🗺 Lieux & Arrondissements 🎭 Thèmes ⏳ Époques 👤 Personnages 📅 Événements 🚶 Balades 🧭 Explorer 📚 Bibliographie À propos
📖 Mémoires d'un rat des Halles DANSEL Michel
Bibliographie

Mémoires d'un rat des Halles

DANSEL Michel
LPM, 2001.
Livre
166 Fiches citant cet ouvrage
2001 Édition

Fiches citant cet ouvrage

166 fiches
Événement
1712
1712 — Fontaine du Vertbois/Tour du prieuré St Martin des Champs
p 22
Voir la fiche →
Événement
1792
14 août 1792
p 25
La statue d'Henri IV est abattue pendant la Révolution ; elle sera réinstallée sous la Restauration ; le fondeur y aurait glissé des pamphlets bonapartistes et une statuette de Napoléon
Voir la fiche →
Événement
1435
1435 — Église St Germain l'Auxerrois/Boule aux rats
p 25-26
Une des trois "boules aux rats" existant en France, la seule dont les rats sortent, au lieu d'y entrer ; les deux autres se trouvent au Mans et à Carpentras. Il en existe d'autres en France, mais en bois
Voir la fiche →
Événement
1889
22 septembre 1889
p 26-27
Adolphe Willette, caricaturiste, violent opposant à la construction du Sacré-Cœur, est "candidat antisémite" aux élections de 1889 ; son square a été récemment débaptisé, au profit de Louise Michel
Voir la fiche →
Événement
1792
16 août 1792
p 27
La statue est à terre, et dans la poussière de bronze, une femme du peuple gît écrasée. Six jours après la journée du 10 août 1792, la foule parisienne est encore ivre de sa victoire. Le roi est prisonnier au Temple, la …

La statue est à terre, et dans la poussière de bronze, une femme du peuple gît écrasée.

Six jours après la journée du 10 août 1792, la foule parisienne est encore ivre de sa victoire. Le roi est prisonnier au Temple, la monarchie abolie de fait, la République en train de naître. Dans les semaines qui suivent la prise des Tuileries, les symboles royaux tombent les uns après les autres : dans Paris et dans toute la France, le peuple fait le vide autour de ce qu'il vient de renverser. Le 16 août 1792, c'est le tour de la statue équestre de Louis XIV qui trône sur la place des Piques, l'ancienne place Louis-le-Grand.

La statue est là depuis 1699. Elle a été sculptée par François Girardon sur commande du maréchal de La Feuillade, puis fondue en bronze par Jean-Balthazar Keller. Haute, dorée, monumentale, elle représente le Roi-Soleil à cheval dominant une place dont la symétrie imposante avait été voulue pour écraser le regard et rappeler à qui entrait dans la capitale la puissance d'un seul homme. C'est précisément cette splendeur que les sans-culottes entendent abattre. On noue des cordes, on tire, on travaille les scellements. La statue vacille, puis s'abat dans un fracas de métal.

Dans la cohue des spectateurs et des participants, une femme est écrasée sous le poids de la chute. Elle s'appelle Rose Viollet. Elle est colporteuse, vendeuse ambulante de journaux. Elle distribue L'Ami du Peuple, l'hebdomadaire de Jean-Paul Marat qui est depuis 1789 la voix des sections populaires de Paris, celle qui réclame la tête des aristocrates et la justice pour les miséreux. Elle meurt des suites de ses blessures. Le nom de Rose Viollet reste l'un des rares témoignages directs de la présence des femmes anonymes dans ces journées : mortes non sous les balles, mais dans l'enthousiasme d'un acte dont elles étaient parties prenantes.

Sur la place désormais vide de son monarque de bronze, on érige une figure de la Liberté. La place des Piques, successivement place des Conquêtes, place Louis-le-Grand, puis place de la Révolution, ne retrouve le nom de place Vendôme qu'avec le Directoire. L'Empire y dressera en 1810 la colonne Austerlitz, fondue à partir des canons pris à l'ennemi à Austerlitz : un autre conquérant remplace l'autre.

La destruction des statues royales à l'été 1792 n'est pas seulement symbolique : c'est une rupture matérielle avec l'ordre de représentation monarchique, un geste pour dépeupler l'espace public de ses anciens maîtres de pierre et de bronze. Rose Viollet n'avait pas prévu de mourir ce matin-là.

Voir la fiche →
Événement
1610
Événement
1947
1947 — Maison de tolérance "le Chabanais" (de 1878)
p 31-32
Voir la fiche →
Événement
Événement
1670
3 mars 1670 — Jeu de paume de la Bouteille/Salle Guénégaud/Académie royale de Musique/Salle de l'Opéra de Paris (la première)
p 35
Le 28 juin 1669, Louis XIV signe à Saint‑Germain les lettres patentes qui donnent au poète Pierre Perrin, dit l’abbé Perrin, un privilège exclusif de douze ans pour fonder à Paris une Académie d’Opéra où l’on chantera de …

Le 28 juin 1669, Louis XIV signe à Saint‑Germain les lettres patentes qui donnent au poète Pierre Perrin, dit l’abbé Perrin, un privilège exclusif de douze ans pour fonder à Paris une Académie d’Opéra où l’on chantera des « représentations en musique et en vers français pareilles et semblables à celles d’Italie ». Pour la première fois, un particulier est autorisé à établir un théâtre dédié à l’opéra en français, avec monopole sur ce type de spectacles dans tout le royaume.

Avec le compositeur Robert Cambert, Perrin cherche une salle : après quelques tentatives, ils s’installent dans un ancien jeu de paume, le Jeu de paume de la Bouteille, rue des Fossés‑de‑Nesle (actuelle rue Mazarine), transformé en théâtre avec machinerie, loges et amphithéâtre. C’est là que l’Académie d’Opéra donne sa première représentation publique le 3 mars 1671 : Pomone, pastorale en un prologue et cinq actes, musique de Cambert, livret de Perrin, considérée comme le premier véritable opéra français.

