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Couverture — Testament
Bibliographie

Testament

Calmann-Lévy, 1989.
117 Fiches citant cet ouvrage
1989 Édition

Fiches citant cet ouvrage

117 fiches
Événement
1940
1940 — Planque de France Bloch et Frédo Serazin
p 85
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Événement
1941
1941 — Laboratoire clandestin de l'Organisation spéciale
p 86
Dans un deux-pièces de l’avenue Debidour, dans le 19ᵉ arrondissement, France Bloch-Sérazin transforme en 1941–1942 un appartement ouvrier en véritable laboratoire clandestin du Parti communiste. Chimiste de formation, co …

Dans un deux-pièces de l’avenue Debidour, dans le 19ᵉ arrondissement, France Bloch-Sérazin transforme en 1941–1942 un appartement ouvrier en véritable laboratoire clandestin du Parti communiste. Chimiste de formation, congédiée de son laboratoire en raison des lois antisémites de Vichy, elle met ses compétences au service de l’Organisation spéciale puis des FTP : fabrication de grenades, bombes artisanales, cordon Bickford, bouteilles incendiaires.​

Le « labo de chimie du PCF » qu’elle dirige se niche dans la cuisine et la cave : flacons, acides, explosifs récupérés dans des carrières ou des dépôts, armes démontées qu’elle remet en état pour les groupes armés parisiens. Le résistant Théo Kroliczek raconte un appartement « méconnaissable », rempli de mitraillettes, dynamite, cheddite, où la « petite chimiste, toute frêle » prépare des armes destinées à frapper l’occupant.​​

De ce laboratoire sortent notamment des engins utilisés dans le XIVᵉ arrondissement contre des permanences fascistes, un barrage allemand avenue d’Orléans ou des hôtels réquisitionnés. Traquée par les Brigades spéciales, identifiée après l’arrestation d’Yves Kermen et filée pendant des semaines, France Bloch-Sérazin est finalement arrêtée le 16 mai 1942. Elle sera déportée « Nuit et Brouillard » et guillotinée à Hambourg le 12 février 1943.​

Une plaque, apposée en 2008 par la Ville de Paris, rappelle aujourd’hui, avenue Debidour, l’existence de ce laboratoire où une jeune femme de 30 ans a fabriqué les premières armes de la Résistance communiste parisienne.

NB. La plaque est apposée au n. 1 de l'avenue Debidour. La plupart des sources note que l'appartement se situait au n. 5 de la même avenue.

Plaque France Bloch-Sérazin au n. 1 avenue Debidour, Photo: Oxxo Wikimedia

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Événement
1941
25 novembre 1941 — Appartement loué par Jules Dumont/Laboratoire clandestin de l'Organisation spéciale
p 86
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Événement
1941
21 août 1941 — Station de métro Barbès-Rochechouart (quai de la ligne 4, direction Clignancourt)
p 87
Il avait vingt-deux ans, un revolver et la certitude que l'inaction était une capitulation en soi. Le 21 août 1941, à huit heures du matin, sur le quai de la ligne 4 de la station Barbès-Rochechouart, un jeune homme sort …

Il avait vingt-deux ans, un revolver et la certitude que l'inaction était une capitulation en soi.

Le 21 août 1941, à huit heures du matin, sur le quai de la ligne 4 de la station Barbès-Rochechouart, un jeune homme sort un revolver de sa poche et tire à bout portant sur un officier de la Kriegsmarine. L'aspirant Alfons Moser meurt sur le quai du métro parisien. C'est le premier acte armé mortel de la Résistance française contre les forces d'occupation.

L'homme qui tire s'appelle Pierre Georges. Il a vingt-deux ans. Connu sous le pseudonyme de "Frédo" dans les réseaux clandestins des Jeunesses communistes, il est encadré ce matin par Gilbert Brustlein, chargé de couvrir sa retraite, et par Albert Gueusquin et Fernand Zalkinow postés aux extrémités du quai pour surveiller et alerter. L'action est préparée dans le détail. Elle est volontaire et politique.

