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Couverture — Sous Louis-Philippe le Boulevard
Bibliographie

Sous Louis-Philippe le Boulevard

BOULENGER Jacques
Calman-Lévy. Nouvelle collection historique, 1933.
Livre
119 Fiches citant cet ouvrage
1933 Édition

Fiches citant cet ouvrage

119 fiches
Événement
1826
1826 — Galeries de Bois (construites en 1784, détruites en 1826)/Camp des Tartares
p 3-4
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Événement
1786
1786 — Galeries de Bois/Camp des Tartares/Galerie d'Orléans
p 3
Galerie marchande en bois, très mal famée, décrite par Balzac ; un stand présentait "ce que Dieu ne peut voir", c'est-à-dire un miroir, Dieu n'ayant pas d'image ; et un autre la belle Zulina, un mannequin de cire nu
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Événement
Date imprécise
p 4
L'activité des boulevard se déplace progressivement vers l'Est et le bd du Temple, où s'installent diverses attractions, dont de nombreux théâtres populaires présentant des drames ; d'où son surnom de Bboulevard du Crime
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Événement
1837
1837 — Galeries du Palais Royal
p 4
Louis-Philippe fait interdire les jeux et la prostitution au Palais Royal ; du coup le centre de la vie parisienne se déplace vers les Grands boulevards
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Événement
1676
1676
p 4
Paris devient ville ouverte ; l'enceinte est rasée pour donner place au "Nouveau cours"
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Événement
1796
1796
p 6
Rendez vous sous le Directoire des émigrés de retour de Coblentz, et référence à l'exil de Louis XVIII, réfugié à Gand en Belgique, origine du mot "gandins" désignant la jeunesse dorée
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Événement
1811
1811
p 7
Première fontaine installée ici, de 1811 à 1867 ; elle donna son nom à la place du Château d'Eau
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Événement
1821
1821 — Opéra Le Peletier (façade)
p 10
L'Opéra Le Peletier est ouvert pour remplacer la salle Richelieu détruite après l'assassinat du duc de Berry. Considéré comme provisoire, il peut accueillir 1950 spectateurs. Il sera démoli après un incendie survenu le 2 …

L'Opéra Le Peletier est ouvert pour remplacer la salle Richelieu détruite après l'assassinat du duc de Berry. Considéré comme provisoire, il peut accueillir 1950 spectateurs. Il sera démoli après un incendie survenu le 29 octobre 1873

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Événement
1821
1821 — Opéra Le Peletier (entrée du public)
p 10
L'Opéra Le Peletier est ouvert pour remplacer la salle Richelieu détruite après l'assassinat du duc de Berry. Considéré comme provisoire, il peut accueillir 1950 spectateurs. Il sera démoli après un incendie survenu le 2 …

L'Opéra Le Peletier est ouvert pour remplacer la salle Richelieu détruite après l'assassinat du duc de Berry. Considéré comme provisoire, il peut accueillir 1950 spectateurs. Il sera démoli après un incendie survenu le 29 octobre 1873

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Événement
1829
1829
p 11
Le préfet Chabrol ordonne de paver les trottoirs des Grands boulevards en pierres volcaniques de Volvic en Auvergne
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Événement
1828
11 avril 1828
p 16-17
Création de la 1ère ligne d'omnibus à chevaux à Paris. Dérivé du latin "Omnes Omnibus". Viendront ensuite les Dames blanches, les Favorites, les Écossaises, les Carolines, les Batignollaises et les Tricycles. Le 11 avril …

Création de la 1ère ligne d'omnibus à chevaux à Paris. Dérivé du latin "Omnes Omnibus". Viendront ensuite les Dames blanches, les Favorites, les Écossaises, les Carolines, les Batignollaises et les Tricycles.

