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7e arr.
Voie · 7e arrondissement

Rue de Varenne

De rue de la Chaise, 14. à boulevard des Invalides, 17.
Quartiers Invalides · Saint-Thomas-d'Aquin · Longueur ≈ 930 m
≈ 930 m
Longueur
2
Quartiers
I

Histoire de la rue

La rue de Varenne doit son nom à la grande garenne du fief de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, sur laquelle elle fut percée. Le mot « varenne » — variante de « garenne » — désignait à l'origine un terrain giboyeux, inculte, souvent sablonneux. La voie porta successivement les noms de rue de la Garenne, rue de la Varenne, puis rue de la Planche, avant qu'une décision ministérielle de janvier 1850 ne réunisse cette dernière à la rue de Varenne proprement dite sous un nom unique. Ce tronçon occidental gardait en mémoire Raphaël de La Planche, qui y installa entre 1628 et 1648 une manufacture de tapisseries aux numéros 2 à 10 — un écho flamand planté au cœur du faubourg.

Le faubourg Saint-Germain en révolution

Au XVIIIe siècle, la rue s'impose comme l'une des artères maîtresses du Faubourg aristocratique. En 1789, François Alexandre Frédéric de La Rochefoucauld-Liancourt, député de la noblesse aux États généraux, y réside au n° 58 — c'est lui qui, dit-on, glissa à Louis XVI la fameuse distinction entre « révolte » et « révolution ». L'année suivante, l'hôtel de Castries (n° 72) est saccagé par la foule après qu'Armand de Castries eut blessé en duel Charles-Malo de Lameth, jugé trop progressiste : la rue de Varenne tremble, pour une fois, au rythme de la rue. Dès 1790 et jusqu'en 1804, l'hôtel est affecté au ministère de la Guerre ; entre 1796 et 1821, le n° 50 abrite le ministère des Relations extérieures puis des Affaires étrangères.

Talleyrand, Rodin et les autres

C'est Talleyrand qui donne à la rue son lustre impérial le plus éclatant : installé au n° 57 de 1808 à 1811, il y donne des réceptions somptueuses — sur ordre exprès de Napoléon, qui veut un vitrine diplomatique digne de l'Empire. En 1811, il revend l'hôtel Matignon à l'État ; le bâtiment connaîtra bien des vies avant de devenir résidence du Premier ministre. À l'autre bout du siècle, c'est Auguste Rodin qui prend possession du n° 77 : l'État met l'hôtel Biron à sa disposition de 1904 à 1917, et le sculpteur y accueille notamment le poète Rainer Maria Rilke, son secrétaire, ainsi que le jeune Jean Cocteau. Le jardin avait abrité en 1797 de curieuses fêtes champêtres réactionnaires, avec feux d'artifice et sauts en parachute — peut-être par André-Jacques Garnerin ou Jean-Pierre Blanchard, pionniers des airs actifs à cette époque. Autour de ces deux pôles gravitent Germaine de Staël, Joséphine de Beauharnais, Eugène Delacroix (n° 24, vers 1820), l'actrice Marie Dorval (n° 38, 1849) et, plus tard, Louis Aragon (n° 56, où il meurt en 1982). En 1936, l'hôtel Matignon entre dans l'histoire sociale : les accords de Matignon, signés au n° 57 au terme des grandes grèves du Front populaire, y inscrivent la semaine de quarante heures et les congés payés.

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II

Fiches

39 fiches · 23 adresses
2–10
2–10 rue de Varenne
Manufacture de tapisseries
1 fiche
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24
24 rue de Varenne
Demeure d'Eugène Delacroix
1 fiche
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42
42 rue de Varenne
Demeure de Marcel Duhamel et Gazelle Bessières
1 fiche
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48
48 rue de Varenne
Demeure de Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur
1 fiche
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55
55 rue de Varenne
Hôtel d'Angennes/Demeure de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord
1 fiche
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56
56 rue de Varenne
Demeure de Louis Aragon et d'Elsa Triolet (à partir de 1960)
1 fiche
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57
57 rue de Varenne
Hôtel de Matignon (résidence du Premier ministre)
6 fiches
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Premier conseil des ministres du Gouvernement provisoire dirigé par Alexandre Parodi
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Personnage(s) : Alexandre Parodi ·Yvon Morandat
Christian Louis de Montmorency-Luxembourg, prince de Tingry, commande l'hôtel en 1722 à l'architecte Jean Courtonne. Quand Antoine Mazin le remplace, au début de 1724, le gros œuvre et le décor extérieur sont achevés : Mazin ne réalise que le portail. Les travaux s'achèvent la même année. Le 7 juin 1936, au cœur des grèves du Front populaire, y sont signés les accords Matignon.
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Personnage(s) : Jean Courtonne
58
58 rue de Varenne
Hôtel de La Rochefoucauld/Hôtel Montalivet/Demeure de François de La Rochefoucauld-Liancourt
2 fiches
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Pierre Boscry construit cet hôtel en 1736 et 1737 pour Marguerite Paule de Grivel d'Orrouer, marquise de Feuquières ; son père, Charles Boscry, se charge du décor. Habité à partir de 1764 par les La Rochefoucauld-Liancourt, puis par les Montalivet jusqu'en 1947, il est alors acheté par l'État et sert depuis d'annexe à l'hôtel de Matignon, qui lui fait face.
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Personnage(s) : Pierre Boscry
59
59 rue de Varenne
Demeure d'André Jolivet
1 fiche
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60
60 rue de Varenne
Hôtel de Béthune/Demeure de Robert de Montesquiou-Fézensac
2 fiches
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73
73 rue de Varenne
Hôtel de Broglie/Demeure de Charles-François Lebrun
1 fiche
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Demeure de Charles-François Lebrun, un royaliste qui devient prince-architrésorier du Premier Empire, puis se rallie à Louis XVIII et revient servir Bonaparte pour les Cent-Jours ; un bel itinéraire d'opportuniste
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Personnage(s) : Charles-François Lebrun
77
77 rue de Varenne
Hôtel de Biron/Demeure de Jean Cocteau
5 fiches
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En 1797, au 77 rue de Varenne à Paris, se tenaient des fêtes champêtres d’inspiration réactionnaire, organisées dans les jardins de l’hôtel particulier qui occupe aujourd’hui cet emplacement. Ces événements, marqués par…
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Enrichi par le système de Law, l'ancien perruquier Abraham Peyrenc, devenu marquis de Moras, confie en 1728 à Jean Aubert la construction d'un vaste hôtel dans un quartier alors presque désert, près des Invalides. Il meurt en 1732 sans en avoir guère profité ; la duchesse du Maine, qui loue l'hôtel à sa veuve, en fait achever le décor. Devenu propriété de l'État, l'hôtel est loué à Rodin et abrite son musée depuis 1919.
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Personnage(s) : Jean Aubert
Sans numéro
Sur la voie, sans adresse précise
3 fiches
III

Sur cette voie

IV

Sources

Données Dénominations des emprises des voies, Ville de Paris ODbL · attribution