Le contexte est précis. Deux jours plus tôt, le 19 août, deux jeunes militants communistes — Samuel Tyszelman et Henri Gautherot — ont été arrêtés par les Allemands au cours d'une manifestation et fusillés en représailles. Le Parti communiste, engagé dans la Résistance armée depuis l'invasion de l'URSS par l'Allemagne en juin 1941, a décidé de répondre. Tyszelman et Gautherot seront les premiers d'une longue liste. Moser ne sera pas le dernier officier allemand à tomber à Paris.

Les conséquences sont immédiates et terribles. Les Allemands décrètent des représailles massives : des otages sont fusillés, des sections spéciales des tribunaux français condamnent rétroactivement des communistes arrêtés avant l'attentat. La spirale répression-résistance est enclenchée. Le nom de "Fabien" — pseudonyme que Pierre Georges adoptera ensuite — entre dans l'histoire comme celui du premier résistant à avoir tiré sur l'occupant dans les rues de Paris.

Pierre Georges mourra en décembre 1944 près de Mulhouse, tué par l'explosion d'une mine alors qu'il commandait les FTP-FFI de la région de Strasbourg sous le nom de colonel Fabien. Il avait vingt-cinq ans. Sa mémoire sera perpétuée par le nom d'une place du 19e arrondissement, la place du Colonel-Fabien, où le siège du Parti communiste français a été construit en 1971 par Oscar Niemeyer. Le 7 rue Le Goff, dans le 5e arrondissement, il retrouvera ses camarades quelques heures après l'attentat pour remettre son revolver à Jacques d'Andurain.

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Événement
1941
1941
p 88-89
Planque, chez sa belle-sœur, de Louis Gronowski, membre de la direction de la M.O.I. pendant l'Occupation
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Événement
1942
1942 — Parc des Buttes Chaumont (le lac)
p 96
Première réunion de l'équipe bulgare des FTP-M.O.I. avec leur responsable Boris Holban
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Événement
1943
31 janvier 1943 — Garage de la Wehrmacht/Attentat FTP-M.O.I.
p102-103
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Événement
1942
8 octobre 1942
p 104
Il avait perdu une guerre en Espagne et en avait recommencé une autre en France ; il meurt place de Rhin-et-Danube en tentant de fuir. Ils sont des dizaines de milliers en France depuis 1939. Après la chute de la Républi …

Il avait perdu une guerre en Espagne et en avait recommencé une autre en France ; il meurt place de Rhin-et-Danube en tentant de fuir.

Ils sont des dizaines de milliers en France depuis 1939. Après la chute de la République espagnole, la Retirada a jeté un demi-million de réfugiés par-dessus les Pyrénées. La France les a parqués dans des camps de sable sur les plages du Roussillon : Argelès, Saint-Cyprien, Barcarès. Beaucoup y sont morts. Les autres ont été employés comme main-d'œuvre, envoyés dans les compagnies de travailleurs étrangers, ou livrés aux Allemands après 1940 et déportés à Mauthausen.

Ceux qui restent libres reprennent le combat. Les républicains espagnols sont parmi les tout premiers résistants en France, et parmi les plus expérimentés : ils ont trois ans de guerre derrière eux, ils savent manier les explosifs, monter une embuscade, vivre en clandestinité. Ils forment des groupes de guérilleros dans le Sud-Ouest, et intègrent à Paris les FTP-MOI, où le détachement espagnol est l'un des plus actifs.

Domingo Tejero est de ceux-là. Il participe aux actions armées du groupe espagnol de la région parisienne, avec Delgado et Edmond Hirsch. Le 30 septembre 1942, des partisans espagnols avaient lancé des grenades sur un rassemblement du Parti populaire français de Doriot, rue Raffet. Le 8 octobre 1942, Domingo Tejero est arrêté place de Rhin-et-Danube, dans le 19e arrondissement. Il tente de s'échapper. Il est abattu.

Le nombre exact des Espagnols morts dans la Résistance française n'est pas établi. On sait qu'ils furent des milliers à combattre, que la division Leclerc entra dans Paris en août 1944 avec les half-tracks de la Nueve, compagnie composée en majorité de républicains espagnols, dont les véhicules portaient les noms de Guadalajara, Teruel, Belchite et Don Quichotte. Ils espéraient que la libération de la France entraînerait celle de l'Espagne. Franco mourra au pouvoir trente et un ans plus tard.

