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Couverture — Dictionnaire des monuments de Paris
Bibliographie

Dictionnaire des monuments de Paris

COLSON Jean
Hervas, 1997.
Livre
238 Fiches citant cet ouvrage
1997 Édition

Fiches citant cet ouvrage

238 fiches
Événement
1900
1900
p 22
Entrée de l'Exposition universelle de 1900, surmontée d'une statue de "la Parisienne" de Paul Moreau-Vauthier, éclairée la nuit par 3 000 ampoules électiques. L'exposition accueillit 83 000 exposants et 51 millions de vi …

Entrée de l'Exposition universelle de 1900, surmontée d'une statue de "la Parisienne" de Paul Moreau-Vauthier, éclairée la nuit par 3 000 ampoules électiques. L'exposition accueillit 83 000 exposants et 51 millions de visiteurs

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Événement
1707
27 décembre 1707 — Palais abbatial de St Germain (1586)
p 25
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Événement
Événement
1880
1880 – 1916 — Bouillon Duval
p 27
Les Bouillons Duval constituent une chaîne de restaurants populaires parisiens créée par Adolphe-Baptiste Duval en 1854, puis développée par son fils Alexandre Duval. Le concept consistait à servir des repas à prix modér …

Les Bouillons Duval constituent une chaîne de restaurants populaires parisiens créée par Adolphe-Baptiste Duval en 1854, puis développée par son fils Alexandre Duval. Le concept consistait à servir des repas à prix modérés aux ouvriers et à la classe populaire, avec un plat unique pour moins de deux francs.

Alexandre Duval hérita de l'entreprise familiale et l'étendit considérablement. Reconnaissable à son chapeau "cronstadt" (demi haut-de-forme), il fut surnommé ironiquement "Godefroi des Bouillons". L'entreprise se distingua par son intégration verticale, possédant ses propres boucheries, abattoirs, boulangerie et caves à vin.

Durant le siège de Paris en 1870, Alexandre Duval obtint du général Trochu l'autorisation de maintenir ses établissements ouverts pour servir des repas à prix modérés, contribuant au moral de la population. Cette action lui valut la médaille de la Légion d'honneur en 1900.

En 1900, la chaîne comptait 32 restaurants et 2 200 employés, majoritairement des femmes en uniformes rappelant les habits de religieuses. Les Bouillons Duval marquèrent la culture parisienne, inspirant des œuvres d'Auguste Renoir et d'Aristide Bruant. L'établissement de la rue Montesquieu accueillit en 1884 la première réunion des fondateurs de la Société des artistes indépendants.

Sources

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Événement
1472
1472 – 1775 — Première faculté de Médecine à Paris
p 56
Installation de la faculté de Médecine, fondée en 1331 suite à une injonction papale datant de 1163 interdisant au clergé d'étudier la médecine sous peine d'excommunication. L'amphithéâtre est de 1604
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Événement
1472
1472 – 1775 — Première faculté de Médecine à Paris
p 56
Installation de la faculté de Médecine, fondée en 1331 suite à une injonction papale datant de 1163 interdisant au clergé d'étudier la médecine sous peine d'excommunication. L'amphithéâtre est de 1604
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Événement
1803
1803 – 1814 — Hôtel de Torcy/Hôtel de Beauharnais
p 76-77
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Événement
1861
juillet 1861 — Hôtel de Beauharnais/Résidence de l'ambassadeur de Prusse
p 76-77
Richard Wagner est l'hôte de l'ambassadeur de Prusse à Paris ; impossible en 1862, comme il est souvent noté, Pourtalès étant décédé le 18 décembre 1861
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Événement
Date imprécise — Cimetière de Belleville/Point culminant de Paris
p 79
Plaque à l'entrée du cimetière signalant le point culminant de Paris : 128,508 m. L'altitude est en fait de 128,16 m, la butte Montmartre culminant à 128,20 m
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Événement
1802
1802 — Hôtel Benoît de Ste Paulle (de la fin du 18ème siècle)
p 82
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Événement
1903
1903 — Maison construite par Auguste Perret/Bâtiment remarquable
p 82
Premier immeuble d'habitation en béton armé à Paris, recouvert de grès, style Art déco
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Événement
1828
1828 – 1899 — Passage du Saumon (vestiges)/Passage Ben Aïad
p 82
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Événement
1828
1828 – 1899 — Passage du Saumon (vestiges)/Passage Ben Aïad
p 82
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Événement
1871
26 mai 1871 — Cimetière de Bercy
p 84
Plus de 400 communards exécutés à Mazas sont jetés dans un puits du cimetière. Des pompiers n'ayant pas quitté Paris pour rejoindre les troupes versaillaises furent fusillés sous l'accusation de désertion
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Événement
1561
27 décembre 1561 — Église St Médard/Tumulte de St Médard/Vacarme de St Médard
p 87
Les protestants pénètrent dans l'église pour perturber la messe en riposte à une provocation des catholiques
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Événement
1561
27 décembre 1561 — Église St Médard/Tumulte de St Médard/Vacarme de St Médard
p 87
Les protestants pénètrent dans l'église pour perturber la messe en riposte à une provocation des catholiques
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Événement
1785
1785 – 1845 — Prison de la Petite Force (pan de mur au n° 22)
p 91
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Événement
1921
1921 – 1926 — Cité d'artistes/Atelier de Joan Miró
p 97
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Événement
1685
1685 – 1709 — Demeure de Nicolas Boileau Despréaux
p 97
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Événement
1907
1907 — Hôtel Dunois/Ambassade d'Algérie/Bâtiment remarquable (style Art nouveau)
p 98
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Événement
1699
1699 — Fontaine Boucherat
p 103
La fontaine Boucherat, située au 133 rue de Turenne à Paris, a été édifiée en 1699 par l’architecte Jean Beausire sous le règne de Louis XIV. Elle doit son nom à Louis Boucherat, chancelier de France, connu pour avoir ap …

La fontaine Boucherat, située au 133 rue de Turenne à Paris, a été édifiée en 1699 par l’architecte Jean Beausire sous le règne de Louis XIV. Elle doit son nom à Louis Boucherat, chancelier de France, connu pour avoir appliqué la révocation de l’édit de Nantes. Cette fontaine publique, de style classique, présente une structure quadrangulaire surmontée d’un fronton triangulaire orné et d’un mascaron. Une inscription latine rend hommage à Louis XIV pour la paix signée à Ryswick en 1697. Alimentée par les eaux de Belleville, elle faisait partie d’un vaste programme royal visant à améliorer la distribution d’eau dans Paris intra-muros. La fontaine est adossée à un immeuble et porte encore les anciennes dénominations des rues sur ses faces latérales. Inscrite au titre des monuments historiques depuis 1925, elle a été remise en eau en 1993, avec l’ajout d’un bouton-poussoir pour limiter le débit.

