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Couverture — Les FTP. Nouvelle histoire d'une Résistance
Bibliographie

Les FTP. Nouvelle histoire d'une Résistance

LIAIGRE Franck
Perrin, 2015.
54 Fiches citant cet ouvrage
2015 Édition

Fiches citant cet ouvrage

54 fiches
Événement
Événement
1941
12 décembre 1941 — Planque du colonel Dumont (chez sa compagne Lucienne Paluy)
p 18
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Événement
Événement
1941
21 août 1941 — Bistrot de la rue Le Goff (fréquenté par les Résistants communistes)
p 19
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Événement
1942
7 avril 1942 — lieu-inconnu
p 19
Procès des 27 combattants des Bataillons de la Jeunesse et de l'Organisation spéciale du PCF, dit "procès de la Maison de la Chimie"
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Événement
1941
15 décembre 1941 — Demeure d'Odette et Georges Fauveau
p 23-24
Arrestation de Pierre Rebière et de deux agents de liaison de l'Organisation spéciale du PCF, dans une souricière
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Événement
1941
2 août 1941 — Bouche du métro Duroc (puis terrasse du café François Coppée)
p 25
Premier contact entre Albert Ouzoulias et Pierre Georges, le futur colonel Fabien
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Événement
1938
1938 — Demeure de Pierre Georges dit colonel Fabien
p 26-27
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Événement
1936
14 mai 1936
p 27
Manifestations du PCF, avec l'UFF, l'UJFF, l'UJRF-Jeunesses communistes, pour l'indépendance de la France
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Événement
Événement
Événement
1941
septembre 1941 — Imprimerie Gutenberg/Imprimerie clandestine du journal "France d'abord"
p 77
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Événement
1942
19 octobre 1942 — Stade Jean Bouin
p 89 & 233
Des soldats de la Luftwaffe font de la gymnastique au stade Jean-Bouin du 16e arrondissement ; trois hommes franchissent la grille, lancent leurs grenades et repartent à bicyclette. Le stade Jean-Bouin, avenue du Général …

Des soldats de la Luftwaffe font de la gymnastique au stade Jean-Bouin du 16e arrondissement ; trois hommes franchissent la grille, lancent leurs grenades et repartent à bicyclette.

Le stade Jean-Bouin, avenue du Général-Sarrail dans le 16e arrondissement, a été réquisitionné par l'occupant. Des unités allemandes y font l'exercice physique, en tenue de sport, désarmées, à heures fixes. C'est une cible idéale : concentrée, prévisible, sans protection.

Les FTP-MOI de la région parisienne l'ont repéré. Ces détachements de la Main-d'œuvre immigrée regroupent des réfugiés politiques et des ouvriers étrangers, juifs polonais et hongrois, Arméniens, Italiens antifascistes, Espagnols républicains. En 1942, ils sont pratiquement les seuls à mener la lutte armée dans Paris. Leurs moyens sont dérisoires : quelques armes de poing, des grenades récupérées, des bicyclettes pour fuir.

Le 19 octobre 1942, trois combattants des FTP-MOI lancent des grenades sur les soldats allemands rassemblés au stade. Huit soldats sont tués, quinze blessés. C'est le bilan le plus lourd de toutes les actions armées menées à Paris pendant l'Occupation.

Les représailles suivent. L'occupant prélève des otages dans les camps de Romainville et de Compiègne et les fusille au Mont-Valérien. Des listes sont établies avec la collaboration des autorités françaises, qui désignent prioritairement des communistes et des Juifs.

Cette logique est le dilemme permanent de la Résistance armée. Chaque action tue quelques Allemands et coûte la vie à des dizaines de Français désignés au hasard. Certains dirigeants de la Résistance non communiste jugent la lutte armée urbaine contre-productive et préfèrent le renseignement et le sabotage. Les FTP-MOI répondent que sans attentats, l'occupant règne en paix, que la France passe pour consentante, et que ceux qui sont voués à la déportation de toute façon n'ont rien à ménager.

La plupart de ces combattants seront arrêtés en novembre 1943 par les Brigades spéciales de la police française, et fusillés en février 1944.

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Événement
1943
28 septembre 1943 — Demeure du général nazi Julius Ritter/Attentat FTP-M.O.I.
p 89
Quatre hommes attendent devant le 18 rue Pétrarque à huit heures et demie du matin : le colonel SS qui déporte les travailleurs français vers l'Allemagne sort de chez lui pour la dernière fois. Julius Ritter est Standart …

Quatre hommes attendent devant le 18 rue Pétrarque à huit heures et demie du matin : le colonel SS qui déporte les travailleurs français vers l'Allemagne sort de chez lui pour la dernière fois.