Pomone reprend ce que le public aime déjà dans les ballets de cour – danses, machines spectaculaires, décors changeants, costumes fastueux – mais remplace le dialogue parlé par un récitatif continu et développe des ensembles vocaux plus riches. Le succès est immense : l’œuvre tient l’affiche pendant près de dix‑huit mois et totalise environ 146 représentations, preuve qu’un opéra en langue française, sur un sujet pastoral, peut vivre de son public payant.

Mais l’abbé Perrin, mauvais gestionnaire, s’enlise vite dans les dettes et les conflits avec ses associés, le marquis de Sourdéac et Champeron ; il finit même en prison et doit céder son privilège à Lully en 1672. Sous la main de ce dernier, l’Académie d’Opéra devient Académie royale de Musique, future Opéra de Paris, tandis que la salle du Jeu de paume de la Bouteille puis la salle du Palais‑Royal inaugurent une longue histoire de maisons d’opéra qui, de Louis XIV à aujourd’hui, restent au cœur de la vie musicale et politique parisienne.

Voir la fiche →
Événement
1672
15 novembre 1672 — Jeu de paume du Bel-Air/Jeu de paume de Bécquet/Académie royale de Musique/Salle de l'Opéra de Paris (la seconde)
p 35
Voir la fiche →
Événement
1875
5 janvier 1875 — Opéra Garnier/Salle de l'Opéra de Paris (la treizième)
p 35
Voir la fiche →
Événement
1873
28 octobre 1873 — Salle Le Peletier/Opéra de Paris
p 35
Voir la fiche →
Événement
1794
7 août 1794 — Théâtre des Arts/Théâtre National/Salle Richelieu/Salle de l'Opéra de Paris (la huitième)/Théâtre de l'Opéra du Peuple (en 1802)
p 35
L'institution avait survécu à la Terreur. Elle venait de survivre à Robespierre. Elle mourut d'un coup de couteau en 1820. Le 7 août 1794, soit dix jours après la chute de Robespierre, l'Opéra de Paris s'installa dans la …

L'institution avait survécu à la Terreur. Elle venait de survivre à Robespierre. Elle mourut d'un coup de couteau en 1820.

Le 7 août 1794, soit dix jours après la chute de Robespierre, l'Opéra de Paris s'installa dans la salle du 69-71 rue de Richelieu, dans le 2e arrondissement, sous le nom de Théâtre des Arts. Le moment n'était pas anodin : on était en pleine réaction thermidorienne, les prisons s'ouvraient, les fêtes de la Terreur prenaient fin, et la vie culturelle reprenait ses droits dans un Paris encore sous le choc.

Sous la Terreur, les théâtres avaient été placés sous étroite surveillance. Pierre-Gaspard Chaumette, procureur de la Commune, et Jacques-René Hébert avaient encadré la politique culturelle révolutionnaire avec une sévérité qui mêlait patriotisme républicain et méfiance des arts jugés aristocratiques. Marguerite Brunet, dite la Montansier, grande entrepreneuse de spectacles qui avait fait fortune sous l'Ancien Régime, avait même été emprisonnée en 1793 : Hébert l'accusait d'avoir ouvert un théâtre voisin de la Convention pour espionner les députés. Chaumette et Hébert furent guillotinés au printemps 1794. La Montansier sortit de prison après thermidor.

Le Théâtre des Arts changea plusieurs fois de nom : Théâtre de l'Opéra, Théâtre National, Académie Nationale de Musique. Il resta au 69-71 rue de Richelieu pendant vingt-six ans, au cœur de la vie parisienne, traversant le Directoire, le Consulat, l'Empire et le début de la Restauration.

Le 13 février 1820, à la sortie d'une représentation, le duc de Berry, second fils du futur Charles X et dernier espoir de la lignée directe des Bourbon, fut poignardé par Louvel, un sellier bonapartiste. Il mourut dans la nuit. Les Ultras exploitèrent l'assassinat pour faire passer des lois réactionnaires. Et l'on rasa la salle, comme si le bâtiment portait le malheur.

L'Opéra de Paris, né dans la révolution, périt dans la réaction. L'édifice suivant fut l'Opéra Le Peletier, rue Le Peletier, qui brûla en 1873. Celui de Garnier n'ouvrit qu'en 1875.

Voir la fiche →
Événement
1763
1763 — Palais des Tuileries/Salle des Machines/Académie royale de Musique/Salle de l'Opéra de Paris (la quatrième)
p 35
Voir la fiche →
Événement
1781
14 août 1781 — Hôtel des Menus Plaisirs (salle de répétitions)/Académie royale de Musique/Salle de l'Opéra de Paris (la 6ème, salle provisoire)
p 35
Voir la fiche →
Événement
1763
1763
p 35
L'Opéra de Paris s'installe provisoirement dans le Pavillon de Flore après l'incendie de la salle du Palais Royal, en attendant l'aménagement de la salle des Machines
Voir la fiche →
Événement
1781
27 octobre 1781 — Théâtre de l'Opéra (1791)/Théâtre des Arts (1793)/Académie royale de Musique/Salle de l'Opéra de Paris (la 7ème)
p 35
L'Opéra s'installe à la Porte St Martin ; la salle est construite en 65 jours pour satisfaire un caprice de Marie-Antoinette ; une des origines de son surnom : "Madame Déficit". Futur théâtre de la Porte St Martin
Voir la fiche →
Événement
1821
16 août 1821 — Académie royale de Musique/Salle Le Peletier/Salle de l'Opéra de Paris (la onzième)/Opéra-Théâtre de la Nation (en 1848)
p 35
Nouvelle salle de l'Opéra de Paris incendiée le 28 octobre 1873
Voir la fiche →
Événement
1673
1673 — Salle de l'Opéra de Paris (la troisième)/Académie royale de Musique
p 35
Voir la fiche →
Événement
1673
1673 — Salle de l'Opéra de Paris (la troisième)/Académie royale de Musique
p 35
Voir la fiche →
Événement
1848
1848
p 37-38
Cabaret situé rue des Petits Carreaux, dans le quartier du Mail (2e arrondissement), sous le Second Empire. Ce lieu, établi sous les ruines de la chapelle du Doyenné, fut réputé pour ses soirées animées, souvent ponctuée …

Cabaret situé rue des Petits Carreaux, dans le quartier du Mail (2e arrondissement), sous le Second Empire. Ce lieu, établi sous les ruines de la chapelle du Doyenné, fut réputé pour ses soirées animées, souvent ponctuées par la musique et les bals costumés qui rassemblaient artistes, jeunes fonctionnaires, attachés d’ambassades et femmes du monde. Gérard de Nerval, poète romantique, y a participé à des réunions festives et littéraires, marquant l’histoire bohème du quartier Mail-Sentier. Les vestiges de la chapelle servaient de décor aux fêtes nocturnes, dont témoignent Nerval et ses contemporains dans leurs écrits.

