Au pied du mur d’enceinte, où 147 fédérés sont fusillés le 28 mai 1871, la fosse reçoit ensuite des centaines d’autres corps, fusillés sur place ou amenés à pleines charretées, entassés sur trois rangs. Maxime Du Camp, hostile à la Commune, décrit 148 insurgés de Mazas fusillés par escouades de dix : « Ils se prirent par la main et crièrent : Vive la Commune ! avant de mourir. » Un témoin cité par Pelletan entend des exécutions à la mitrailleuse chaque matin jusqu’au 7 juin ; Du Camp le nie, et ne compte que 878 corps, contre au moins 1 800 pour Pelletan ; l’historienne Danielle Tartakowsky en situe quelque 900 dans les fosses. Un arrêté du 8 juin 1871 y interdit croix et couronnes ; en 1883, on veut lotir le terrain ; en 1907 seulement, la Ville l’affecte à perpétuité aux fédérés.
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