🗺 Lieux & Arrondissements 🎭 Thèmes ⏳ Époques 👤 Personnages 📅 Événements 🚶 Balades 🧭 Explorer 📚 Bibliographie À propos
Couverture — C'était Hier le XIème Arrondissement
Bibliographie

C'était Hier le XIème Arrondissement

CHADYCH Daniel & LEBORGNE Dominique
LM - Le Point, 1996.
Livre
193 Fiches citant cet ouvrage
1996 Édition

Fiches citant cet ouvrage

193 fiches
Événement
Date imprécise
p 7
Cours du canal de la Bièvre jusqu'à son débouché dans la Seine, souvent représenté par erreur comme étant dans l'antiquité l'ancien cours de la Bièvre elle-même
Voir la fiche →
Événement
Date imprécise
p 7
Débouché de la Bièvre, coulant alors à la place du cours actuel de la Seine, dans l'ancien cours plus au Nord qui, devenu bras mort, laissera place au Grand Égout
Voir la fiche →
Événement
Date imprécise
p 7
Emplacement du cours de l'ancien bras ou ancien cours de la seine, appelé plus tard "ceinture Ste Opportune" ; Jean de Laborde en fait couvrir une partie à ses frais en 1771
Voir la fiche →
Événement
Date imprécise — Portique d'entrée de la prison de la Petite Roquette
p 7
Présence de cérithes, coquillages datant de 50 millions d'années, incrustées dans les pierres du portail de la Petite Roquette, à l'entrée du square
Voir la fiche →
Événement
1560
1560 — Enceinte de Louis XIII
p 8
Mur en moellons, mortier et pierres de taille, vestige de l'enceinte d'Henri II
Voir la fiche →
Événement
1560
1560
p 8 & 20
Rue dont le profil caractéristique suit le tracé extérieur du bastion de la porte du Temple de l'enceinte d'Henri II, terminée sous Louis XIII, rasée sous Louis XIV
Voir la fiche →
Événement
1672
1672
p 9
Chemin reliant les abbayes de St Denis et St Maur des Faussés
Voir la fiche →
Événement
1672
1672
p 9
Chemin reliant les abbayes de St Denis et St Maur des Faussés
Voir la fiche →
Événement
1672
1672
p 9
Chemin reliant les abbayes de St Denis et St Maur des Faussés
Voir la fiche →
Événement
1672
1672
p 9
Chemin reliant les abbayes de St Denis et St Maur des Faussés
Voir la fiche →
Événement
1672
1672
p 9
Chemin reliant les abbayes de St Denis et St Maur des Faussés
Voir la fiche →
Événement
1786
1786 — Barrière d'Aunay/Barrière St André/Barrière de la Folie Regnault/Mur des Fermiers généraux
p 15-17
Voir la fiche →
Événement
1786
1786 — Barrière de Charonne/Barrière de Fontarabie (pendant la Révolution)/Barrière de la Croix Faubin/Mur des Fermiers généraux
p 15-17
Voir la fiche →
Événement
1785
1785 — Barrière de Ménilmontant/Barrière de la Roulette/Mur des Fermiers généraux
p 15-17
Voir la fiche →
Événement
1785
1785 — Barrière de Montreuil/Mur des Fermiers généraux
p 15-17
Voir la fiche →
Événement
1786
1786 — Barrière des Rats/Barrière de Mont-Louis/Mur des Fermiers généraux
p 15-17
Voir la fiche →
Événement
1786
1786 — Barrière des Trois Couronnes/Mur des Fermiers généraux
p 15-17
Voir la fiche →
Événement
1786
1786
p 15-17
Bureaux d'octroi du mur des Fermiers généraux. Pavillons d'octroi place des Antilles et place de la Réunion. Statues de Louis IX et de Philippe II Auguste de 1843 sur les colonnes du Trône
Voir la fiche →
Événement
1786
1786 — Barrière de Ramponneau/Barrière de Riom/Barrière de l'Orillon/Barrière des Moulins/Mur des Fermiers généraux
p 15-17
Voir la fiche →
Événement
1719
1719 — Fontaine Trogneux/Fontaine de Charonne (alimentée par la pompe à feu de Chaillot)
p 17 & 158
Une des trois fontaines du faubourg St Antoine, jusqu'alors sans eau publique ; alimentée à l'origine par la pompe à feu de Chaillot, elle a été restaurée en 1806
Voir la fiche →
Événement
1860
1 janvier 1860 — Plaque sur l'annexion de Montmartre à Paris
p 20
Plaque sur l'annexion de Montmartre à Paris dans les limites de l'enceinte de Thiers, suite à la loi du 16 juin 1859. Le découpage en 20 arrondissements morcelle les anciennes communes afin d'affaiblir les solidarités ou …

Plaque sur l'annexion de Montmartre à Paris dans les limites de l'enceinte de Thiers, suite à la loi du 16 juin 1859. Le découpage en 20 arrondissements morcelle les anciennes communes afin d'affaiblir les solidarités ouvrières

Voir la fiche →
Événement
1811
1811
p 20 & 57
Première fontaine installée ici, de 1811 à 1867 ; elle donna son nom à la place du Château d'Eau
Voir la fiche →
Événement
Événement
1903
10 août 1903 — Station de métro Couronnes
p 27
Le métro avait trois ans. Les rames étaient en bois, les stations n'avaient qu'une seule sortie, et une nuit d'août devint la catastrophe la plus meurtrière de l'histoire des transports urbains. Le 10 août 1903, un court …

Le métro avait trois ans. Les rames étaient en bois, les stations n'avaient qu'une seule sortie, et une nuit d'août devint la catastrophe la plus meurtrière de l'histoire des transports urbains.

Le 10 août 1903, un court-circuit sur une rame de la ligne 2 du métro parisien, entre les stations Barbès et Anvers, provoqua un incendie dont les fumées et les gaz toxiques se propagèrent dans les tunnels. À l'entrée de la station Ménilmontant, le feu reprit avec violence. Les deux stations voisines, Ménilmontant et Couronnes, situées boulevard de Belleville, se transformèrent en fournaises irrespirables.

Le bilan fut de quatre-vingt-quatre morts : sept à Ménilmontant, la plupart carbonisés ; soixante-dix-sept à Couronnes, tous asphyxiés. Ce chiffre en fit, au moment des faits, la catastrophe la plus meurtrière survenue sur un réseau de transport urbain.

Plusieurs facteurs aggravèrent le désastre. Les premières rames du métro parisien étaient construites en bois : elles brûlaient aisément. Les stations ne disposaient que d'une seule sortie par quai, transformant les tunnels en pièges sans issue. L'absence de circuits électriques de secours plongea les stations dans l'obscurité totale au moment précis où les voyageurs tentaient de fuir. Les corps furent retrouvés entassés au pied des escaliers.