Le 11 avril 1828, place de la Madeleine, part le premier omnibus parisien — une grande voiture à chevaux pouvant transporter quatorze voyageurs, tirée par trois chevaux, desservant la ligne Madeleine-Bastille toutes les quinze minutes. Le prix du trajet : vingt-cinq centimes, quelle que soit la distance. Le mot vient du latin omnibus, datif pluriel de omnis : « pour tous ». C'était l'idée — un véhicule accessible à tous, pas seulement aux riches qui pouvaient se payer un fiacre.

L'inventeur s'appelle Stanislas Baudry, ancien colonel de l'Empire mis en demi-solde sous la Restauration. Il exploitait une minoterie et des bains publics à Nantes, et avait organisé une navette pour amener les clients depuis le centre-ville jusqu'à son établissement. Il remarqua que ses voitures prenaient des passagers en cours de route, qui n'allaient pas aux bains mais voulaient simplement se déplacer. Il abandonna les bains, obtint l'autorisation du préfet de police De Belleyme en janvier 1828, et vint à Paris monter son Entreprise Générale des Omnibus avec dix lignes simultanées.

Le succès fut foudroyant — entre avril et octobre 1828, plus de deux millions et demi de voyageurs empruntèrent les omnibus parisiens. En quelques mois, une quinzaine de compagnies concurrentes envahirent le pavé, portant des noms charmants : les Dames blanches, les Favorites, les Écossaises, les Carolines, les Batignollaises, les Hirondelles, les Gazelles. Chacune avait ses couleurs, ses itinéraires, sa clientèle. Paris se dotait d'un réseau de transport en commun — précurseur de la future Compagnie Générale des Omnibus, ancêtre de la RATP.

Baudry, lui, ne vit pas son succès prospérer. Laminé par la concurrence et criblé de dettes, il se suicida en mars 1830 en se jetant dans le canal Saint-Martin. Le dernier omnibus hippomobile circula à Paris le 11 janvier 1913 — à corriger sur la fiche, qui indique 1912.

L'omnibus à chevaux circula jusqu'en 1912, progressivement supplanté par le tramway électrique puis par l'autobus. Baudry, lui, ne vit pas son succès durer : criblé de dettes malgré la popularité de ses véhicules, il se suicida en 1830, deux ans après son invention.

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Événement
1889
27 janvier 1889 — Restaurant Durand
p 40
Le général Boulanger est élu député de la Seine, ce qui donne lieu à des manifestations
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Événement
1848
22 février 1848 — Restaurant Durand/Rendez-vous du banquet de Chaillot
p 40
Rassemblement des souscripteurs pour se rendre au banquet interdit de Chaillot
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Événement
Événement
Date imprécise — Demeure du général Louis Eugène Cavaignac
p 48
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Événement
Date imprécise — Cité Vindé/Demeure d'Antoine-Laurent de Lavoisier
p 53
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Événement
1808
1808 — Bureaux des frères Perier
p 54
Les frères Perier sont des banquiers et négociants en denrées coloniales. L'hôtel Perier est loué à partir de 1808 et puis acheté en 1822. Il y résidera jusqu'en 1831. lorsqu'il sera nommé premier ministre. L’Hôtel se tr …

Les frères Perier sont des banquiers et négociants en denrées coloniales. L'hôtel Perier est loué à partir de 1808 et puis acheté en 1822. Il y résidera jusqu'en 1831. lorsqu'il sera nommé premier ministre. L’Hôtel se trouve au n° 27 de la rue Neuve-de-Luxembourg, aujourd'hui 41 rue Cambon.

