposer par leurs propres moyens. Ils fondent la « Société anonyme coopérative des artistes peintres, sculpteurs et graveurs » et trouvent un lieu : le vaste atelier de Nadar, au deuxième étage du 35 boulevard des Capucines, avec ses grandes baies vitrées inondées de lumière. L'emplacement est idéal — en plein cœur du Paris des grands boulevards.

Le 15 avril 1874, l'exposition ouvre ses portes. Cent soixante-cinq œuvres de trente artistes tapissent les murs. On y trouve des paysages vibrants, des scènes de la vie moderne, des jeux de lumière sur l'eau et les feuillages. Parmi elles, un petit tableau de Claude Monet : une vue du port du Havre dans la brume matinale, intitulée Impression, soleil levant.

C'est ce titre qui met le feu aux poudres. Le 25 avril, le critique Louis Leroy publie dans Le Charivari un compte rendu assassin : « Impression, j'en étais sûr. Je me disais aussi, puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l'impression là-dedans... » Le mot est lâché. Par dérision, Leroy baptise ces peintres « impressionnistes ». Le public rit. La critique académique se déchaîne. Les toiles sont jugées inachevées, les couleurs criardes, la technique bâclée.

Les artistes, eux, relèvent le gant. Ils adoptent le nom qu'on voulait leur jeter à la figure. L'impressionnisme est né — dans un atelier de photographe, au-dessus du boulevard, un jour d'avril.

Première Exposition 1874, 35 Boulevard des Capucines Catalogue, BnF

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Événement
1793
Événement
1364
1364
p 19
Passage amenant au niveau de l'enceinte de Charles V, marquée par les rues d'Aboukir et de Cléry
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Événement
1407
23 novembre 1407 — Allée aux Arbalétriers/Hôtel Barbette/Hôtel de la Reine
p 20
Assassinat du duc d'Orléans qui déclenche la guerre civile entre Bourguignons et Armagnacs. Elle durera une trentaine d'années Le 23 novembre 1407, Louis Ier d'Orléans, frère du roi Charles VI, est assassiné à Paris, à p …

Assassinat du duc d'Orléans qui déclenche la guerre civile entre Bourguignons et Armagnacs. Elle durera une trentaine d'années

Le 23 novembre 1407, Louis Ier d'Orléans, frère du roi Charles VI, est assassiné à Paris, à proximité du 38 rue des Francs-Bourgeois, alors qu’il rentre de l’Hôtel Barbette où il avait rendu visite à la reine Isabeau de Bavière. L’attaque, menée par une quinzaine d’hommes sous la direction de Raoul d’Anquetonville et orchestrée par Jean sans Peur, duc de Bourgogne, est soigneusement préparée. Thomas Courteheuse, valet du roi, joue un rôle dans la conspiration en prévenant le duc d’un faux appel du roi. Louis d’Orléans est tué à coups de hache après avoir été jeté à bas de sa monture. Cet assassinat marque le début d’une guerre civile entre les factions des Bourguignons, menés par Jean sans Peur, et des Armagnacs, partisans de la famille d’Orléans. Ce conflit, alimenté par la folie du roi Charles VI et la rivalité pour le contrôle du royaume, durera environ trente ans et déstabilisera profondément la France en pleine guerre de Cent Ans.

Sources

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Événement
1913
1913 — Hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau/Siège du Factage Parisien (colis postaux)
p 21
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Événement
1407
1407 — Maison de Nicolas Flamel/Plus vieille maison de Paris
p 22
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Événement
1644
1644 — Maison à colombages
p 22
Pastiche de maison moyenâgeuse, que l'on croyait être de 1292, prise longtemps et encore par certains pour la plus vieille maison de Paris
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Événement
1230
1230 — Réfectoire du prieuré St Martin des Champs
p 23
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Événement
1140
1140 — Prieuré St Martin des Champs
p 23
Mur crénelé et échauguette de l'enceinte du prieuré intégré aux bâtiments des Arts et Métiers
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Événement
1250
1250 — Enceinte du prieuré St Martin des Champs
p 23
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Événement
Événement
1842
Événement
1190
1190
p 27
Vestiges de l'enceinte de Philippe Auguste dans ce qui fut les jardins de l'Hôtel St Pol de 1365 à 1422 ; marques personnelles des tailleurs de pierres
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Événement
1694
1694
p 28
Orme remarquable sous lequel se traitaient les affaires privées et les créances ; peut-être à l'origine de l'expression "Rendez-vous sous l'orme !" pour un rendez-vous auquel on ne compte pas se rendre L'orme occupait un …

Orme remarquable sous lequel se traitaient les affaires privées et les créances ; peut-être à l'origine de l'expression "Rendez-vous sous l'orme !" pour un rendez-vous auquel on ne compte pas se rendre

L'orme occupait une place centrale dans la vie publique française, particulièrement au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime. Ces arbres majestueux ornaient fréquemment les places de villages et servaient de lieux de rassemblement pour diverses activités communautaires : mariages, danses, fêtes et assemblées. Les justices seigneuriales se tenaient régulièrement sous ces ormes plantés aux portes des châteaux ou sur les places publiques.