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Événement
1191
1191 – 1916 — Moulin d'Amour/Moulin du Pavé/Moulin St Jacques/Moulin à vent
p 108
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Événement
1828
Événement
1828
Événement
1828
15 avril 1828 — Passage Brady
p 111-112
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Événement
1828
15 avril 1828 — Passage Brady
p 111-112
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Événement
1798
1798 — Passage du Caire/Façade style égyptien
p 124
Plus long et plus ancien passage couvert de Paris ; 370 m ; canular du "nez de Bouginier"
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Événement
1798
1798 — Passage du Caire
p 124
Plus long et plus ancien passage couvert de Paris ; 370 m
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Événement
1798
1798 — Passage du Caire
p 124
Plus long et plus ancien passage couvert de Paris ; 370 m
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Événement
1798
1798 — Passage du Caire
p 124
Plus long et plus ancien passage couvert de Paris ; 370 m
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Événement
1798
1798 — Passage du Caire
p 124
Plus long et plus ancien passage couvert de Paris ; 370 m
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Événement
Date imprécise — Passage Plantin
p 135
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Événement
Date imprécise — Villa Castel
p 135
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Événement
1799
1799 – 1835 — Hôtel de du Prat/Hôtel de Chanaleilles/Demeure de Mme Tallien
p 155-156
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Événement
1799
1799 – 1835 — Hôtel de du Prat/Hôtel de Chanaleilles/Demeure de Mme Tallien
p 155-156
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Événement
1801
1801 — Couvent de la Madeleine de Traisnel (de 1654)
p 161
Couvent des Dames de Tresnel ou Traisnel, un village de l'Aube, transformé en filature et en atelier de tissage ; il en subsiste une arcade et le clocher. L'ntreprise employait 7900 ouvriers sur l'ensemble de la France
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Événement
1801
1801 – 1814 — Couvent Notre-Dame de Bon Secours (de 1648)
p 161
Première filature de coton à Paris, fondée par François Richard et Joseph Lenoir-Dufresne dans un ancien couvent de Bénédictines ; elle emploie 700 ouvriers
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Événement
Date imprécise — Maison la plus étroite de Paris
p 164
Plus petite maison de Paris ; largeur : 1,20 m, hauteur : 5 m
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Événement
1899
1899 – 1907 — Maison d'enfance de Louis-Ferdinand Céline/Le "passage des Bérésinas"
p 171
Céline passe son enfance dans le passage Choiseul, où sa mère tient un commerce de dentelles : le "passage des Bérésinas" du "Voyage au bout de la nuit"
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Événement
1823
1823 – 1825 — Passage Choiseul
p 171
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Événement
1823
1823 – 1825 — Passage Choiseul
p 171
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Événement
1864
1864 — Boutique d'Alphonse Lemerre (maison d'édition fondée en 1862)
p 171
Maison d'édition et lieu de rencontres de poètes ; édite les premières œuvres de Verlaine
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Événement
1866
1866 — Boutique de Lemerre (éditeur des poètes parnassiens)
p 171
Naissance du mouvement du Parnasse ; siège de la revue "l'Art"
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Événement
Événement
1906
1906 – 1910 — Cité des Fusains/Atelier d'André Derain/Cité d'artistes
p 175
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Événement
1913
1913 – 1947 — Cité des Fusains/Atelier de Pierre Bonnard/Cité d'artistes
p 175
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Événement
1805
1805 – 1847 — Folie Sandrin (de 1774)
p 175
Maison de santé psychiatrique où Gérard de Nerval fut interné en mars 1841
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Événement
1814
30 mars 1814 — Folie Sandrin (de 1774)
p 175
QG du général de Langeron, au service des russes, pendant le siège de la capitale par les coalisés
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Événement
1826
1826 – 1990 — Galerie Colbert/Passage du Trésor
p 191
Construction de la galerie Colbert ; restaurée par Adrien Blanchet en 1990
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Événement
1826
1826 – 1990 — Galerie Colbert/Passage du Trésor
p 191
Construction de la galerie Colbert ; restaurée par Adrien Blanchet en 1990
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Événement
1805
1805 – 1807 — Hôtel de Coislin/Demeure de François-René de Chateaubriand
p 191
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Événement
1778
6 février 1778 — Hôtel de Coislin
p 191
Le 6 février 1778, la France reconnaît officiellement l’indépendance des États‑Unis d’Amérique à l’hôtel de Coislin, au 4 place de la Concorde, à Paris. Dans ce bâtiment situé alors à l’extrémité occidentale de la place …

Le 6 février 1778, la France reconnaît officiellement l’indépendance des États‑Unis d’Amérique à l’hôtel de Coislin, au 4 place de la Concorde, à Paris. Dans ce bâtiment situé alors à l’extrémité occidentale de la place Louis‑XV, des représentants du roi Louis XVI et des envoyés du Congrès américain signent deux traités distincts. Le premier est un traité d’amitié et de commerce qui accorde aux États‑Unis le statut de nation indépendante dans les relations diplomatiques et économiques de la France. Le second est un traité d’alliance défensive qui prévoit une aide militaire française contre la Grande‑Bretagne, en cas de poursuite de la guerre.