Julius Ritter est Standartenführer SS. Né en 1892 en Thuringe, il est depuis 1943 le représentant en France de Fritz Sauckel, plénipotentiaire général à la main-d'œuvre du Reich. Sa fonction est précise : organiser le Service du travail obligatoire, le STO, qui envoie de force les jeunes travailleurs français dans les usines allemandes. Des centaines de milliers d'hommes sont ainsi déportés au travail. Le STO est, avec les rafles antisémites, l'une des mesures les plus haïes de l'Occupation ; il alimente le maquis, où fuient ceux qui refusent de partir.

Ritter habite au 18 rue Pétrarque, dans le 16e arrondissement, quartier tranquille de la porte Dauphine. Ses horaires sont réguliers.

Le 28 septembre 1943, vers huit heures et demie du matin, une équipe des FTP-MOI l'attend devant son domicile. Ils sont quatre : Marcel Rajman, ouvrier tricoteur juif polonais de vingt et un ans ; Spartaco Fontanot, Italien de vingt et un ans, fils de réfugiés antifascistes ; Celestino Alfonso, Espagnol de vingt-sept ans, ancien des Brigades internationales ; Leo Kneler, Allemand antinazi. Quand Ritter sort, ils l'abattent.

L'effet à Berlin est immédiat. Himmler ordonne à Carl Oberg, chef de la police allemande en France, de liquider les "terroristes." Les exécutions d'otages, suspendues depuis l'automne 1942, reprennent : cinquante otages du camp de Romainville sont fusillés au Mont-Valérien le 2 octobre 1943.

La traque des FTP-MOI s'intensifie. Les Brigades spéciales de la police française de Vichy, qui filent les militants depuis des mois, opèrent une vague d'arrestations en novembre 1943. Missak Manouchian, Marcel Rajman, Spartaco Fontanot, Celestino Alfonso et dix-neuf autres sont arrêtés. Vingt-deux sont fusillés au Mont-Valérien le 21 février 1944. Olga Bancic, seule femme du groupe, est décapitée à Stuttgart en mai. L'occupant en fait l'Affiche rouge, qui devait les déshonorer et les rendit immortels.

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Événement
1943
28 septembre 1943 — Lieu de l'exécution de Julius Ritter/Attentat FTP-M.O.I.
p 89
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Événement
1942
4 mars 1942 — Palais Bourbon/Grande salle de la présidence (salle Colbert !!!)
p 90
Procès de 7 combattants des Bataillons de la Jeunesse, théâtralisé par la Propagandastaffel
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Événement
1942
4 mars 1942 — Palais Bourbon/Grande salle de la présidence (salle Colbert !!!)
p 90
Procès de 7 combattants des Bataillons de la Jeunesse, théâtralisé par la Propagandastaffel
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Événement
1942
24 août 1942 — Hôtel Continental (aujourd'hui hôtel Intercontinental)/Cour martiale nazie
p 90
Procès du groupe de la Butte du Chapeau Rouge ; 33 membres de l'Organisation spéciale (OS), 18 condamnés à mort et seulement 7 survivants
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Événement
Événement
1942
26 novembre 1942
p 104
Arrestation de Roger Linet, commissaire interrégional des FTP, après un face à face sanglant avec la police française
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Événement
1942
1942
p 127
Perquisition de la planque de Louis Chapiro, commissaire politique et responsable militaire des FTP. Il sera fusillé le 24 avril 1944 au Mont Valérien
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Événement
1942
24 août 1942 — Aquarium-bar (restaurant ouvrier de la Butte du Chapeau Rouge)
p 152
Réseau de Résistance jugé au procès de l'hôtel Continental. Ils se réunissent là en infraction à toutes les règles de sécurité
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Événement
Date imprécise — Café Aux Platanes
p 153
Marcel Rajman est un habitué des Platanes avec son frère et sa bande de copains
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Événement
1943
16 décembre 1943 — Restaurant "Le Provence"
p 153
Sept membres du détachement "Alsace-Lorraine" sont appréhendés par la BS2 de la police française alors qu'ils se réunissaient dans ce restaurant contre toutes les règles de sécurité
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Événement
1943
10 février 1943 — Gare St Lazare (sur un quai)
p 155
Alors qu’il avait rendez-vous le 10 février 1943 sur un quai de la gare Saint-Lazare avec Guy Gaultier, Mariette fut arrêté par plusieurs inspecteurs de la BS2. Il portait sur lui deux feuilles avec des rendez-vous, une …

Alors qu’il avait rendez-vous le 10 février 1943 sur un quai de la gare Saint-Lazare avec Guy Gaultier, Mariette fut arrêté par plusieurs inspecteurs de la BS2. Il portait sur lui deux feuilles avec des rendez-vous, une feuille avec des notes manuscrites, deux feuilles avec des plans, huit reçus, une carte d’identité au nom de Chagnot portant sa photographie. 

