Le Panthéon
Sur la montagne Sainte-Geneviève, là où des fouilles ont mis au jour un puits gallo-romain d'extraction d'argile, s'élève depuis la fin du XVIIIe siècle l'un des monuments les plus chargés de l'histoire de France. L'église Sainte-Geneviève, achevée peu avant la Révolution, est transformée dès 1791 en temple laïque : la Constituante décrète qu'elle servira désormais à la « sépulture des grands hommes ». Mirabeau y entre le premier — avant d'en être expulsé deux ans plus tard, quand on découvre dans l'armoire de fer des Tuileries sa correspondance secrète avec Louis XVI. Voltaire et Jean-Jacques Rousseau y font leur entrée en grande pompe, Lepeletier de Saint-Fargeau en martyr républicain, Marat en idole de l'an II — puis Marat en est retiré discrètement en février 1795, sous la réaction thermidorienne.
Le monument oscille ensuite entre église et temple civique au gré des régimes : rendu au culte par Napoléon Ier, repris par la République, re-consacré par Louis-Napoléon Bonaparte dès janvier 1852 — premier acte symbolique du coup d'État. En 1851, entre ces deux restaurations catholiques, Léon Foucault y suspend depuis le dôme un filin d'acier de 67 mètres au bout duquel son pendule démontre sous les yeux de tous la rotation de la Terre. En juin 1848, les insurgés s'y retranchent ; la Garde nationale enfonce les portes à coups de canon. En 1871, les Fédérés scient les bras de la croix dorée imposée par Napoléon III, hissent un drapeau rouge sur le montant, et des tireurs postés dans la coupole tiennent en respect les Versaillais remontant la rue d'Ulm — avant d'être pris et massacrés. Sur ses marches, le député Jean-Baptiste Millière est fusillé, contraint de mourrir à genoux.
La IIIe République restitue définitivement le Panthéon aux « grands hommes » en 1885, pour accueillir Victor Hugo suivi d'un million de personnes. En 1908, lors du transfert d'Émile Zola, un coup de pistolet blesse Alfred Dreyfus dans la foule — l'auteur de l'attentat sera acquitté. En 1924, cent mille personnes accompagnent Jean Jaurès jusqu'à la crypte.
Noms successifs du lieu
- Époque gallo-romaine Site d'extraction d'argile à poterie (puits mis au jour lors de fouilles)
- 1791 Église Sainte-Geneviève affectée à la sépulture des grands hommes — Panthéon national
- 1848 Rebaptisé « Temple de l'Humanité » pendant la Révolution de 1848
- 3 janvier 1852 Rendu au culte catholique par Louis-Napoléon Bonaparte — redevient église Sainte-Geneviève
- 26 mai 1885 Redevient le Panthéon par décret, pour accueillir Victor Hugo
- Depuis 1885 Panthéon — monument national et nécropole des grands hommes
Événements à cette adresse
30 événements · 1790 — 1924Alfred Dreyfus est blessé par Louis-Anthelme Grégori pendant la cérémonie houleuse de transfert des cendres d'Émile Zola au Panthéon ; Grégori sera acquitté
Le 4 juin 1908, une cérémonie officielle a eu lieu pour transférer les cendres d'Émile Zola au Panthéon à Paris. Cette cérémonie a été marquée par une tentative d'assassinat contre Alfred Dreyfus, qui a été légèrement blessé par deux coups de feu tirés par Louis-Anthelme Grégori, un journaliste nationaliste. Grégori a été arrêté mais acquitté par la suite. La cérémonie était tendue, reflétant les divisions politiques et sociales de l'époque, notamment en raison de l'affaire Dreyfus.
La décision de panthéoniser Zola a été le résultat d'une initiative parlementaire soutenue par des figures comme Georges Clemenceau, malgré l'opposition de certains nationalistes qui critiquaient le rôle de Zola dans l'affaire Dreyfus.
Sources
- Wikipedia (fr) : Mort d'Émile Zola
- FranceArchives : Transfert des cendres d'Emile Zola au Panthéon
- RetroNews : On a tiré sur Dreyfus !
