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Couverture — La Cagoule
Bibliographie

La Cagoule

BOURDREL Philippe
Marabout, 1986.
42 Fiches citant cet ouvrage
1986 Édition

Fiches citant cet ouvrage

42 fiches
Événement
1934
7 février 1934 — Siège de l'Action française
p 23-24
Arrestation des dirigeants de l'Action française suite au complot d'extrême droite
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Événement
1934
6 février 1934 — Barrage de police protégeant l'Assemblée
p 25-26
Le colonel de La Roque renonce à donner l'assaut à l'Assemblée nationale avec les 2 000 militants Croix de Feu qui le suivent ; il y perdra son crédit à l'extrême droite
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Événement
1936
13 février 1936 — Siège de la Ligue féminine d'action catholique
p 39-41
Léon Blum, blessé, protégé par des ouvriers du bâtiment, se réfugie dans l'immeuble de la Ligue féminine d'action catholique
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Événement
1936
13 février 1936 — Boulevard St Germain (cortège des obsèques de l'historien royaliste Jacques Bainville)
p 39-41
Le 13 février 1936, boulevard Saint‑Germain, Léon Blum manque de peu d’être lynché. Alors que se déroule le cortège funèbre de Jacques Bainville, historien royaliste et figure de l’Action française, Blum tente de travers …

Le 13 février 1936, boulevard Saint‑Germain, Léon Blum manque de peu d’être lynché. Alors que se déroule le cortège funèbre de Jacques Bainville, historien royaliste et figure de l’Action française, Blum tente de traverser en automobile la foule massée sur le parcours. Mauvais endroit, mauvais moment : pour les ligueurs, le chef de file du socialisme parlementaire, artisan du Rassemblement populaire, est l’ennemi absolu, déjà désigné comme futur président du Conseil.

Reconnu, son véhicule est aussitôt encerclé. Les insultes fusent, puis les coups. On brise les vitres, on arrache les portières, on frappe Blum au visage. Il échappe au pire grâce à l’intervention de quelques passants et de policiers qui parviennent à l’extraire, blessé, mais vivant. L’épisode, d’une violence nue, illustre le climat d’hystérie politique qui règne à Paris quelques mois à peine après les émeutes du 6 février 1934.

Cette agression n’est pas un « dérapage » isolé : elle condense la haine d’une extrême droite royaliste, antisémite et antiparlementaire contre un dirigeant socialiste juif, symbole, à ses yeux, de tout ce qu’elle exècre. Elle agit aussi comme un révélateur : pour une large partie de l’opinion de gauche, voir Blum frappé au milieu de la rue confirme l’urgence de serrer les rangs face aux menaces fascistes. Quelques semaines plus tard, le Front populaire remportera les élections, et Blum formera le gouvernement que ses agresseurs de février rêvaient déjà d’empêcher.

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Événement
1936
11 juin 1936 — Gymnase Jean Jaurès
p 56
Maurice Thorez lance la formule "il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue"
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Événement
1936
1936 — Demeure d'Eugène Deloncle
p 75
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Événement
Événement
1936
1936 — Cache d'armes du Comité secret d'action révolutionnaire (la Cagoule)
p 101
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Événement
1936
1936 — Cache d'armes du Comité secret d'action révolutionnaire (la Cagoule)
p 101
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Événement
1936
1936 — Cache d'armes du Comité secret d'action révolutionnaire (la Cagoule)
p 102
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Événement
1936
1936 — Cache d'armes du Comité secret d'action révolutionnaire (la Cagoule)
p 102
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Événement
1936
1936 — Cache d'armes du Comité secret d'action révolutionnaire (la Cagoule, tenue par le concierge)
p 102
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Événement
1936
1936 — Cache d'armes du Comité secret d'action révolutionnaire (la Cagoule)
p 102
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Événement
1936
1936 — Cache d'armes du Comité secret d'action révolutionnaire (la Cagoule, chez un garagiste)
p 102
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Événement
1936
1936 — Cache d'armes du Comité secret d'action révolutionnaire (la Cagoule)
p 102
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Événement
1936
1 octobre 1936 — Siège du Parti Communiste Français/Siège du "Comité de Paris" (comité de recrutement)
p 127
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Événement
1937
11 septembre 1937 — Siège du Groupe des industries métallurgiques
p 242-246
Le fascisme a parfois besoin de se déguiser en communisme pour accomplir ses projets. Le 11 septembre 1937, deux bombes explosent dans le quartier de l'Étoile. La première rue Boissière, au siège du Groupe des industries …

Le fascisme a parfois besoin de se déguiser en communisme pour accomplir ses projets.