Son domicile 107 rue de la Glacière (XIIIe arr.), fut perquisitionné: ils saisissaient, entre autres, un revolver à barillet dans la table de nuit, neuf cartouches 7,65 mm dissimulés dans une boîte de cachets, huit feuilles manuscrites, et un numéro de l’Humanité du 30 octobre 1942. Sévèrement battu au moins à sept reprises lors de ses interrogatoires, il déclara qu'il n'a jamais participé à un attentat et de ne pas connaître d'autres militants dont la police lui montra les photos.

Il fut déporté le 11 juillet 1943 à Natzwiller-Struthof (Bas-Rhin), classé « NN » Nuit et Brouillard, ce qui signifiait condamné à disparaître. Matricule 4489 il y mourut le 13 août 1943, trente-trois jours après son arrivée. Son acte de décès fut transcrit à Malakoff où il était domicilié en dernier lieu, avenue Pierre Larousse. Un membre de sa famille porta plainte devant la commission d’épuration de la police contre les inspecteurs qui arrêtèrent Alfred Mariette.

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Événement
1942
7 janvier 1942 — Trottoir devant un garage allemand
p 159 & 245
En mission de repérage devant un garage réquisitionné par l'armée allemande, Isidore Grinberg, accompagné de André Biver, tue à coup de revolver un policier français qui voulait le contrôler
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Événement
1942
31 mai 1942
p 161
Manifestation organisée par le PCF ; une militante est arrêtée avec son carnet d'adresses ; 32 militants sont arrêtés, 9 seront fusillés et 22 déportés
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Événement
1942
1 août 1942 — Magasin Félix Potin/Comités patriotiques féminins (future UFF)
p 161 & 258
Le 1er août 1942, un groupe de résistants communistes pilla le magasin Félix Potin du 1 rue Daguerre en représailles aux répressions qui avaient suivi l'action de la rue de Buci. Deux policiers et un officier allemand fu …

Le 1er août 1942, un groupe de résistants communistes pilla le magasin Félix Potin du 1 rue Daguerre en représailles aux répressions qui avaient suivi l'action de la rue de Buci. Deux policiers et un officier allemand furent tués. Tous les membres du groupe de protection furent arrêtés et fusillés.

Au printemps 1942, un groupe de femmes communistes organisé par les Comités patriotiques féminins et les Francs-Tireurs et Partisans avait lancé une action sur le marché de la rue de Buci, dans le 6e arrondissement : distribution forcée de denrées à la population, refus de payer les commerçants. L'action visait à dénoncer les pénuries alimentaires de l'Occupation et à montrer que la résistance pouvait agir en plein Paris.

La répression avait été immédiate. Des arrestations suivirent ; des résistants furent déportés ou exécutés.

Le 1er août 1942, le groupe coordonné par Maurice Le Berre frappa en représailles. La cible : le magasin Félix Potin du 1 rue Daguerre, dans le 14e arrondissement. Félix Potin était alors la grande chaîne d'alimentation parisienne, omniprésente dans les quartiers populaires. L'opération se transforma en combat : deux policiers et un officier allemand furent tués.

L'action s'inscrivait dans un réseau plus large. Parmi les militantes actives dans cette période figuraient Lise Ricol, Maria Rabaté et Claudine Chomat, militantes des Comités patriotiques féminins qui allaient constituer l'Union des Femmes Françaises. Ces femmes, issues pour la plupart du Parti communiste, organisaient la résistance quotidienne à l'Occupation : tracts, manifestations, ravitaillement des clandestins, actions directes.

Le groupe de protection de Maurice Le Berre fut entièrement démantelé. Tous ses membres furent arrêtés et fusillés.

L'action de la rue Daguerre appartient à une séquence serrée : rue de Buci au printemps, rue Daguerre en août. La résistance communiste parisienne de l'été 1942 était organisée, déterminée, et payait un prix très lourd.