Louis Lépine, préfet de police, supervisa les opérations de secours, qui ne purent accéder aux stations qu'aux premières heures de la matinée suivante, tant l'atmosphère y était irrespirable.

La catastrophe entraîna une refonte des normes de sécurité du réseau : les rames en bois furent progressivement remplacées par des rames métalliques, et les stations furent dotées de plusieurs sorties. Le métro parisien, inauguré trois ans plus tôt en 1900 pour l'Exposition universelle, avait appris à quel prix le progrès pouvait se payer.

La station Couronnes, boulevard de Belleville, dans le 11e arrondissement, est toujours en service sur la ligne 2.

Voir la fiche →
Événement
Événement
Événement
1764
1764 — Théâtre de Nicolet/Théâtre de la Gaîté (à partir de 1792)/Boulevard du Crime
p 37-38
Premier théâtre installé sur le boulevard du Temple, dont le chien Caraby et le singe Turco firent le succès
Voir la fiche →
Événement
1779
8 janvier 1779 — Théâtre des Variétés Amusantes/Théâtre Lazari/Petit Lazzari/Boulevard du Crime
p 38-39
![[Petit-Lazzari.jpg|Petit-Lazzari.jpg]]Le théâtre du Petit-Lazari, illustré en 1855. Source : Wikipédia
Voir la fiche →
Événement
1769
1 juillet 1769 — Théâtre Audinot/Théâtre de l'Ambigu Comique/Théâtre des Folies dramatiques/Boulevard du Crime
p 38
Voir la fiche →
Événement
1789
12 juillet 1789 — Demeure et cabinet des figures de cire de Curtius
p 39-40
Voir la fiche →
Événement
1785
1785 — Cabinet des figures de cire de Curtius
p 39-40
Création du premier cabinet de figures de cire de Curtius, où il présentait des bustes de personnages politiques ; la future Mme Tussaud y fit son apprentissage
Voir la fiche →
Événement
1791
3 mai 1791 — Cabinet des figures de cire de Curtius
p 39-40
Effigie du Pape réalisée par Curtius brûlée dans le jardin du Palais Royal pour avoir condamné la constitution civile du clergé et la Déclaration des Droits de l'Homme
Voir la fiche →
Événement
1792
30 juin 1792 — Cabinet des figures de cire de Curtius
p 39-40
La veille, il n'était venu personne aux Champs-Élysées. Le lendemain, on le brûle en effigie au Palais-Royal. Philippe Curtius est médecin, alsacien de naissance, Parisien de vocation. Dans les années 1780, il a installé …

La veille, il n'était venu personne aux Champs-Élysées. Le lendemain, on le brûle en effigie au Palais-Royal.

Philippe Curtius est médecin, alsacien de naissance, Parisien de vocation. Dans les années 1780, il a installé au Palais-Royal un cabinet de figures de cire — les visages des grands du moment, modelés avec une précision troublante, changés selon l'actualité. C'est l'un des lieux les plus courus de Paris. En juillet 1789, c'est depuis son cabinet que la foule arrachera les bustes de Necker et du duc d'Orléans pour les porter en procession sur les boulevards, déclenchant l'émeute des 12 et 13 juillet qui précède la Bastille.

Curtius ne choisit pas ses sujets en fonction de leurs mérites : il choisit ceux qui font parler. En 1792, La Fayette est au cabinet, 17 galerie de Montpensier. Il y a quelques mois encore, c'était un héros — commandant de la Garde nationale parisienne, figure du constitutionnalisme bourgeois. Mais la figure s'est craquelée. La fusillade du Champ-de-Mars en juillet 1791, où sa Garde nationale a tiré sur des pétitionnaires républicains, lui a aliéné la gauche. Depuis, les Jacobins et les sections populaires n'ont pour lui que mépris.

Le 29 juin 1792, La Fayette a tenté de reconquérir Paris. Il a quitté son armée sans ordre pour se présenter à l'Assemblée nationale, dénoncer les Jacobins, proposer au roi de fuir sous sa protection. Puis il a convoqué ses partisans avenue des Champs-Élysées pour une démonstration de force. Il n'est venu presque personne.

Le 30 juin, au 17 galerie de Montpensier, le peuple du Palais-Royal prend sa revanche. L'effigie de cire de La Fayette est sortie du cabinet et brûlée dans le jardin. Ce n'est pas une émeute : c'est un verdict. Le Palais-Royal a toujours su avant les assemblées ce que Paris pense.

Curtius mourut le 26 septembre 1792, au lendemain de la proclamation de la République. Sa nièce et apprentie Marie Grosholtz allait encore passer dix ans à Paris — modelant les masques des guillotinés pendant la Terreur, dont ceux de Marie-Antoinette et de Robespierre — avant de s'installer définitivement à Londres, où elle ouvrit son propre musée sous le nom de Mme Tussaud.

Voir la fiche →
Événement
1782
1782 — La Caverne des grands voleurs/Cabinet des figures de cire de Curtius/Boulevard du Crime
p 39-40
Second cabinet de figures de cire de Curtius, présentant des reproductions de crimes fameux et une "chambre des horreurs" ; possible origine du surnom du boulevard
Voir la fiche →
Événement
1785
1785 — Théâtre des Délassements Comiques/Boulevard du Crime
p 39
Voir la fiche →
Événement
Événement
1819
1819 — Théâtre des Funambules (les "Funambes", 780 places)/Boulevard du Crime
p 41-42
Voir la fiche →
Événement
1824
1824 — Théâtre Audinot/Théâtre de l'Ambigu Comique/Théâtre des Folies dramatiques/Boulevard du Crime
p 42
Voir la fiche →
Événement
1847
20 février 1847 — Théâtre Historique/Théâtre Lyrique/Boulevard du Crime
p 43-44
Le 20 février 1847, [[Alexandre Dumas|doc:alexandre-dumas-pere.WebHome]] père réalise un vieux rêve d’auteur dramatique : disposer de sa propre salle pour monter ses pièces. Sur le boulevard du Crime, il inaugure le Théâ …

Le 20 février 1847, [[Alexandre Dumas|doc:alexandre-dumas-pere.WebHome]] père réalise un vieux rêve d’auteur dramatique : disposer de sa propre salle pour monter ses pièces. Sur le boulevard du Crime, il inaugure le Théâtre Historique, conçu comme un écrin pour son théâtre romantique et feuilletonesque, entre épopée, cape et épée et grandes fresques nationales.