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Événement
1804
17 janvier 1804 — Maison natale d'Eugène Sue
p 54
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Événement
1795
1795 — Hôtel de la Colonnade/Hôtel de la Division militaire/Demeure de Napoléon Bonaparte
p 55
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Événement
Date imprécise — Hôtel de la Colonnade/Demeure de Louis-Alexandre Berthier
p 55
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Événement
1789
1789 — Hôtel du lieutenant de police/Demeure de Jean-Sylvain Bailly puis de Jérôme Pétion
p55
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Événement
Événement
1800
1800 — Jardin du couvent des Capucines/Cirque Franconi
p 56
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Événement
1790
1790 — Couvent des Capucines/Hôtel des Monnaies
p 56
Le couvent des capucines est transformé en Hôtel des Monnaies pendant la Révolution ; c'est là que sont imprimés les assignats
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Événement
1790
21 mai 1790 — Église du couvent des Capucines/Section des Piques
p 56
Siège de la Section de la Place Vendôme puis des Piques. Elle ne bouge pas le 9 thermidor et se montre même hostile à Robespierre dont elle est pourtant la Section
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Événement
1811
Événement
1831
1831 — Demeure de Camille Corot
p 58
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Événement
1839
1839 — Demeure de Giacomo Meyerbeer
p 59
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Événement
1823
1823 — Géorama de Paul Delanglard
p 66
Représentation inversée de la terre à l'intérieur d'un globe de 14 m de diamètre
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Événement
856
856 — Ferme de la Grange Batelière (Granchia batiliaca, granche bataillée, donnent grange Batelière)
p 67
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Événement
1715
1715 — Cabaret des Marronniers (créé par Ruelle)/Cabaret du Tambour Royal
p 68
Cabaret de la Courtille du Temple, devenu en 1758 le Tambour Royal de Ramponneau ; si fameux que "ramponner" était devenu synonyme de "faire la fête" ; il est repris par le fils Ramponneau en 1760
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Événement
1715
1715 — Cabaret des Marronniers (créé par Ruelle)/Cabaret du Tambour Royal
p 68
Cabaret de la Courtille du Temple, devenu en 1758 le Tambour Royal de Ramponneau ; si fameux que "ramponner" était devenu synonyme de "faire la fête" ; il est repris par le fils Ramponneau en 1760
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Événement
1733
1733 — Cabaret de Magny/Cabaret de la Grande Pinte/Cabaret des Porcherons
p 68-69
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Événement
1836
1836 — Demeure de Jules Vernet
p 71
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Événement
1836
27 novembre 1836 — Demeure de Carle Vernet
p 71
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Événement
Événement
1836
1836 — Hôtel de Laage/Siège du Jockey-Club
p 76
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Événement
Date imprécise — Hôtel de Brancas-Lauraguais/Demeure d'Henry Seymour (chez sa mère)
p 76
Demeure et salle d'armes d'Henry Seymour, dit Lord Seymour sous le pseudo de Willliams, que Jenny reprendra pour signer des articles qu'elle enverra au journal "la Marseillaise"
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Événement
1798
Événement
1798
Événement
Date imprécise — Demeure de Nestor Roqueplan
p 90
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Événement
Date imprécise — Ancien Hôtel de Stainville/Demeure de Mme Tallien
p 93
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Événement
1792
1792 — Demeure d'Antoine Cerrutti
p 94
Mort du conventionnel Antoine Cerrutti, directeur de "La Feuille Villageoise", membre de la Commune de 1792
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Événement
1830
28 juillet 1830 — Demeure de Jacques Laffitte/Quartier général des Libéraux
p 96
Laffitte reçoit les députés de l'opposition ; élaboration du "manifeste de Thiers" proposant la couronne au duc d'Orléans, futur Louis-Philippe 1er ; La Fayette est nommé commandant de la Garde nationale
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Événement
1783
26 octobre 1783 — Amphithéâtre d'Astley/Cirque Franconi
p 98
Premier cirque permanent à Paris après celui de Londres ; il sera repris en 1817 par la famille Franconi
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Événement
1876
avril 1876 — Galerie Durand-Ruel/Deuxième Salon Impressionniste
p 102
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Événement
1876
avril 1876 — Passage Laffitte (ex passage d'Artois)/Galerie Paul Durand-Ruel
p 102
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Événement
Événement
1853
1853 — Demeure de Marceline Desbordes-Valmore
p 103
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Événement
1888
1888 — Café Riche/Quartier général du Boulangisme
p 109-110
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Événement
Événement
1857
octobre 1857 — Café Riche (fondé en 1791, ancien Hôtel de La Borde)
p 109-110
Restaurant fréquenté par de nombreux écrivains et artistes ; lieu de rencontres des opposants au régime
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Événement
1820
13 février 1820 — Salle Louvois/Opéra de Paris
p 111-112
Il vient de raccompagner sa femme à sa voiture et revient voir la fin du spectacle. Un homme surgit « comme une flèche ». C’est le dimanche gras, 13 février 1820. L’Opéra de Paris joue alors rue de Richelieu, dans la sal …