Côté américain, la délégation comprend notamment Benjamin Franklin, figure de la Révolution américaine installée à Passy, ainsi que ses collègues envoyés en Europe. Côté français, le chancelier des affaires étrangères Charles Gravier de Vergennes supervise la politique du royaume, tandis que le diplomate Conrad Gérard appose sa signature au nom du roi. Ces accords marquent un tournant majeur dans la guerre d’indépendance : pour la première fois, une monarchie européenne s’engage formellement aux côtés des insurgés américains, leur fournissant reconnaissance diplomatique, subventions, matériel et, bientôt, troupes régulières et flotte de guerre.

L’hôtel de Coislin reste associé à ce moment fondateur des relations franco‑américaines. La décision de Louis XVI d’entrer dans cette alliance s’inscrit dans une logique de revanche stratégique contre la Grande‑Bretagne, mais elle ouvre aussi la voie à une circulation renforcée des idées politiques des Lumières, entre Paris et les futures États‑Unis.

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Événement
1826
1826 – 1830 — Place Louis XVI/Hôtel de Crillon
p 216
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Événement
1789
1789 — Passage du Désir
p 241
Passage pittoresque dont le nom fut donné par ses habitants en 1789
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Événement
1789
1789 — Passage du Désir
p 241
Passage pittoresque dont le nom fut donné par ses habitants en 1789
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Événement
Événement
1905
1905 — Bâtiment remarquable (style Art nouveau)
p 245
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Événement
1870
22 septembre 1870 — Hôtel Drouot (démoli en 1976)
p 246
Dans les salles de ventes aux enchères transformées en quartier général, les chefs de bataillons de la Garde nationale se réunissent pour la première fois : c'est l'embryon du Comité central qui fera la Commune. Paris es …

Dans les salles de ventes aux enchères transformées en quartier général, les chefs de bataillons de la Garde nationale se réunissent pour la première fois : c'est l'embryon du Comité central qui fera la Commune.

Paris est encerclé depuis le 19 septembre. Le gouvernement de la Défense nationale est enfermé dans la ville avec deux millions d'habitants. Jules Favre a rencontré Bismarck à Ferrières : ses propositions d'armistice ont été rejetées, mais l'idée même de cette rencontre a indigné les patriotes. Le gouvernement bourgeois qui prétend défendre Paris semble prêt à capituler.

Le 22 septembre 1870, au 9 de la rue Drouot, dans les locaux de l'Hôtel des ventes, les chefs de bataillons de la Garde nationale de Paris tiennent leur première réunion commune. Ce sont les représentants de l'ensemble des arrondissements de Paris : artisans, ouvriers, petits-bourgeois, républicains, socialistes, membres de l'Internationale pour certains. Depuis les décrets de septembre 1870, les chefs de bataillon sont élus par leurs hommes. Ils ont une légitimité populaire que le commandement militaire régulier n'a pas.

Leur objet est urgent : s'organiser pour ne pas être livrés, sans le savoir, à un commandement qui négocie en secret. Le gouvernement ne les consulte pas ; les généraux les méprisent ; les décisions de guerre se prennent sans eux. Ils veulent savoir ce que Jules Favre a négocié. Ils veulent que Paris résiste.

De cette première réunion naît une structure : le Comité central de la Garde nationale. Elle grandira pendant les cinq mois du siège, s'organisera, développera une capacité d'action autonome. C'est ce Comité central qui, dans la nuit du 17 au 18 mars 1871, refusera de laisser les soldats de Thiers enlever les canons de la Butte Montmartre. C'est lui qui déclenchera, de fait, l'insurrection de la Commune.

L'Hôtel Drouot de la rue Drouot, démoli en 1976, ne subsiste plus. Mais sa première réunion de septembre 1870 est inscrite dans la généalogie de la Commune : sans ce 22 septembre, il n'y aurait pas eu de 18 mars 1871.

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Événement
Événement
1935
1935
p 259
Statue représentant "la France apportant la paix et la prospérité aux colonies" ; il n'y a pas à Paris, ni ailleurs au demeurant, de statue représentant "les Colonies apportant la prospérité à la France"
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Événement
1918
8 mars 1918 – 1957 — Demeure de Lucien Guitry/Demeure de Sacha Guitry (à partir de 1925)
p 263
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Événement
1209
1209 — Enceinte de Philippe Auguste (chemin de ronde)
p 266
Chemin de ronde au 1er étage et pierres tombales provenant de St Étienne du Mont
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Événement
Événement
1209
Événement
1895
1895 — Atelier Carpeaux
p 276
Après la mort de Jean-Baptiste Carpeaux, Hector Guimard aménage pour sa veuve, Amélie Clotilde Carpeaux, un « musée-dépôt », l'Atelier Carpeaux, dont il surélève l'atelier d'un étage.
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Événement
1875
Événement
Date imprécise — Boutique remarquable
p 283
Poissonnerie au décor remarquable; une des plus anciennes de la capitale
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Événement
1761
1761 – 1900 — Confiserie À la Mère de Famille (décor 1900)/Boutique remarquable
p 284
Plus ancienne confiserie de Paris à la devanture et au décor intérieur remarquables
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Événement
1885
11 avril 1885 — Hôtel Gaillard (dit "château Gaillard")
p 313-314
Résidence du régent de la Banque de France, copie du château de Blois
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Événement
1828
1828 — Fontaine Gaillon (elle remplace la fontaine d'Antin, ou Louis le Grand)
p 314
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Événement
Date imprécise — Théâtre de la Gaîté Montparnasse
p 315-316
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Événement
1825
1825 – 1994 — Passage du Grand Cerf
p 330
Passage le plus haut de Paris ; anciennes Messageries royales de l'Est
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Événement
1825
1825 – 1994 — Passage du Grand Cerf
p 330
Passage le plus haut de Paris ; anciennes Messageries royales de l'Est
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Événement
1896
1896 — Bâtiment remarquable (style Art nouveau)/Pharmacie Cotinat
p 336
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Événement
1909
1909 — Demeure d'Hector Guimard
p 338
Maison style Art nouveau construite pour lui-même par l'architecte Hector Guimard
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Événement
1557
1557 — Maison dite de Jacques Cœur (qu'il n'a jamais possédée ni habitée)
p 383
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Événement
1846
1846 — Passage Jouffroy
p 394
Construction d'un des passages les plus récents, construit en fer et verre, le premier chauffé par le sol
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Événement
1846
1846 — Passage Jouffroy
p 394
Construction d'un des passages les plus récents, construit en fer et verre, le premier chauffé par le sol
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Événement
1903
1903 — Restaurant "Chez Julien"/Décor remarquable
p 396-397
Bouillon Julien est un restaurant de style Art nouveau situé au 16 rue du Faubourg Saint-Denis, dans le 10ᵉ arrondissement de Paris. L’établissement actuel a été construit entre 1901 et 1902 par l’architecte Édouard Four …

