🗺 Lieux & Arrondissements 🎭 Thèmes ⏳ Époques 👤 Personnages 📅 Événements 🚶 Balades 🧭 Explorer 📚 Bibliographie À propos
Couverture — Une plaie ouverte
Bibliographie

Une plaie ouverte

PÉCHEROT Patrick
Gallimard. Série noire, 2015.
22 Fiches citant cet ouvrage
2015 Édition

Fiches citant cet ouvrage

22 fiches
Événement
1840
1840 — Pension Laveur (de 1840, déplacée plus tard au 20 rue Serpente)
p 64
Pension de famille fréquentée à leurs débuts par de nombreuses célébrités
Voir la fiche
Événement
Événement
1871
6 mars 1871 — Café de la Salamandre
p 65
Place Saint-Michel, au numéro 4, le Café de la Salamandre bruisse ce soir-là d'une agitation particulière. Une poignée d'hommes s'y retrouvent pour préparer ce qui deviendra l'une des voix les plus tonitruantes de la Com …

Place Saint-Michel, au numéro 4, le Café de la Salamandre bruisse ce soir-là d'une agitation particulière. Une poignée d'hommes s'y retrouvent pour préparer ce qui deviendra l'une des voix les plus tonitruantes de la Commune de Paris : le nouveau Père Duchêne.

Autour de la table, du beau monde rouge. Gustave Maroteau et Eugène Vermersch, qui prendront la plume principale ; Alphonse Humbert, Maxime Vuillaume — dont les Cahiers rouges nous restituent la scène —, le caricaturiste André Gill, Jules Vallès, Charles Longuet et Léon Sornet. Une rédaction improvisée, fiévreuse, à l'image des semaines qui s'ouvrent.

Le titre est un choix délibérément provocateur. En reprenant le nom du journal d'Hébert, figure de la Terreur et de l'enragé par excellence, l'équipe revendique une filiation explosive avec la Révolution de 1793. Le ton sera à l'avenant : grossier, virulent, populaire — le Père Duchêne jure, cogne et exige. Il s'adresse aux faubourgs, aux gardes nationaux, à ceux qui n'ont jamais eu voix au chapitre.

Le premier numéro paraîtra quelques jours plus tard. Le journal tirera jusqu'à soixante-dix mille exemplaires à son pic, diffusé dans les clubs, les casernes et les rues de Paris insurgé. Vermersch y déversera une verve haineuse contre Versailles ; Vallès, plus nuancé, y tiendra une place à part.

Soixante-douze jours plus tard, la Semaine sanglante mettra fin à la Commune — et aux grandes gueules du Café de la Salamandre.

Voir la fiche
Événement
1871
22 janvier 1871
p 66-67
Chaudey fait tirer sur la foule protestant contre le défaitisme du gouvernement ; la fusillade fait 5 tués, dont Sapia, et 18 blessés du côté des manifestants, 2 blessés dont un officier du côté de "l'ordre"
Voir la fiche
Événement
1870
29 novembre 1870 — Ménagerie du Jardin des Plantes
p 68
Les éléphants du Jardin des Plantes sont abattus pendant le siège de Paris en raison de la pénurie de nourriture, ainsi que la plupart des animaux. 64 154 civils périront de faim et de maladie pendant le siège
Voir la fiche
Événement
1865
1865 — Siège des Marmites/Demeure de Nathalie Le Mel
p 71
Nathalie Le Mel se réfugie au siège des cuisines coopératives de "La Marmite" avec ses 3 enfants
Voir la fiche
Événement
1864
1864 — Premier Siège de la Société civile de consommation "La Ménagère"/Les Marmites
p 71
Voir la fiche
Événement
Événement
1871
6 mai 1871 — Palais des Tuileries (salle des Maréchaux)
p 94
Grand concert patriotique lors duquel Mme Bordas chante "La Canaille". Un tel succès qu'un autre concert sera organisé la semaine suivante, au cours duquel Mlle Agar déclamera "Le Lion blessé" et chantera la Marseillaise
Voir la fiche
Événement
1870
1870 — Demeure de Paul Verlaine (pendant le siège de Paris)
p 107
Voir la fiche
Événement
1870
11 août 1870 — Église Notre-Dame de Clignancourt
p 108
Louise Michel avait envoyé un poème à la mariée ; la guerre couvrait déjà les routes de France ; et le poète ignorait que la femme qu'il épousait ce jour-là le quitterait à cause de la Commune. Le mariage devait avoir li …