Les juges locaux y rendaient la justice et traitaient les affaires privées, notamment les questions de créances. Cependant, ces magistrats avaient souvent une réputation de médiocrité et d'incompétence. Les plaideurs, peu confiants dans leurs capacités, manquaient fréquemment les rendez-vous fixés, laissant les juges attendre en vain sous l'arbre.

Cette pratique donna naissance à l'expression "attendre sous l'orme", popularisée par la pièce de Jean-François Regnard "Attendez-moi sous l'orme" en 1694. L'expression prit alors un sens ironique : donner un rendez-vous avec l'intention délibérée de ne pas s'y rendre, ou attendre longuement et en vain. Elle devint proverbiale dès le XVIIe siècle et symbolisa la promesse non tenue.

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Événement
Événement
1508
1508 — Clocher de l'église St Jacques la Boucherie/Chemin de St Jacques de Compostelle
p 30
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Événement
1817
1817 — Cimetière du Père Lachaise/Tombe d'Héloïse et Abélard
p 32
Héloïse et Abélard sont transférés dans un but "publicitaire" pour le cimetière ; l'abbesse du Paraclet avait fait séparer les ossements des amants en 1630
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Événement
Événement
Date imprécise — Maison à colombages
p 35
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Événement
Date imprécise — Maison à colombages
p 35
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Événement
Événement
Événement
1697
1697 — Marché aux chevaux/Fontaine Poliveau
p 38
Marché aux chevaux transféré par Louis XIII ; il subsiste le pavillon des contrôleurs, de 1762 ; sur la façade, la grue symbolise la patience, et le coq la vigilance
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Événement
1613
1613 — Hôtel Scipion/Boulangerie des Hôpitaux de Paris
p 39
Premier bâtiment de style renaissance à Paris, construit en 1532 pour Maurice de Bullioud, acheté par Scipion Sardini, grand argentier des rois, transformé en hôpital puis en prison pour mendiants
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Événement
1792
Événement
Date imprécise — Passage remarquable
p 41
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Événement
1338
1338 — Réfectoire du collège des Bernardins (architecture cistercienne)
p 44
Logis du Pape, vestige médiéval du collège des Bernardins, fondé en 1244
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Événement
1654
1654 — Hôtel d'Albiac/Collège des Trente-Trois
p 45
Réservé aux élèves indigents faisant des études ecclésiastiques ; escalier donnant sur l'impasse des Bœufs
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Événement
1654
1654 — Hôtel d'Albiac/Collège des Trente-Trois
p 45
Réservé aux élèves indigents faisant des études ecclésiastiques ; escalier donnant sur l'impasse des Bœufs
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Événement
1931
Événement
200
200 — Amphithéâtre de Lutèce
p 48
Amphithéâtre gallo-romain redécouvert en 1870 en ouvrant la rue Monge, le 2ème en taille après Nimes, appelé à tort les “arènes” de Lutèce ; il avait été enfoui sous les déblais du creusement des fossés de l'enceinte de …

Amphithéâtre gallo-romain redécouvert en 1870 en ouvrant la rue Monge, le 2ème en taille après Nimes, appelé à tort les “arènes” de Lutèce ; il avait été enfoui sous les déblais du creusement des fossés de l'enceinte de Charles V

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Événement
1800
1800 — Pierres tombales servant de dallage
p. 51
Le dallage du couloir de ce bâtiment est constitué de pierres tombales Au 26 rue Chanoinesse, sur l'Île de la Cité à Paris, se trouve une cour pavée d'anciennes pierres tombales. Cette courette étroite, accessible par un …

Le dallage du couloir de ce bâtiment est constitué de pierres tombales

Au 26 rue Chanoinesse, sur l'Île de la Cité à Paris, se trouve une cour pavée d'anciennes pierres tombales. Cette courette étroite, accessible par une porte cochère, abrite des dalles funéraires récupérées d'anciens cimetières d'édifices religieux du quartier. Les inscriptions gravées en caractères gothiques, aujourd'hui presque illisibles à cause de l'usure du temps, témoignent de l'origine de ces pierres : des sépultures de moines.

