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17e & 18e arr.
Voie · Traverse 2 arrondissements

Avenue de Clichy

De place de Clichy, 11 et 16. à boulevard Berthier, 1, et boulevard Bessières, 125.
Quartiers Batignolles · Épinettes · Grandes-Carrières · Longueur ≈ 1550 m
≈ 1550 m
Longueur
2
Arrondissements
3
Quartiers
⚑ Cette rue traverse : 17 e arr. & 18 e arr.
I

Histoire de la rue

L'avenue de Clichy tient son nom de la destination qu'elle indique depuis toujours : la route vers Clichy, bourg au nord-ouest de Paris. Elle naît de la fusion, par arrêté du 2 avril 1868, de deux tronçons distincts : l'ancienne grande rue des Batignolles (partie haute) et l'avenue de Clichy proprement dite (partie basse), réunies en un seul axe de plus d'un kilomètre et demi reliant la place de Clichy aux boulevards extérieurs de Berthier et Bessières. L'annexion des communes de Batignolles-Monceau et des Grandes-Carrières à Paris en 1860 avait préparé ce réaménagement, transformant un chemin de faubourg en avenue haussmannienne.

La rue a d'abord une mémoire militaire : en 1814, au n° 7, le général Moncey établit son quartier général lors des combats acharnés qui opposèrent ses troupes aux cosaques du général Langeron, défense héroïque et désespérée aux portes d'une Paris déjà condamnée. Un demi-siècle plus tard, la Commune de Paris laisserait elle aussi ses traces dans le bitume : en mai 1871, aux n° 41 et 66, s'élèvent deux barricades parmi les plus disputées du 17e arrondissement — celle du n° 41, dernière à tomber, résiste jusqu'au 23 mai à midi.

Mais c'est surtout comme capitale secrète de l'impressionnisme que l'avenue s'est inscrite dans l'histoire de l'art. Au n° 9, dans un café que Zola immortalisera sous le nom de « café Baudequin » dans L'Œuvre, les peintres du groupe des BatignollesManet, Degas, Renoir, Pissarro — se retrouvent et débattent. Manet habite le quartier, fréquente le marchand de couleurs du n° 11, et peint en 1879 Chez le père Lathuille, tableau inspiré du restaurant voisin. Plus tard, au n° 20, l'atelier de Paul Signac accueille les lundis du cercle de Georges Seurat et de l'école divisionniste ; au n° 30, le jeune Toulouse-Lautrec prend ses premières leçons. En 1887, au n° 43, Vincent van Gogh expose une centaine de toiles, dont un de ses Tournesols — et essuie l'indifférence totale du public.

L'avenue est aussi le miroir d'un Paris industrieux et populaire. Au n° 176, les ateliers d'Ernest Goüin emploient plus de deux mille ouvriers et produisent, en 1852, le premier pont métallique français, posé sur la Seine à Asnières. Aux n° 174–176, un ouvrier tourneur nommé Edmond Mégy travaille en 1870 dans une entreprise de métallurgie — figure ordinaire d'un quartier où l'usine à gaz des Batignolles voisine avec les brasseries, les cafés-concerts et, au n° 4, la librairie anarchiste du mystérieux Ducret, soupçonné d'avoir livré Garnier, de la bande à Bonnot.

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II

Fiches

28 fiches · 25 adresses
4
4 avenue de Clichy
Librairie anarchiste de Ducret
1 fiche
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Librairie tenue par l'anarchiste Ducret ; soupçonné d'avoir livré Garnier, de la bande à Bonnot
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Personnage(s) : Jules Erlebach ·Léon Lacombe
6
6 avenue de Clichy
Restaurant Boivin, célèbre en 1815
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11
11 avenue de Clichy
Boutique du marchand de couleurs Hennequin
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26
26 avenue de Clichy
Bal du Petit Jardin (repaire de truands marseillais et corses)
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47
47 bis avenue de Clichy
Cour St Pierre/Cour remarquable
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50
50 avenue de Clichy
Théâtre Moncey (fondé en 1891)
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66
66 avenue de Clichy
Barricade pendant la Semaine sanglante (dite de La Fourche)
1 fiche
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92
92 avenue de Clichy
Demeure d'Émile Zola
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174–176
174–176 avenue de Clichy
Usine Gouin et Cie/Emploi d'Edmond Mégy
1 fiche
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176
176 avenue de Clichy
Usine Gouin et Cie (fabrication de matériel ferroviaire et ponts, future société SPIE-Batignolles)
1 fiche
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Construction du premier pont métallique français à Asnières en 1852 ; l'usine emploie 2 300 ouvriers
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Personnage(s) : Ernest Goüin
III

Sur cette voie

IV

Sources

Données Dénominations des emprises des voies, Ville de Paris ODbL · attribution