Il vient de raccompagner sa femme à sa voiture et revient voir la fin du spectacle. Un homme surgit « comme une flèche ».

C’est le dimanche gras, 13 février 1820. L’Opéra de Paris joue alors rue de Richelieu, dans la salle qui occupait l’emplacement de l’actuel square Louvois. Le duc de Berry y assiste au spectacle avec son épouse. Second fils du comte d’Artois — le futur Charles X —, neveu du roi Louis XVIII, qui n’a pas d’enfant, il est le seul prince de la famille royale qui puisse encore lui donner un héritier : l’avenir de la dynastie repose sur lui. À l’entracte, vers onze heures du soir, il raccompagne sa femme à sa voiture puis revient à pied vers l’entrée, sans chapeau ni manteau. Un homme surgit devant la voiture et le frappe à la poitrine. Le prince croit d’abord à un coup de poing : « Ah ! C’est un poignard, je suis mort ! »

L’arme est une alêne longue de vingt-cinq centimètres, que les Archives nationales conservent encore. Le duc a la force de l’arracher lui-même avant de perdre connaissance. Transporté dans une salle du théâtre, il agonise toute la nuit, demandant, dit-on, « grâce pour l’homme » qui l’a frappé. Sur son lit de mort, la famille royale reconnaît les enfants qu’il a eus en Angleterre, pendant l’émigration, avec Amy Brown. Il meurt à six heures et demie du matin.

Le meurtrier, Louis Pierre Louvel, est arrêté sur-le-champ. Ouvrier sellier né à Versailles, ancien soldat de la Garde impériale, il a suivi Napoléon à l’île d’Elbe. Il a agi seul, par conviction, au terme d’un projet médité depuis des années : il n’a aucune haine contre sa victime, il veut « détruire la souche » des Bourbons. Dès 1814, il était allé jusqu’à Calais dans le même dessein, quand Louis XVIII devait y débarquer. Devant ses juges, il ne renie rien : les Bourbons, dit-il, n’avaient pas le droit de revenir régner en France. Il est guillotiné place de Grève le 7 juin 1820.

Il échoue pourtant. Le 29 septembre suivant naît le fils posthume du duc, le duc de Bordeaux, que les royalistes surnomment aussitôt « l’enfant du miracle ». Mais l’attentat emporte le principal ministre de Louis XVIII, Élie Decazes, que les ultras jugeaient trop libéral et tenaient pour responsable du crime. Chateaubriand a ce mot cruel : « le pied lui a glissé dans le sang ». La voie est libre pour les ultras.

Louis XVIII fait raser la salle pour effacer le lieu du crime, et l’on entreprend d’y élever un monument expiatoire, qui doit abriter un tombeau sculpté par Dupaty, Cortot et Cartelier. La révolution de 1830 balaie le projet. Le monument funéraire, relégué à Saint-Denis, restera plus d’un siècle dans un débarras avant d’être remonté en 1976 derrière le chevet de la basilique. Sur l’emplacement de l’Opéra s’étend aujourd’hui le square Louvois, où Louis Visconti a dressé en 1844 une fontaine aux quatre grands fleuves de France : la Seine, la Garonne, la Loire et la Saône.