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Événement
1943
22 juin 1943 — Attentat FTP-M.O.I.
p 106 & 304
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Événement
Événement
1943
2 juillet 1943 — Bistrot de la rue aux Ours
p 108-109
Meyer List est arrêté dans un bistrot où il mangeait régulièrement malgré les consignes
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Événement
Événement
1943
30 décembre 1943 — Planque de Joseph Dawidowicz
p 111-112
Cristina Boïco reprend contact avec Dawidowicz sous le coup d'une enquête des FTP suite à son évasion suspecte. Il a effectivement donné tout son réseau pour éviter la torture
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Événement
1943
1943 — Demeure de Vittorio Pipilli/Planque de Cesar Luccarini
p 112-113
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Événement
Événement
1943
20 septembre 1943 — Planque de Joseph Boczor (ou Boczov)
p 113-117
Planque dans laquelle Joseph Boczov, chef du détachement des dérailleurs des FTP-M.O.I., est "logé", c'est-à-dire repéré, par la BS2 des Renseignements généraux
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Événement
1943
1943
p 113-117
Planque de Joseph Boczor, responsables du détachement des dérailleurs des FTP-M.O.I.
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Événement
1942
9 novembre 1942 — Librairie Rive Gauche (librairie allemande pendant l'Occupation)/Attentat FTP-M.O.I.
p 117
Attentat de Thomas Elek contre la librairie collaborationniste "Rive Gauche du Rhin", où il dépose de sa propre initiative une bombe cachée dans un exemplaire évidé du Capital
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Événement
1943
1943 — Planque de Thomas Elek (dans une soupente)
p 117
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Événement
1942
1942 — Laboratoire de la Sorbonne
p 119-120
Christina Boïco, qui travaille à la Sorbonne, profite de ses relations dans les milieux intellectuels pour recueillir des renseignements et repérer des objectifs d'attentats et fournir des planques
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Événement
1943
1943 — Demeure d'Olga Bancic et d'Alexandre Jar (avec leur fille Dolorès)
p 122-123
Olga Bancic, membre des FTP-M.O.I. chargée de l'armement, arrêtée avec Marcel Rayman, sera décapitée à la hache en Allemagne
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Événement
Date imprécise — Demeure d'Olga Bancic
p 122-123
Premier domicile parisien de Golda Bancic avec son compagnon Jacob Salomon
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Événement
1942
juillet 1942 — Gare de l'Est/Lieu de l'arrestation de Samuel Zoltan
p 139
Arrestation de Samuel Zoltan qui ramenait des Ardennes deux valises d'explosifs
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Événement
1943
1943 — Garage et station-service réquisitionnés par l'armée allemande
p 142
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Événement
1942
25 avril 1942 — Laboratoire clandestin de fabrication d'explosifs des FTP-M.O.I. (2ème détachement)
p 146
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Événement
1942
8 juin 1942
p 147
Léon Pakin et Élie Wallach, combattants FTP-M.O.I., sont arrêtés lors d'une action de sabotage dans un atelier de fourreur qui fournissait l'armée allemande
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Événement
1942
4 novembre 1942 — Cabinet du docteur Léon Greif/Service médical des FTP-M.O.I.
p 152 & 154
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Événement
1943
3 juin 1943 — Demeure du général von Apt/Attentat FTP-M.O.I.
p 157 & 304