Le projet est à l’image de Dumas : ambitieux, flamboyant, dispendieux. La salle, richement décorée, est pensée pour accueillir de vastes distributions et des décors spectaculaires, à la hauteur des Trois Mousquetaires, de La Reine Margot ou d’Henri III et sa cour. L’acteur Étienne Mélingue, l’un de ses interprètes fétiches, y triomphe dans des rôles de spadassins et de héros populaires, donnant chair à cet imaginaire romanesque qui a déjà conquis les lecteurs.

Mais la belle aventure se heurte vite aux réalités financières. Le coût des productions, l’irrégularité du public, les dettes accumulées entraînent la chute du Théâtre Historique, qui change de direction puis de vocation et devient, à partir de 1850, le Théâtre Lyrique. Dumas, lui, doit renoncer à son rêve de « maison à lui », symbole de son désir de contrôler de bout en bout le destin de ses œuvres.

L’ouverture puis l’échec de ce théâtre n’en disent pas moins la place conquise par Dumas dans le paysage culturel de 1848 : celle d’un auteur populaire assez puissant pour tenter de se doter de son propre outil, sur ce boulevard du Temple déjà saturé de mélodrames, de drames sanglants et de rires – ce « boulevard du Crime » où sa légende s’inscrit pour longtemps.

Voir la fiche →
Événement
1827
1827 — Cirque Olympique/Théâtre impérial du Cirque/Boulevard du Crime
p 43
Voir la fiche →
Événement
1862
22 novembre 1862 — Restaurant Magny/Réunions d'écrivains célibataires misogynes
p 46
Voir la fiche →
Événement
1855
1855 — Magasin du sculpteur Emmanuel Frémiet
p 46
Magasin de l'auteur de la statue de Jeanne d'Arc de la place des Pyramides
Voir la fiche →
Événement
1869
1869 — Demeure de Gustave Flaubert/Dîners des auteurs sifflés
p 46
Voir la fiche →
Événement
1871
15 janvier 1871 — Cirque National (futur cirque d'Hiver)
p 49-50
Voir la fiche →
Événement
1861
1861 — Cirque Impérial/Cirque d'Hiver/Concerts Pasdeloup
p 50
Voir la fiche →
Événement
1871
28 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 50
Jean Baptiste Clément dédie à l'ambulancière Louise, la jeune femme qui avait assisté les combattants de la barricade et dont on ne connait ni le nom ni ce qu'elle est devenue, son "Temps des Cerises"
Voir la fiche →
Événement
Événement
1826
1826 — Taverne Dénoyez (à l'enseigne du Grand St Martin)/Club des Travailleurs
p 52-53
Voir la fiche →
Événement
1715
1715 — Cabaret des Marronniers (créé par Ruelle)/Cabaret du Tambour Royal
p 53
Cabaret de la Courtille du Temple, devenu en 1758 le Tambour Royal de Ramponneau ; si fameux que "ramponner" était devenu synonyme de "faire la fête" ; il est repris par le fils Ramponneau en 1760
Voir la fiche →
Événement
1715
1715 — Cabaret des Marronniers (créé par Ruelle)/Cabaret du Tambour Royal
p 53
Cabaret de la Courtille du Temple, devenu en 1758 le Tambour Royal de Ramponneau ; si fameux que "ramponner" était devenu synonyme de "faire la fête" ; il est repris par le fils Ramponneau en 1760
Voir la fiche →
Événement
1721
14 octobre 1721 — Cabaret du Pistolet/Cabaret de la Grande Motte !!!/Cabaret des Trois Entonnoirs
p 53
Voir la fiche →
Événement
1800
1800 — Jardin du couvent des Capucines/Cirque Franconi
p 54
Voir la fiche →
Événement
Événement
1783
26 octobre 1783 — Amphithéâtre d'Astley/Cirque Franconi
p 54
Premier cirque permanent à Paris après celui de Londres ; il sera repris en 1817 par la famille Franconi
Voir la fiche →
Événement
1776
24 octobre 1776 — Château de Ménilmontant (panneau)
p 55-56
Il tombe, il perd connaissance, il se réveille au crépuscule sans savoir qui il est : il en tirera l'une des rares descriptions d'un bonheur pur de la littérature française. Jean-Jacques Rousseau a soixante-quatre ans en …

Il tombe, il perd connaissance, il se réveille au crépuscule sans savoir qui il est : il en tirera l'une des rares descriptions d'un bonheur pur de la littérature française.

Jean-Jacques Rousseau a soixante-quatre ans en 1776. Il vit rue Plâtrière, aujourd'hui rue Jean-Jacques-Rousseau, dans le 1er arrondissement, dans un modeste appartement où il copie de la musique pour vivre. Il est brouillé avec presque tout le monde : avec Voltaire, avec Diderot, avec Hume. Il se croit victime d'un complot universel, ce qui n'est pas entièrement faux et pas entièrement vrai. Il ne publie plus. Il herborise et il marche.

Le 24 octobre 1776, il redescend de Ménilmontant, alors village campagnard hors de Paris, où il est allé herboriser. Sur la route, un grand chien danois lancé au galop devant un carrosse le renverse. Il est projeté violemment au sol, tête la première.

Il perd connaissance. Ce qu'il écrit ensuite est resté célèbre. Revenant à lui à la nuit tombante, il ne se souvient ni de sa chute, ni de son nom, ni de rien : "Je naissais dans cet instant à la vie, et il me semblait que je remplissais de ma légère existence tous les objets que j'apercevais. Tout entier au moment présent, je ne me souvenais de rien ; je n'avais nulle notion distincte de mon individu. Je sentais dans tout mon être un calme ravissant."

Ce texte forme la Deuxième Promenade des "Rêveries du promeneur solitaire," dernier livre de Rousseau, resté inachevé à sa mort en 1778. C'est l'une des premières descriptions littéraires d'un état de conscience pure, sans mémoire ni identité, et l'un des textes fondateurs de tout ce que la littérature fera ensuite de l'introspection.

L'anecdote a une suite grinçante. Le bruit court dans Paris que Rousseau est mort. Un journal publie même une notice nécrologique. Rousseau, qui lit cela vivant, y voit une nouvelle preuve du complot ourdi contre lui. Un panneau au 128 rue Pelleport, dans le 20e arrondissement, rappelle l'emplacement approximatif de la chute.