Voir la fiche →
Événement
Date imprécise — Boutique "Au cœur immaculé de Marie"
p 38
Voir la fiche →
Événement
1842
Événement
1407
1407 — Maison de Nicolas Flamel/Plus vieille maison de Paris
p 40-41
Voir la fiche →
Événement
1994
1994 — Musée de la Poupée
p 41
Voir la fiche →
Événement
1718
1718 — Hôtel de Beaufort/Banque de Law
p 46
Installation de la banque générale de John Law, expert en agiotage ; l'Hôtel deviendra par la suite un bordel ; un lieu décidément voué à des activités peu honorables
Voir la fiche →
Événement
1310
31 mai 1310
p 48-49
Première exécution en place de Grève, de Marguerite Porete dite "la Porette" ; au pied de la croix érigée sur 8 marches devant la Maison aux Piliers
Voir la fiche →
Événement
1471
23 juin 1471
p 48
Présence des rois au feu de la St Jean, à l'occasion duquel des chats étaient brûlés vifs
Voir la fiche →
Événement
1365
1365
p 49
Nom de rue rappelant peut-être la ménagerie de l'Hôtel St Paul, ou les nombreux lions sculptés au fronton des Hôtels
Voir la fiche →
Événement
1946
1946 — Siège de l'Association des Compagnons du Devoir et du Tour de France
p 50
Voir la fiche →
Événement
Événement
Date imprécise — Siège de la corporation des Maçons
p 50
Siège de la corporation des Maçons au Moyen Âge et hébergement d'ouvriers, les morteliers étant les ouvriers qui préparaient le mortier pour la construction
Voir la fiche →
Événement
1387
1387 — Échoppes mitoyennes d'un barbier et d'un pâtissier-charcutier
p 51
Légende des pâtés de chair humaine fabriqués avec les cadavres des clients du barbier, dont des membres du haut clergé ; une autre version de la même affaire se situe rue Lanneau
Voir la fiche →
Événement
Date imprécise
p 53-54
Leu où se déplaça le marché aux mégots après la place Maubert
Voir la fiche →
Événement
Date imprécise
p 53-54
Marché où les clochards vendaient le tabac tiré des mégots, l'herbe à Nicot
Voir la fiche →
Événement
1546
3 août 1546
p 54
Étienne Dolet avait trente-sept ans. Il était imprimeur, humaniste et traducteur. Il fut pendu, puis brûlé avec ses livres place Maubert. Son crime : avoir traduit Platon d'une manière qui laissait entendre que l'âme ne …

Étienne Dolet avait trente-sept ans. Il était imprimeur, humaniste et traducteur. Il fut pendu, puis brûlé avec ses livres place Maubert. Son crime : avoir traduit Platon d'une manière qui laissait entendre que l'âme ne survivait pas au corps.

Étienne Dolet était arrivé à Paris depuis Orléans et Lyon, après des études à Padoue et Toulouse. Imprimeur installé à Lyon, il avait publié des textes humanistes, des traductions de l'Antiquité, des éditions du Nouveau Testament. Il était lié à Rabelais, à Marot, aux cercles évangéliques qui circulaient, avec précaution, dans la France de François Ier.

Il avait déjà été arrêté et condamné à mort une première fois en 1542, puis gracié. Il récidiva : la Sorbonne et l'Inquisition lui reprochaient ses traductions de Platon, notamment le dialogue Axiochus, dans lequel il avait glissé des mots impliquant que la mort signifiait la fin complète de l'être, sans résurrection ni vie de l'âme. C'était suffisant.

Le 3 août 1546, Étienne Dolet fut conduit à la Croix Hémon, lieu d'exécution situé sur ce qui est aujourd'hui la place Maubert, dans le 5e arrondissement. Il fut pendu, puis son corps et ses livres furent brûlés.

Il avait trente-sept ans.

Trois siècles et demi plus tard, en 1889, les libres-penseurs et les socialistes érigèrent une statue en son honneur sur la place Maubert, par souscription publique. Elle représentait Dolet enchaîné, les yeux levés. En 1896, vingt mille personnes se rassemblèrent devant cette statue pour le commémorer. La place Maubert avait changé de camp.

Voir la fiche →
Événement
1905
9 décembre 1905 — Siège de la Fédération nationale de la Libre Pensée
p 56
Inscription en hommage à Ferdinand Buisson, président de la commission parlementaire qui rédige le texte de la loi de séparation des Églises et de l'État
Voir la fiche →
Événement
1634
1634
p 56
Péage d'un double tournois pour les cavaliers ayant donné son nom au pont
Voir la fiche →
Événement
1812
Événement
1803
1803 — Couvent des Feuillantines/Demeure de Mme Hugo/Cachette de Victor Lahorie
p 58
Le général Lahorie se cache pendant 18 mois chez Mme Hugo, suite à sa participation au complot de Cadoudal
Voir la fiche →
Événement
Événement
1599
1599 — Église St Côme et St Damien/Cimetière St Cosme
p 61-62
Cimetière où l'on inhuma les personnes affligées d'une difformité, dont François Trouillac, mort d'humiliation et de chagrin
Voir la fiche →
Événement
1926
24 mai 1926 — Grand Bouillon Racine/Bouillon Chartier
p 63
Réunion anarchiste préparant l'attentat contre Symon Petlioura, ex commandant de l'armée et troisième président de la République populaire ukrainienne, présumé responsable de nombreux pogroms
Voir la fiche →
Événement
Date imprécise — Librairie "Le Pont traversé"
p 65
Librairie vouée à la poésie, fondée par Marcel Béalu en 1950
Voir la fiche →
Événement
1804
1804 — Ancienne cayenne des Compagnons du Devoir
p 67
Voir la fiche →
Événement
Événement
Événement
1751
28 juin 1751 — Café Au Saint Suaire de Turin/Café Procope
p 68
Le café a été fondé par le Sicilien Francesco Procopio di Coltelli — d'abord sous le nom de Café Au Saint Suaire de Turin, en face de la Comédie-Française, dans la rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés. Voltaire, Fontene …