Bouillon Julien est un restaurant de style Art nouveau situé au 16 rue du Faubourg Saint-Denis, dans le 10ᵉ arrondissement de Paris. L’établissement actuel a été construit entre 1901 et 1902 par l’architecte Édouard Fournier et ouvre ses portes en 1903 sous le nom de « Gandon-Fournier ». Le décor intérieur, remarquable, est l’œuvre de plusieurs artistes majeurs de l’époque : Louis Trézel réalise quatre panneaux de verre représentant des femmes-fleurs inspirées par Alfons Mucha, tandis que Charles Buffet, père du peintre Bernard Buffet, dessine la verrière, exécutée par le maître verrier Georges Guenne. Le carrelage floral est conçu par Hippolyte Boulenger. Le mobilier, dont le bar en acajou de Cuba, est signé Louis Majorelle. En 1924, Julien Barbarin hérite du restaurant, qui prend le nom de « Julien » en 1938. Édith Piaf avait ses habitudes à la table 24. C’est également dans ce restaurant qu’ont été tournées plusieurs scènes du film biographique La Môme (2007), consacré à sa vie et interprété par Marion Cotillard. On y a aussi tourné des séquences du film Chocolat (2016), avec Omar Sy.

L’établissement est classé monument historique depuis 1997 pour la salle et la façade. Bouillon Julien est reconnu comme l’un des plus beaux exemples de l’Art nouveau à Paris.

Sources

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Événement
1842
1842 — Pavillon Ledoyen/Carré Ledoyen
p 418
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Événement
1791
1791 – 1814 — Pavillon Ledoyen/Carré Ledoyen
p 418
Restaurant fameux sous la Révolution ; détruit par les cosaques lors la première occupation de Paris en 1814
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Événement
Date imprécise — Musée du Compagnonnage
p 443
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Événement
Événement
1666
23 septembre 1666 — Demeure de François Mansart
p 462
Mort de l'architecte François Mansart ; il a donné son nom aux "mansardes"
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Événement
Événement
Date imprécise — Passage du Pont aux Biches
p 482
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Événement
1907
1907 — Bâtiment remarquable (style Art nouveau)
p 482
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Événement
1811
1811 — Regard des Messiers
p 482
Regard de l'aqueduc de Belleville d'avant 1457 ; les "messiers" étaient les gardes-champêtres sous l'ancien régime
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Événement
1904
1904 — Bouche du métro Quatre Septembre
p 483-485
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Événement
Événement
1908
Événement
1903
Événement
1903
Événement
Événement
Événement
Événement
Événement
1906
1906 — Bouche du métro Denfert-Rochereau
p 483-485
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Événement
Événement
1909
Événement
1903
1903 — Bouche du métro Philippe Auguste
p 483-485
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Événement
1900
Événement
Date imprécise — Bouche du métro Château d'Eau
p 483-485
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Événement
1903
1903 – 1904 — Bouche du métro Père Lachaise
p 483-485
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Événement
Événement
Date imprécise — Bouche du métro Gare de Lyon
p 483-485
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Événement
1913
Événement
Date imprécise — Bouche du métro Belleville
p 483-485
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Événement
1910
Événement
Événement
1906
Événement
1902
1902 – 1911 — Bouche du métro Pigalle
p 483-485
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Événement
1909
Événement
Événement
1903
1903 – 1904 — Bouche du métro "Rue St Maur"
p 483-485
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Événement
Événement
Événement
1904
1904 — Bouche du métro Réaumur Sébastopol
p 483-485
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Événement
Date imprécise — Bouche du métro République
p 483-485
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Événement
Événement
1906
Événement
1906
1906 – 1931 — Bouche du métro Daumesnil
p 483-485
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Événement
1902
Événement
Événement
1903
Événement
1900
1900 – 1916 — Bouche du métro Palais Royal
p 483-485
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Événement
Date imprécise — Bouche du métro St Lazare
p 483-485
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Événement
1911
Événement
Date imprécise — Bouche du métro Jaurès
p 483-485
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Événement
1900
Événement
1907
1907 – 1908 — Bouche du métro Gare du Nord
p 483-485
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Événement
1906
Événement
1913
Événement
Date imprécise — Bouche du métro Place d'Italie
p 483-485
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Événement
Événement
Événement
Événement
1907
1907 – 1908 — Bouche du métro Gare du Nord
p 483-485
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Événement
Date imprécise — Bouche du métro Anvers
p 483-485
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Événement
Événement
Événement
Date imprécise — Bouche du métro Raspail
p 483-485
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Événement
Événement
1904
1904 — Bouche du métro Réaumur Sébastopol
p 483-485
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Événement
Événement
1900
1900 – 1926 — Bouche du métro Châtelet
p 483-485
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Événement
1900
1900 – 1916 — Bouche du métro Palais Royal
p 483-485
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Événement
Événement
Événement
1913
1913 — Bouche du métro Église d'Auteuil
p 483-485
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Événement
1907
1907 – 1908 — Bouche du métro Gare du Nord
p 483-485
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Événement
1908
1908 – 1935 — Bouche du métro Châtelet
p 483-485
Bouche de métro style Art nouveau conçue par Hector Guimard : édicule reconstitué en 2000, pour le centenaire du métro, d'après l'édicule à claire-voie de la gare de Lyon, après en avoir envoyé la plupart, dont les plus …