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Événement
1943
1943 — Planque d'Adam Rayski
p 158
Adam Rayski, dont la planque a été livrée par Lucienne, échappe à la filature des agents de la BS2 des RG en se mêlant aux ouvriers qui sortent de chez Citroën et prennent le métro
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Événement
1943
22 avril 1943 — Demeure de Jean Lemberger
p 158
Arrestation de Jean Lemberger qui parvient à prévenir Marcel Rajman d'une trahison par Kajla Goldfarb, dite Lucienne, dite la Rouquine, indicatrice de police
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Événement
1943
23 février 1943 — Hôtel réquisitionné par l'armée allemande/Attentat FTP-M.O.I.
p 159 & 301
Attaque à la grenade, par des membres des FTP-M.O.I., contre un hôtel réquisitionné par l'armée allemande transformé en bordel. Jean Kerbel est blessé mais sauvé par ses camarades
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Événement
1943
10 mars 1943 — Attentat des FTP-M.O.I.
p 159 & 302
Attentat manqué des combattants FTP-M.O.I. contre des camions de troupes de l'armée allemande. Les grenades explosent prématurément. Kerbel et Radzinski sont blessés et pris
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Événement
1943
juin 1943
p 161
Arrestation de Boria Lerner que les RG avaient eu du mal à "loger". Il se fait pièger en retorunant dans sa planque malgré les consignes. S'ensuivront nombre d'arrestations
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Événement
1943
28 juillet 1943 — Attentat FTP-M.O.I. (visant le général von Schaumburg, commandant du Gross Paris)
p 163-168
Attentat à la bombe contre la voiture du général Von Schaumburg par les FTP-M.O.I. ; doublement manqué, lui étant absent et son remplaçant n'étant pas touché
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Événement
1943
28 juillet 1943 — Attentat FTP-M.O.I. (visant le général von Schaumburg, commandant du Gross Paris)
p 163-168
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Événement
1940
1940 — Domicile du général Ernst von Schaumburg
p 163-168
Domicile pendant l'Occupation du commandant du Grand-Paris (Gross-Paris). Il sera la cible d'un attentat doublement manqué, lui étant absent et son remplaçant n'étant pas touché
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Événement
1939
17 août 1939 — Siège de la compagnie France-Navigation
p 187-188
Perquisition au siège de France-Navigation, société créée par le PCF pour venir en aide à l'Espagne républicaine
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Événement
1943
12 novembre 1943 — Lieu de l'arrestation de Robert Witchitz
p 193-194
Arrestation de Robert Witchitz après l'attentat manqué de la rue La Fayette contre un convoyeur de fonds, dénoncé par le patron du café où il s'était réfugié
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Événement
1943
8 octobre 1943 — Restaurant fréquenté par des officiers allemands/Attentat FTP-M.O.I.
p 193 & 307
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Événement
1943
12 novembre 1943 — Rue La Fayette/Attentat FTP-M.O.I.
p 193-194
Attaque manquée d'un convoyeur de fonds allemand ; une trahison. Della Negra blessé et Wichitz sont arrêtés. Tous les membres seront fusillés au Mont Valérien avec Manouchian
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Événement
1944
10 août 1944 — Ateliers de construction et de réparation des chemins de fer
p 219
Trois ans après avoir tué un officier allemand dans le métro Barbès, le même homme qui avait allumé la résistance armée à Paris en appelait maintenant à l'insurrection générale. Le 10 août 1944, Pierre Georges, dit le co …