Le café a été fondé par le Sicilien Francesco Procopio di Coltelli — d'abord sous le nom de Café Au Saint Suaire de Turin, en face de la Comédie-Française, dans la rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés. Voltaire, Fontenelle et Montesquieu y ont leurs habitudes. On y lit les journaux, on joue aux échecs, on refait la physique et le droit des gens entre deux tasses. Au milieu du siècle, le Procope est devenu le lieu de travail officieux des philosophes.

Le projet de l'Encyclopédie a cinq ans. En 1746, le libraire André-François Le Breton et ses associés — David, Durand, Briasson — obtiennent un privilège royal pour adapter la Cyclopedia de l'Anglais Chambers. L'abbé Gua de Malves, premier directeur, abandonne en octobre 1747. Denis Diderot et Jean le Rond d'Alembert prennent la direction. Ce qui devait être une traduction devient autre chose : un inventaire raisonné de tout ce que la raison humaine a produit, organisé selon l'Arbre des connaissances de Francis Bacon, avec l'homme — et non Dieu — au sommet. En 1750, le Prospectus de Diderot lance une souscription pour dix volumes de textes et deux de planches. Les jésuites, via les Mémoires de Trévoux, protestent aussitôt.

Ce 28 juin 1751, le premier volume est finalisé au Procope. Il couvre la lettre A jusqu'à Azyme — 914 pages. Il s'ouvre sur le Discours préliminaire de d'Alembert, qui classe mémoire, raison et imagination comme les trois facultés fondatrices de la connaissance humaine. C'est un manifeste. Jean-François Marmontel a fourni plusieurs articles. L'abbé Prévost, auteur de Manon Lescaut, a collaboré. Jean-Jacques Rousseau a rédigé les articles de musique. Alexis Piron, poète mordant et habitué du café, est là. Élie Fréron, critique acéré dont la plume servira bientôt à combattre l'entreprise, fréquente encore la même table — il ne fondera son Année littéraire qu'en 1754.

Pour Marx et Engels, le mouvement philosophique du XVIIIe siècle a été l'idéologie par laquelle la bourgeoisie montante a conduit son offensive théorique contre l'ordre féodal et clérical. L'Encyclopédie en est l'instrument central : elle substitue la raison à la révélation, traite les métiers et les techniques comme des savoirs nobles, et fait de l'autorité un objet de critique. Ce n'est pas un dictionnaire. C'est le programme intellectuel d'une classe qui prépare sa révolution.

En janvier 1752, le Conseil du roi condamne les deux premiers volumes au pilon. Malesherbes, directeur de la Librairie, cache les manuscrits de Diderot chez lui. La publication reprend en 1753.

Voir la fiche →
Événement
Événement
1830
1830 — Chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse
p 70-72
Voir la fiche →
Événement
1900
1900 — Bâtiment remarquable (style Art nouveau, sculptures de la façade)
p 72
Voir la fiche →
Événement
1901
1901 — Bâtiment remarquable (style Art nouveau, sculptures de la façade et du porche)
p 72
Voir la fiche →
Événement
1831
1831 — Maison Deyrolle/Boutique remarquable
p 74-75
Voir la fiche →
Événement
1889
11 septembre 1889 — Tour Eiffel
p 74
Il y a des rencontres qui n'auraient pas eu lieu sans un ingénieur assez fou pour construire une tour de trois cents mètres. L'Exposition universelle de 1889 bat son plein. Paris célèbre le centenaire de la Révolution en …

Il y a des rencontres qui n'auraient pas eu lieu sans un ingénieur assez fou pour construire une tour de trois cents mètres.

L'Exposition universelle de 1889 bat son plein. Paris célèbre le centenaire de la Révolution en construisant ce que personne n'avait encore osé: une tour de métal de trois cent mètres, la plus haute structure jamais érigée par l'homme. Gustave Eiffel, ingénieur et entrepreneur, a fait construire au sommet de son oeuvre un appartement pour lui seul: un salon meublé d'un piano droit, d'une table de travail, d'un divan, et d'instruments scientifiques. Il y reçoit des invités triés sur le volet.

Le 11 septembre 1889, Charles Gounod est l'un de ces invités. Il a soixante et onze ans; il est l'auteur de Faust (1859), de Roméo et Juliette (1867), de l'Ave Maria construit sur le premier prélude du Clavier bien tempéré de Bach: un des compositeurs les plus joués de son époque. L'Exposition est le moment de tous les possibles; Thomas Edison est venu présenter son phonographe; des ingénieurs du monde entier visitent la tour. Gounod, lui, monte jusqu'à l'appartement du sommet.

Il s'installe au piano. Il improvise. Ce qu'il joue ce jour-là, à trois cents mètres du sol, en voyant Paris s'étaler à ses pieds dans toutes les directions, il l'appelle "Concerto dans les nuages": une pièce qui n'a peut-être jamais été entièrement fixée sur le papier, et qui reste dans la mémoire comme une image plus que comme une oeuvre, le fantôme d'une musique jouée dans les airs.