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Événement
1858
14 janvier 1858 — Salle Le Peletier/Opéra Le Peletier/Opéra de Paris
p 111-120
Attentat du patriote italien Felice Orsini contre Napoléon III ; il lance deux bombes qui font 12 morts et 156 blessés ; mais Badinguet est indemne. Il en profite pour imposer une loi de sûreté générale. Ça ne vous évoqu …

Attentat du patriote italien Felice Orsini contre Napoléon III ; il lance deux bombes qui font 12 morts et 156 blessés ; mais Badinguet est indemne. Il en profite pour imposer une loi de sûreté générale. Ça ne vous évoque rien ?

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Événement
1848
16 mars 1848 — Opéra-Théâtre de la Nation (foyer)/Club de l'Union Polytechnique
p 111-120
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Événement
1848
mars 1848 — Foyer de l'Académie de musique/Club républicain du 2ème arrondissement
p 111-120
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Événement
1873
28 octobre 1873 — Salle Le Peletier/Opéra de Paris
p 111-120
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Événement
1821
16 août 1821 — Académie royale de Musique/Salle Le Peletier/Salle de l'Opéra de Paris (la onzième)/Opéra-Théâtre de la Nation (en 1848)
p 111-120
Nouvelle salle de l'Opéra de Paris incendiée le 28 octobre 1873
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Événement
Événement
Événement
1869
1869 — Passage de l'Opéra/Galerie du Baromètre/Salle Beethoven/Musée Curtius
p 124
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Événement
1870
1870 — Passage de l'Opéra/Galerie du Baromètre/Salle Beethoven (2 réunions)/Théâtre Faure-Nicolaï (ex salle de l'école de musique)
p 124
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Événement
1839
1839 — Demeure de Jacques Fromental Halévy
p 129
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Événement
1794
1794 — Hôtel d'Augny ou d'Ogny/Salon des Étrangers/Bal des victimes
p 129-130
Lieu de rendez-vous élégant où se tenaient des bals réservés à ceux qui avaient perdu un parent sur l'échafaud pendant la Terreur
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Événement
1793
Événement
1808
1808 — Ancien Hôtel Taillepied de la Garenne/Cercle des Étrangers
p 130
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Événement
1829
1829 — Hôtel de Novilos (de 1760)/Cénacle romantique d'Alfred Tattet
p 137-138
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Événement
1822
1822 — Siège du journal "Le Corsaire"
p 140
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Événement
1760
1760 — Pavillon de Hanovre (reconstruit dans le parc de Sceaux)
p 141
Pavillon du maréchal de Richelieu fréquenté par Voltaire qui, somme toute, n'était pas si regardant sur ses fréquentations ; le pavillon tient son nom du pillage de la province allemand qui l'a financé
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Événement
1817
1817 — Passage Boufflers/Galerie de Fer (supprimée par la construction du Crédit Lyonnais)
p 147
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Événement
1817
1817 — Passage Boufflers/Galerie de Fer (supprimée par la construction du Crédit Lyonnais)
p 147
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Événement
1822
1822 — Café Anglais
p 152
Lieu à la mode et de réunions pendant la période romantique
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Événement
1837
avril 1837 — Hôtel Favart/Demeure de Stendhal
p 155
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Événement
1783
1783 — Théâtre des Italiens/Opéra Comique
p 158
Les "Italiens", troupe de la Comédie Italienne, quittent l'Hôtel de Bourgogne pour s'installer dans une salle qui tourne le dos au boulevard
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Événement
1783
1783
p 158
Les "Italiens", troupe de la Comédie Italienne, quittent l'Hôtel de Bourgogne pour s'installer dans une salle qui tourne le dos au boulevard
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Événement
1824
27 juillet 1824 — Demeure d'Alexandre Dumas père/Maison natale d'Alexandre Dumas fils
p 160
Le 27 juillet 1824, Catherine Labay mit au monde, place Boieldieu, un enfant que son père ne reconnut que sept ans plus tard. Cet enfant allait écrire La Dame aux camélias et cette phrase : « Mon père est un grand enfant …