Voir la fiche →
Événement
1895
28 décembre 1895 — Hôtel Scribe/Café Le Grand café Capucines (salon Indien au sous-sol)
p 55
Première séance publique payante du cinématographe ; elle eut lieu devant 35 spectateurs, dont Georges Méliès
Voir la fiche →
Événement
1899
20 août 1899 — Église St Joseph
p 56
Manifestation appelée par le "Journal du Peuple" à l'occasion du second procès en révision de Dreyfus ; une bagarre entre anarchistes et extrême droite se termine par un saccage de l'église
Voir la fiche →
Événement
1883
14 juillet 1883
p 58
Inauguration de la statue de la République, remplacée par un modèle en plâtre depuis 1880 ; entourée de bas-reliefs sur l'histoire de son instauration, faussement attribués à Dalou
Voir la fiche →
Événement
1866
1866 — Cirque Impérial/Théâtre du Prince impérial/Théâtre du Château d'Eau/Alhambra
p 59
Cirque Américain, de 5 000 places, le plus grand d'Europe à l'époque ; il deviendra le Théâtre du Château d'Eau, puis l'Alhambra
Voir la fiche →
Événement
1902
1 février 1902 — Concert du Commerce/Théâtre du Tambour Royal (aujourd'hui théâtre de Belleville)
p 59
Maurice Chevalier débute à 14 ans au Tambour Royal, ex Concert du Commerce
Voir la fiche →
Événement
1879
1879 — Théâtre du Château d'Eau/Opéra Comique/Opéra Populaire
p 59
Voir la fiche →
Événement
1904
février 1904 — Alhambra (qui deviendra l'Alhambra Maurice Chevalier)
p 59
Voir la fiche →
Événement
1902
15 mai 1902 — Théâtre du Château d'Eau/Alhambra
p 59
Voir la fiche →
Événement
Événement
1562
5 avril 1562 — Temple de Popincourt (lieu de culte protestant toléré)
p 78-79
Le 5 avril 1562, la foule détruit le temple protestant de Popincourt, rue Popincourt, aux abords du faubourg Saint-Antoine. C'est l'acte fondateur de la première guerre de religion — la première d'une série de huit qui e …

Le 5 avril 1562, la foule détruit le temple protestant de Popincourt, rue Popincourt, aux abords du faubourg Saint-Antoine. C'est l'acte fondateur de la première guerre de religion — la première d'une série de huit qui ensanglantera la France pendant trente-six ans.

Le temple n'était pas une église à proprement parler — c'était un lieu de culte toléré, établi sur des terres appartenant à la famille Popincourt, à la lisière de Paris. La régente Catherine de Médicis avait accordé aux protestants le droit de se réunir hors des murs de la ville par l'édit de janvier 1562. L'assemblée était nombreuse, plusieurs milliers de fidèles s'y retrouvaient régulièrement.

Six semaines plus tôt, le 1er mars 1562, le duc de Guise et ses hommes avaient massacré à Wassy, en Champagne, une congrégation protestante réunie dans une grange — entre vingt-trois et soixante morts selon les sources, des centaines de blessés. Le massacre de Wassy avait mis le royaume en feu. Les huguenots s'armaient. Le connétable Anne de Montmorency, catholique intransigeant, encourageait la destruction des lieux de culte protestants dans Paris.

Ce 5 avril, la foule catholique parisienne rase le temple de Popincourt. Les protestants en armes occupent Orléans trois semaines plus tard. La guerre commence.

Elle durera jusqu'à l'édit de Nantes en 1598 — avec entre-temps la Saint-Barthélemy, en 1572, qui fera plusieurs milliers de morts à Paris en une seule nuit.

Voir la fiche →
Événement
1562
5 avril 1562 — Temple de Popincourt (lieu de culte protestant toléré)
p 78-79
Voir la fiche →
Événement
1561
1561 — La Cerisaie (lieu de culte protestant toléré)
p 78-79
Voir la fiche →
Événement
1679
1679 — Maison de santé de Nicolas de Blégny
p 79-80
Voir la fiche →
Événement
1806
2 mai 1806 — Fontaine de la Charité/Fontaine du Pélican/Fontaine Popincourt
p 82-84
Construction de la fontaine de la Charité, aujourd'hui disparue ; le haut-relief qui l'ornait se trouve aujourd'hui 48 rue de Sévigné
Voir la fiche →
Événement
1790
1790 — Caserne de Popincourt/Caserne de gardes-françaises/Section de Popincourt
p 84
Voir la fiche →
Événement
1812
23 octobre 1812 — Caserne Popincourt (de 1770 à 1885)
p 85
Voir la fiche →
Événement
1812
23 octobre 1812 — Prison de la Force/Grande Force
p 85
Le général Malet délivre les généraux conspirateurs Guidal et Lahorie ; tous seront fusillés, ainsi que l'éphémère préfet de Paris Boccheciampe
Voir la fiche →
Événement
1812
23 octobre 1812 — Maison de santé du docteur Dubuisson
p 85
Un général en résidence surveillée dans une maison de santé annonce que l'Empereur est mort en Russie ; en quelques heures, Paris obéit à ce mort et l'Empire tient à rien. Claude-François de Malet est un général républic …

Un général en résidence surveillée dans une maison de santé annonce que l'Empereur est mort en Russie ; en quelques heures, Paris obéit à ce mort et l'Empire tient à rien.

Claude-François de Malet est un général républicain, hostile à l'Empire depuis le Consulat. Déjà compromis dans un complot en 1808, il est détenu sans jugement depuis des années, puis transféré pour raisons de santé dans la maison du docteur Dubuisson, 303 rue du Faubourg-Saint-Antoine, où il vit sous une surveillance très relâchée. Il y prépare son affaire avec l'abbé Lafon et quelques complices royalistes.

Napoléon est en Russie depuis juin 1812. Moscou a été prise en septembre, incendiée, évacuée. La Grande Armée a entamé sa retraite. Les nouvelles mettent des semaines à parvenir à Paris, et le régime repose entièrement sur la personne d'un homme absent à deux mille lieues.

Dans la nuit du 22 au 23 octobre 1812, Malet passe à l'action. Il sort de la maison de santé en uniforme de général, muni de faux documents fabriqués par ses soins : un prétendu sénatus-consulte annonçant la mort de l'Empereur sous les murs de Moscou, l'abolition de l'Empire et l'établissement d'un gouvernement provisoire.

Il se présente à la caserne Popincourt, dans l'actuel 11e arrondissement, lit son décret devant les officiers de la 10e cohorte de la garde nationale. Personne ne vérifie. La troupe le suit. Il fait libérer de la prison de la Force les généraux Lahorie et Guidal, également détenus pour opposition. Lahorie va arrêter le ministre de la Police Savary et le préfet de police Pasquier, qui se laissent prendre sans résistance. Un nommé Boccheciampe est installé préfet de Paris.

