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18e arr.
Voie · 18e arrondissement

Rue de Clignancourt

De boulevard de Rochechouart, 36. à rue Championnet, 31.
Quartier Clignancourt · Longueur ≈ 1325 m
≈ 1325 m
Longueur
1858
Ouverte en
1
Quartier
I

Histoire de la rue

La rue tire son nom de l'ancien village de Clignancourt, bourg perché au nord de Montmartre dont les origines remontent au Moyen Âge et qui ne fut absorbé par Paris qu'avec l'annexion des communes périphériques en 1860. Longtemps appelée rue Neuve de Clignancourt, elle reçoit sa dénomination définitive par arrêté du 2 avril 1868. Son percement s'effectue en plusieurs temps : une ordonnance de mars 1847 ouvre le tronçon entre la rue Ramey et les abords de la rue Doudeauville ; la section supérieure, jusqu'à la rue Championnet, suit par décret en 1858. Le résultat est une artère large de 32 mètres et longue de plus d'un kilomètre, colonne vertébrale du quartier Clignancourt reliant le boulevard de Rochechouart au nord du 18e.

Avant même son alignement officiel, les lieux qui la bordent sont déjà chargés d'histoire. Aux numéros 1–5, un cabaret en vogue sous la Révolution et l'Empire aurait donné naissance au mot ramponner — argot pour boire en guinguette. Plus haut, l'établissement du Château Rouge (nos 42–54), vaste domaine dont les bâtiments servaient de salle de fêtes, concentre à lui seul plusieurs chapitres de l'histoire nationale : c'est là que Joseph Bonaparte, le 30 mars 1814, signe la capitulation de Paris devant les armées coalisées. Trente ans plus tard, en juillet 1847, ce même lieu accueille le premier banquet réformiste contre la monarchie de Juillet : quelque 1 200 convives, dont 86 députés, portent des toasts à la réforme électorale — Thiers, prudemment, a décliné l'invitation. Ce banquet ouvre la série de festins politiques qui débouchera sur la révolution de Février 1848.

La Commune, une rue en première ligne

C'est pendant la Commune de Paris que la rue de Clignancourt s'inscrit le plus profondément dans la mémoire révolutionnaire. Le blanquiste Théophile Ferré y tient domicile (n° 41) et y anime les réunions du Comité de vigilance du 18e arrondissement. Le 18 mars 1871, au pied de la butte, une batterie d'artillerie s'installe aux numéros 1–2 pour couvrir les canons que le gouvernement tente de reprendre — l'étincelle de l'insurrection. Louise Michel combat sur la barricade de la chaussée de Clignancourt et y est laissée pour morte. Au n° 113, un épisode plus trouble : des soldats réguliers fraternisent avec 300 fédérés au cri de « vive la République » et les laissent passer. Puis vient la Semaine sanglante : le Château Rouge sert de lieu de détention pour des officiers, dont le général Lecomte ; à l'école des numéros 61–63, transformée en morgue, 57 fédérés sont fusillés en une seule matinée contre le mur de la cour — les impacts de balles resteront visibles longtemps.

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II

Fiches

21 fiches · 12 adresses
1–2
1–2 rue de Clignancourt
Barricade pendant la Semaine sanglante
3 fiches
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Une des 18 barricades fortifiées avec canons de la Commune. Il y eut de l'ordre de 900 barricades érigées dans Paris pendant la Commune et la Semaine sanglante
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Personnage(s) : Napoléon Gaillard ·Louis Rossel
Le 18 mars 1871, une batterie d’artillerie est installée au 1–2 rue de Clignancourt, Paris, pour surveiller la butte Montmartre et protéger les canons entreposés par les troupes de
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Personnage(s) : Bernard de Susbielle
1–5
1–5 rue de Clignancourt
Cabaret du Petit Ramponneau/Barrière de Rochechouart
1 fiche
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15
15 rue de Clignancourt
Cabaret Guillaume Tell/Brasserie Suisse
1 fiche
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Bourse commerciale des ramasseurs de cataplasmes, pour le recyclage de l'huile ; bonjour l'hygiène...
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18
18 rue de Clignancourt
Demeure de Stanislas Lépine
1 fiche
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Mort du peintre Stanislas Lépine, auteur de nombreuses vues du cours de la Seine à Paris
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Personnage(s) : Stanislas Lépine
22
22 bis rue de Clignancourt
Cave d'un marchand de vin/Bureaux du journal "l'Ami du Peuple" de Maxime Lisbonne
1 fiche
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Maxime Lisbonne crée un journal "maratiste" ; il reprend le titre "l'Ami du Peuple"
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Personnage(s) : Maxime Lisbonne
24–26
24–26 rue de Clignancourt
Panneaux publicitaires des magasins Dufayel
2 fiches
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42–54
42–54 rue de Clignancourt
Le Château Rouge/Lieu de massacre de Communards
5 fiches
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Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune
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Personnage(s) : Fédérés
Le général Lecomte, ainsi que d'autres officiers, sont détenus au Château Rouge, dont le commandant Lartet qui parvient à s'enfuir. Lecomte est pris dans un premier temps pour le g
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Lieu du premier banquet réformiste contre la Monarchie de juillet ; 1 200 participants dont 86 députés ; Thiers décline l'invitation
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Poste de commandement et siège du Conseil de défense ; Joseph Bonaparte y signe la capitulation
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61–63
61–63 rue de Clignancourt
École primaire de garçons/Lieu de massacre de Communards
2 fiches
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92
92 rue de Clignancourt
Maison du peuple français/Siège de l'Association Le Progrès social
1 fiche
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113
113 rue de Clignancourt
Lieu de fraternisation entre les Fédérés et les troupes de ligne
1 fiche
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Les troupes régulières fraternisent au cri de "vive la République" et laissent passer un groupe de 300 Fédérés menés par Pigarre
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Personnage(s) : Pigarre
131
131 rue de Clignancourt
Demeure de Ladislas Fulop
1 fiche
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III

Sur cette voie

IV

Sources

Données Dénominations des emprises des voies, Ville de Paris ODbL · attribution