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Couverture — Le Dernier grans soir. Un juif de Pologne
Bibliographie

Le Dernier grans soir. Un juif de Pologne

GRONOWSKI BRUNOT Louis
Seuil, 1980.
20 Fiches citant cet ouvrage
1980 Édition

Fiches citant cet ouvrage

20 fiches
Événement
1923
1923 — Local de la Kultur Liga (Ligue culturelle)
p 113-114
Association culturelle juive liée au Bund et donc à l'internationale Communiste, éditant un journal en yiddish intitulé "Naïe Presse", Presse Nouvelle
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Événement
1941
1941
p 170
Planque, chez sa belle-sœur, de Louis Gronowski, membre de la direction de la M.O.I. pendant l'Occupation
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Événement
1943
16 novembre 1943 — Immeuble de la Gestapo (centre d'interrogatoire)
p 185-189
Arrestation et interrogatoire d'Olga Bancic, qui sera décapitée en Allemagne malgré la promesse de lui laisser la vie sauve
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Événement
1943
12 novembre 1943 — Rue La Fayette/Attentat FTP-M.O.I.
p 185-189
Le 12 novembre 1943, vers 13 heures, au 56 rue La Fayette, sept francs-tireurs de la MOI attaquent un convoyeur de fonds allemand. L’opération tourne mal ; en quelques jours, la police française démantèle le groupe de Mi …

Le 12 novembre 1943, vers 13 heures, au 56 rue La Fayette, sept francs-tireurs de la MOI attaquent un convoyeur de fonds allemand. L’opération tourne mal ; en quelques jours, la police française démantèle le groupe de Missak Manouchian.

Les FTP-MOI de la région parisienne sont l’organisation armée que le Parti communiste a donnée à ses ouvriers immigrés : des Italiens, des Arméniens, des Polonais, des Hongrois, des Roumains, et quelques jeunes Français. Beaucoup sont arrivés en fuyant la misère ou le fascisme. À l’automne de 1943, ils sont une cinquantaine, et Manouchian est leur chef militaire depuis août. Leur ancien chef, Boris Holban, a été écarté pour avoir contesté une consigne de la direction : engager une quinzaine de combattants par opération plutôt que trois ou quatre. Ils ne savent pas que les inspecteurs de la 2e brigade spéciale des Renseignements généraux, des policiers français, les filent depuis l’été, l’un après l’autre, pour les « loger ».

Photographie : portrait d’un jeune homme aux cheveux rejetés en arrière, en pull à col roulé sombre

Le 12 novembre, Rino Della Negra et Robert Witchitz doivent s’emparer de la sacoche ; Antoine Salvadori, Cesare Luccarini, Georges Cloarec et Spartaco Fontanot sont en protection. Della Negra a vingt ans : fils d’un briquetier d’Argenteuil, apprenti ajusteur chez Chausson, il a refusé de partir au travail obligatoire en Allemagne, et le Red Star de Saint-Ouen vient de le recruter comme attaquant. Autour de lui, Salvadori, vingt-trois ans, est le fils d’un antifasciste de Parme ; Luccarini, vingt et un ans, a été cimentier ; Cloarec, dix-neuf ans, a été ouvrier agricole. Le convoyeur sort, accompagné d’un militaire allemand. Della Negra et Witchitz ouvrent le feu ; l’Allemand tombe. Mais des policiers et des feldgendarmes sont sur place, et la fusillade tourne mal. Grièvement blessé, Della Negra est arrêté ; Witchitz, blessé lui aussi, s’enfuit et se cache dans une cave de la rue de Provence, où on le dénonce.

Le jour même, les inspecteurs de la brigade spéciale arrêtent Salvadori chez lui et Luccarini à son hôtel ; Cloarec et Fontanot tombent le lendemain, puis Roger Rouxel. Arrêté avant eux, le commissaire politique Joseph Davidovitch a parlé. Le 16 novembre, Manouchian et Joseph Epstein, chef des FTP de la région parisienne, sont pris à la gare d’Évry-Petit-Bourg. La police lance alors le grand coup de filet : soixante-huit arrestations. Elle livre ses prisonniers aux Allemands.

En février 1944, un tribunal militaire allemand en condamne vingt-trois à mort. Vingt-deux hommes sont fusillés au Mont-Valérien le 21 février, Della Negra et Witchitz parmi eux ; Olga Bancic sera guillotinée à Stuttgart. Pour l’occupant, ce sont des étrangers et des criminels : l’Affiche rouge placarde dix visages sous le titre « Des libérateurs ? La libération par l’armée du crime ! » Manouchian, lui, écrit à sa femme Mélinée qu’il meurt « en soldat régulier de l’Armée française de la Libération ». Ces internationalistes, le parti les a fait combattre dans le cadre d’un front national.

Quatre-vingts ans plus tard, la République, dont la police les avait traqués, les consacre. Le 21 février 2024, Missak et Mélinée Manouchian entrent au Panthéon, et tous leurs camarades reçoivent la mention « Mort pour la France ».