L'affaire s'effondre place Vendôme. Malet se présente au quartier général de l'état-major pour destituer le général Hulin, gouverneur de Paris, celui-là même qui avait pris la Bastille en 1789. Hulin demande à voir les ordres. Malet lui tire au visage et lui fracasse la mâchoire. Les colonels Doucet et Laborde reconnaissent alors l'imposture et l'arrêtent.

Douze hommes sont fusillés le 29 octobre à la plaine de Grenelle. Napoléon, apprenant l'affaire, sera surtout frappé qu'aucun de ses fonctionnaires n'ait songé à proclamer son fils. L'Empire n'avait aucune légitimité en dehors de lui.

Voir la fiche →
Événement
1807
1807
p 86-87
Premier des cinq abattoirs légaux et obligatoires créés entre 1808 et 1818
Voir la fiche →
Événement
1864
1864 — Ba Ta Clan (salle ressemblant à une pagode)
p 90
Voir la fiche →
Événement
Événement
1789
15 juillet 1789 — Prison de la Bastille
p 111-113
Démolition de la Bastille, prise en charge, ou plutôt "en profit", par Pierre-François Palloy, qui fait sculpter des maquettes en pierre de la prison ; l'une d'elles se trouve aujourd'hui au musée Carnavalet
Voir la fiche →
Événement
1840
28 juillet 1840
p 111-113
Inauguration de la colonne de Juillet, surmontée du "Génie de la Liberté brisant ses chaînes" ; 504 morts de 1830, 196 de 1848, plus des momies égyptiennes qui s'étaient dégradées au Louvre
Voir la fiche →
Événement
1848
27 février 1848
p 111-113
Inhumation des 196 morts de la révolution de Février. Proclamation de la République au pied de la Colonne de Juillet au cours d'une grande fête patriotique
Voir la fiche →
Événement
1789
14 juillet 1789 — Prison de la Bastille
p 111-113
On imagine une foule courant délivrer des captifs ; elle courait surtout après de la poudre. Le 14 juillet 1789, Paris est déjà en armes. Depuis le renvoi de Necker, la ville s'est soulevée ; au matin, la foule a forcé l …

On imagine une foule courant délivrer des captifs ; elle courait surtout après de la poudre.

Le 14 juillet 1789, Paris est déjà en armes. Depuis le renvoi de Necker, la ville s'est soulevée ; au matin, la foule a forcé l'hôtel des Invalides et raflé près de trente mille fusils. Mais un fusil sans poudre ne vaut guère mieux qu'un gourdin — et de poudre, justement, il n'y en a presque plus. Or tout le monde sait où trouver le reste : à la Bastille.

Car la vieille forteresse ne renferme pas que sept prisonniers. Quelques jours plus tôt, on avait vidé les réserves de l'Arsenal, tout proche, pour les mettre à l'abri derrière ses murs : environ deux cent cinquante barils de poudre, transférés sur ordre du lieutenant du roi. Voilà le vrai butin. Ce 14 juillet, la foule ne marche pas sur la Bastille pour délivrer des captifs — ils ne sont que sept, quatre faussaires, deux déments et un noble débauché — mais pour mettre la main sur sa poudrière.

Au bout de la rue Saint-Antoine, la forteresse dresse ses huit tours. Le gouverneur, Bernard-René de Launay, ne dispose que d'une garnison maigre : quelques dizaines d'invalides et une poignée de Suisses du régiment de Salis-Samade, sous les ordres du lieutenant Louis de Flue. On parlemente : l'électeur Thuriot est reçu dans la cour, en ressort bredouille. Vers midi, des assaillants tranchent les chaînes du pont-levis et se ruent dans la première cour ; la fusillade éclate. Le siège s'enlise, jusqu'à ce que des Gardes françaises passés à l'insurrection arrivent en renfort avec cinq canons braqués sur la porte. Devant l'artillerie, Launay capitule en fin d'après-midi. L'assaut aura coûté environ quatre-vingt-dix-huit morts aux assaillants.

Le reste est connu : Launay traîné jusqu'à l'Hôtel de Ville et massacré, sa tête promenée au bout d'une pique ; les sept prisonniers portés en triomphe, un peu ahuris ; la poudre enfin distribuée. Ceux qui se sont battus sont, pour l'essentiel, des gens du faubourg Saint-Antoine, à deux pas — artisans du bois, ouvriers : sur les 954 « vainqueurs de la Bastille » que l'Assemblée reconnaîtra officiellement l'année suivante, près de sept sur dix sont des travailleurs du quartier.

Ce sont eux qui ont pris la forteresse ; ce ne sont pas tout à fait eux qui en récolteront les fruits. Dès le lendemain, le comité bourgeois installé à l'Hôtel de Ville encadre ce peuple en armes — milice bourgeoise, La Fayette — pour tenir la rue autant que pour faire face au roi. Mais ce 14 juillet, c'est le faubourg qui a parlé.

De la Bastille elle-même, il ne reste presque rien : dès l'été, l'entrepreneur Palloy la démolit pierre à pierre. Aujourd'hui, une ligne de pavés plus clairs dessine son contour sur la place et en travers de la rue Saint-Antoine ; le seul vrai vestige, la base d'une tour dite « de la Liberté », a été exhumé lors du creusement du métro en 1899 et remonté dans le square Henri-Galli, près du boulevard Henri-IV. Quant à la colonne qui domine la place, elle ne célèbre pas 1789 : elle porte les morts d'une autre révolution, celle de 1830.

Voir la fiche →
Événement
1370
22 avril 1370 — Forteresse de la Bastille
p 111-113
Le prévôt qui la bâtit en sera le premier prisonnier. On ne saurait inventer ironie plus parfaite — et pourtant l'histoire l'a faite. Le 22 avril 1370, Hugues Aubriot, prévôt de Paris, pose la première pierre d'un ouvrag …

Le prévôt qui la bâtit en sera le premier prisonnier. On ne saurait inventer ironie plus parfaite — et pourtant l'histoire l'a faite.

Le 22 avril 1370, Hugues Aubriot, prévôt de Paris, pose la première pierre d'un ouvrage fortifié à la porte Saint-Antoine, sur l'ordre de Charles V le Sage. La guerre de Cent Ans ravage le royaume. Les Anglais tiennent Calais et menacent Paris. Douze ans plus tôt, la révolte d'Étienne Marcel a montré que la capitale pouvait se retourner contre son roi — Charles V, alors dauphin, a failli y laisser la vie. Le nouveau souverain veut une ville close et docile. Il fait renforcer l'enceinte, creuser des fossés, et confie à Aubriot le soin de verrouiller l'accès oriental de Paris, le plus vulnérable.