Trois ans après avoir tué un officier allemand dans le métro Barbès, le même homme qui avait allumé la résistance armée à Paris en appelait maintenant à l'insurrection générale.

Le 10 août 1944, Pierre Georges, dit le colonel Fabien, se rendit aux ateliers de la Compagnie des chemins de fer d'Orléans, rue du Chevaleret dans le 13e arrondissement. Il s'adressa aux cheminots et aux ouvriers pour les convaincre de déclencher la grève générale insurrectionnelle. Ce jour-là, la grève des cheminots de la région parisienne éclata et s'étendit rapidement à l'ensemble des services publics.

Pierre Georges avait vingt-cinq ans. Né à Paris en 1919, engagé dans les Brigades internationales en Espagne dès l'adolescence, membre du Parti communiste, il était devenu, le 21 août 1941, l'auteur du premier attentat armé contre un militaire allemand à Paris : il avait abattu l'aspirant de marine Alfons Moser sur le quai de la station Barbès-Rochechouart. L'acte déclencha une vague de répression allemande et vichyste, dont les fusillades d'otages à Châteaubriant. Il déclencha aussi, pour d'autres, la conviction que la résistance armée était possible.

Trois ans plus tard, Fabien était commandant de l'insurrection qui devait précéder la libération de Paris. La grève du 10 août fut le premier signal. Le 18 août, la CGT clandestine appela à la grève générale. Le 19, l'insurrection parisienne commença. Le 25 août, Paris était libéré.

Fabien, à la tête d'un groupe de cinq cents hommes, se battit aux côtés de la 2e DB. Il ne vit pas la paix : il mourut le 27 décembre 1944 près de Habsheim, en Alsace, tué par une mine.

La station de métro Colonel Fabien, sur la place du même nom dans le 19e arrondissement, porte son nom.

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Événement
1944
20 août 1944
p 220-222
Arrestation de Boris Holban suite à l'explosion d'une grenade devant l'immeuble où était réuni l'état-major des maquis de la région parisienne. Il sera libéré avec excuses le 22
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Événement
1944
25 août 1944 — Caserne Reuilly
p 224-225
Lieu de regroupement des combattants espagnols FTP et membres du PCE lors de la Libération de Paris, en vue de constituer le "1er Régiment de Paris" qui ne verra jamais le jour
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Événement
1945
21 juillet 1945 — Planque de Boris Holban
p 225 & 232
Après démobilisation, Holban retrouve sa dernière planque. Son bataillon, constitué d'étrangers volontaires, n'a jamais été au combat. Pas question que des étrangers libèrent la France...
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Événement
1942
19 octobre 1942 — Stade Jean Bouin
p 298
Des soldats de la Luftwaffe font de la gymnastique au stade Jean-Bouin du 16e arrondissement ; trois hommes franchissent la grille, lancent leurs grenades et repartent à bicyclette. Le stade Jean-Bouin, avenue du Général …

Des soldats de la Luftwaffe font de la gymnastique au stade Jean-Bouin du 16e arrondissement ; trois hommes franchissent la grille, lancent leurs grenades et repartent à bicyclette.

Le stade Jean-Bouin, avenue du Général-Sarrail dans le 16e arrondissement, a été réquisitionné par l'occupant. Des unités allemandes y font l'exercice physique, en tenue de sport, désarmées, à heures fixes. C'est une cible idéale : concentrée, prévisible, sans protection.

Les FTP-MOI de la région parisienne l'ont repéré. Ces détachements de la Main-d'œuvre immigrée regroupent des réfugiés politiques et des ouvriers étrangers, juifs polonais et hongrois, Arméniens, Italiens antifascistes, Espagnols républicains. En 1942, ils sont pratiquement les seuls à mener la lutte armée dans Paris. Leurs moyens sont dérisoires : quelques armes de poing, des grenades récupérées, des bicyclettes pour fuir.

Le 19 octobre 1942, trois combattants des FTP-MOI lancent des grenades sur les soldats allemands rassemblés au stade. Huit soldats sont tués, quinze blessés. C'est le bilan le plus lourd de toutes les actions armées menées à Paris pendant l'Occupation.

Les représailles suivent. L'occupant prélève des otages dans les camps de Romainville et de Compiègne et les fusille au Mont-Valérien. Des listes sont établies avec la collaboration des autorités françaises, qui désignent prioritairement des communistes et des Juifs.

Cette logique est le dilemme permanent de la Résistance armée. Chaque action tue quelques Allemands et coûte la vie à des dizaines de Français désignés au hasard. Certains dirigeants de la Résistance non communiste jugent la lutte armée urbaine contre-productive et préfèrent le renseignement et le sabotage. Les FTP-MOI répondent que sans attentats, l'occupant règne en paix, que la France passe pour consentante, et que ceux qui sont voués à la déportation de toute façon n'ont rien à ménager.

La plupart de ces combattants seront arrêtés en novembre 1943 par les Brigades spéciales de la police française, et fusillés en février 1944.