Au XVIIIe siècle, l'Île de la Cité comptait jusqu'à 18 églises sur ses 22 hectares. Lors des grands travaux d'aménagement urbain de cette époque, de nombreux édifices religieux désertés furent démolis. Plutôt que de gaspiller ces matériaux, les pierres des églises et des cimetières furent réutilisées pour d'autres constructions ou pour paver les sols, notamment afin de maintenir les cours au sec lors des crues de la Seine.

La rue Chanoinesse elle-même doit son nom aux chanoines, membres du clergé rattachés à Notre-Dame de Paris. Ce quartier conservait son caractère médiéval car il constituait le domaine protégé des moines chanoine jusqu'au XVIIIe siècle.

Sources

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Événement
1792
2 septembre 1792 — Couvent des Carmes déchaussés/Massacres de Septembre
p 52
Massacres de 115 Prêtres réfractaires au couvent des Carmes Déchaux, transformé en prison
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Événement
1796
1er février 1796 — Agence des Poids et Mesures
p 54
Calcul de la longueur du méridien de Dunkerque à Barcelone par Delambre et Méchain ; décision de la Convention en avril 1795 d'établir le mètre comme 40 millionième partie du méridien terrestre, base du Système internati …

Calcul de la longueur du méridien de Dunkerque à Barcelone par Delambre et Méchain ; décision de la Convention en avril 1795 d'établir le mètre comme 40 millionième partie du méridien terrestre, base du Système international d'unités

La mesure de la méridienne de France par Delambre et Méchain, ou plus précisément de l'« arc de méridien situé entre Dunkerque et Barcelone », est un levé géodésique réalisé par les scientifiques français Jean-Baptiste Joseph Delambre et Pierre-François Méchain entre 1792 et 1798. Cette mesure fait suite à la décision de l'Assemblée nationale française en 1791 d'établir un système de mesure unique s'appuyant sur une unité de longueur universelle prise dans la nature : la dix millionième partie du quart du méridien terrestre, qui sera ultérieurement nommée le mètre.

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Événement
1794
31 mars 1794 — Demeure de Georges Jacques Danton (donnant alors sur la rue Marat)
p 55
Arrestation de Danton à son domicile, à 6 heures du matin. Il avait refusé de s'enfuir, disant "on n'emporte pas sa patrie sous la semelle de ses souliers" Le 31 mars 1794, à six heures du matin, on frappe à la porte du …

Arrestation de Danton à son domicile, à 6 heures du matin. Il avait refusé de s'enfuir, disant "on n'emporte pas sa patrie sous la semelle de ses souliers"

Le 31 mars 1794, à six heures du matin, on frappe à la porte du 130 boulevard Saint-Germain — la rue s'appelait alors rue des Cordeliers, puis rue Marat. Georges Danton dort encore. Sa jeune femme Louise Gély est à ses côtés. Les agents du Comité de sûreté générale sont là pour l'arrêter.

Il ne s'enfuit pas. On lui en avait donné l'occasion — des amis l'avaient prévenu, des chevaux de poste étaient disponibles. Il avait refusé, avec cette phrase que Philippe avait notée dans sa fiche : "on n'emporte pas sa patrie sous la semelle de ses souliers."

Danton était l'un des hommes de la Révolution. Il avait contribué à renverser la monarchie, à organiser la défense nationale en septembre 1792, à fonder le Tribunal révolutionnaire — l'instrument qui allait maintenant le juger. Depuis plusieurs mois, il appelait à modérer la Terreur, à clémence, à en finir avec les exécutions en masse. Robespierre et Saint-Just y voyaient une trahison.

Le procès est une mascarade — Danton le transforme en tribune, rugit, domine la salle au point que le Tribunal finit par suspendre les débats pour le faire taire. Il est guillotiné le 5 avril avec Camille Desmoulins et leurs amis. Sa dernière parole au bourreau, selon la tradition : "Tu montreras ma tête au peuple, elle en vaut la peine."

Dix semaines plus tard, Robespierre passait à son tour sous la lame.

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Événement
1789
12 septembre 1789 — Imprimerie de Marat/Imprimerie du journal "Le Publiciste parisien"/Imprimerie du journal "L'Ami du Peuple"
p 55
Le 12 septembre 1789, moins de deux mois après la prise de la Bastille, Jean-Paul Marat publie le premier numéro de son journal dans une imprimerie de la cour du Commerce Saint-André, dans le 6e arrondissement. Le titre …

Le 12 septembre 1789, moins de deux mois après la prise de la Bastille, Jean-Paul Marat publie le premier numéro de son journal dans une imprimerie de la cour du Commerce Saint-André, dans le 6e arrondissement. Le titre initial: "Le Publiciste parisien", qui deviendra dès le quatrième numéro "L'Ami du Peuple, ou le Publiciste parisien". Ce titre sera celui du journal jusqu'à la mort de Marat, le 13 juillet 1793.

