17e arr.
Voie · 17e arrondissement
Rue Saint-Just
De rue Pierre Rebière, 88. à en impasse au-delà de l'avenue du cimetière des Batignolles.
Quartier Épinettes · Longueur ≈ 150 m
≈ 150 m
Longueur
1
Quartier
Centre de la voie
Adresse documentée
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I
Fiches
23 fiches · 1 adresseMilitant des réseaux de soutien au FLN pendant la guerre d’Algérie, exclu du PCF en 1966 pour « activité fractionnelle », Alain Krivine fonde la Jeunesse communiste révolutionnaire, présente sur les barricades de Mai 68. L’État dissout la JCR en 1968, puis la Ligue communiste en 1973 : deux fois, il passe par la prison de la Santé. Candidat à l’élection présidentielle en 1969, en plein service militaire, il lance que « le pouvoir n’est pas dans les urnes » ; il se représente en 1974, puis siège au Parlement européen de 1999 à 2004. Figure de la LCR, puis du NPA, il meurt à Paris le 12 mars 2022, à 80 ans. Incinéré au Père-Lachaise, il repose dans la 4e division, celle de son beau-père Gilles Martinet, cofondateur du PSU.
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Substitut à Paris sous l’Occupation, Maurice Rolland renseigne la Résistance et fonde en novembre 1942 un groupe de magistrats résistants ; clément envers les opposants jugés par les sections spéciales, il est parfois sévère avec les résistants communistes. Passé à Londres en 1944, il appelle sur la BBC les magistrats à désobéir aux lois de Vichy. En 1948, à Madagascar, il supervise les procès qui suivent l’insurrection malgache de 1947. Président de la chambre criminelle de la Cour de cassation, il meurt au Val-de-Grâce le 14 janvier 1988, à 83 ans. Il repose dans la 27e division.
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Gouverneur de la Banque de France de 1937 à 1940, Pierre-Eugène Fournier met l’or du pays hors de portée des Allemands. En décembre 1940, il devient le premier directeur du Service de contrôle des administrateurs provisoires, créé sur instruction de l’occupant pour surveiller « l’aryanisation des entreprises israélites », jusqu’en mars 1941. Il préside en même temps la SNCF, de 1940 à 1946. Viennent ensuite les conseils d’administration et les Chantiers du Cardinal : « une carrière brillante dans la banque et le milieu associatif », dit Wikipédia. Il meurt à Boulogne-Billancourt le 19 mai 1972, à 79 ans, et repose dans la 26e division.
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Enterrement de Gilles Tautin, noyé à Meulan en fuyant une charge de CRS lors d'une tentative de rejoindre les ouvriers de Renault Flins. Des milliers de personnes l'accompagnent
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Fondateur et théoricien du surréalisme, auteur des Manifestes, de Nadja et de L'Amour fou, André Breton rassemble, exclut et relance pendant quarante ans le groupe qu'il anime. Pris d'un malaise à Saint-Cirq-Lapopie, il est ramené à Paris et meurt le 28 septembre 1966 à l'hôpital Lariboisière. Il est inhumé dans la 31e division du cimetière des Batignolles, sous une pierre gravée de sa devise : « Je cherche l'or du temps ».
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Né en Suisse, voyageur et poète de La Prose du Transsibérien, Blaise Cendrars perd le bras droit en 1915 dans la Légion étrangère, puis écrit L'Or, Moravagine et ses grands récits de mémoire. Il meurt le 21 janvier 1961 à son domicile de la rue José-Maria-de-Heredia, après avoir reçu le grand prix littéraire de la Ville de Paris, seule récompense officielle de sa vie. Il repose au cimetière des Batignolles jusqu'en 1994 ; ses cendres sont alors transférées au Tremblay-sur-Mauldre, dans les Yvelines.
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Poète surréaliste de la première heure, Benjamin Péret codirige La Révolution surréaliste avec Pierre Naville, milite chez les trotskistes et combat en Espagne en 1936 aux côtés des anarchistes ; exilé au Mexique pendant la guerre, il publie en 1945 Le Déshonneur des poètes. Il meurt à Paris le 18 septembre 1959. Il est inhumé dans la 31e division du cimetière des Batignolles, celle où André Breton sera enterré en 1966.