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Événement
1942
30 septembre 1942 — Cantonnement du service d'ordre du Parti populaire français
p 298
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Événement
1943
15 février 1943
p 301
Le 15 février 1943, en plein cœur de l’Occupation, un restaurant parisien réservé aux officiers allemands devient la cible d’un commando des FTP‑M.O.I. du 2ᵉ détachement. Ce type d’établissement, à la fois lieu de détent …

Le 15 février 1943, en plein cœur de l’Occupation, un restaurant parisien réservé aux officiers allemands devient la cible d’un commando des FTP‑M.O.I. du 2ᵉ détachement. Ce type d’établissement, à la fois lieu de détente pour les cadres de la Wehrmacht et symbole ostentatoire de la présence ennemie, figure parmi les objectifs privilégiés de la résistance armée : frapper les hommes, mais aussi l’illusion de sécurité qui entoure leurs lieux de vie.

Ce jour‑là, les résistants approchent le restaurant comme de simples passants. La tactique est désormais rodée : repérage préalable des allées et venues, choix d’une heure de forte affluence, entrée ou passage furtif, puis lancement d’une ou plusieurs grenades dans la salle où dînent les officiers. L’attaque est fulgurante : explosion, panique, puis retraite immédiate du groupe dans le maillage des rues, avant l’arrivée de la Feldgendarmerie.

Pour les FTP‑M.O.I., composés en grande partie d’immigrés et de réfugiés politiques, ces actions spectaculaires ont plusieurs objectifs. Militaires, d’abord : infliger des pertes aux forces d’occupation, rappeler que l’ennemi est vulnérable même loin du front. Politiques, ensuite : montrer à la population qu’une résistance active existe, et que la collaboration n’a rien d’inéluctable.

En retour, la répression est féroce. Chaque attentat de ce type entraîne enquêtes, rafles, exécutions d’otages ou de militants soupçonnés d’appartenir aux réseaux de la résistance. Les communiqués allemands et de Vichy dénoncent des « terroristes », tentant d’opposer « bons Français » et « fauteurs de troubles ».

L’attaque à la grenade du 15 février 1943 s’inscrit ainsi dans une séquence de lutte armée de plus en plus intense, où la guerre mondiale se matérialise, pour les Parisiens, à la porte des cafés, des cinémas et des restaurants fréquentés par l’occupant.

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Événement
1943
19 avril 1943 — Bouche du métro Marbeuf
p 302
Pose d'un engin explosif à l'entrée du métro Marbeuf contre des soldats allemands sortant du cinéma par les combattants du 2ème détachement des FTP-M.O.I.
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Événement
1943
23 février 1943
p 302
Soi-disant attentat contre deux officiers nazis : exemple d'erreur flagrante de Philippe Ganier-Raymond dans son livre "l'Affiche Rouge" qui en est truffé
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Événement
1943
27 mai 1943
p 303
Le jeune Raymond Kojitski, blessé après l'attentat de la rue de Courselles et n'ayant pas réussi à se faire soigner chez des médecins apeurés, se réfugie chez sa mère
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Événement
1943
10 juin 1943 — Siège du parti fasciste italien à Paris (pendant l'Occupation)/Attentat FTP-M.O.I.
p 304
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Événement
1943
16 juin 1943 — Bar tenu par un fasciste italien (officine de marché noir)/Attentat FTP-M.O.I.
p 304
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Événement
1943
8 juillet 1943 — École de jeunes filles (réquisitionnée par l'armée allemande, aujourd'hui collège Boris Vian)/Attentat FTP-M.O.I.
p 304
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Événement
1943
18 août 1943 — Parc Monceau/Attentat FTP-M.O.I.
p 305
Ils agissent à la demande des services alliés, mais ce sont des immigrés qui paieront de leur vie. Le 18 août 1943, une équipe spéciale des Francs-Tireurs et Partisans de la Main d'Oeuvre Immigrée (FTP-MOI) exécute un of …

Ils agissent à la demande des services alliés, mais ce sont des immigrés qui paieront de leur vie.

Le 18 août 1943, une équipe spéciale des Francs-Tireurs et Partisans de la Main d'Oeuvre Immigrée (FTP-MOI) exécute un officier allemand boulevard de Courcelles, aux abords du Parc Monceau, dans le 8e arrondissement. L'opération est menée à la demande explicite des services de renseignement alliés. Elle mobilise plusieurs combattants dont Marcel Rajman, Celestino Alfonso Matos, Henri Karayan et Leo Kneler.