Marat a quarante-six ans. Médecin de formation, physicien contesté dont les théories sur la lumière ont été rejetées par l'Académie des sciences, pamphlétaire depuis les années 1770, il entre dans la Révolution avec la conviction que la trahison et la corruption sont au coeur du système: la Cour, les parlements, les ministres, les généraux, les aristocrates déguisés en patriotes. Son journal sera l'organe de cette conviction.

"L'Ami du Peuple" paraît en moyenne cinq fois par semaine, à deux mille exemplaires. Il est lu à voix haute dans les carrefours, les cafés, les assemblées de section. Marat dénonce, nomme, accuse: Lafayette qui surveille le roi sous prétexte de le protéger; les Girondins qui modèrent la Révolution quand elle devrait s'accélérer; les spéculateurs qui profitent de la pénurie de pain. Il exige des têtes, au sens littéral: il fixe des chiffres, propose des listes, et ses lecteurs le croient.

Il est forcé de fuir à plusieurs reprises pour échapper aux mandats d'arrêt: en Angleterre en 1790, dans les égouts et les caves de Paris dont il ressort la santé brisée. Sa dermatite chronique, aggravée par des années de clandestinité dans des endroits humides, le ronge. À la fin de sa vie, il travaille dans son bain.

Un détail: le futur maréchal d'Empire Guillaume Brune travaille à l'imprimerie de la cour du Commerce Saint-André au moment de la fondation du journal. Il y est typographe. Le même atelier abrite l'imprimerie de Marat et le début de carrière d'un futur maréchal: la Révolution a ses coïncidences.

Marat est assassiné par Charlotte Corday le 13 juillet 1793, dans sa baignoire, au 30 rue des Cordeliers. "L'Ami du Peuple" cesse le jour de sa mort. Il avait publié son journal pendant près de quatre ans, sans interruption ou presque.

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Événement
1786
1786 — Butte Coypeau/Belvédère du Jardin des Plantes/Gloriette de Buffon
p 57
La gloriette de Buffon, aussi appelée kiosque en bronze du Jardin des Plantes, est un édifice métallique situé au sommet du grand labyrinthe du Jardin des Plantes, 40 rue Geoffroy Saint-Hilaire, Paris 5ᵉ. Construite entr …

La gloriette de Buffon, aussi appelée kiosque en bronze du Jardin des Plantes, est un édifice métallique situé au sommet du grand labyrinthe du Jardin des Plantes, 40 rue Geoffroy Saint-Hilaire, Paris 5ᵉ. Construite entre 1786 et 1787 sur ordre de Georges Buffon, elle fut conçue par l’architecte Edme Verniquet et réalisée par Claude-Vincent Mille, serrurier du roi. Il s’agit d’une des toutes premières structures métalliques au monde, antérieure de plusieurs décennies aux réalisations de Victor Baltard et de plus d’un siècle à celles de Gustave Eiffel.

La gloriette est composée d’une ossature de fer habillée de bronze et de cuivre, reposant sur huit colonnes cannelées métalliques. Elle mesure environ 4 mètres de diamètre et est surmontée d’une sphère armillaire et d’une girouette. À l’origine, un mécanisme actionné par le soleil sonnait les douze coups de midi grâce à un gong méridien, aujourd’hui disparu. L’édifice, qui n’a pas de fonction utilitaire autre que celle de belvédère, possède une forte valeur symbolique, notamment par l’utilisation de plusieurs métaux et sa devise « Horas non numero nisi serenas » (« Je ne compte que les heures heureuses »), lié à un gong méridien marquant l'heure solaire de midi. Il s’agit du plus ancien monument métallique conservé à Paris.

Gloriette de Buffon Arthur Weidman, Wikimedia

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Événement
1727
1727 — Église St Sulpice/Gnomon de St Sulpice/Méridienne de Paris
p 59
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Événement
1795
21 octobre 1795 — Musée des Monuments français/École des Beaux-Arts
p 60-61
Lenoir crée un musée lapidaire dans l'ancien couvent, en 1792 ; il deviendra le "Musée des Monuments français", institué le 1er septembre 1794 par la Convention
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Événement
1617
1617 — Couvent des Petits Augustins
p 61
Ancien couvent des Augustins réformés où se trouvait la chapelle des Louanges, couverte par le premier dôme construit à Paris, et dont l'ancien cloître est devenu la cour du Mûrier
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Événement
1930
1930 — Maison de verre/Bâtiment remarquable
p 63
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Événement
Date imprécise — Hospice des incurables/Hôpital Laennec
p 64
Premier hospice à Paris à n'avoir mis qu'un seul malade par lit. Transformé en prison pendant la Révolution
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Événement
Événement
Date imprécise — Allée de l'Industrie
p 67
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Événement
1900
1900 — Bâtiment remarquable (style Art nouveau, sculptures de la façade)
p 68
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Événement
1901
1901 — Bâtiment remarquable (style Art nouveau, sculptures de la façade et du porche)
p 68
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Événement
1922
Événement
1897
4 mai 1897 — Bazar de la Charité
p 72
Incendie du Bazar de la Charité, aménagé dans un hangar en bois et toile, lors d'une projection de cinéma dont le projecteur s'enflamme. Il fait 126 victimeset 250 blessés. La chapelle de la Consolation est construite su …