Louise Michel avait envoyé un poème à la mariée ; la guerre couvrait déjà les routes de France ; et le poète ignorait que la femme qu'il épousait ce jour-là le quitterait à cause de la Commune.

Le mariage devait avoir lieu le 29 juin 1870. Mathilde Mauté avait contracté la variole, et la cérémonie fut reportée à six semaines. Entre les deux dates, la France avait déclaré la guerre à la Prusse. Le 11 août 1870, Paul Verlaine et Mathilde Mauté se marièrent à l'église Notre-Dame de Clignancourt, place Jules Joffrin dans le 18e arrondissement. Peu d'invités : la ville était en état de guerre.

Verlaine avait vingt-six ans, Mathilde venait d'en avoir dix-sept. Il avait passé les mois précédents à composer des poèmes qui lui étaient dédiés : ils formeraient le recueil La Bonne Chanson, publié cette année-là. Louise Michel, institutrice de Montmartre et amie de la famille Mauté, envoya un poème à la mariée.

La paix de ce mariage fut brève. Le siège de Paris commença le 19 septembre, six semaines après la noce. La Commune éclata en mars 1871. Verlaine y participa comme employé du Comité de Sûreté Générale. Mathilde, qui avait fui Paris avec leur fils, ne lui pardonnerait pas. Ils divorcèrent en 1885.

Louise Michel, qui avait chanté le mariage, devint "la Vierge Rouge" de la Commune : enseignante et combattante sur les barricades, déportée en Nouvelle-Calédonie, figure de la résistance populaire.

En 1871, Verlaine rencontra Arthur Rimbaud, et sa vie recommença autrement.

Voir la fiche
Événement
1871
22 mai 1871
p 144
Le lundi 22 mai 1871, l’armée de Versailles prend l’École militaire et en fait aussitôt un lieu d’exécutions. Pendant près de deux semaines, on y entendra, selon un témoin, « des fusillades continuelles ». La veille, les …

Le lundi 22 mai 1871, l’armée de Versailles prend l’École militaire et en fait aussitôt un lieu d’exécutions. Pendant près de deux semaines, on y entendra, selon un témoin, « des fusillades continuelles ».

La veille, les troupes versaillaises sont entrées dans Paris par le Point-du-Jour, qu’un agent de Versailles leur a signalé sans défense. Sur la rive gauche, le 2e corps d’armée du général Ernest de Cissey marche sur Grenelle : l’École militaire et les Invalides sont ses objectifs. Le Champ-de-Mars est alors un camp d’artillerie de la Commune.

Le 22, l’École militaire est prise entre deux feux, par les avenues de La Motte-Picquet et de Lowendal. Son commandant n’a rien préparé ; les cours sont envahies en un instant. Les fédérés se replient dans les baraquements du Champ-de-Mars, où deux cents hommes à peine résistent plusieurs heures, avant de succomber vers midi. Les Versaillais s’emparent d’une centaine de canons. Cissey installe son quartier général à l’École militaire ; son aide de camp, le capitaine Garcin, y interroge des centaines de prisonniers pour savoir si la Prusse a soutenu la Commune.