Il avait demandé le corbillard des pauvres. Le 1er juin 1885, de l’Arc de triomphe au Panthéon, une foule immense accompagne Victor Hugo : c’est l’un des plus grands rassemblements de l’histoire de France.
En 1885, Victor Hugo est bien plus qu’un écrivain. L’exilé de Guernesey, l’adversaire obstiné du Second Empire, est devenu sous la Troisième République une figure de la nation, la « figure absolue du grand-père » que consacrent les manuels scolaires ; sénateur depuis 1876, il a milité pour l’amnistie des communards. Le 15 mai, il est frappé d’une congestion pulmonaire. Il meurt le 22 mai, à quatre-vingt-trois ans, dans son hôtel particulier de l’actuelle avenue Victor-Hugo. Ses derniers mots, dit la légende : « C’est ici le combat du jour et de la nuit… Je vois de la lumière noire. » Son testament est bref : « Je donne cinquante mille francs aux pauvres. Je désire être porté au cimetière dans leur corbillard. Je refuse l’oraison de toutes les églises ; je demande une prière à toutes les âmes. Je crois en Dieu. »
Paris prend le deuil. Des drapeaux tricolores cravatés de crêpe paraissent aux fenêtres ; le lendemain, dix-sept journaux parisiens sortent encadrés de noir. Le 24 mai, les députés votent des funérailles nationales par 415 voix sur 418 présents. La famille avait prévu le caveau du Père-Lachaise. Mais Anatole de La Forge propose le Panthéon, que le Second Empire avait rendu au culte, et la polémique est vive. Le gouvernement s’y rallie. L’église Sainte-Geneviève redevient, et pour de bon, le temple républicain des grands hommes : on retire le mobilier religieux, on remet au fronton l’inscription « Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante ». La croix du dôme, elle, reste en place.
Dans la nuit du 31 mai au 1er juin, le cercueil est exposé sous l’Arc de triomphe, voilé en biais d’un crêpe noir, sur un catafalque marqué des initiales V. H., dans un décor réglé par Charles Garnier. Des cuirassiers à cheval le veillent jusqu’au matin.
Le 1er juin, à dix heures et demie, vingt et un coups de canon tonnent aux Invalides. Les représentants de l’État parlent à l’Étoile ; ceux des sociétés artistiques et des pays étrangers parleront au Panthéon : dix-neuf discours en tout. À midi quarante, le corbillard des pauvres s’ébranle. Devant lui marchent douze jeunes poètes choisis par la famille, une délégation de Besançon, sa ville natale, une délégation de la presse et quatre sociétés artistiques. Plus d’un millier de délégations se sont inscrites pour défiler. Le cortège descend les Champs-Élysées, traverse la place de la Concorde, suit les boulevards Saint-Germain et Saint-Michel, puis monte la rue Soufflot. Il n’arrive qu’à six heures vingt.
Le jour n’est pas férié, mais les écoles et les théâtres subventionnés ont fermé. La foule est immense : deux à trois millions de personnes, selon les estimations. Dans Les Déracinés, Maurice Barrès décrira ce « fleuve français » qui coula « de midi à six heures » entre les berges d’un peuple entassé « depuis le trottoir » jusqu’aux toits.
Victor Hugo repose depuis dans la crypte du Panthéon, où l’ont rejoint Alexandre Dumas et Émile Zola.
Les bras de la croix de bois doré provisoire imposée par Napoléon III sont sciés par les Communards, son montant vertical servant de hampe à un immense drapeau rouge ; le Panthéon est rendu aux "grands hommes".
Le 31 mars 1871, trois jours après la proclamation de la Commune, un groupe de fédérés monte au sommet du Panthéon. Ils apportent une scie.