Le 27 juillet 1824, Catherine Labay mit au monde, place Boieldieu, un enfant que son père ne reconnut que sept ans plus tard. Cet enfant allait écrire La Dame aux camélias et cette phrase : « Mon père est un grand enfant que j'ai eu quand j'étais petit. »

Alexandre Dumas père avait vingt-deux ans lorsque naquit son fils. Il était arrivé à Paris deux ans plus tôt depuis Villers-Cotterêts, sans argent, avec une lettre de recommandation, et avait trouvé un poste de secrétaire chez le duc d'Orléans. Il habitait au 1 de la place Boieldieu, près de l'Opéra-Comique, dans le même immeuble que Catherine Labay, couturière et lingère, dont il était l'amant.

Leur fils naquit le 27 juillet 1824. Dumas père ne le reconnut pas. Il poursuivit sa vie — ses Trois Mousquetaires et son Comte de Monte-Cristo n'étaient pas encore écrits, mais sa carrière au théâtre, ses dettes et ses femmes avaient commencé.

En 1831, quand l'enfant eut sept ans, Dumas père le reconnut enfin devant notaire et l'enleva à sa mère pour l'élever lui-même. Catherine Labay n'eut pas son mot à dire. Elle passa le reste de sa vie sans son fils.

Alexandre Dumas fils (1824-1895) devint l'un des auteurs les plus joués de la seconde moitié du XIXe siècle. La Dame aux camélias (roman, 1848 ; pièce, 1852) inspira à Verdi son opéra La Traviata. Il fut élu à l'Académie française en 1874 — son père, candidat à répétition, n'y avait jamais été admis.

De cet homme prodigue et absent, il garda une affection mêlée d'ironie. La phrase qu'on lui prête résume tout : « Mon père est un grand enfant que j'ai eu quand j'étais petit. »

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Événement
1832
4 mars 1832 — Demeure de Jean-François Champollion (depuis 1831)
p 160
Mort de Jean-François Champollion, déchiffreur des hiéroglyphes. C'est lui qui avait négocié l'acquisition de l'obélisque de Louqsor avec le pacha d'Égypte Mohamed Ali. Jean‑François Champollion meurt le 4 mars 1832, à s …

Mort de Jean-François Champollion, déchiffreur des hiéroglyphes. C'est lui qui avait négocié l'acquisition de l'obélisque de Louqsor avec le pacha d'Égypte Mohamed Ali.

Jean‑François Champollion meurt le 4 mars 1832, à seulement 41 ans, dans l’appartement parisien où il vit depuis son retour d’Égypte. Épuisé par des années de travail acharné sur les textes, les voyages et les classes qu’il donne au Collège de France, il succombe à une attaque, laissant inachevés ses grands projets d’édition des inscriptions pharaoniques. Sa dépouille est portée au Père‑Lachaise, où un petit obélisque, dressé sur sa tombe, rappelle le lien intime qu’il a noué avec l’Égypte antique.

C’est Champollion qui a rendu les hiéroglyphes à la parole en établissant, à partir de la pierre de Rosette et d’autres inscriptions bilingues, que ce système mêle signes phonétiques et idéogrammes, et en reconstruisant progressivement l’alphabet des pharaons. Nommé en 1826 conservateur chargé des antiquités égyptiennes au Louvre, il utilise cette position pour enrichir massivement les collections françaises.

À ce titre, il joue un rôle décisif dans « l’affaire » de l’obélisque de Louxor. En 1829, alors qu’il parcourt la vallée du Nil à la tête d’une mission franco‑toscane, le vice‑roi d’Égypte Méhémet Ali propose de donner à la France des obélisques, d’abord ceux d’Alexandrie, puis ceux du temple d’Amon à Louxor, en signe de rapprochement diplomatique. Champollion insiste pour que l’on choisisse ceux de Louxor, mieux conservés et couverts d’inscriptions qu’il juge capitales pour la compréhension de l’histoire de Ramsès II.