Les exécutions commencent aussitôt. Au début de mai, Mac Mahon avait interdit de fusiller insurgés et déserteurs jusqu’à la fin des combats ; dès le début de la Semaine sanglante, Cissey, indigné par l’usage de bombes à pétrole, obtient de pouvoir reprendre les exécutions. Dans chaque quartier conquis s’installe une cour martiale, présidée par un officier supérieur, aux jugements expéditifs. Les colonnes de prisonniers convergent vers l’École militaire. Un médecin d’ambulance, arrêté près des Gobelins, a raconté à Camille Pelletan la marche sous une pluie battante, le bourgeois qui, boulevard du Montparnasse, agite son chapeau au bout de son parapluie en criant « Fusillez-les tous ! », puis la cour de l’École militaire, où l’on a dressé des planches contre un mur : « C’est là qu’on vous fera votre affaire », disent les soldats. Un officier le fait épargner. Enfermé six jours dans les casernes, il entend des fusillades sans fin.

La presse conservatrice ne cache rien. « On y amène continuellement des prisonniers et leur procès est déjà terminé : ce n’est que détonations », écrit La Patrie. Le 26 mai, avenue de La Bourdonnais, la foule désigne un passant bien mis : « C’est Billioray, membre de la Commune ! » Une patrouille le conduit à l’École militaire ; il a beau jurer qu’il s’appelle Constant et qu’il habite tout près, au Gros-Caillou, l’officier le fait fusiller à bout portant. On découvrira ensuite que c’était un mercier qui ne s’était jamais mêlé de politique. Les corps sont emportés vers les tranchées d’Issy et jetés pêle-mêle.

Les exécutions du 2e corps ne cessent qu’au début de juin. L’historien Robert Tombs tient la prévôté de Cissey pour « la plus sanglante » : au Champ-de-Mars, à l’École militaire, au Luxembourg, les fusillades ont lieu sous son contrôle. Le nombre des victimes de la Semaine sanglante, tuées au combat ou exécutées, reste débattu : entre dix et vingt mille selon Jacques Rougerie. Un tiers des exécutions, avance prudemment Georges Gugliotta, serait le fait du seul 2e corps. Le 7 juin 1871, Thiers nomme Cissey ministre de la Guerre.

Voir la fiche
Événement
1871
24 mai 1871 — Jardin de l'Observatoire/Lieu de massacre de Communards
p 144
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune
Voir la fiche
Événement
1875
1875 — Atelier de photographie d'Édouard Buguet
p 168 & 180
Escroc qui, avec la complicité du rédacteur en chef de la "Revue spirite", réalisait des soi-disant "photographies spirites". Condamné, il se reconvertit en photographe anti-spirite
Voir la fiche
Événement
1869
1869 — Atelier d'Étienne Carjat
p 181
Voir la fiche
Événement
1848
1848 — Collège des Prémontrés (dans l'abside de la chapelle)/Atelier de Gustave Courbet
p 195
Voir la fiche
Événement
1898
12 janvier 1898 — Siège du journal "L'Aurore"
p 203-204
Siège du journal où Émile Zola lit son article "J'accuse", rédigé à partir d'un dossier constitué par Bernard Lazare ; il sera publié le lendemain. C'est Clemenceau qui en propose le titre
Voir la fiche
Événement
1896
8 janvier 1896 — Demeure de Paul Verlaine (à partir de septembre 1895)
p 244
Mort du poète Paul Verlaine ; ses obsèques ont lieu à l'église St Étienne du Mont
Voir la fiche
Événement
1880
1880 — Cabaret Le Lapin Agile (à Gill)/Cabaret des Assassins (à l'origine, en 1860)/Cabaret "À ma Campagne" (en 1886)
p 256
Voir la fiche
Événement
1889
18 mai 1889
p 256-265
Le Wild West Show de Buffalo Bill s'installe pendant 6 semaines sur le Champs de Mars à l'occasion de l'Exposition universelle de 1889. Il attire 3 millions de spectateurs
Voir la fiche
Événement
1866
1866
p 261
Demeure du poète Parnassien Charles Leconte de Lisle. Un des pires vilipendeurs des Communards, en particulier de Gustave Courbet, alors que lui-même avait été quarante-huitard
Voir la fiche