Bouche de métro style Art nouveau conçue par Hector Guimard : édicule reconstitué en 2000, pour le centenaire du métro, d'après l'édicule à claire-voie de la gare de Lyon, après en avoir envoyé la plupart, dont les plus intéressants, à la fonte

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Événement
1906
Événement
Événement
1902
Événement
1900
Événement
Événement
Date imprécise — Bouche du métro Sentier
p 483-485
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Événement
1900
1900 – 1916 — Bouche du métro Palais Royal
p 483-485
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Événement
Événement
Date imprécise — Bouche du métro Place d'Italie
p 483-485
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Événement
Date imprécise — Bouche du métro "Rue du Bac"
p 483-485
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Événement
1900
Événement
Événement
1900
1900 – 1921 — Bouche du métro Bastille
p 483-485
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Événement
1900
1900 – 1974 — Édicule Guimard de la station Abbesses
p 483-485
Édicule à claire-voie posé en 1900 à la station Hôtel de Ville (accès de la rue de Lobau), déplacé en 1974 à la station Abbesses, place des Abbesses, à cause de la construction d'un parking.
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Événement
1900
19 juillet 1900
p 483-485
Il avait fallu vingt ans de querelles politiques entre la Ville et l'État, sept ans de tranchées sous Paris, un ingénieur manchot et un architecte que ses contemporains traitaient d'insecte. L'idée d'un souterrain parisi …

Il avait fallu vingt ans de querelles politiques entre la Ville et l'État, sept ans de tranchées sous Paris, un ingénieur manchot et un architecte que ses contemporains traitaient d'insecte.

L'idée d'un souterrain parisien datait des années 1870. Mais pendant deux décennies, la Ville de Paris et les grandes compagnies ferroviaires nationales se disputèrent la concession. Paris refusait de laisser son réseau aux mains de la PLM ou du Nord ; l'État rechignait à financer une ligne purement municipale. Ce n'est qu'en 1895 que la décision fut prise : le Métropolitain serait un réseau de la Ville.

Fulgence Bienvenüe, ingénieur des Ponts et Chaussées, dirigea les travaux à partir de 1898. Sa méthode — fouille à ciel ouvert, puis recouvrement — bouleversa le Paris de la Belle Époque : des rues entières furent découpées en tranchées pendant des mois. Bienvenüe avait perdu un bras dans un accident de chantier ferroviaire en 1881 ; il dirigeait ses équipes d'une seule main.

Le 19 juillet 1900, trois mois après l'ouverture de l'Exposition universelle qui l'avait imposé comme priorité nationale, la ligne 1 entre en service de la Porte Maillot à la Porte de Vincennes. Trente mille billets sont vendus dans la journée.

En surface, les bouches conçues par Hector Guimard soulèvent la controverse : leurs structures en fonte verte, leurs lampadaires végétaux, leurs auvents en verre dépoli paraissent monstrueux aux partisans du classicisme. On les appelle « style nouille », « style insecte ». Guimard parle, lui, de « style Guimard ».

Sur les 167 entrées d'origine, la plupart furent démontées au cours du XXe siècle au nom de la modernisation. Plusieurs partirent à l'étranger — l'une rejoignit le MoMA de New York en 1958. Ce que Paris avait jugé ridicule en 1900, le monde le classe désormais au rang des symboles de la capitale.

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Événement
Date imprécise — Station de métro Buttes Chaumont
p 483-485
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Événement
1675
14 août 1675 – 1736 — Mire du Nord/Mire du Méridien de Paris/Poteau de la Méridienne/Parc du Moulin de la Galette
p 487
Il planta un poteau en bois sur la colline de Montmartre, et ce geste ordinaire commença la mesure scientifique de la Terre. Le 14 août 1675, l'abbé Jean Picard, astronome du roi, se rendit sur la butte Montmartre, près …

Il planta un poteau en bois sur la colline de Montmartre, et ce geste ordinaire commença la mesure scientifique de la Terre.

Le 14 août 1675, l'abbé Jean Picard, astronome du roi, se rendit sur la butte Montmartre, près du moulin Blute-Fin, et y planta un poteau de bois. Le poteau marquait un point précis : celui où passait le méridien de Paris, à 2 931 toises et 2 pieds de l'Observatoire, vers le nord. C'était la mire du Nord.

Le méridien de Paris traversait l'Observatoire de Paris, construit en 1667 sur la rive gauche. Pour orienter avec précision les instruments astronomiques et mesurer l'arc du méridien, il fallait des points de repère visibles depuis l'Observatoire vers le nord et vers le sud. Picard avait mesuré quelques années plus tôt, entre 1669 et 1670, la longueur d'un arc du méridien pour déterminer le rayon de la Terre. C'est cette mesure que Newton utilisa pour vérifier sa théorie de la gravitation.

Giovanni Domenico Cassini, directeur de l'Observatoire appelé à Paris par Louis XIV, puis son fils Jacques Cassini poursuivirent le travail. En 1736, Jacques Cassini remplaça le poteau de bois de Picard par un monument de pierre de trois mètres de haut, un parallélépipède surmonté d'une pyramide à quatre faces portant une fleur de lys au sommet.

La mire du Nord est toujours visible dans le petit parc du Moulin de la Galette, au 1 rue Girardon dans le 18e arrondissement. Le méridien de Paris servit de méridien de référence mondial jusqu'en 1884, quand la conférence de Washington lui préféra celui de Greenwich. La France attendit 1911 pour l'accepter officiellement.

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Événement
1736
1736 — Mire du Nord (inaccessible, propriété privée ; Proudhon avait raison, s'agissant entre autres du patrimoine...)
p 487
Pyramide matérialisant le méridien de Paris ; pendant la Révolution, la fleur de Lys qui le surmontait est remplacée par un fer de pique
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Événement
1673
21 février 1673 — Cimetière St Joseph
p 498
Dans la nuit du 21 février 1673, Paris accompagne Molière à sa dernière demeure… à reculons. Mort le 17, le comédien a aussitôt posé un problème au clergé : acteur, donc réputé pécheur public, il n’a pas reçu les sacreme …

Dans la nuit du 21 février 1673, Paris accompagne Molière à sa dernière demeure… à reculons. Mort le 17, le comédien a aussitôt posé un problème au clergé : acteur, donc réputé pécheur public, il n’a pas reçu les sacrements dans les formes. Le curé refuse d’abord la sépulture chrétienne. Armande, sa veuve, multiplie démarches et supplications, et l’archevêque finit par accepter un compromis : Molière sera enterré, mais de nuit, sans pompe, au cimetière Saint‑Joseph, près de sa maison.