La croix qui surmonte le dôme n'est pas la croix originelle — c'est une croix provisoire en bois doré que Napoléon III avait fait poser en 1851 quand il avait transformé le Panthéon en église Sainte-Geneviève, chassant les grands hommes pour y réinstaller les prêtres. Napias, Jourde, Rastoul et leurs compagnons scient les bras horizontaux. Il reste le montant vertical — une hampe parfaite pour un drapeau rouge immense, visible depuis tout le quartier.
Le geste est précis et symbolique à la fois. En sciant les bras de la croix, la Commune rend le Panthéon à sa vocation républicaine — le temple des grands hommes, laïque, civique, consacré à la mémoire nationale et non à la liturgie. C'est aussi une réponse directe à Napoléon III et à vingt ans de Second Empire clérical.
Le Panthéon oscille depuis sa construction entre ces deux identités. Construit pour être une église, consacré sous Louis XVI, il devient temple républicain sous la Révolution — Mirabeau, puis Voltaire, puis Rousseau y entrent. Napoléon Ier le rend au culte, Louis XVIII aussi, la Révolution de 1830 le laïcise à nouveau, Napoléon III le re-consacre. La Commune le reprend. Après la Semaine sanglante, l'église reviendra. Définitivement laïcisé en 1885 pour les funérailles de Victor Hugo, il ne changera plus.
Foucault suspend un pendule au bout d'un filin d'acier de 67 m depuis le dôme du Panthéon afin de démontrer la rotation de la Terre. Supprimé après le coup d'État de Badinguet, le pendule ne sera réinstallé qu'en 1995.
Le 31 mars 1851, Léon Foucault suspend au dôme du Panthéon un filin d'acier de 67 mètres au bout duquel oscille une boule de fer de 28 kilogrammes. Il invite le public à observer. Le pendule se met à balancer, régulièrement, inlassablement — et son plan d'oscillation tourne lentement, d'environ 11 degrés par heure. La Terre tourne.
Ce n'était pas une idée nouvelle — Copernic, Galilée, Newton l'avaient établi depuis longtemps. Mais personne n'avait jamais montré la rotation terrestre de façon directe, visible à l'œil nu, sans calcul ni instrument d'astronomie. Foucault en fait une démonstration publique, au cœur de Paris, dans le temple des grands hommes de la République. Le pendule ne ment pas : la trajectoire dévie parce que la Terre se déplace sous lui.
La foule qui entoure le dispositif ce matin-là assiste à quelque chose d'inédit — la preuve physique, mécanique, irréfutable d'un fait que l'humanité avait mis des siècles à accepter.
Le pendule reste au Panthéon jusqu'en décembre 1851. Napoléon III — que Philippe appelait Badinguet, son sobriquet de forçat évadé — fait son coup d'État le 2 décembre, transforme le Panthéon en église Sainte-Geneviève, et supprime le pendule. La religion reprend ses droits sur la science.
Il faut attendre 1995 pour qu'il soit réinstallé. Umberto Eco avait entre-temps écrit Le Pendule de Foucault, roman qui commence précisément ici.
Le 26–27 février 1795, Jean‑Paul Marat sort une seconde fois de l’histoire révolutionnaire : après avoir été porté au Panthéon comme « grand homme », il en est discrètement retiré et enterré dans le cimetière tout proche de Sainte‑Geneviève, dépendant de la paroisse Saint‑Étienne‑du‑Mont. Quelques mois plus tôt, en septembre 1793, la Convention montagnarde avait fait de l’« Ami du Peuple » un martyr officiel, digne de reposer aux côtés de Mirabeau ou de Voltaire. Mais, après Thermidor et la chute de Robespierre, le nouveau pouvoir veut effacer les symboles de la Révolution radicale : clubs fermés, sans‑culottes réprimés, statues et bustes déboulonnés.