L'appartement d'Eiffel mesure à peine soixante mètres carrés. Les murs sont couverts de boiseries; le plancher est en parquet. On y monte par l'ascenseur, merveille de l'Exposition. Depuis les vitres, Paris ressemble à une carte déployée: les grandes avenues d'Haussmann, la Seine, les coupoles du Panthéon et des Invalides, et, au loin, Montmartre où le Sacré-Coeur est en construction.

Eiffel gardera cet appartement jusqu'à sa mort en 1923. Il y travaillera, y recevra encore des savants et des artistes. Après sa mort, l'appartement est reconstitué tel quel avec ses meubles et ses instruments. Il est aujourd'hui visible au dernier niveau de la tour. Le piano, lui, n'y est plus.

Voir la fiche →
Événement
1930
Événement
1923
1923 — Restaurant "Thoumieux"/Brasserie Thoumieux/Bouillon Chartier
p 75
Voir la fiche →
Événement
Événement
Date imprécise — Allée de l'Industrie
p 75
Voir la fiche →
Événement
1893
7 avril 1893 — Restaurant Maxim's (d'abord un rendez-vous de cochers)
p 77-78
Ouverture du restaurant Maxim's à l'emplacement de la boutique du glacier Imoda
Voir la fiche →
Événement
1906
Événement
Événement
1770
31 mai 1770 — Cimetière de la Madeleine
p 80
Inhumation des victimes de la panique provoquée par un incendie, lors des fêtes du mariage du futur Louis XVI avec Marie-Antoinette, qui fit 132 morts. Certains y virent un funeste présage...
Voir la fiche →
Événement
1770
30 mai 1770
p 80
La panique provoquée par un incendie lors du mariage royal fait 132 morts ; ils sont inhumés au cimetière de la Madeleine ; un très mauvais présage, diront certains... Le 30 mai 1770, un drame survient à Paris lors des f …

La panique provoquée par un incendie lors du mariage royal fait 132 morts ; ils sont inhumés au cimetière de la Madeleine ; un très mauvais présage, diront certains...

Le 30 mai 1770, un drame survient à Paris lors des festivités organisées pour célébrer le mariage du dauphin Louis-Auguste (futur Louis XVI) et de Marie-Antoinette d’Autriche. Un grand feu d’artifice est tiré sur la place Louis XV (actuelle place de la Concorde), conçu notamment par le pyrotechnicien Petronio Ruggieri. Lors du bouquet final, une fusée dévie et provoque un incendie, embrasant la structure centrale, le Temple de l’Hymen, et la paille disposée pour le spectacle.

La panique s’empare de la foule, estimée à plusieurs centaines de milliers de personnes. Beaucoup cherchent à fuir par la rue Royale, alors étroite et encombrée de carrosses et de fossés dus à des travaux. La bousculade devient meurtrière : 132 morts sont officiellement recensés, principalement écrasés ou piétinés, et plusieurs centaines de blessés. Les victimes sont inhumées au cimetière de la Madeleine. Cet événement, survenu sous le règne de Louis XV, est perçu par certains contemporains comme un mauvais présage pour le nouveau couple royal.

Sources

Voir la fiche →
Événement
1836
1836 — Église Notre-Dame de Lorette (nom dérivé du latin "lorautum", le laurier)
p 92
Église construite sur pilotis au dessus du ruisseau de Montmartre, référence au "miracle de la maison de Marie transportée en Italie", pour finir par désigner des femmes "légères". Les voies du Seigneur sont décidément i …

Église construite sur pilotis au dessus du ruisseau de Montmartre, référence au "miracle de la maison de Marie transportée en Italie", pour finir par désigner des femmes "légères". Les voies du Seigneur sont décidément impénétrables...

Voir la fiche →
Événement
1868
6 février 1868 — Grand Hôtel
p 92-93
Premier banquet hippophagique à Paris, à l'initiative du naturaliste Isidore Geoffroy Saint-Hilaire
Voir la fiche →
Événement
1895
28 décembre 1895 — Hôtel Scribe/Café Le Grand café Capucines (salon Indien au sous-sol)
p 93-94
Première séance publique payante du cinématographe ; elle eut lieu devant 35 spectateurs, dont Georges Méliès
Voir la fiche →
Événement
1880
1880 — Bouillon Duval
p 94
Les Bouillons Duval constituent une chaîne de restaurants populaires parisiens créée par Adolphe-Baptiste Duval en 1854, puis développée par son fils Alexandre Duval. Le concept consistait à servir des repas à prix modér …

Les Bouillons Duval constituent une chaîne de restaurants populaires parisiens créée par Adolphe-Baptiste Duval en 1854, puis développée par son fils Alexandre Duval. Le concept consistait à servir des repas à prix modérés aux ouvriers et à la classe populaire, avec un plat unique pour moins de deux francs.

Alexandre Duval hérita de l'entreprise familiale et l'étendit considérablement. Reconnaissable à son chapeau "cronstadt" (demi haut-de-forme), il fut surnommé ironiquement "Godefroi des Bouillons". L'entreprise se distingua par son intégration verticale, possédant ses propres boucheries, abattoirs, boulangerie et caves à vin.

Durant le siège de Paris en 1870, Alexandre Duval obtint du général Trochu l'autorisation de maintenir ses établissements ouverts pour servir des repas à prix modérés, contribuant au moral de la population. Cette action lui valut la médaille de la Légion d'honneur en 1900.

En 1900, la chaîne comptait 32 restaurants et 2 200 employés, majoritairement des femmes en uniformes rappelant les habits de religieuses. Les Bouillons Duval marquèrent la culture parisienne, inspirant des œuvres d'Auguste Renoir et d'Aristide Bruant. L'établissement de la rue Montesquieu accueillit en 1884 la première réunion des fondateurs de la Société des artistes indépendants.