Incendie du Bazar de la Charité, aménagé dans un hangar en bois et toile, lors d'une projection de cinéma dont le projecteur s'enflamme. Il fait 126 victimeset 250 blessés. La chapelle de la Consolation est construite sur l'emplacement

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Événement
1792
1792 — Cimetière de la Madeleine
p 73
Chapelle expiatoire de 1816, sur l'emplacement du charnier des exécutions de la Concorde
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Événement
1805
1805 — Hôtel Odiot/Cité Odiot
p 74
Orfèvre attitré du Premier Empire ; il réalise le sceptre et l'épée du sacre de l'ogre, et le berceau de son rejeton
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Événement
1858
15 juin 1858 — Demeure d'Ary Scheffer (depuis 1830)/Musée de la Vie romantique
p 75
Mort du peintre Ary Scheffer, qui recevait dans son salon le Tout-Paris artistique de l'époque
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Événement
1849
8 mai 1849 — Cité Napoléon (un des familistères créés en 1848 par la Commission du Travail)
p 76
Pose de la 1ère pierre de la cité ouvrière, proche de l'usine à gaz où travaillent la plupart des futurs locataires. Opératiion démagogique de propagande au bénéfice du futur dictateur, auteur en 1844 de "L'extinction du …

Pose de la 1ère pierre de la cité ouvrière, proche de l'usine à gaz où travaillent la plupart des futurs locataires. Opératiion démagogique de propagande au bénéfice du futur dictateur, auteur en 1844 de "L'extinction du paupérisme"

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Événement
1833
Événement
1871
11 mai 1871 — Hôtel de Sophie Dosne/Demeure d'Adolphe Thiers (à partir de 1833)
p 78
La maison de Thiers, "la cambuse à Foutriquet", est détruite sur décision de la Commune. Les meubles vont au Mobilier national, les objets d'art au Louvre et le linge aux hôpitaux. L'ensemble estimé à 2 millions sera rem …

La maison de Thiers, "la cambuse à Foutriquet", est détruite sur décision de la Commune. Les meubles vont au Mobilier national, les objets d'art au Louvre et le linge aux hôpitaux. L'ensemble estimé à 2 millions sera rembouré 3

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Événement
Événement
Événement
Date imprécise — Maison la plus étroite de Paris
p 82
Plus petite maison de Paris ; largeur : 1,20 m, hauteur : 5 m
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Événement
1250
1250
p 82
Rue la plus étroite de Paris, elle fait 2m de large ; ancienne rue Erembourg ou Hérambourg la Tréfilière, elle prend son nom actuel de l'enseigne d'un financier Lombard "à l'Écu de Venise", en 1501
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Événement
1819
24 décembre 1819 — Chapelle de l'hôpital St Louis
p 83
Premier édifice public à Paris éclairé au gaz, à l'occasion de la messe de minuit
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Événement
1793
1793 — Maison de santé de Jacques Belhomme (fondée en 1768)
p 84
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Événement
1873
1873
p 85
Cail fait construire un ensemble social, ateliers et logements, permettant d'accueillir 2 000 personnes
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Événement
1871
24 mai 1871 — Prison de la Grande Roquette (de 1836 à 1900)
p 86
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Événement
1851
1851
p 86
Lieu des exécutions devant la Roquette sur cinq dalles toujours présentes ; ce qui fit donner à l'échafaud un de ses surnoms "l'Abbaye de Cinq-Pierres", référence au "gardien du Paradis"
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Événement
1831
1831 — Prison de la Petite Roquette (ouverte en 1830)
p 86
Prison des jeunes détenus devenue prison pour femmes en 1932 ; elle aura vu passer 75 000 enfants, parmi lesquels la mortalité était de 12%
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Événement
1783
15 octobre 1783 — Folie Titon/Manufacture de papiers-peints Réveillon (de 1763)/Lieu du premier vol humain (vol captif)
p 87
Fabrication de la Montgolfière, et essais par Jean-François Pilâtre de Rozier en vol captif ; dans la manufacture de papiers peints Réveillon, qui comptait alors 350 ouvriers
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Événement
Date imprécise — Cité du Travail/Cité industrielle
p 88
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Événement
1850
1850 — Cité industrielle
p 88
Au 186-192 rue de la Roquette, dans le 11e arrondissement, se trouve une impasse bordée de deux anciens bâtiments jumeaux, aujourd’hui appelée Cité du Travail. Ce passage accueille désormais divers ateliers et entreprise …

Au 186-192 rue de la Roquette, dans le 11e arrondissement, se trouve une impasse bordée de deux anciens bâtiments jumeaux, aujourd’hui appelée Cité du Travail. Ce passage accueille désormais divers ateliers et entreprises de services.