La dépouille de Marat est donc descendue de la crypte du Panthéon et transférée au cimetière le plus proche, accolé à l’église Saint‑Étienne‑du‑Mont. Ce déplacement, apparemment administratif, s’accompagne dans les rues d’une véritable campagne de profanation symbolique : des bustes de Marat sont promenés, brisés, parfois jetés aux égouts par les « muscadins », ces jeunes bourgeois antijacobins qui se donnent en spectacle en attaquant tout ce qui rappelle la période sans‑culotte. C’est de là que vient la légende d’un Marat « jeté à l’égout » : ce sont ses effigies, plus que son corps, que la réaction thermidorienne précipite ainsi hors de l’espace public.
En retirant Marat du Panthéon pour le reléguer dans un cimetière de quartier, on referme le temple républicain sur une mémoire plus sage, débarrassée d’un journaliste fougueux trop lié aux journées d’août 1792, aux sans‑culottes et à la Terreur naissante. Le Panthéon, un temps ouvert à une figure issue du mouvement populaire, se recentre sur des profils jugés plus « présentables » par les nouvelles élites. Ce 26–27 février 1795, on enterre un corps, mais surtout un moment de la Révolution : celui où la parole enragée d’un médecin‑publiciste avait été élevée au rang de modèle national.
Trois mois après Thermidor, la Convention panthéonise le philosophe dont Robespierre se réclamait chaque jour ; l'un des deux hommes est mort, l'autre entre dans la gloire.
Jean-Jacques Rousseau est mort en 1778 à Ermenonville, chez le marquis de Girardin, qui l'a inhumé dans son parc sur l'île des Peupliers. Le lieu est devenu un but de pèlerinage pour toute l'Europe sensible. Le Contrat social, publié en 1762, a fourni à la Révolution son vocabulaire fondamental : souveraineté du peuple, volonté générale, égalité, corruption de l'homme par la société.
Aucun révolutionnaire ne l'a invoqué plus constamment que Robespierre. Il l'avait rencontré adolescent, disait-il ; il en avait fait la référence de tous ses discours. La Convention avait décrété la panthéonisation dès 1791, puis en 1793, sans l'exécuter.
Le 9 thermidor an II, soit le 27 juillet 1794, Robespierre est renversé et guillotiné le lendemain avec Saint-Just et Couthon. La Convention thermidorienne prend le pouvoir. Elle est composée en grande partie des mêmes hommes qui votaient les décrets de la Terreur et qui ont abattu Robespierre parce qu'ils craignaient d'être les prochains.
Le 10 octobre 1794, la dépouille de Rousseau, ramenée d'Ermenonville, est exposée sur le bassin rond du jardin des Tuileries, rebaptisé Jardin national, dans un mausolée provisoire évoquant l'île des Peupliers. Le 11 octobre, le cortège gagne le Panthéon, ancienne église Sainte-Geneviève transformée en temple des grands hommes depuis 1791.
L'opération est politique. Les thermidoriens s'approprient Rousseau contre Robespierre, en récupérant le père pour mieux liquider le fils. Ils célèbrent le philosophe de la souveraineté populaire au moment précis où ils démantèlent les institutions populaires, ferment les sociétés sectionnaires, préparent la Constitution censitaire de l'an III et laissent la réaction thermidorienne massacrer les jacobins en province.
Voltaire était entré au Panthéon en 1791. Rousseau y entre en 1794. Ils reposent face à face, séparés par l'allée centrale, comme ils l'ont été toute leur vie.
On le fit entrer au Panthéon sur un char à douze chevaux ; un siècle plus tard, il fallut rouvrir son cercueil pour s'assurer qu'il s'y trouvait encore.
Le 11 juillet 1791, au sommet de la montagne Sainte-Geneviève, le long cortège qui a remonté tout Paris s'arrête devant le nouveau bâtiment. L'Assemblée constituante avait décidé, trois mois plus tôt, que l'église Sainte-Geneviève recevrait les cendres des grands hommes. Sur le fronton, on grave la formule : « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante. » Mirabeau y était entré le premier ; expulsé après la révélation de ses accords avec la cour, il laisse Voltaire le plus ancien habitant des lieux.