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Événement
1936
26 décembre 1936 — Siège de l'Union des jeunes filles de France
p 176
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Événement
1905
1905 — Dispensaire de la Solidarité mutuelle de La Bellevilloise
p 176
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Événement
1941
25 novembre 1941 — Laboratoire clandestin de l'Organisation spéciale
p 192
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Événement
1943
3 juin 1943 — Demeure du général von Apt/Attentat FTP-M.O.I.
p 215
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Événement
1943
3 juin 1943 — Rue Mirabeau/Attentat FTP-M.O.I.
p 216
Attentat contre un car de la Kriegsmarine ; Ernst Blaukopf, blessé, se tire une balle dans la tête pour ne pas tomber aux mains des nazis ; il survivra, sera torturé, puis fusillé au Mont Valérien
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Événement
1943
22 octobre 1943 — Salon-bar pour officiers allemands et gestapistes
p 217
Attaque à la grenade d'un établissement de prostitution réservé aux nazis, en riposte à l'exécution des otages de Châteaubriant, de Nantes et de Bordeaux
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Événement
1943
30 octobre 1943 — Restaurant fréquenté par des officiers allemands/Attentat FTP-M.O.I. (le dernier des FTPF de la région parisienne)
p 217
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Événement
1943
8 octobre 1943 — Restaurant fréquenté par des officiers allemands/Attentat FTP-M.O.I.
p 217
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Événement
1943
8 octobre 1943 — Restaurant "Impérial" (restaurant Chauveau réquisitionné, fréquenté par des officiers allemands)/Attentat FTP-M.O.I.
p 217
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Événement
1943
2 octobre 1943 — Attentat avenue d'Italie
p 217
Quatre jours après avoir abattu le responsable du STO, il recommence : Marcel Rajman a vingt et un ans et il lui reste cinq mois à vivre. Marcel Rajman est né en 1923 à Varsovie. Sa famille juive polonaise a émigré en Fr …

Quatre jours après avoir abattu le responsable du STO, il recommence : Marcel Rajman a vingt et un ans et il lui reste cinq mois à vivre.

Marcel Rajman est né en 1923 à Varsovie. Sa famille juive polonaise a émigré en France en 1931. Ouvrier tricoteur, militant des Jeunesses communistes, il entre dans les FTP-MOI à dix-neuf ans. Son père a été arrêté lors de la rafle du Vél d'Hiv en juillet 1942 et déporté à Auschwitz, d'où il n'est pas revenu. Sa mère et son frère seront déportés en 1943.

Il devient l'un des combattants les plus actifs du deuxième détachement des FTP-MOI de la région parisienne, celui des "dérailleurs" et des groupes de choc. Le 28 septembre 1943, il a participé à l'exécution de Julius Ritter, responsable du Service du travail obligatoire en France.

Le 2 octobre 1943, il est avenue d'Italie, dans le 13e arrondissement, au numéro 190. Un autocar de la Wehrmacht transporte des soldats allemands. Rajman lance une grenade. Seize soldats sont blessés ; l'un d'eux mourra de ses blessures.

Le même jour, à quelques kilomètres de là, cinquante otages du camp de Romainville sont fusillés au Mont-Valérien en représailles de l'exécution de Ritter. La logique de la terreur et de la contre-terreur est enclenchée. Les FTP-MOI le savent. Ils considèrent que céder au chantage aux otages, c'est laisser l'occupant régner en paix.

La traque s'accélère. Les Brigades spéciales de la police française, spécialisées dans la répression des communistes et des étrangers, filent les militants depuis des mois. Elles connaissent les visages, les planques, les habitudes. En novembre 1943, la vague d'arrestations tombe. Marcel Rajman est arrêté le 16 novembre. Torturé, jugé avec Missak Manouchian et vingt et un autres en février 1944, il est fusillé au Mont-Valérien le 21 février. Il a vingt et un ans. Son visage figure sur l'Affiche rouge, avec cette légende : "Rajman, juif polonais, 13 attentats."

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Événement
1942
14 novembre 1942 — Trianon-hôtel
p 217
Attentat contre un hôtel réquisitionné par l'armée allemande, revendiqué par les FTP-M.O.I. comme ayant fait beaucoup de victimes mais n'ayant provoqué que des dégâts matériels
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Événement
1942
11 juillet 1942 — Demeure de Louis-Étienne Champion
p 223
Arrestation à son domicile de Louis Champion, responsable des Renseignements des FTP, par des inspecteurs de la Brigade spéciale d’intervention du commissariat de Boulogne-Billancourt
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Événement
1941
19 septembre 1941 — Garage Soga réquisitionné par la Wehrmacht (HKP 503)/Attentat des Bataillons de la Jeunesse
p 245
Boulevard Pershing, ils sont huit, ils ont vingt ans, et ils lancent des bouteilles enflammées sur les camions allemands : parmi eux, l'homme qui sera bientôt le colonel Fabien. Les Bataillons de la Jeunesse naissent à l …

Boulevard Pershing, ils sont huit, ils ont vingt ans, et ils lancent des bouteilles enflammées sur les camions allemands : parmi eux, l'homme qui sera bientôt le colonel Fabien.