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Événement
1751
1751 — Cour de l'Étoile d'Or/Cadran solaire/Cour remarquable
p 90-91
Cour vouée à l'ébénisterie ; cadran solaire sur la façade du bâtiment qui sépare la cour du fond
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Événement
1824
1824 — Passage du Cheval Blanc/Cité Parchappe
p 92
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Événement
1801
1801 — Couvent de la Madeleine de Traisnel (de 1654)
p 94
Couvent des Dames de Tresnel ou Traisnel, un village de l'Aube, transformé en filature et en atelier de tissage ; il en subsiste une arcade et le clocher. L'ntreprise employait 7900 ouvriers sur l'ensemble de la France
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Événement
1801
1801 — Couvent Notre-Dame de Bon Secours (de 1648)
p 94
Première filature de coton à Paris, fondée par François Richard et Joseph Lenoir-Dufresne dans un ancien couvent de Bénédictines ; elle emploie 700 ouvriers
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Événement
1704
1704 — Cour du Bel-Air/Escalier des Mousquetaires Noirs (escalier D)
p 97
Pierre dite des mousquetaires noirs, sur laquelle ils étaient censés jouer aux dés, et bel escalier style Louis XIII
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Événement
1794
14 juin 1794 — Cimetière de Picpus
p 99
Charnier des 1306 condamnés guillotinés place du trône renversé, dont les carmélites de Compiègne
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Événement
1834
1834 — Cimetière de Picpus
p 99
Héros de l'indépendance américaine, commandant de la garde nationale en 1789 puis en 1830, La Fayette prend froid aux obsèques du député Dulong, en janvier 1834, et meurt d'une pneumonie le 20 mai, rue d'Anjou. Le 22 mai …

Héros de l'indépendance américaine, commandant de la garde nationale en 1789 puis en 1830, La Fayette prend froid aux obsèques du député Dulong, en janvier 1834, et meurt d'une pneumonie le 20 mai, rue d'Anjou. Le 22 mai, après un service à l'église de l'Assomption suivi par une foule immense mais étroitement surveillé par l'armée, le convoi gagne le cimetière de Picpus, où il est inhumé auprès de sa femme, avec de la terre rapportée d'Amérique. Un drapeau américain flotte aujourd'hui sur sa tombe.

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Événement
1794
1794 — Maison de santé d'Eugène Coignard (ancien couvent)
p 99
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Événement
Événement
Date imprécise — Cour remarquable
p 101
Passage industriel pittoresque du faubourg St Antoine, couvert de vigne ; une horloge arrêtée de longue date sur le pavillon du fond
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Événement
1727
29 décembre 1727 — Borne limite de Paris (déplacée)
p 103
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Événement
1912
1912 — Petite Alsace/Cité Daviel
p 106-107
Logements sociaux de la société "l'Habitation familiale" du début du 20ème siècle
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Événement
1928
1928 — Petite Russie
p 106
Sorte de coron sur le toit d'un garage, loué à la compagnie de taxis André Citroën qui y logeait entre autres ses chauffeurs russes blancs exilés après la Révolution d'Octobre
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Événement
1878
1878 — Cité Fleurie (construite avec les matériaux de l'Exposition universelle de 1878, comportant 29 ateliers)/Cité d'artistes
p 108
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Événement
1938
1938 — Île des Singes/Cours de la Bièvre
p 109
Ancienne île sur la Bièvre, appelée Île aux Singes, ou Île des Singes ; le nom de la rivière pourrait venir du latin "biver", le castor, ou du gaulois "bawa", la boue
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Événement
Date imprécise — Passage Bourgoin/Passage remarquable/Jardins ouvriers
p 110
Passage typique du 13ème arrondissement. Derniers jardins ouvriers de Paris ; impasse Nationale au 54
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Événement
Date imprécise — Cité Verte/Passage remarquable
p 111
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Événement
Événement
1656
1656 — Hôpital de la Salpêtrière (hôpital général pour femmes)
p 114
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Événement
Événement
1929
1929 — Cité Florale ou Floréale/Square des Mimosas
p 116
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Événement
1926
1926 — Square des Peupliers/Rue Dieulafoy
p 117
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Événement
1664
1664 — Couvent des Filles Anglaises (bâtiments de l'ancien cloître)
p 119
Création d'un couvent de bénédictines suite aux persécutions en Angleterre, leur mission étant de prier pour le retour de cette nation à la foi catholique
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Événement
1780
1780 — Hospice de La Rochefoucauld
p 120
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Événement
Événement
1806
1806 — Mire du Sud/Mire du Méridien de Paris (dans le parc Montsouris, mais déplacée)
p 121
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Événement
1623
Événement
Événement
Événement
1927
1927 — Demeure et atelier de Georges Braque/Bâtiment remarquable
p 125
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Événement
1830
1830 — Village d'Orléans/Villa Hallé
p 126-127
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Événement
1650
1650 — Moulin Moliniste/Tour de la Charité/Moulin à vent
p 128
Moulin du 17ème siècle, ayant appartenu aux frères de la Charité ; il sera transformé en cabaret, fréquenté par des étudiants disciples du jésuite Molina. Le moulin de la Charité, situé au 3 boulevard Edgar Quinet dans l …