La scène principale de ce 21 février, c’est donc ce convoi réduit, presque à la sauvette, pour l’un des plus grands auteurs du royaume. Quelques proches, quelques torches, une cérémonie minimale : on rit de Molière dans tout Paris, mais on hésite encore à lui ouvrir les portes du cimetière comme à n’importe quel bon chrétien. L’humiliation frappe les esprits : la gloire littéraire ne protège pas de la méfiance des dévots.

La leçon n’échappe pas à Jean de La Fontaine. Ami de Molière, lui aussi réputé peu fervent, volontiers libertin, il comprend qu’un écrivain peut finir discuté jusqu’au bord de la fosse. Dans les jours qui suivent, il se rapproche de l’Église, accepte direction de conscience et gestes de pénitence : une manière de s’assurer, le moment venu, des obsèques moins problématiques que celles de son ami.

Ainsi, autour de ce 21 février 1673, deux destins se croisent : Molière, emportant avec lui l’image de l’artiste en marge, et La Fontaine, qui choisit de composer avec l’ordre religieux. Au Grand Siècle, on peut se moquer des hommes… mais il vaut mieux éviter de mourir en querelle ouverte avec le curé.

Lettre manuscrite au Père Boyvin concernant l'enterrement nocturne de Molière

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Événement
Événement
1906
1906 — Bouillon Chartier (devenu Bistro de la Gare, puis Montparnasse 1900)/Décor remarquable
p 502
Le bouillon est un type de restaurant populaire apparu à Paris à la fin du XIXᵉ siècle, proposant une cuisine française traditionnelle à prix modérés dans un cadre spacieux et convivial. En 1906, Camille Chartier ouvre l …

Le bouillon est un type de restaurant populaire apparu à Paris à la fin du XIXᵉ siècle, proposant une cuisine française traditionnelle à prix modérés dans un cadre spacieux et convivial. En 1906, Camille Chartier ouvre le Bouillon Chartier au 59 boulevard du Montparnasse, dans le style Art nouveau, caractérisé par des boiseries sculptées, des céramiques, des miroirs et des vitraux peints. Ce restaurant devient rapidement un lieu emblématique, fréquenté par une clientèle variée, des étudiants aux bourgeois. Camille Chartier en reste propriétaire jusqu’en 1926. L’établissement connaît ensuite plusieurs propriétaires et usages, dont celui de restaurant universitaire pour le personnel de la Sorbonne à partir de 1962. Malgré les changements, la décoration d’origine subsiste en grande partie. Classé monument historique en 1984, le bouillon bénéficie d’une restauration complète en 1996, préservant ses éléments Art nouveau. Depuis 2019, il a retrouvé son nom et sa vocation de bouillon, perpétuant la tradition de plats français abordables dans un décor patrimonial.

Sources

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Événement
1163
1163 – 1345 — Cathédrale Notre-Dame de Paris
p 524-527
Rien n’obligeait l’évêque à tout reconstruire : la vieille cathédrale venait d’être restaurée. Maurice de Sully voit plus grand, et plus loin : le chantier qu’il ouvre durera près de deux siècles. En 1160, Paris se donne …

Rien n’obligeait l’évêque à tout reconstruire : la vieille cathédrale venait d’être restaurée. Maurice de Sully voit plus grand, et plus loin : le chantier qu’il ouvre durera près de deux siècles.

En 1160, Paris se donne pour évêque un homme d’origine modeste. Maurice de Sully doit son nom à Sully-sur-Loire, où il est né entre 1105 et 1120. Son hagiographie en fait un fils de serfs qui aurait mendié à Paris dans sa jeunesse ; il était plus probablement le fils d’un bûcheron et d’une fabricante de balais de genêt. Brillant élève, il a été envoyé vers 1140 étudier auprès des maîtres de l’école cathédrale de Paris, comme le futur roi Louis VII. Le voilà à la tête d’un diocèse en pleine croissance : partout en Europe de l’Ouest, les villes se peuplent, et les vieilles cathédrales deviennent trop petites.

Dès l’année de son élection, il décide de bâtir une nouvelle cathédrale, dédiée à Notre-Dame. Rien ne l’y obligeait : l’édifice roman venait d’être rénové. Mais Maurice a un dessein plus vaste : réorganiser toute la Cité, y instituer douze paroisses de plein exercice, relier la vieille île à la ville neuve qui grandit sur la rive droite. Pour dégager l’accès à la cathédrale, il prévoit de percer une rue Neuve, qui débouchera sur un parvis. Son église sera immense : 122 mètres de long pour la nef et le chœur, 33 mètres sous les voûtes, bien plus que la cathédrale de Sens, la plus récente du moment. On y expérimentera parmi les premiers arcs-boutants. Le style est celui de l’« œuvre française », qu’on appellera plus tard gothique et qu’ont déjà adopté Saint-Denis, Noyon et Laon.

Plaque de marbre gravée de lettres rouges et noires, surmontée d’une croix

La tradition fixe le début des travaux à 1163. Une légende, rapportée au XIVe siècle par le chroniqueur Jean de Saint-Victor, veut même qu’entre le 24 mars et le 25 avril de cette année-là, le pape Alexandre III, alors réfugié à Sens, ait posé la première pierre en présence de Louis VII. Le pape est bien à Paris ce printemps-là : le 21 avril 1163, il consacre l’autel de Saint-Germain-des-Prés, dont les moines, jaloux de leurs privilèges, refusent l’entrée à l’évêque. Mais le chantier a sans doute commencé plus tôt, dès 1160 ou 1161, par le chevet. Le roi y contribue pour deux cents livres.

