🗺 Lieux & Arrondissements 🎭 Thèmes ⏳ Époques 👤 Personnages 📅 Événements 🚶 Balades 🧭 Explorer 📚 Bibliographie À propos
1er & 2e & 3e & 4e arr.
Voie · Traverse 4 arrondissements

Boulevard de Sébastopol

De avenue Victoria, 12. à boulevard Saint-Denis, 11.
Quartiers Arts et Metiers · Bonne-Nouvelle · Halles · Sainte-Avoye · Saint-Germain-l'Auxerrois · Saint-Merri · Longueur ≈ 1332 m
≈ 1332 m
Longueur
1858
Ouverte en
4
Arrondissements
6
Quartiers
⚑ Cette rue traverse : 1 er arr. & 2 e arr. & 3 e arr. & 4 e arr.
I

Histoire de la rue

Avant même que les premiers ouvriers du baron Haussmann ne piquent leur pioche dans le vieux Paris, le futur boulevard de Sébastopol n'existait pas : il fallut un décret du 29 septembre 1854 pour le faire naître, et un second, du 23 août 1858, pour en parfaire les raccordements avec la rue Greneta et le square Chautemps. On l'appela d'abord boulevard du Centre — nom purement fonctionnel, qui disait exactement ce qu'il était : une grande artère de trente mètres de large destinée à trancher le cœur médiéval de la capitale de la rive droite. Le 8 septembre 1855, les armées franco-britanniques s'emparent du port de Crimée de Sébastopol après un siège épuisant ; le décret du 25 septembre 1855 saisit l'occasion et baptise définitivement le boulevard du nom de cette victoire, encore fumante.

Mais si le boulevard est neuf, le sol qu'il recouvre est chargé de mémoire. Aux n°s 64–66 se tenait l'armurerie des frères Lepage, pillée à trois reprises : en 1832 lors des funérailles du général Lamarque qui font basculer Paris dans l'insurrection ; en 1839 par les conjurés de la Société des Saisons — Armand Barbès et Martin Bernard en tête —, qui y raflent 310 fusils et 200 000 cartouches avant d'élever leurs dernières barricades au n° 53 ; en 1848 enfin, un pillage que Victor Hugo consigna dans Choses vues avec la précision froide du témoin. Un peu plus bas, au n° 131, un hôtel rocaille construit dès 1734 par Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne dresse encore son mascaron de femme au-dessus du flot des passants — rescapé miraculeux de la percée haussmannienne.

Le n° 38 est à lui seul un roman. C'est là que Félix Pyat, dramaturge et polémiste volcanique rentré d'exil, lance en 1870 le journal Le Combat, mis en demeure puis interdit par le général Vinoy dès le 12 mars 1871 — tout comme Le Vengeur du même Pyat. Pendant la Semaine sanglante, Pyat s'y cache sans prendre les armes, tandis que la Ligue d'Union républicaine pour les droits de Paris y tient ses réunions. Au n° 135, un futur membre de la Commune signe alors ce qui deviendra le poème de l'Internationale. Le boulevard de Sébastopol, axe de triomphe impérial en apparence, s'avère ainsi l'une des adresses les plus incandescentes de Paris révolutionnaire.

Centre de la voie Adresse documentée Calque « Plan ancien » (haut-gauche) : choisir un plan + régler l'opacité.
II

Fiches

28 fiches · 17 adresses
9
9 boulevard de Sébastopol
Club des Alsaciens (secrétariat)
1 fiche
Voir l'adresse
38
38 boulevard de Sébastopol
Docks de la Librairie/Librairie de Lachâtre
7 fiches
Voir l'adresse
48
48 boulevard de Sébastopol
Pharmacie Cannone/Centrale de diffusion du journal "Résistance"
1 fiche
Voir l'adresse
53
53 boulevard de Sébastopol
Barricade rue St Magloire/Barricade en 1839
1 fiche
Voir l'adresse
64–66
64–66 boulevard de Sébastopol
Armurerie Lepage
3 fiches
Voir l'adresse
Pillage de l'armurerie des frères Lepage lors de l'insurrection de la Société des Saisons ; 310 fusils, 200 000 cartouches
Voir la fiche
Pillage de l'armurerie des frères Lepage de la rue du Bourg l'Abbé lors des obsèques du général Lamarque
Voir la fiche
Personnage(s) : Insurgés de 1832 ·Jean Le Page
69–71
69–71 boulevard de Sébastopol
Poterne du Bourg l'Abbé/Enceinte de Philippe Auguste
1 fiche
Voir l'adresse
78
78 boulevard de Sébastopol
Demeure d'Henri Goullé
1 fiche
Voir l'adresse
Membre du Comité républicain du 3ème arrondissement et de l'Association Internationale des Travailleurs
Voir la fiche
Personnage(s) : Henri Goullé
86
86 boulevard de Sébastopol
Demeure de Bernard Landeck
1 fiche
Voir l'adresse
Condamné à mort après la Commune, réfugié à Londres ; personnage très controversé
Voir la fiche
Personnage(s) : Bernard Landeck
95–97
95–97 boulevard de Sébastopol
Siège des "Éditions Sociales"
1 fiche
Voir l'adresse
98
98 bis boulevard de Sébastopol
Statue de la Victoire
2 fiches
Voir l'adresse
Statue de la Victoire ailée en bronze à la gloire de l'armée française, détruite par les nazis pendant l'Occupation pour récupérer le bronze, mais sans doute pas seulement...
Voir la fiche
119
119 boulevard de Sébastopol
Passage du Ponceau
1 fiche
Voir l'adresse
135
135 boulevard de Sébastopol
Demeure d'Eugène-Edme Pottier
1 fiche
Voir l'adresse
III

Sur cette voie

IV

Sources

Données Dénominations des emprises des voies, Ville de Paris ODbL · attribution