Les Bataillons de la Jeunesse naissent à l'été 1941. Depuis le 22 juin, l'invasion allemande de l'URSS a levé la ligne de non-intervention que le Parti communiste français observait depuis le pacte germano-soviétique. L'ordre est désormais à la résistance armée. Ce sont les jeunes communistes qui forment les premiers groupes de combat : vingt ans en moyenne, formés aux Jeunesses communistes, quelques vétérans des Brigades internationales d'Espagne.

Pierre Georges, dit "Frédo", a vingt-deux ans en septembre 1941. Il a combattu en Espagne. Le 21 août, il a abattu l'aspirant Moser sur le quai du métro Barbès : c'est le premier attentat armé contre un militaire allemand dans Paris occupé. Cet acte ouvre la saison des représailles : l'occupant commence à fusiller des otages. Pierre Georges le sait. Il continue.

Le 19 septembre 1941, il est au boulevard Pershing, dans le 17e arrondissement. Avec lui : Conrado Miret-Muste, militant catalan exilé ; Gilbert Brustlein, jeune communiste alsacien ; Fernand Zalkinow, Marcel Bourdarias, Louis Marchandise, Asher Semahiya, Maurice Le Berre. Leur objectif : le garage Soga au numéro 21 du boulevard, réquisitionné par la Wehrmacht comme parc automobile sous la référence HKP 503. L'attentat est réalisé au cocktail Molotov. Les véhicules militaires allemands brûlent.

La méthode est simple, le risque immense. L'occupant applique la règle des otages : pour chaque soldat allemand tué ou blessé, des dizaines de Français sont fusillés. Pour les Bataillons de la Jeunesse, l'inaction est une capitulation. La résistance armée, quels qu'en soient les coûts immédiats pour les populations, est la seule réponse digne à l'occupation.

Le mois suivant, Gilbert Brustlein et Pierre Georges participent à l'assassinat du colonel Hotz, commandant allemand de Nantes, le 20 octobre 1941. En représailles, 48 otages sont fusillés à Châteaubriant et Nantes. Pierre Georges poursuit son activité clandestine, prend le nom de guerre de colonel Fabien, commande les FTP de la région parisienne. Il meurt en décembre 1944 en Alsace lors de l'explosion accidentelle d'une mine. La place Colonel-Fabien, dans le 10e arrondissement, porte son nom.

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Événement
1942
9 mai 1942 — Télégraphe Brustelle (réquisitionné par les nazis)
p 246
Coup de main du Groupe spécial des FTP contre la station de télégraphe de l'armée allemande. Les Résistants y déposent une mallette remplie d'explosifs
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Événement
1942
11 août 1942
p 247-248
L'arrestation de Raymonde Le Margueresse à son arrivée à la gare de Lyon entraîne la chute du groupe spécial des FTP chargé de la sécurité des responsables du PCF
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Événement
1943
janvier 1943 — Lieu de rendez-vous de Szajldla Kaczka avec Marie-Jeanne Lefébure
p 249-250
Un des points d'accroche de la BS2 des renseignements généraux dans la filature qui doit les conduire à Jean Debrais, membre des Groupes spéciaux des FTP. Mais celui-ci parvient à fuir
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Événement
1942
19 mai 1942 — Café du boulevard du Palais (fréquenté par les inspecteurs des Bs)
p 258-259
Attentat à la valise piégée des Groupes spéciaux FTP visant les inspecteurs des Brigades spéciales des RG. Un inspecteur est tué mais aussi un garçon de café
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Événement
1941
1941 — Demeure de Jean Hénoque
p 259
Demeure du commissaire divisionnaire Jean Hénoque, chef de la BS2 des RG, que les FTP surveillent pour l'exécuter. Il échappera à la peine de mort prononcée par contumace après guerre
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Événement
1943
24 juin 1943 — Station de métro Javel
p 259
Les Groupes spéciaux FTP exécutent par erreur un voisin du commissaire Hénoque, chef de la BS2, qui lui ressemblait physiquement
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Événement
1943
1943 — Demeure de Marcel Bucard
p 261-262
Le collabo Marcel Bucard est surveillé de près par les Groupes spéciaux FTP qui ont l'objectif de l'exécuter. Il sera condamné à mort après guerre et exécuté le 19 mars 1946
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