Parchemin écrit en latin, auquel pend un sceau de cire brun-rouge

Le chœur est achevé vers 1177 ; le maître-autel est consacré le 19 mai 1182 par un légat du pape et par Maurice lui-même. En même temps, l’évêque fait élever un nouvel Hôtel-Dieu et un palais épiscopal, bâtit deux ponts, sur la Seine et sur la Marne, et encourage Philippe Auguste, qu’il a baptisé, à faire paver les rues. Il se retire en 1196 à l’abbaye Saint-Victor et y meurt le 11 septembre. Ses successeurs poursuivront l’œuvre en modifiant son plan : la cathédrale ne sera achevée que vers 1345.

On prête à Bernard de Clairvaux, le grand abbé cistercien, apôtre de l’austérité monastique face au faste de Cluny, une opposition à ce chantier. Elle est impossible : il est mort le 20 août 1153, dix ans avant la date traditionnelle de la première pierre.

Plus de huit siècles plus tard, le 15 avril 2019, un incendie détruit la flèche et toute la toiture. Reconstruite à l’identique, Notre-Dame a rouvert ses portes le 7 décembre 2024.

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Événement
1844
1844 — Magasin "Au gagne-petit" (façade de 1878)
p 545
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Événement
1830
1830 — Boutique du graveur Stern/Boutique remarquable
p 566
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Événement
1800
19 février 1800 – 1831 — Passage des Panoramas
p 566
Construit par l'américain Thayer ; les deux premiers panoramas représentaient le Palais Royal et la prise de Toulon par les armées de la République
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Événement
1800
19 février 1800 – 1831 — Passage des Panoramas
p 566
Construit par l'américain Thayer ; les deux premiers panoramas représentaient le Palais Royal et la prise de Toulon par les armées de la République
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Événement
1889
1889 — Faïencerie de Choisy le Roi (maison Boulenger)/Bâtiment remarquable
p 568-569
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Événement
1971
1971 – 1980 — Siège du Parti communiste français
p 573-574
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Événement
1871
21 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 599
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Événement
1792
15 octobre 1792 — Café Procope/Jeu de boules de Malus
p 611-612
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Événement
1792
1792 — Café Procope/Jeu de boules de Malus
p 611-612
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Événement
1675
Événement
1675
Événement
1684
1684 — Café Procope ("Au Saint Suaire de Turin")/Jeu de boules de Malus
p 611-612
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Événement
1792
février 1792 — Café Procope/Jeu de boules de Malus
p 611-612
Jullian de Carentan est le premier à adopter le port du bonnet phrygien, en souvenir des gardes-suisses de Nancy envoyés au bagne, où les détenus portaient un bonnet rouge
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Événement
1751
28 juin 1751 — Café Au Saint Suaire de Turin/Café Procope
p 611-612
Le café a été fondé par le Sicilien Francesco Procopio di Coltelli — d'abord sous le nom de Café Au Saint Suaire de Turin, en face de la Comédie-Française, dans la rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés. Voltaire, Fontene …

Le café a été fondé par le Sicilien Francesco Procopio di Coltelli — d'abord sous le nom de Café Au Saint Suaire de Turin, en face de la Comédie-Française, dans la rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés. Voltaire, Fontenelle et Montesquieu y ont leurs habitudes. On y lit les journaux, on joue aux échecs, on refait la physique et le droit des gens entre deux tasses. Au milieu du siècle, le Procope est devenu le lieu de travail officieux des philosophes.

Le projet de l'Encyclopédie a cinq ans. En 1746, le libraire André-François Le Breton et ses associés — David, Durand, Briasson — obtiennent un privilège royal pour adapter la Cyclopedia de l'Anglais Chambers. L'abbé Gua de Malves, premier directeur, abandonne en octobre 1747. Denis Diderot et Jean le Rond d'Alembert prennent la direction. Ce qui devait être une traduction devient autre chose : un inventaire raisonné de tout ce que la raison humaine a produit, organisé selon l'Arbre des connaissances de Francis Bacon, avec l'homme — et non Dieu — au sommet. En 1750, le Prospectus de Diderot lance une souscription pour dix volumes de textes et deux de planches. Les jésuites, via les Mémoires de Trévoux, protestent aussitôt.

Ce 28 juin 1751, le premier volume est finalisé au Procope. Il couvre la lettre A jusqu'à Azyme — 914 pages. Il s'ouvre sur le Discours préliminaire de d'Alembert, qui classe mémoire, raison et imagination comme les trois facultés fondatrices de la connaissance humaine. C'est un manifeste. Jean-François Marmontel a fourni plusieurs articles. L'abbé Prévost, auteur de Manon Lescaut, a collaboré. Jean-Jacques Rousseau a rédigé les articles de musique. Alexis Piron, poète mordant et habitué du café, est là. Élie Fréron, critique acéré dont la plume servira bientôt à combattre l'entreprise, fréquente encore la même table — il ne fondera son Année littéraire qu'en 1754.

Pour Marx et Engels, le mouvement philosophique du XVIIIe siècle a été l'idéologie par laquelle la bourgeoisie montante a conduit son offensive théorique contre l'ordre féodal et clérical. L'Encyclopédie en est l'instrument central : elle substitue la raison à la révélation, traite les métiers et les techniques comme des savoirs nobles, et fait de l'autorité un objet de critique. Ce n'est pas un dictionnaire. C'est le programme intellectuel d'une classe qui prépare sa révolution.

En janvier 1752, le Conseil du roi condamne les deux premiers volumes au pilon. Malesherbes, directeur de la Librairie, cache les manuscrits de Diderot chez lui. La publication reprend en 1753.

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Événement
1906
1906 — Grand Bouillon Racine/Bouillon Chartier
p 619
En 1906, au 3 rue Racine à Paris, un restaurant de type « bouillon » était en activité, illustrant le modèle des établissements populaires créés au XIXe siècle pour offrir des repas chauds et bon marché à une clientèle m …

En 1906, au 3 rue Racine à Paris, un restaurant de type « bouillon » était en activité, illustrant le modèle des établissements populaires créés au XIXe siècle pour offrir des repas chauds et bon marché à une clientèle modeste. Les bouillons, nés à Paris en 1854 sous l’impulsion de bouchers comme Adolphe-Baptiste Duval, se sont rapidement multipliés, atteignant leur apogée à la fin du XIXe siècle avec plusieurs centaines d’adresses dans la capitale. Ces restaurants proposaient principalement des plats traditionnels français à base de bouillon de viande, dans une ambiance conviviale et souvent rétro.