Les FTP-MOI forment l'une des unités de résistance les plus actives de Paris occupé : une formation de travailleurs immigrés, en majorité juifs d'Europe de l'Est, communistes, réunis sous commandement militaire. Ils n'avaient pas la nationalité française, souvent pas de papiers réguliers, et peu de chances d'être protégés en cas d'arrestation. Depuis 1942, ils multiplient les attentats contre les cibles allemandes : officiers, soldats, installations militaires.

Marcel Rajman est l'un d'eux. Jeune Juif polonais tout juste sorti de l'adolescence, il compte parmi les plus actifs de la section parisienne. À partir de l'été 1943, sa section opère sous la direction de Missak Manouchian, un ouvrier arménien rescapé du génocide, responsable militaire des FTP-MOI pour la région parisienne.

Trois mois après l'opération du boulevard de Courcelles, le réseau est démantelé. Le 16 novembre 1943, Manouchian et la plupart de ses camarades sont arrêtés par la Gestapo et la police française. Rajman figure parmi eux. Après un simulacre de procès devant un tribunal militaire allemand, vingt-trois combattants sont fusillés au Mont-Valérien le 21 février 1944.

Les nazis avaient affiché leurs photographies sur les murs de Paris sous le titre « Des libérateurs ? » : une affiche rouge destinée à les stigmatiser comme criminels étrangers. La manœuvre se retourna contre ses auteurs. L'Affiche rouge entra dans la mémoire collective de la Résistance ; Louis Aragon écrivit en leur honneur ses « Strophes pour se souvenir ». Rajman avait vingt ans.

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Événement
1943
9 septembre 1943 — Siège du Parti populaire français/Attentat FTP-M.O.I.
p 306
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Événement
1943
22 octobre 1943 — Salon-bar pour officiers allemands et gestapistes
p 307
Attaque à la grenade d'un établissement de prostitution réservé aux nazis, en riposte à l'exécution des otages de Châteaubriant, de Nantes et de Bordeaux
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Événement
1943
8 octobre 1943 — Restaurant "Impérial" (restaurant Chauveau réquisitionné, fréquenté par des officiers allemands)/Attentat FTP-M.O.I.
p 307
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Événement
1943
2 octobre 1943 — Attentat avenue d'Italie
p 307
Quatre jours après avoir abattu le responsable du STO, il recommence : Marcel Rajman a vingt et un ans et il lui reste cinq mois à vivre. Marcel Rajman est né en 1923 à Varsovie. Sa famille juive polonaise a émigré en Fr …

Quatre jours après avoir abattu le responsable du STO, il recommence : Marcel Rajman a vingt et un ans et il lui reste cinq mois à vivre.

Marcel Rajman est né en 1923 à Varsovie. Sa famille juive polonaise a émigré en France en 1931. Ouvrier tricoteur, militant des Jeunesses communistes, il entre dans les FTP-MOI à dix-neuf ans. Son père a été arrêté lors de la rafle du Vél d'Hiv en juillet 1942 et déporté à Auschwitz, d'où il n'est pas revenu. Sa mère et son frère seront déportés en 1943.

Il devient l'un des combattants les plus actifs du deuxième détachement des FTP-MOI de la région parisienne, celui des "dérailleurs" et des groupes de choc. Le 28 septembre 1943, il a participé à l'exécution de Julius Ritter, responsable du Service du travail obligatoire en France.

Le 2 octobre 1943, il est avenue d'Italie, dans le 13e arrondissement, au numéro 190. Un autocar de la Wehrmacht transporte des soldats allemands. Rajman lance une grenade. Seize soldats sont blessés ; l'un d'eux mourra de ses blessures.

Le même jour, à quelques kilomètres de là, cinquante otages du camp de Romainville sont fusillés au Mont-Valérien en représailles de l'exécution de Ritter. La logique de la terreur et de la contre-terreur est enclenchée. Les FTP-MOI le savent. Ils considèrent que céder au chantage aux otages, c'est laisser l'occupant régner en paix.