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Le 3 mars 1894, au Concert Lisbonne de la rue des Martyrs, chez l’ancien communard Maxime Lisbonne, Blanche Cavelli joue Le Coucher d’Yvette et se déshabille entièrement : le premier strip-tease, dit la légende, même si elle n’y est « nue » qu’en maillot rose. Elle meurt à Paris le 29 septembre 1951, à 76 ans, et repose dans la 31e division avec son mari, le peintre Louis Huvey, et sa fille Yvette, prénommée en souvenir de ce succès.
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Héros des deux guerres devenu chef de la Milice française, puis secrétaire d'État au Maintien de l'ordre et Waffen-SS, Joseph Darnand est l'une des figures majeures de la collaboration : sa Milice traque résistants et Juifs. Arrêté en Italie en 1945, condamné à mort par la Haute Cour de justice, il est fusillé au fort de Châtillon le 10 octobre 1945. Il est enterré dans la 32e division du cimetière des Batignolles.
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Fille d’une concierge de la rue des Martyrs, surnommée le « gavroche féminin », Émilienne d’Alençon débute en 1889 au Cirque d’été en dresseuse de lapins, puis devient l’une des « Trois Grâces » de la Belle Époque, avec Liane de Pougy et la Belle Otero. Elle meurt à Monte-Carlo le 14 février 1945, à 74 ans. Elle repose dans la 1re division, dans la chapelle de sa famille maternelle, les Normand, qui garde de nombreuses photos d’elle.
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Conducteur de travaux à Cherbourg, Gilbert Védy imprime dès le 3 juillet 1940 des tracts contre Pétain. Sous son deuxième prénom, Médéric, il codirige Ceux de la Libération ; en avril 1943, il fait exécuter Louis Goron, un agent du mouvement relâché par la police allemande peu avant des arrestations. Revenu d’Alger prendre la tête du mouvement, il est arrêté le 21 mars 1944 et remis à la Brigade spéciale. Devant le commissaire David, il mâche son poison : « dans deux heures je serai mort ». Il meurt le soir même à l’Hôtel-Dieu, à 42 ans, deux semaines après l’exécution de son frère Maxime au Mont-Valérien. Il repose dans la 29e division.
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Historien libéral emprisonné par le tsar en 1901, chef du parti cadet à la Douma, Pavel Milioukov cherche vainement, en février 1917, à sauver la monarchie. Ministre des Affaires étrangères du gouvernement provisoire, il promet le 18 avril aux Alliés la guerre « jusqu’à la victoire finale » : ouvriers et soldats de Petrograd manifestent en armes, et il démissionne. Il prépare ensuite le putsch de Kornilov, conseille Dénikine, puis s’exile à Paris, où il fonde Les Dernières Nouvelles. Il meurt à Aix-les-Bains le 31 mars 1943, à 84 ans ; transféré dix ans plus tard, il repose dans la 30e division, sous un tombeau presque illisible.
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Chansonnier des Quat’z’Arts, auteur de Ça c’est Paris pour Mistinguett, Lucien Boyer chante quarante mois sur tous les fronts de la Grande Guerre et signe La Madelon de la Victoire ; décoré en 1920, il le doit à la Madelon, insinuent ses amis, à ses tournées, jure René Berton. En 1923, il écrit aussi un Viva Mussolini. Il meurt à Paris le 16 juin 1942, à 66 ans, et repose dans la 2e division avec son fils, le cinéaste Jean Boyer.
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Peintre nabi des intérieurs intimes, des décors et des portraits, Édouard Vuillard vit jusqu'en 1928 auprès de sa mère, qu'il peint sans relâche. En juin 1940, devant l'avancée allemande, ses amis Lucy et Jos Hessel l'emmènent à La Baule, où il meurt le 21 juin 1940, au Castel Marie-Louise. Il est inhumé au cimetière des Batignolles, dans la tombe de sa famille, 26e division.
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Basse légendaire, interprète de Boris Godounov et de Don Quichotte, Fédor Chaliapine quitte la Russie soviétique en 1922 et s'installe à Paris, d'où il chante dans le monde entier. Il meurt à Paris le 12 avril 1938 et est inhumé au cimetière des Batignolles. En 1984, ses restes sont transférés au cimetière de Novodievitchi, à Moscou ; la sépulture des Batignolles, dans la 25e division, reste comme un cénotaphe.