En 1906, le bouillon du 3 rue Racine était dirigé par Camille Chartier et Jean-Marie Bouvier, figures associées à la gestion de ce type d’établissement. Les bouillons se distinguaient par leur organisation rationnelle, leur gestion des stocks et leur capacité à servir rapidement un grand nombre de clients. Ce modèle a marqué l’histoire sociale et culinaire de Paris, avant de décliner au profit des brasseries et des self-services à partir du milieu du XXe siècle.

Sources

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Événement
Événement
Événement
Événement
1883
14 juillet 1883
p 632-633
Inauguration de la statue de la République, remplacée par un modèle en plâtre depuis 1880 ; entourée de bas-reliefs sur l'histoire de son instauration, faussement attribués à Dalou
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Événement
1877
31 mars 1877 – 1899 — Gare de Reuilly
p 636
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Événement
1851
1851 – 1858 — Église catholique arménienne Ste Croix (ancienne église St Jean-St François)
p 668-669
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Événement
1905
Événement
1860
5 août 1860 — Fontaine St Michel/Statue de l'archange St Michel
p 720
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Événement
1613
1613 – 1656 — Hôtel Scipion/Boulangerie des Hôpitaux de Paris
p 746-747
Premier bâtiment de style renaissance à Paris, construit en 1532 pour Maurice de Bullioud, acheté par Scipion Sardini, grand argentier des rois, transformé en hôpital puis en prison pour mendiants
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Événement
1818
1818 – 1827 — Demeure de Jules Michelet (chez son père)
p 749
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Événement
Événement
Événement
1906
1906 — Collège italien Léonard de Vinci/Bâtiment remarquable
p 749
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Événement
1382
1er mars 1382 — Hôtel d'Anjou/Hôtel d'Alençon/Hôtel d'Évreux
p 755
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Événement
1913
octobre 1913 — Synagogue de la rue Pavée
p 772
En service depuis octobre 1913, la synagogue est inaugurée officiellement le 7 juin 1914.
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Événement
Date imprécise — Immeubles industriels du 19ème siècle
p 788
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Événement
1912
3 juin 1912 — Bâtiment remarquable (style Art déco)
p 815
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Événement
1847
Événement
1847
Événement
1839
3 mars 1839 — Premier Diorama de Bouton et Daguerre (construit en 1822)
p 818
Incendie du Diorama de Daguerre qui, contrairement à une idée reçue n'inventa pas la photographie, mais sut l'améliorer et surtout la faire "fructifier" Le 3 mars 1839, le Diorama de Daguerre, installé depuis 1822 près d …

Incendie du Diorama de Daguerre qui, contrairement à une idée reçue n'inventa pas la photographie, mais sut l'améliorer et surtout la faire "fructifier"

Le 3 mars 1839, le Diorama de Daguerre, installé depuis 1822 près de la place du Château‑d’Eau, part en fumée en quelques heures. Le feu, parti des coulisses, dévore la grande salle circulaire où Louis Daguerre et Charles‑Marie Bouton faisaient défiler leurs immenses toiles peintes sur les deux faces, animées par des jeux de lumière qui donnaient au public l’illusion d’un paysage qui change de saison, d’heure ou de temps. Toutes les toiles parisiennes disparaissent dans l’incendie, ne laissant subsister qu’un seul diorama de Daguerre, celui qu’il avait installé plus tard dans le chœur de l’église de Bry‑sur‑Marne.

Pour Daguerre, le choc est financier et matériel, mais il intervient à un moment charnière. Depuis plusieurs années déjà, Daguerre travaille à partir des expériences de Nicéphore Niépce, avec qui il a mis au point le physautotype, puis perfectionné l’usage de l’iodure d’argent et des vapeurs de mercure pour faire apparaître et fixer une image sur une plaque métallisée : le daguerréotype. Contrairement à la légende, il n’« invente » donc pas la photographie à partir de rien : Niépce a obtenu les premières images durables dès les années 1820, mais Daguerre sait accélérer le procédé, le rendre montrable, reproductible… et vendable.

L’incendie du Diorama arrive au moment où François Arago présente justement le procédé au monde savant et négocie avec l’État l’achat de l’invention. Ruiné par la catastrophe, Daguerre obtient une rente viagère en échange de la cession de ses secrets : une pension pour lui, une pour Isidore Niépce, héritier du pionnier oublié. Assez vite, le vieux spectacle du Diorama sera éclipsé par le nouveau médium, la photographie, que Daguerre, plus habile entrepreneur que véritable inventeur solitaire, aura réussi à faire fructifier à une échelle sans commune mesure avec les essais de Niépce.

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Événement
1826
1826 – 1845 — Galerie Véro-Dodat
p 819-820
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Événement
1826
1826 – 1845 — Galerie Véro-Dodat
p 819-820
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Événement
Date imprécise — Théâtre du Boudoir des Muses
p 826
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Événement
Date imprécise — Théâtre du Boudoir des Muses
p 826
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Événement
1778
30 mai 1778 — Hôtel de Villette
p 831
Mort de François-Marie Arouet, dit Voltaire ; il va donner son nom au quai voisin
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Événement
1778
Événement
1823
1823 — Galerie Vivienne
p 838
Construction de la galerie Vivienne, qui doit son nom à un ancien échevin de Paris
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Événement
1823
1823 — Galerie Vivienne
p 838
Construction de la galerie Vivienne, qui doit son nom à un ancien échevin de Paris
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Événement
1823
1823 — Galerie Vivienne
p 838
Construction de la galerie Vivienne, qui doit son nom à un ancien échevin de Paris
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Événement
1898
2 octobre 1898 — Salle Wagram/Avenue de Wagram/Affaire Dreyfus
p 843-844
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