La traque s'accélère. Les Brigades spéciales de la police française, spécialisées dans la répression des communistes et des étrangers, filent les militants depuis des mois. Elles connaissent les visages, les planques, les habitudes. En novembre 1943, la vague d'arrestations tombe. Marcel Rajman est arrêté le 16 novembre. Torturé, jugé avec Missak Manouchian et vingt et un autres en février 1944, il est fusillé au Mont-Valérien le 21 février. Il a vingt et un ans. Son visage figure sur l'Affiche rouge, avec cette légende : "Rajman, juif polonais, 13 attentats."

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Événement
1943
28 septembre 1943 — Demeure du général nazi Julius Ritter/Attentat FTP-M.O.I.
p 307
Quatre hommes attendent devant le 18 rue Pétrarque à huit heures et demie du matin : le colonel SS qui déporte les travailleurs français vers l'Allemagne sort de chez lui pour la dernière fois. Julius Ritter est Standart …

Quatre hommes attendent devant le 18 rue Pétrarque à huit heures et demie du matin : le colonel SS qui déporte les travailleurs français vers l'Allemagne sort de chez lui pour la dernière fois.

Julius Ritter est Standartenführer SS. Né en 1892 en Thuringe, il est depuis 1943 le représentant en France de Fritz Sauckel, plénipotentiaire général à la main-d'œuvre du Reich. Sa fonction est précise : organiser le Service du travail obligatoire, le STO, qui envoie de force les jeunes travailleurs français dans les usines allemandes. Des centaines de milliers d'hommes sont ainsi déportés au travail. Le STO est, avec les rafles antisémites, l'une des mesures les plus haïes de l'Occupation ; il alimente le maquis, où fuient ceux qui refusent de partir.

Ritter habite au 18 rue Pétrarque, dans le 16e arrondissement, quartier tranquille de la porte Dauphine. Ses horaires sont réguliers.

Le 28 septembre 1943, vers huit heures et demie du matin, une équipe des FTP-MOI l'attend devant son domicile. Ils sont quatre : Marcel Rajman, ouvrier tricoteur juif polonais de vingt et un ans ; Spartaco Fontanot, Italien de vingt et un ans, fils de réfugiés antifascistes ; Celestino Alfonso, Espagnol de vingt-sept ans, ancien des Brigades internationales ; Leo Kneler, Allemand antinazi. Quand Ritter sort, ils l'abattent.

L'effet à Berlin est immédiat. Himmler ordonne à Carl Oberg, chef de la police allemande en France, de liquider les "terroristes." Les exécutions d'otages, suspendues depuis l'automne 1942, reprennent : cinquante otages du camp de Romainville sont fusillés au Mont-Valérien le 2 octobre 1943.

La traque des FTP-MOI s'intensifie. Les Brigades spéciales de la police française de Vichy, qui filent les militants depuis des mois, opèrent une vague d'arrestations en novembre 1943. Missak Manouchian, Marcel Rajman, Spartaco Fontanot, Celestino Alfonso et dix-neuf autres sont arrêtés. Vingt-deux sont fusillés au Mont-Valérien le 21 février 1944. Olga Bancic, seule femme du groupe, est décapitée à Stuttgart en mai. L'occupant en fait l'Affiche rouge, qui devait les déshonorer et les rendit immortels.

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Événement
1943
28 septembre 1943 — Lieu de l'exécution de Julius Ritter/Attentat FTP-M.O.I.
p 307
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Événement
1943
5 octobre 1943 — École des Mines/Bureaux de Gustave Bruneton/Attentat FTP-M.O.I.
p 307
Tentative manquée d'exécution de Gustave Bruneton ; bavure interne à la Résistance suite à un malentendu : Tavitian est blessé par un de ses camarades qui, ne le connaissant pas, l'avait pris pour un flic voulant arrêter …

Tentative manquée d'exécution de Gustave Bruneton ; bavure interne à la Résistance suite à un malentendu : Tavitian est blessé par un de ses camarades qui, ne le connaissant pas, l'avait pris pour un flic voulant arrêter Olga Bancic

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Événement
1943
30 octobre 1943 — Restaurant fréquenté par des officiers allemands/Attentat FTP-M.O.I. (le dernier des FTPF de la région parisienne)
p 308
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