Moulin du 17ème siècle, ayant appartenu aux frères de la Charité ; il sera transformé en cabaret, fréquenté par des étudiants disciples du jésuite Molina.

Le moulin de la Charité, situé au 3 boulevard Edgar Quinet dans le 14ᵉ arrondissement de Paris, est un vestige du XVIIᵉ siècle. Édifié vers 1661 par les Frères de la Charité de l’Ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il servait à moudre le blé pour approvisionner l’hôpital de la Charité, alors voisin. Ce moulin, surnommé « moulin moliniste » pour le distinguer du « moulin janséniste » tout proche, a traversé plusieurs époques et usages. Après la Révolution française, il passe sous la propriété de l’Assistance Publique et devient une guinguette, avant d’être intégré en 1824 dans l’enceinte du cimetière du Montparnasse, où il sert de logement au gardien.

La tour ronde en pierre, haute d’environ quinze mètres, est aujourd’hui le seul témoin des nombreux moulins qui jalonnaient autrefois la plaine de Montrouge. Au XIXᵉ siècle, le bâtiment se dégrade, mais la tour est restaurée en 1899 à l’initiative de la commission du Vieux Paris. Le sculpteur Antoine Bourdelle a envisagé d’y installer sa sépulture, projet finalement abandonné. Le moulin est classé monument historique en 1931. Molina est mentionné comme ayant une activité liée à ce lieu, sans précision biographique.

Ancien moulin de Montparnasse, Archives parisrévolutionnaire.org

Un ancien moulin servant d'habitation aux gardiens au cimetière Montparnasse, Léon Leymonnerye Léon, 1851, Wikimedia

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Événement
1934
1934 — Demeure d'Henry Miller (chez Michael Fraenkel en 1931)
p 129
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Événement
Événement
1830
1830 — Demeure d'Honoré de Balzac (à partir de 1828)
p 130
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Événement
Date imprécise — Demeure de Léon Blum/Cité d'artistes
p 132
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Événement
Événement
1932
1932 — Demeure de Louis Barillet/Bâtiment remarquable
p 135
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Événement
1933
1933 — Église St Séraphin de Sarov
p 137
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Événement
1902
1902 — La Ruche/Cité d'artistes
p 139
Ateliers d'artistes conçus par Eiffel pour le "pavillon de la Femme" de l'Exposition universelle de 1900 ; sa réimplantation ici est financée par Jean Boucher, sculpteur et mécène
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Événement
1796
9 septembre 1796 — Auberge du Soleil d'Or/Conjuration du camp de Grenelle/Conjuration des Égaux
p 140
Auberge d'où partent 60 conjurés babouvistes pour rallier le 21ème régiment cantonné au camp de Grenelle. Tentative trahie par Grisel, il y aura 132 arrestations et 52 condamnation à la déportation ou à la prison. Drouet …

Auberge d'où partent 60 conjurés babouvistes pour rallier le 21ème régiment cantonné au camp de Grenelle. Tentative trahie par Grisel, il y aura 132 arrestations et 52 condamnation à la déportation ou à la prison. Drouet parvient à s'enfuir