Sources

Voir la fiche →
Événement
Événement
1798
1798 — Pavillon de Robertson/Pavillon de l'Échiquier/Première salle de Robertson
p 101-102
Physicien, homme de spectacle ; il expérimenta le parachute et fut une précurseure du cinématographe
Voir la fiche →
Événement
1808
2 décembre 1808
p 107-108
Projet en bois et plâtre d'une fontaine représentant un éléphant, dans laquelle aurait logé un enfant ; fait divers qui inspira Victor Hugo pour son Gavroche
Voir la fiche →
Événement
1840
28 juillet 1840
p 108
Inauguration de la colonne de Juillet, surmontée du "Génie de la Liberté brisant ses chaînes" ; 504 morts de 1830, 196 de 1848, plus des momies égyptiennes qui s'étaient dégradées au Louvre
Voir la fiche →
Événement
1795
12 juin 1795 — Cimetière Ste Marguerite (appartenant à l'ex prieuré du Bon Secours)/Tombe de Louis XVII (présumée)
p 109
Voir la fiche →
Événement
1851
1851
p 109
Lieu des exécutions devant la Roquette sur cinq dalles toujours présentes ; ce qui fit donner à l'échafaud un de ses surnoms "l'Abbaye de Cinq-Pierres", référence au "gardien du Paradis"
Voir la fiche →
Événement
1700
1700 — Passage de la Boule Blanche
p 116
Passage typique reliant la caserne des mousquetaires à la rue du Faubourg St Antoine ; une boule blanche décore effectivement le portail
Voir la fiche →
Événement
1996
1996 — Musée des Arts forains
p 120
Voir la fiche →
Événement
1878
1878 — Cité Fleurie (construite avec les matériaux de l'Exposition universelle de 1878, comportant 29 ateliers)/Cité d'artistes
p 124
Voir la fiche →
Événement
Date imprécise — Cité Verte/Passage remarquable
p 125
Voir la fiche →
Événement
1966
1966 — Demeure de Ricardo Porro/Cité d'artistes
p 125-126
Voir la fiche →
Événement
1656
1656 — Hôpital de la Salpêtrière (hôpital général pour femmes)
p 126-127
Voir la fiche →
Événement
1656
1656 — Hôpital de la Salpêtrière/Maison de la Force
p 126-127
Prison pour femmes de l'hospice de la Salpêtrière, construite eu vue du "Grand enfermement" des "gueux" de la capitale en 1657 ; 8 000 personnes en 1790
Voir la fiche →
Événement
1792
4 septembre 1792 — Hôpital de la Salpêtrière/Maison de la Force/Cour des massacres/Massacres de Septembre
p 127
Massacres de Septembre à la prison de la Salpêtrière ; 35 femmes détenues de droit commun sont exécutées. Les massacres continueront à Bicêtre, faisant 166 victimes
Voir la fiche →
Événement
1933
1933 — Cité-refuge de l'Armée du Salut/Bâtiment remarquable
p 129
Voir la fiche →
Événement
1933
1933 — Cité-refuge de l'Armée du Salut/Bâtiment remarquable
p 129
Voir la fiche →
Événement
1977
13 janvier 1977 — Cimetière Montparnasse (6ème division)/Tombe d'Henri Langlois
p 134
Voir la fiche →
Événement
1943
9 août 1943 — Cimetière Montparnasse (15ème division)/Tombe de Chaïm Soutine
p 134
Voir la fiche →
Événement
1984
8 juillet 1984 — Cimetière Montparnasse (2ème division)/Tombe de Brassaï
p 134
Voir la fiche →
Événement
1976
18 novembre 1976 — Cimetière Montparnasse (7ème division)/Tombe de Man Ray
p 134
Voir la fiche →
Événement
1945
8 juin 1945 — Cimetière Montparnasse (15ème division)/Tombe de Robert Desnos
p 134
Voir la fiche →
Événement
1929
1 octobre 1929 — Cimetière Montparnasse (15ème division)/Tombe d'Antoine Bourdelle
p 134
Voir la fiche →
Événement
1855
3 novembre 1855 — Cimetière Montparnasse (1ère division)/Tombe de François Rude
p 134
Voir la fiche →
Événement
1967
25 novembre 1967 — Cimetière Montparnasse (8ème division)/Tombe d'Ossip Zadkine
p 134
Voir la fiche →
Événement
1650
1650 — Moulin Moliniste/Tour de la Charité/Moulin à vent
p 136
Moulin du 17ème siècle, ayant appartenu aux frères de la Charité ; il sera transformé en cabaret, fréquenté par des étudiants disciples du jésuite Molina. Le moulin de la Charité, situé au 3 boulevard Edgar Quinet dans l …

Moulin du 17ème siècle, ayant appartenu aux frères de la Charité ; il sera transformé en cabaret, fréquenté par des étudiants disciples du jésuite Molina.

Le moulin de la Charité, situé au 3 boulevard Edgar Quinet dans le 14ᵉ arrondissement de Paris, est un vestige du XVIIᵉ siècle. Édifié vers 1661 par les Frères de la Charité de l’Ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, il servait à moudre le blé pour approvisionner l’hôpital de la Charité, alors voisin. Ce moulin, surnommé « moulin moliniste » pour le distinguer du « moulin janséniste » tout proche, a traversé plusieurs époques et usages. Après la Révolution française, il passe sous la propriété de l’Assistance Publique et devient une guinguette, avant d’être intégré en 1824 dans l’enceinte du cimetière du Montparnasse, où il sert de logement au gardien.

La tour ronde en pierre, haute d’environ quinze mètres, est aujourd’hui le seul témoin des nombreux moulins qui jalonnaient autrefois la plaine de Montrouge. Au XIXᵉ siècle, le bâtiment se dégrade, mais la tour est restaurée en 1899 à l’initiative de la commission du Vieux Paris. Le sculpteur Antoine Bourdelle a envisagé d’y installer sa sépulture, projet finalement abandonné. Le moulin est classé monument historique en 1931. Molina est mentionné comme ayant une activité liée à ce lieu, sans précision biographique.![[Ancien moulin de Montparnasse, Archives parisrévolutionnaire.org|Edgar Quinet bd 3 Moulin Moliniste 02.JPG]]

Ancien moulin de Montparnasse, Archives parisrévolutionnaire.org![[Un ancien moulin servant d'habitation aux gardiens au cimetière Montparnasse, Léon Leymonnerye Léon, 1851, Wikimedia|Un ancien moulin servant d'habitation aux gardiens au cimetière Montparnasse, Leymonnerye, Léon, 1851, Wikimedia.jpeg]]