Il faut goûter le paradoxe. Ce temple laïque, la Révolution l'invente en empruntant tout à la religion qu'elle combat : on exhume des restes, on les promène en procession, on les translate d'un tombeau à l'autre comme on faisait jadis des reliques de saints. Le char est tiré par douze chevaux blancs, la fête réglée par Jacques-Louis David. L'homme qu'on encense ainsi est pourtant celui-là même qui avait passé sa vie à railler prêtres et dévots, et signait ses lettres d'un « Écrasez l'infâme ». La patrie reconnaissante offrait au vieux railleur de Ferney une résurrection de plâtre et de granit.
L'histoire aurait pu s'arrêter à cette apothéose. Elle rebondit sous la Restauration. Une nuit de mai 1814, murmure-t-on bientôt, des fanatiques seraient descendus forcer les cercueils de plomb de Voltaire et de Rousseau, auraient mêlé leurs ossements dans un sac et les auraient jetés dans une fosse sur un lit de chaux vive. La rumeur s'impose peu à peu, et Victor Hugo lui-même y ajoute foi. Le Panthéon, croyait-on désormais, ne gardait plus que des tombeaux vides.
Pour en avoir le cœur net, on finit par ouvrir les cercueils. Le 18 décembre 1897, une commission officielle descend dans la crypte. Sous les yeux des savants — le chimiste Marcellin Berthelot en tête —, on soulève les couvercles : les ossements sont là. On brandit le crâne de Voltaire, la mâchoire remboîtée, et l'on croit reconnaître son profil par Pigalle. Le rapport conclut à « la présence dûment reconnue des restes de Voltaire et de Rousseau » — mais la commission n'avait mené aucune expertise. On avait vu des os ; on n'avait pas prouvé que c'étaient les siens.
Aujourd'hui, au bout de l'allée centrale de la crypte, deux tombeaux se font face : Voltaire et Rousseau. Devant celui de Voltaire veille une statue due à Houdon, le sourire mince et l'œil aigu. Le philosophe du doute repose ainsi sous un doute qu'aucune commission n'a tout à fait levé — ce qui, au fond, ne lui aurait pas déplu.
Inhumation de Mirabeau au Panthéon. Il en sera expulsé fin novembre 1793 après la découverte de sa correspondance avec Louis XVI dans "l'armoire de fer" des Tuileries.
Le 4 avril 1791, deux jours après sa mort rue de la Chaussée d'Antin, Mirabeau est inhumé au Panthéon. Il en est le premier occupant — le temple républicain vient d'être créé pour lui. Les obsèques sont nationales. Paris entier est dans la rue.
Il y reste deux ans et demi. Le 27 novembre 1793, en pleine Terreur, les sans-culottes font irruption dans le Panthéon et exigent son expulsion. La raison : on vient de découvrir dans "l'armoire de fer" des Tuileries — une cache secrète murée dans les appartements royaux — des centaines de lettres compromettantes. Mirabeau y apparaît comme un conseiller rémunéré de Louis XVI, percevant une pension mensuelle en échange de ses avis politiques. Le tribun de la Révolution était en réalité un agent double.
La Convention vote l'expulsion à l'unanimité. On sort le cercueil du Panthéon sans cérémonie. Mirabeau est réinhumé au cimetière Sainte-Catherine, dans une fosse commune avec d'autres victimes de disgrâce révolutionnaire. Sa famille ne réussit jamais à retrouver ses restes avec certitude.
La fiche de Philippe note que ses lettres étaient adressées à "Louis XIV" — c'est Louis XVI bien sûr, coquille à corriger sur le site.
Ce que le Panthéon avait donné en deux jours, il le reprit en un après-midi. Le premier "grand homme" de la République avait été le premier à en être chassé. L'histoire, parfois, a le sens du symbole.
Aujourd'hui
Le Panthéon est aujourd'hui un monument national ouvert au public, géré par le Centre des monuments nationaux. On peut y visiter la crypte où reposent plus de quatre-vingts personnalités, admirer les peintures murales du XIXe siècle, et voir osciller — depuis 1995 — une reconstitution du pendule de Foucault sous la coupole.