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Événement
1943
24 février 1943 — Cache d'armes des FTP-M.O.I.
p 185-189
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Événement
Événement
1943
1943 — Planque de Thomas Elek (dans une soupente)
p 185-189
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Événement
Événement
1942
1942 – 1943 — Planque de Chana et Simon Rajman, mère et frère de Marcel Rajman
p 185-189
Prévenus de la rafle du 16 juillet 1942, Chana Rajman et son fils Simon quittent leur domicile pour une planque au 296, rue de Belleville, puis au 68, boulevard Soult ; Marcel Rajman leur rend régulièrement visite, et de …

Prévenus de la rafle du 16 juillet 1942, Chana Rajman et son fils Simon quittent leur domicile pour une planque au 296, rue de Belleville, puis au 68, boulevard Soult ; Marcel Rajman leur rend régulièrement visite, et des inspecteurs des Renseignements généraux l'y repèrent le 27 juillet 1943. À son arrestation, son domicile clandestin est au 296, rue de Belleville.

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Événement
Événement
1943
28 septembre 1943 — Lieu de l'exécution de Julius Ritter/Attentat FTP-M.O.I.
p 185-189
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Événement
1943
3 juin 1943 — Demeure du général von Apt/Attentat FTP-M.O.I.
p 185-189
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Événement
1939
7 octobre 1939 — Demeure de Missak et Mélinée Manouchian
p 185-189
Quatre ans avant que les Allemands ne le fusillent comme terroriste, c'est la police française qui vient le chercher chez lui, au nom de la lutte contre le communisme. Missak Manouchian a vingt-treize ans en 1939. Né en …

Quatre ans avant que les Allemands ne le fusillent comme terroriste, c'est la police française qui vient le chercher chez lui, au nom de la lutte contre le communisme.

Missak Manouchian a vingt-treize ans en 1939. Né en 1906 dans une famille arménienne d'Anatolie, orphelin du génocide de 1915, recueilli dans un orphelinat au Liban, arrivé en France en 1925, il a travaillé comme tourneur chez Citroën avant d'être licencié pendant la crise. Il écrit des poèmes en arménien, traduit Baudelaire et Verlaine, dirige des revues littéraires arméniennes. Il a adhéré au Parti communiste en 1934 et milite dans les organisations de la Main-d'œuvre immigrée. Il vit avec Mélinée au 79 rue des Plantes, dans le 14e arrondissement.

Le 23 août 1939, l'URSS et l'Allemagne nazie signent à Moscou le pacte de non-agression, assorti d'un protocole secret de partage de l'Europe orientale. Le Parti communiste français, subordonné à la ligne de Moscou, doit justifier l'injustifiable. Le gouvernement Daladier saisit l'occasion : le 26 septembre 1939, un décret dissout le PCF et toutes ses organisations. Les journaux communistes sont interdits, les élus déchus, les militants poursuivis.

Le 7 octobre 1939, la police française arrête Missak Manouchian à son domicile, en tant que cadre du Parti communiste. Il est interné. Cette arrestation est le fait d'un État français encore en République, en guerre contre l'Allemagne, et qui traite comme ennemi intérieur un militant arménien apatride.

Manouchian sera libéré, puis à nouveau arrêté le 22 juin 1941, jour de l'invasion de l'URSS, et libéré encore. Il entre dans la lutte armée en 1943, prend la tête des FTP-MOI de la région parisienne, dirige des dizaines d'opérations, dont l'exécution de Julius Ritter. Arrêté le 16 novembre 1943, il est fusillé au Mont-Valérien le 21 février 1944 après avoir écrit à Mélinée la lettre que l'on connaît : "Je pardonne à tous ceux qui m'ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal." Il est entré au Panthéon en février 2024, avec Mélinée.

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Événement
1943
1943 — Demeure d'Olga Bancic et d'Alexandre Jar (avec leur fille Dolorès)
p 185-189
Olga Bancic, membre des FTP-M.O.I. chargée de l'armement, arrêtée avec Marcel Rayman, sera décapitée à la hache en Allemagne
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Événement
1943
1943 — Demeure de Leo Pinomevitchi/Planque de Joseph Boczor (ou Boczov)
p 185-189
Planque de Joseph Boczor, responsables du détachement des dérailleurs des FTP-M.O.I.
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Événement
1942
juillet 1942 — Planque de Marcel Rajman (FTP-M.O.I.)
p 185-189
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Événement
1943
27 mai 1943 — Réunions de la section juive des FTP-M.O.I. (après la trahison de Davidowicz)
p 185-189
Réorganisation de la Section juive des FTP-M.O.I. après la trahison de Joseph Davidowicz. Elle se déroule malheureusement sous la surveillance des inspecteurs de la BS2 des Renseignements généraux
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Événement
1943
5 octobre 1943 — École des Mines/Bureaux de Gustave Bruneton/Attentat FTP-M.O.I.
p 185-189
Tentative manquée d'exécution de Gustave Bruneton ; bavure interne à la Résistance suite à un malentendu : Tavitian est blessé par un de ses camarades qui, ne le connaissant pas, l'avait pris pour un flic voulant arrêter …

Tentative manquée d'exécution de Gustave Bruneton ; bavure interne à la Résistance suite à un malentendu : Tavitian est blessé par un de ses camarades qui, ne le connaissant pas, l'avait pris pour un flic voulant arrêter Olga Bancic

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