Un ancien moulin servant d'habitation aux gardiens au cimetière Montparnasse, Léon Leymonnerye Léon, 1851, Wikimedia

Voir la fiche →
Événement
1965
1965 — Cimetière Montparnasse (4ème division)/"La séparation du couple"
p 136
Sculpture transférée sur la fosse des morts du choléra en 1832 suite à une pétition de riverains coincés du jardin du Luxembourg, où elle se trouvait auparavant, qui la trouvaient indécente
Voir la fiche →
Événement
1900
19 juillet 1900
p 137
Il avait fallu vingt ans de querelles politiques entre la Ville et l'État, sept ans de tranchées sous Paris, un ingénieur manchot et un architecte que ses contemporains traitaient d'insecte. L'idée d'un souterrain parisi …

Il avait fallu vingt ans de querelles politiques entre la Ville et l'État, sept ans de tranchées sous Paris, un ingénieur manchot et un architecte que ses contemporains traitaient d'insecte.

L'idée d'un souterrain parisien datait des années 1870. Mais pendant deux décennies, la Ville de Paris et les grandes compagnies ferroviaires nationales se disputèrent la concession. Paris refusait de laisser son réseau aux mains de la PLM ou du Nord ; l'État rechignait à financer une ligne purement municipale. Ce n'est qu'en 1895 que la décision fut prise : le Métropolitain serait un réseau de la Ville.

Fulgence Bienvenüe, ingénieur des Ponts et Chaussées, dirigea les travaux à partir de 1898. Sa méthode — fouille à ciel ouvert, puis recouvrement — bouleversa le Paris de la Belle Époque : des rues entières furent découpées en tranchées pendant des mois. Bienvenüe avait perdu un bras dans un accident de chantier ferroviaire en 1885 ; il dirigeait ses équipes d'une seule main.

Le 19 juillet 1900, cinq jours après l'ouverture de l'Exposition universelle qui l'avait imposé comme priorité nationale, la ligne 1 entre en service de la Porte Maillot à la Porte de Vincennes. Le président Émile Loubet coupe le ruban. Trente mille billets sont vendus dans la journée.

En surface, les bouches conçues par Hector Guimard soulèvent la controverse : leurs structures en fonte verte, leurs lampadaires végétaux, leurs auvents en verre dépoli paraissent monstrueux aux partisans du classicisme. On les appelle « style nouille », « style insecte ». Guimard les appelle « art nouveau ».

Sur les quelque deux cents entrées d'origine, la plupart furent démontées au cours du XXe siècle au nom de la modernisation. Plusieurs partirent à l'étranger — l'une rejoignit le MoMA de New York en 1960. Ce que Paris avait jugé ridicule en 1900, le monde le classe désormais au rang des symboles de la capitale.

Voir la fiche →
Événement
1897
1897 — Église Notre-Dame du Travail
p 139
Église construite avec des éléments du "Palais de l'Industrie" de l'Exposition universelle de 1855 ; sa cloche avait été pillée par les troupes de Badinguet après la prise de Sébastopol L’église Notre-Dame-du-Travail, si …

Église construite avec des éléments du "Palais de l'Industrie" de l'Exposition universelle de 1855 ; sa cloche avait été pillée par les troupes de Badinguet après la prise de Sébastopol

L’église Notre-Dame-du-Travail, située au 59 rue Vercingétorix à Paris, a été construite entre 1897 et 1902 sous l’impulsion de l’abbé Roger Soulange-Bodin et sur les plans de l’architecte Jules-Godefroy Astruc. Elle se distingue par sa structure métallique, réalisée à partir d’éléments du Palais de l’Industrie, édifice démonté après l’Exposition universelle de 1855. Ce choix architectural visait à rappeler aux ouvriers du quartier leur environnement de travail, en lien avec l’Exposition universelle de 1900. La façade en pierre masque un intérieur de style industriel, avec charpente et poutrelles apparentes. La cloche de l’église provient de Sébastopol, prise lors de la guerre de Crimée en 1855. L’église, classée monument historique depuis 2016, rend hommage à la condition ouvrière et fut conçue comme un lieu de rassemblement pour les travailleurs du 14e arrondissement.![[Façade de l'Église Notre-Dame du Travail. Photo : Velvet, Wikimedia|Paris 14 eglise ND du travail face 2.jpg]]

Façade de l'Église Notre-Dame du Travail![[L'intérieur avec les structures métalliques. Photo: Velvet Wikimedia|Paris 14 eglise ND du travail nef.jpg]]

L'intérieur avec les structures métalliques

Sources utilisées :
expositions-universelles.fr/1855-notre-dame-travail.html
fr.wikipedia.org/wiki/Église_Notre-Dame-du-Travail_de_Paris
paris-unplugged.fr/paris-14-notre-dame-du-travail

Voir la fiche →
Événement
1902
1902 — La Ruche/Cité d'artistes
p 143
Ateliers d'artistes conçus par Eiffel pour le "pavillon de la Femme" de l'Exposition universelle de 1900 ; sa réimplantation ici est financée par Jean Boucher, sculpteur et mécène
Voir la fiche →
Événement
1933
1933 — Église St Séraphin de Sarov
p 145-146
Voir la fiche →
Événement
Événement
Événement
1796
9 septembre 1796 — Auberge du Soleil d'Or/Conjuration du camp de Grenelle/Conjuration des Égaux
p 147
Auberge d'où partent 60 conjurés babouvistes pour rallier le 21ème régiment cantonné au camp de Grenelle. Tentative trahie par Grisel, il y aura 132 arrestations et 52 condamnation à la déportation ou à la prison. Drouet …

Auberge d'où partent 60 conjurés babouvistes pour rallier le 21ème régiment cantonné au camp de Grenelle. Tentative trahie par Grisel, il y aura 132 arrestations et 52 condamnation à la déportation ou à la prison. Drouet parvient à s'enfuir