Le 11 septembre 1937, deux bombes explosent dans le quartier de l'Étoile. La première rue Boissière, au siège du Groupe des industries métallurgiques; la seconde rue de Presbourg, au siège de la Confédération générale du patronat français. Double attentat contre deux organisations patronales: absurde, en apparence. Car ce n'est pas la gauche qui frappe. C'est la Cagoule.

L'Organisation secrète d'action révolutionnaire nationale, connue dans la presse sous le surnom de "Cagoule", est une organisation terroriste d'extrême droite fondée par Eugène Deloncle, ingénieur maritime passé par l'Action française. Elle regroupe des militaires, des industriels, des aristocrates, des nostalgiques du coup d'État et des admirateurs de Mussolini, qui la finance partiellement. Son programme: renverser le gouvernement de Front populaire, éliminer les communistes, instaurer un régime autoritaire.

La stratégie de ce 11 septembre est cynique et calculée. En bombardant à la fois les industries métallurgiques et le patronat, la Cagoule espère créer l'apparence d'une guerre civile imminente et pousser l'armée à intervenir pour "rétablir l'ordre". La culpabilité doit être attribuée aux communistes. Quand la police arrive sur les lieux du premier attentat, une deuxième charge explose: deux policiers sont tués. C'est une technique militaire.

Jean Filliol, dit "Fifi", est l'un des opérateurs. Le même Filliol avait, en juin 1937, assassiné les frères Rosselli, deux intellectuels antifascistes italiens réfugiés en France, dans un bois de Normandie, sur ordre probable de Mussolini. La Cagoule n'est pas seulement une organisation nationale: c'est aussi un instrument de la politique extérieure fasciste italienne sur le sol français.

La machination échoue. L'armée n'intervient pas; le gouvernement ne tombe pas. Mais la Cagoule continue : en novembre 1937, des stocks d'armes sont découverts dans des immeubles parisiens. Deloncle est arrêté. Plusieurs de ses lieutenants rejoindront la collaboration après 1940 : Pucheu deviendra ministre de l'Intérieur de Vichy et sera fusillé en 1944. D'autres, bizarrement, rejoindront la Résistance. Le procès de la Cagoule ne s'ouvrira qu'après la Libération.

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Événement
1937
11 septembre 1937 — Siège de la Confédération du patronat
p 242-246
Le CSAR, la Cagoule, pose une bombe contre le siège Confédération générale patronat français
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Événement
1936
1936 — Repaire du Comité secret d'action révolutionnaire (la Cagoule)
p 248
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Événement
1937
23 novembre 1937 — Caisse hypothécaire maritime et fluviale/Siège du Comité secret d'action révolutionnaire (la Cagoule)
p 269-270
Perquisition qui aboutit à la découverte du siège de l'état-major et des archives du CSAR, la Cagoule
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Événement
1937
26 novembre 1937 — Lieu de l'arrestation d'Eugène Deloncle
p 275
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Événement
1937
26 novembre 1937 — Hôtel de Soyécourt/Séjour de Joseph Pozzo di Borgo
p 280
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Événement
1938
17 janvier 1938 — Cache d'armes du Comité secret d'action révolutionnaire (la Cagoule)
p 303
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Événement
Événement
1942
1942 — Siège du Mouvement Social Révolutionnaire
p 348-351
Reconstitution du CSAR, dit la Cagoule, devenue MSR, qui compte 6 000 militants ; Eugène Deloncle est évincé
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Événement
1941
23 juin 1941 — Siège de la Ligue des Volontaires Français contre le bolchevisme
p 351
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Événement