De retour en France, il convainc le roi et ses ministres de saisir cette occasion, allant jusqu’à proposer que la France prenne à sa charge le coût considérable du transport afin de sécuriser le don. C’est encore lui qui, en 1829, donne sa préférence à l’obélisque le plus occidental, celui qu’on abattra et qui, après un voyage de près de sept ans à bord du navire Louxor, sera finalement dressé au centre de la place de la Concorde en 1836, quatre ans après la mort du « père » de l’égyptologie.

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Événement
1855
1855 — Demeure de Charles Baudelaire (dans une chambre mansardée)
p 160
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Événement
1798
1798 — Hôtel Taillepied de Bondy/Café Frascati
p 165-167
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Événement
1696
1696 — Demeure de Jean-François Regnard
p 165
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Événement
1839
1839 — Demeure d'Honoré de Balzac (chez le tailleur Buisson)
p 169
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Événement
1828
1828 — Hôtel de Valois/Demeure de Stendhal
p 175
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Événement
1838
1838 — Compagnie Hollandaise
p 177
Au 6 rue de Richelieu à Paris, au début du XIXe siècle, Rouwens Van Coppenaal et ses associés ont fondé les premiers « bouillons hollandais », considérés comme l’ancêtre des bouillons populaires parisiens de la fin du XI …

Au 6 rue de Richelieu à Paris, au début du XIXe siècle, Rouwens Van Coppenaal et ses associés ont fondé les premiers « bouillons hollandais », considérés comme l’ancêtre des bouillons populaires parisiens de la fin du XIXe siècle. Ces établissements, organisés en chaîne, proposaient à toute heure du bouillon et de la viande bouillie à prix modéré, destinés principalement aux ouvriers et aux petits ménages. Le concept reposait sur la standardisation du produit et du service, avec la possibilité d’emporter les plats ou de s’abonner pour des livraisons régulières. Les bouillons hollandais ont fonctionné entre 1838 et le milieu du XIXe siècle, avant de disparaître, mais ils ont servi de modèle aux bouillons Duval et Chartier qui se sont développés par la suite. Van Coppenaal est ainsi reconnu comme l’un des précurseurs du restaurant de chaîne et du service de restauration populaire à Paris.

Sources

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Événement
1830
27 juillet 1830 — Magasin de l'armurier Lepage
p 177
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Événement
Événement
Événement
1840
16 mai 1840 — Théâtre du Vaudeville, ancien théâtre des Nouveautés
p 194
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Événement
Date imprécise — Cosmorama de la galerie Vivienne
p 195
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Événement
1826
1826 — Hôtel de Brouilly/Demeure de Jean Anthelme Brillat-Savarin
p 195
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Événement
1791
1791 — Hôtel de Rambouillet/Théâtre du Vaudeville
p 195
Salle du Waux-hall d'Hiver, où s'installa le premier théâtre du Vaudeville ; nom issu de des origines de ce théâtre musical et un peu grivois né dans les "Vaux de Vire", en Normandie
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Événement
1800
19 février 1800 — Passage des Panoramas
p 200-206
Construit par l'américain Thayer ; les deux premiers panoramas représentaient le Palais Royal et la prise de Toulon par les armées de la République
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Événement
1800
19 février 1800 — Passage des Panoramas
p 200-206
Construit par l'américain Thayer ; les deux premiers panoramas représentaient le Palais Royal et la prise de Toulon par les armées de la République
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Événement
1804
1er décembre 1804 — Demeure de Philippe Lebon
11-12
Mort de Philippe Lebon, inventeur de l'éclairage au gaz ; une légende veut qu'il ait été assassiné dans un fourré aux des Champs-Élysées le soir du sacre de Napoléon
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