Voir la fiche →
Événement
Date imprécise — Bâtiment remarquable/Bow-windows
p 147
Voir la fiche →
Événement
Événement
1905
1905 — Immeuble style "Nouille" (variante de l'Art nouveau)/Bâtiment remarquable
p 147
Voir la fiche →
Événement
1786
1786
p 150
Bureaux d'octroi du mur des Fermiers généraux. Pavillons d'octroi place des Antilles et place de la Réunion. Statues de Louis IX et de Philippe II Auguste de 1843 sur les colonnes du Trône
Voir la fiche →
Événement
1786
1786 — Pavillon de Chartres/Rotonde de Chartres/Parc Monceau
p 150
Poste d'observation du mur des Fermiers généraux transformé en salon, lieu des parties fines de Philippe d'Orléans, futur Philippe Égalité
Voir la fiche →
Événement
1787
1787 — Barrière de Chartres/Pavillon de Chartres/Parc Monceau/Mur des Fermiers généraux
p 150
Voir la fiche →
Événement
1860
1860 — Mairie du 16ème arrondissement
p 151-152
Refus des bourgeois de l'arrondissement que ce dernier devienne le 13ème, comme il était prévu, à cause de l'expression populaire qui voulait qu'y fussent "mariés" les couples vivant en concubinage
Voir la fiche →
Événement
1752
mars 1752 — Établissement thermal des eaux de Passy
p 152
Voir la fiche →
Événement
Événement
Événement
1944
11 mars 1944 — Demeure de Marcel Petiot
p 156
Membre du CSAR, dit la Cagoule, auteur de nombreux meurtres déguisés en actes de Résistance ; il attirait des juifs en leur proposant de les faire passer à l'étranger
Voir la fiche →
Événement
1883
30 avril 1883 — Cimetière de Passy (4ème division)/Tombe d'Édouard Manet et de Berthe Morisot
p 156
Voir la fiche →
Événement
1917
16 février 1917 — Cimetière de Passy (2ème division)/Tombe d'Octave Mirbeau
p 156
Voir la fiche →
Événement
1944
31 janvier 1944 — Cimetière de Passy (9ème division)/Tombe de Jean Giraudoux
p 156
Voir la fiche →
Événement
1947
7 décembre 1947 — Cimetière de Passy (10ème division)/Tombe de Tristan Bernard
p 156
Voir la fiche →
Événement
1924
4 novembre 1924 — Cimetière de Passy (15ème division)/Tombe de Gabriel Fauré
p 156
Voir la fiche →
Événement
1918
25 mars 1918 — Cimetière de Passy (14ème division)/Tombe de Claude Debussy
p 156
Voir la fiche →
Événement
1938
12 avril 1938 — Cimetière des Batignolles (25ème division)/Cénotaphe de Fédor Chaliapine
p 160
Voir la fiche →
Événement
1961
21 janvier 1961 — Cimetière des Batignolles (7ème division)/Tombe de Blaise Cendrars
p 160
Voir la fiche →
Événement
1966
28 septembre 1966 — Cimetière des Batignolles (31ème division)/Tombe d'André Breton
p 160-161
Voir la fiche →
Événement
1896
10 janvier 1896 — Cimetière des Batignolles (11ème division)/Tombe de Paul Verlaine
p 161
Obsèques de Paul Verlaine, suivis par 6 000 personnes ; Stéphane Mallarmé lui rend hommage
Voir la fiche →
Événement
1923
1923 — Dispensaire Poulbot (créé en 1923)/Restaurant "La Pomponette"
p 165
Voir la fiche →
Événement
1985
Événement
1881
Événement
1881
1881 — Cabaret du Chat Noir/Cercle des Hydropathes
p 169
Voir la fiche →
Événement
1885
1885 — Hôtel Stevens/Second cabaret du Chat Noir
p 169
Transfert du cabaret du Chat Noir depuis le boulevard Rochechouart ; création d'un Théâtre d'ombres et édition d'une revue qui tirera à 17 000 exemplaires
Voir la fiche →
Événement
Événement
1832
1832 — Cayenne des Compagnons du Devoir
p 176
Cayenne des Compagnons Charpentiers des Devoirs du Tour de France ; une des plus anciennes à Paris
Voir la fiche →
Événement
Événement
1804
21 mai 1804 — Domaine de Mont Louis (propriété des jésuites)/Cimetière de l'Est/Cimetière du Père Lachaise
p 181-183
Le domaine des jésuites devient le Grand cimetière de l'Est, futur Père Lachaise
Voir la fiche →
Événement
1906
1906
p 184
Lotissement de 89 maisons par la société "La campagne à Paris"
Voir la fiche →
Événement
1906
1906
p 184
Lotissement de 89 maisons par la société "La campagne à Paris"
Voir la fiche →
Événement
1793
12 juillet 1793 — Parc du château de Ménilmontant/Station du télégraphe de Chappe
p 186-187
Premier essai de transmission par le télégraphe optique, entre Ménilmontant et St Martin du Tertre
Voir la fiche →
Événement
1792
1792 — Barrière de l'Étoile/Télégraphe de Chappe
p 187
Première expérimentation du télégraphe ; l'installation est détruite une nuit par les patriotes riverains, qui croient à une tentative de communiquer avec l'ennemi
Voir la fiche →
Événement
1715
1715 — Cabaret des Marronniers (créé par Ruelle)/Cabaret du Tambour Royal
p 188-189
Cabaret de la Courtille du Temple, devenu en 1758 le Tambour Royal de Ramponneau ; si fameux que "ramponner" était devenu synonyme de "faire la fête" ; il est repris par le fils Ramponneau en 1760
Voir la fiche →
Événement
1715
1715 — Cabaret des Marronniers (créé par Ruelle)/Cabaret du Tambour Royal
p 188-189
Cabaret de la Courtille du Temple, devenu en 1758 le Tambour Royal de Ramponneau ; si fameux que "ramponner" était devenu synonyme de "faire la fête" ; il est repris par le fils Ramponneau en 1760
Voir la fiche →