Au départ, la Bastille n'est qu'une simple bastide — deux tours massives encadrant une porte, un verrou de pierre sur la route de Vincennes. Mais le chantier ne s'arrête pas là. On ajoute deux tours en arrière, puis deux au nord, deux au sud. Le rectangle se ferme. Quand les travaux s'achèvent, vers 1382-1383, sous le règne de Charles VI, la Bastille est une forteresse de huit tours reliées par des courtines, entourée de fossés profonds. Elle n'a jamais été conçue comme prison — c'est un bastion militaire, une porte fortifiée dans l'enceinte de la ville. La prison viendra plus tard, par glissement d'usage.

Le prévôt bâtisseur Aubriot n'est pas seulement le maçon de la Bastille. C'est un administrateur hors pair, nommé par Charles V en 1367 pour reprendre en main une ville turbulente. Il fait paver des rues, construire les premiers égouts maçonnés de Paris, réorganise le guet royal, achève le Petit-Pont en pierre. C'est aussi un laïc convaincu, qui résiste aux empiétements de l'Université et de l'Église sur la juridiction royale — et un protecteur des juifs de Paris, qu'il défend contre les violences populaires, allant jusqu'à faire restituer à des familles juives leurs enfants enlevés pour être baptisés de force.

Le premier prisonnier Charles V meurt le 16 septembre 1380. Aubriot perd son protecteur. L'Université et l'évêché, qui le haïssent, passent à l'attaque. Le procès est instruit par l'officialité épiscopale : hérésie, sodomie, protection des juifs — un cocktail de charges qui relève autant de la vengeance que de la justice. Le 17 mai 1381, Aubriot est conduit sur un échafaud dressé devant le portail de Notre-Dame, contraint de s'agenouiller devant l'évêque et condamné à la prison perpétuelle « au pain de tristesse et à l'eau de douleur ». On l'enferme dans la forteresse qu'il a bâtie de ses mains.

Il n'y reste pas longtemps. Le 1er mars 1382, les Maillotins — artisans et petit peuple de Paris révoltés contre les taxes — enfoncent les portes de la Bastille et libèrent Aubriot, espérant en faire leur chef. L'ancien prévôt, qui a compris que Paris ne pardonne jamais deux fois, s'enfuit dans la nuit vers la Bourgogne. On perd sa trace. Il meurt probablement peu après, oublié de tous.

La Bastille, elle, vivra encore quatre siècles — jusqu'à ce qu'un autre 14 juillet vienne l'abattre.

Voir la fiche →
Événement
1808
2 décembre 1808
p 111-113
Projet en bois et plâtre d'une fontaine représentant un éléphant, dans laquelle aurait logé un enfant ; fait divers qui inspira Victor Hugo pour son Gavroche
Voir la fiche →
Événement
1671
1671
p 113
Construction de la 4ème porte St Antoine. Elle subsistera jusqu'à la démolition de l'enceinte de Louis XIII
Voir la fiche →
Événement
1671
Événement
1799
18 mai 1799 — Demeure de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (construite en 1789)
p 113-114
Mort de Beaumarchais dans son Hôtel, construit sur un bastion de l'enceinte de Louis XIII, entouré d'un magnifique jardin
Voir la fiche →
Événement
1684
1684 — Hôtel des Chevaliers de l'Arbalète
p 114-115
Compagnie royale des Chevaliers de l'Arbalète et de l'Arquebuse, milice bourgeoise pour la défense de Paris ; ils étaient 180 en 1108
Voir la fiche →
Événement
1850
1850 — Bal musette "Les Barreaux Verts"
p 118-119
Premier bal musette à Paris; importé par les auvergnats, joueurs de cabrette, la cornemuse des peuples celtiques
Voir la fiche →
Événement
1902
1902 — Bal musette "Au Chalet"/Bousca-bal
p 118-119
Rencontre des deux instruments et fin des rivalités entre les deux communautés ; origine du "bal musette"
Voir la fiche →
Événement
Événement
Événement
1818
1818 — Demeure de Jules Michelet (chez son père)
p 122
Voir la fiche →
Événement
1752
1752 — Hôtel de Montalembert/Demeure de René-Antoine Ferchault de Réaumur
p 124
Scientifique, inventeur d'une échelle pour le thermomètre à alcool et de la "porcelaine de Réaumur" ; il fonda les bases de l'industrie sidérurgique en France
Voir la fiche →
Événement
1871
6 avril 1871
p 127
Le 6 avril 1871, à neuf heures du matin, des fédérés du 130e bataillon de la Garde nationale se rendent au 60 rue de la Folie-Regnault, là où est remisé entre les exécutions ce que les ouvriers du faubourg appellent la V …

Le 6 avril 1871, à neuf heures du matin, des fédérés du 130e bataillon de la Garde nationale se rendent au 60 rue de la Folie-Regnault, là où est remisé entre les exécutions ce que les ouvriers du faubourg appellent la Veuve. Ils y trouvent deux guillotines — l'ancienne et une nouvelle, plus expéditive et portative. Ils les chargent et les portent place Voltaire, devant la statue du philosophe. Aux applaudissements d'une foule immense, ils les brisent et les brûlent.

Le Rappel du lendemain décrit la scène et souligne le choix du lieu : c'est devant "le défenseur de Sirven et de Calas, l'apôtre de l'humanité, le précurseur de la Révolution française" que la machine est détruite.

La portée symbolique est immédiate mais le Siècle pose la question qui dérange : si l'on brûle l'échafaud sans abolir la peine de mort, à quoi bon ? Rochefort dans Le Mot d'Ordre est encore plus direct — supprimer la guillotine ne sert à rien si on garde le chassepot pour fusiller. La Commune, en effet, n'a pas formellement voté l'abolition. Le Père Duchêne tranche à sa manière : pour que la Commune brûle toutes les guillotines, que les réactionnaires se tiennent tranquilles.

Ce même 6 avril, Gustave Courbet publie dans le Journal officiel un appel lyrique aux artistes — il les convoque à une assemblée, pour fonder ce qui deviendra la Fédération des artistes de Paris.