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Comédienne puis journaliste, Marguerite Durand fonde en 1897 La Fronde, quotidien entièrement fait par des femmes, et milite pour leurs droits ; elle cofonde aussi en 1899 le cimetière des chiens d'Asnières. En 1931, elle lègue à la Ville de Paris sa documentation sur l'histoire des femmes, origine de l'actuelle bibliothèque Marguerite-Durand, qu'elle dirige bénévolement. Elle meurt le 16 mars 1936, à 72 ans, et est inhumée dans la 10e division du cimetière des Batignolles.
Voir la fiche Personnage(s) : Marguerite Durand
Élève de Gérôme, Maurice Neumont met son métier d’affichiste au service de la propagande pendant la Grande Guerre : en 1918, son poilu d’On ne passe pas ! répond aux fausses rumeurs de négociations de paix. Il fonde, avec Forain, Poulbot et Willette, la République de Montmartre. Il meurt le 10 février 1930, à 61 ans, au 1, place du Calvaire, où une plaque lui rend hommage. Sa tombe, dans la 26e division, est ornée d’un médaillon de bronze.
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Paul Deleutre, qui signe Paul d’Ivoi comme son père journaliste, doit sa célébrité aux Cinq Sous de Lavarède (1894), premier de ses 21 Voyages excentriques ; en 1890, il avait publié un roman contre l’antisémitisme. Il meurt d’une maladie cardiaque à Paris le 6 septembre 1915, à 58 ans ; un an jour pour jour plus tard, son fils meurt dans la bataille de la Somme. Sa tombe, en bordure de la 12e division, porte un nom presque illisible.
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Directeur du Figaro depuis 1902, Gaston Calmette lance en janvier 1914, à l’instigation de Barthou et de Poincaré, une campagne contre le ministre des Finances Joseph Caillaux, haï à droite pour son projet d’impôt sur le revenu : « 138 articles en 95 jours », compte Henriette Caillaux. Le 13 mars, il publie une lettre du ministre signée « Ton Jo ». Le 16, Mme Caillaux vient à son bureau et vide sur lui son pistolet ; il meurt dans la nuit à Neuilly-sur-Seine, à 55 ans. Elle sera acquittée, et le Sénat votera l’impôt en juillet. Il repose dans la 15e division, sous le périphérique : sa tombe à médaillon est noircie par la pollution.
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Venu de La Réunion en 1860, Léon Dierx rejoint en 1864 les parnassiens réunis autour de Catulle Mendès. Après un revers de fortune, il entre, sur le conseil de Maupassant, au ministère de l’Instruction publique, jusqu’à sa retraite. Élu prince des poètes à la mort de Mallarmé en 1898, il meurt le 11 juin 1912, à 74 ans, 24 rue Boursault, aux Batignolles. Il repose dans la 16e division ; son buste se dresse depuis 1930 au square des Batignolles.
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Fils de « gens de couleur libres » de La Havane, naturalisé en 1870, Severiano de Heredia admire les communards face aux Prussiens, mais se tient « à distance de l’insurrection ». Élu radical des Ternes, il préside en 1879 le conseil municipal de Paris et y crée les bibliothèques municipales ; député, il vote les crédits du Tonkin. Ministre des Travaux publics en 1887, il est raillé par les réactionnaires en « ministre chocolat » et battu par un boulangiste. Il meurt d’une méningite à Paris le 9 février 1901, à 64 ans, et repose dans la 8e division, dans une chapelle où l’ont rejoint sa fille Marcelle et son gendre Louis Lapicque.
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Obsèques de Paul Verlaine, suivis par 6 000 personnes ; Stéphane Mallarmé lui rend hommage
Voir la fiche Personnage(s) : Paul Verlaine ·Stéphane Mallarmé ·Maurice Barrès ·François Coppée ·Jean Moréas ·Georges Verlaine
Inhumation de combattants de la Commune au cimetière des Batignolles pendant la Semaine sanglante. Mais le plus grand nombre des Communards massacrés furent inhumés au cimetière d'Ivry
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II
Sur cette voie
Époques couvertes
III
Sources
Données Dénominations des emprises des voies, Ville de Paris ODbL · attribution