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Événement
Événement
Événement
1841
1841 — Maison de Balzac/Demeure d'Honoré de Balzac/Musée Balzac
p 142
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Événement
1685
1685 — Demeure de Nicolas Boileau Despréaux
p 143
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Événement
Événement
1897
1897 — Castel Béranger/Maison des Diables/Atelier de Paul Signac/Bâtiment remarquable
p 146-147
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Événement
1910
Événement
Événement
1715
1715 — Château des Ternes
p 151
Lieu de méditation de Jacques Bénigne Bossuet ; le nom vient d'un établissement gallo-romain nommé la "villa externa"
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Événement
Événement
1842
13 juillet 1842 — Chapelle St Ferdinand/Chapelle Notre-Dame de la Compassion
p 154
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Événement
1885
11 avril 1885 — Hôtel Gaillard (dit "château Gaillard")
p 155
Résidence du régent de la Banque de France, copie du château de Blois
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Événement
1889
1889 — Demeure d'Auguste Renoir/Maison d'enfance de Jean Renoir/Maquis de Montmartre
p 156-157
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Événement
1890
1890 — Demeure d'Auguste Renoir/Maison d'enfance de Jean Renoir/Maquis de Montmartre
p 156-157
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Événement
Date imprécise — Maquis de Montmartre/Passage du Rocher de la Sorcière (ancienne fontaine)/Passage remarquable
p 158-159
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Événement
Date imprécise — Maquis de Montmartre/Passage du Rocher de la Sorcière (ancienne fontaine)/Passage remarquable
p 158-159
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Événement
1934
1934
p 160
La vigne du Clos Montmartre produit 700 bouteilles par an ; d'un vin qui vaut plus, avouons-le, par son étiquette que par sa valeur œnologique, mais qui donne lieu à une belle fête et à une bonne action
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Événement
1953
1953 — Demeure de Jacques Prévert
p 161
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Événement
1952
1952 — Demeure de Boris Vian
p 161
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Événement
Événement
1875
1875 — Maison Rosimond/Musée du Vieux Montmartre
p 163
Plus vieille maison de Montmartre, demeure et atelier de nombreux artistes ; aujourd'hui Musée de Montmartre
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Événement
Événement
1985
Événement
1930
1930 — Montmartre aux Artistes/Cité d'artistes (la plus importante d'Europe)
p 166
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Événement
1922
1922 — Immeuble doté d'équipements collectifs/Bâtiment remarquable
p 167
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Événement
Événement
Date imprécise — Cimetière St Vincent
p 168
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Événement
Événement
Événement
1872
1872
p 174-175
Village dans le 19ème arrondissement autour d'anciennes carrières, dont le nom à fait l'objet d'une légende à propos d'un plâtre exporté jusqu'en Amérique ; en fait un lieu-dit
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Événement
1872
1872
p 174-175
Village dans le 19ème arrondissement autour d'anciennes carrières, dont le nom à fait l'objet d'une légende à propos d'un plâtre exporté jusqu'en Amérique ; en fait un lieu-dit
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Événement
1871
26 mai 1871 — Chapelle des otages/Lieu de l'exécution des otages de la Commune
p 178
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Événement
Date imprécise — Villa Castel
p 179
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Événement
Date imprécise — Passage Plantin
p 179
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Événement
1793
1793 — Cimetière de Charonne/Tombe du Père Magloire
p 180
Tombe du père Magloire, qui se disait secrétaire de Robespierre ; qualité sans doute aussi fausse que sa statue, récupérée on ne sait où par un ami ferrailleur
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Événement
1793
21 janvier 1793 — Château de Bagnolet/Pavillon de l'Ermitage (appartenant à Batz depuis 1787)
p 181
Siège des conjurés de Charonne, qui préparent une tentative pour faire évader Louis XVI. Ils tenteront ensuite de même avec Marie-Antoinette avec le "complot de l'Œillet". Dans les deux cas ce sera un échec
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Événement
1906
1906
p 182-183
Lotissement de 89 maisons par la société "La campagne à Paris"
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Événement
1906
1906
p 182-183
Lotissement de 89 maisons par la société "La campagne à Paris"
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Événement
1804
1804 — Fontaine des Savies/Regard St Martin/Regard des Petites Rigoles (du 14ème siècle)
p 184-185
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Événement
1575
1575 — Regard de la Roquette (restauré en 1812)
p 184-185
Regard de l'aqueduc de Belleville alimentant le couvent de la Roquette
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Événement
1811
1811 — Regard des Messiers
p 184-185
Regard de l'aqueduc de Belleville d'avant 1457 ; les "messiers" étaient les gardes-champêtres sous l'ancien régime
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Événement
1575
1575 — Regard de la Roquette
p 184-185
Regard de l'aqueduc de Belleville alimentant le couvent de la Roquette
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Événement
1583
1583 — Regard de la Lanterne
p 184-185
Regard de tête de l'aqueduc de Belleville, à 114m d'altitude ; les eaux de Belleville étaient canalisées depuis 1220 par les moines de St Martin des Champs
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