Voir la fiche →
Événement
1871
25 mai 1871 — Mairie du 11ème arrondissement (dans la bibliothèque)
p 128
Dernière réunion du Comité de Salut public de la Commune. La proposition est faite que les membres de la Commune se sacrifient en se rendant pour arrêter les combats, mais elle est jugée impratiquable. La mairie est évac …

Dernière réunion du Comité de Salut public de la Commune. La proposition est faite que les membres de la Commune se sacrifient en se rendant pour arrêter les combats, mais elle est jugée impratiquable. La mairie est évacuée à minuit

Voir la fiche →
Événement
1871
24 mai 1871 — Prison de la Grande Roquette (de 1836 à 1900)
p 128
Voir la fiche →
Événement
1871
Événement
1865
1 novembre 1865 — Mairie du 11ème arrondissement (dans la bibliothèque)
p 128
Voir la fiche →
Événement
1871
18 mars 1871 — Barricade pendant la Commune
p 129
Charles Hugo est mort le 13 mars, à 45 ans, d'une apoplexie. Son père Victor, rentré d'exil depuis quelques semaines seulement, était à son chevet. Les funérailles ont été fixées au 18 mars — personne ne pouvait prévoir …

Charles Hugo est mort le 13 mars, à 45 ans, d'une apoplexie. Son père Victor, rentré d'exil depuis quelques semaines seulement, était à son chevet. Les funérailles ont été fixées au 18 mars — personne ne pouvait prévoir ce que cette date allait devenir.

Le cortège part du 1er arrondissement en direction du cimetière Père-Lachaise. Il traverse un Paris en insurrection. Les rues sont barrées de barricades fraîchement érigées par les Fédérés, qui contrôlent désormais la majeure partie de la ville depuis la fuite de Thiers à Versailles. Rue de la Roquette, une barricade barre le passage. Les gardes nationaux qui la tiennent font ce que personne n'attendait : ils la démolissent pour laisser passer le cortège. Puis ils présentent les armes devant le cercueil.

Devant le corbillard marche Victor Hugo, épuisé, accablé. À ses côtés, Gustave Courbet et Jean-Baptiste Millière — deux hommes qui seront bientôt au cœur de la Commune. La scène dit quelque chose de la journée : au milieu du tumulte révolutionnaire, les Fédérés s'arrêtent pour honorer un mort. La révolution a ses rites, et l'un d'eux est le respect du deuil.

Victor Hugo notera dans son journal que les insurgés lui ont rendu cet hommage. Il n'approuvera pas la Commune — mais il refusera aussi la répression versaillaise. Ce 18 mars, entre deux barricades, il enterre son fils.

Voir la fiche →
Événement
1831
1831 — Prison de la Petite Roquette (ouverte en 1830)
p 131-132
Prison des jeunes détenus devenue prison pour femmes en 1932 ; elle aura vu passer 75 000 enfants, parmi lesquels la mortalité était de 12%
Voir la fiche →
Événement
1871
28 mai 1871 — Prison de la Grande Roquette/Cour prévôtale/Lieu de massacre de Communards
p 132-135
Cour martiale installée dans la prison de la Roquette pendant la Semaine sanglante ; entre 2 et 3 000 Fédérés pris dans le secteur du Père Lachaise y sont massacrés, dont certains à la mitrailleuse
Voir la fiche →
Événement
1851
1851
p 132-135
Lieu des exécutions devant la Roquette sur cinq dalles toujours présentes ; ce qui fit donner à l'échafaud un de ses surnoms "l'Abbaye de Cinq-Pierres", référence au "gardien du Paradis"
Voir la fiche →
Événement
1862
1 janvier 1862 — Mont de Piété/Crédit Municipal
p 136-137
Voir la fiche →
Événement
1903
Événement
1903
1903 — Société Paris-France/Emploi de Max Jacob
p 137
Max Jacob prend un emploi pour aider Picasso à ses débuts
Voir la fiche →
Événement
Date imprécise — Folie Genlis/Demeure de Charles Louis L'Héritier de Brutelle
p 138
Voir la fiche →
Événement
1776
1776 — Folie Genlis/Demeure de Pierre Marie Auguste Broussonnet
p 138
Médecin naturaliste qui introduisit en France le mouton mérinos et la chèvre angora, ainsi que de la classification zoologique de Linné, soutenu par Parmentier
Voir la fiche →
Événement
1813
17 décembre 1813 — Folie Genlis/Demeure d'Antoine Augustin Parmentier (en 1808)
p 138-139
Mort d'Antoine Parmentier, qui introduisit en France la consommation des pommes de terre
Voir la fiche →
Événement
1899
1899 — Café-concert l'Époque (qui deviendra le Concert Pacra)
p 139
Aristide Bruant dirige le Grand Concert de l'Époque ; il y crée "Nini peau d'chien" ; Pacra y fait ses débuts comme chanteur
Voir la fiche →
Événement
Événement
Événement
Événement
1910
1910 — Coopérative de consommation "La Famille du 11ème"/Coopérative ouvrière
p 154
Voir la fiche →
Événement
1471
1471 — Abbaye St Antoine des Champs
p 157-161
Octroi par Louis XI d'une charte accordant privilèges, franchises et exemptions aux artisans dans l'enceinte de l'abbaye ; origine du développement industriel de quartier
Voir la fiche →
Événement
1719
1719 — Ébénisterie à l'enseigne du St Esprit
p 159
Voir la fiche →
Événement
1765
1765 — Cour du Nom de Jésus/Ébénisterie de Nicolas Petit
p 159
Voir la fiche →
Événement
1778
Événement
1851
3 décembre 1851 — Barricade en 1851
p 162 & 205
Alphonse Baudin, député de l'Ain, se fait tuer sur une barricade. Il aurait dit aux ouvriers qui lui reprochaient son salaire de député : "Vous allez voir comment on meurt pour 25 Francs par jour !"
Voir la fiche →
Événement
Événement
1795
12 juin 1795 — Cimetière Ste Marguerite (appartenant à l'ex prieuré du Bon Secours)/Tombe de Louis XVII (présumée)
p 164
Voir la fiche →
Événement
1773
22 octobre 1773 — Folie Titon (propriété du duc de Chartres construite en 1673)
p 165
Le futur Philippe Égalité est intronisé grand maître de la Grande Loge de France
Voir la fiche →
Événement
1783
21 novembre 1783
p 166
Ascension de la Réveillon pour le vol qui va la mener jusqu'à la Butte aux Cailles
Voir la fiche →
Événement
1783
15 octobre 1783 — Folie Titon/Manufacture de papiers-peints Réveillon (de 1763)/Lieu du premier vol humain (vol captif)
p 166
Fabrication de la Montgolfière, et essais par Jean-François Pilâtre de Rozier en vol captif ; dans la manufacture de papiers peints Réveillon, qui comptait alors 350 ouvriers
Voir la fiche →
Événement
1789
28 avril 1789 — Manufacture de papiers-peints Jean-Baptiste Réveillon
p 166-167
Pillage et incendie de la manufacture de Réveillon, candidat aux états généraux qui aurait déclaré que 15 sous de salaire par jour suffisaient si les ouvriers n'allaient pas les boire à la taverne. La répression fait 100 …

Pillage et incendie de la manufacture de Réveillon, candidat aux états généraux qui aurait déclaré que 15 sous de salaire par jour suffisaient si les ouvriers n'allaient pas les boire à la taverne. La répression fait 100 morts et 300 blessés

Voir la fiche →
Événement
Événement
1782
21 novembre 1782 — Hôtel de Mortagne/Demeure de Jacques Vaucanson (en 1746)
p 168-169
Voir la fiche →
Événement
1911
1911 — Hôtel populaire pour hommes/Palais de la femme
p 170
D'abord hôtel pour hommes célibataires, l'Armée du Salut transforme cet établissement en asile pour femmes, à la discipline particulièrement sévère. Ça s'est bien amélioré depuis
Voir la fiche →
Événement
1801
1801 — Couvent Notre-Dame de Bon Secours (de 1648)
p 172-173
Première filature de coton à Paris, fondée par François Richard et Joseph Lenoir-Dufresne dans un ancien couvent de Bénédictines ; elle emploie 700 ouvriers
Voir la fiche →
Événement
1801
1801 — Couvent de la Madeleine de Traisnel (de 1654)
p 174-175
Couvent des Dames de Tresnel ou Traisnel, un village de l'Aube, transformé en filature et en atelier de tissage ; il en subsiste une arcade et le clocher. L'ntreprise employait 7900 ouvriers sur l'ensemble de la France
Voir la fiche →
Événement
1765
1765 — Clôture de Charonne/Croix Faubin
p 174
Poste d'octroi remplacé par la barrière de Charonne ; lieu devant son nom à un calvaire
Voir la fiche →
Événement
1765
1765 — Clôture de Charonne/Croix Faubin
p 174
Poste d'octroi remplacé par la barrière de Charonne ; lieu devant son nom à un calvaire
Voir la fiche →
Événement
1873
1873
p 176-177
Cail fait construire un ensemble social, ateliers et logements, permettant d'accueillir 2 000 personnes
Voir la fiche →
Événement
1793
1793 — Maison de santé de Jacques Belhomme (fondée en 1768)
p 176
Voir la fiche →
Événement
1782
1782 — Maison de santé de Jacques Belhomme (fondée en 1768)
p 176
Pinel exerce chez Belhomme au début de sa carrière ; il sera l'un des grands précurseurs de la psychiatrie
Voir la fiche →
Événement
1793
1793 — Maison de santé de Jacques Belhomme (portail)
p 176
Portail de la maison de santé reconstruit ici ; il porte deux numérotations rue de Charonne, le 32 et le 161 bis
Voir la fiche →
Événement
1889
23 septembre 1889
p 179
Pour la première fois depuis 1871, le drapeau rouge flotte à Paris lors de l'inauguration de la statue de la République : Dalou, ancien communard, sait ce que cela signifie. Jules Dalou a soixante-cinq ans en 1889. Il a …

Pour la première fois depuis 1871, le drapeau rouge flotte à Paris lors de l'inauguration de la statue de la République : Dalou, ancien communard, sait ce que cela signifie.

Jules Dalou a soixante-cinq ans en 1889. Il a été l'un des rares artistes à s'engager dans la Commune : membre de la commission des beaux-arts, il a travaillé à réorganiser les musées nationaux insurgés. Après la Semaine sanglante, condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité, il s'exile à Londres. Il y enseigne, il y sculpte, il y observe la société ouvrière anglaise. Amnistié en 1879, il rentre à Paris.

Dalou est l'auteur du gisant d'Auguste Blanqui au Père Lachaise, et de celui de Victor Noir. Ce ne sont pas des commandes mondaines. Ce sont des monuments à ceux que la République bourgeoise préfère oublier. Dans ce même Paris des années 1880, la Ville lui commande "Le Triomphe de la République" pour la place du Trône, rebaptisée place de la Nation en 1880.

Le 23 septembre 1889, lors des fêtes du centenaire de la Révolution française, un modèle grandeur nature du monument en plâtre peint est inauguré en grande cérémonie. La foule est immense. Et dans cette foule, pour la première fois depuis mai 1871, depuis que la Semaine sanglante a noyé dans le sang la dernière insurrection parisienne, le drapeau rouge réapparaît publiquement dans les rues de Paris.

Ce n'est pas un geste anodin. Le drapeau rouge est la couleur des martyrs de la Commune, la couleur de l'insurrection. Sa réapparition en 1889, lors d'une cérémonie officiellement républicaine, signifie que les survivants et leurs héritiers entendent rappeler ce que la "République" a voulu effacer : que la Commune en était l'expression la plus radicale, et que la liberté ne se sépare pas de l'égalité.

La version définitive en bronze sera inaugurée le 19 novembre 1899 lors d'une grande démonstration de masse. La République de Dalou est portée sur un char triomphal par des femmes et des enfants : la Justice, le Travail, la Paix. Aucun général. Aucune baïonnette.

Voir la fiche →
Événement
Date imprécise — La Trôle (marché libre de meubles en plein air)
p 187
Marché où les artisans du Fbg St Antoine pouvaient vendre librement leur production
Voir la fiche →
Événement
1749
1749 — Manufacture de Pont aux Choux/Manufacture de porcelaine
p 193
Manufacture de faïence fine ; une des plus grandes fabriques de l'époque ; elle employait 250 ouvriers
Voir la fiche →
Événement
1749
1749 — Manufacture de Pont aux Choux/Manufacture de porcelaine
p 193
Manufacture de faïence fine ; une des plus grandes fabriques de l'époque ; elle employait 250 ouvriers
Voir la fiche →
Événement
1872
1872 — Société de gaz portatif Hugon
p 201
Voir la fiche →
Événement
1789
21 avril 1789 — Église Ste Marguerite
p 204
Voir la fiche →
Événement
1848
25 juin 1848 — Barricade à l'entrée du faubourg St Antoine/Barricade en Juin 1848
p 205
Un rameau vert à la main, l'archevêque de Paris escalade la plus grande barricade de juin 1848 : il veut arrêter le massacre. Le massacre ne l'a pas attendu. Paris est en guerre civile depuis trois jours. Le 22 juin 1848 …

Un rameau vert à la main, l'archevêque de Paris escalade la plus grande barricade de juin 1848 : il veut arrêter le massacre. Le massacre ne l'a pas attendu.

Paris est en guerre civile depuis trois jours. Le 22 juin 1848, les ouvriers des Ateliers nationaux — ces chantiers créés par la République en février pour donner du travail aux chômeurs — apprennent que le gouvernement les ferme. Cent mille hommes jetés à la rue, sans travail, sans indemnité, avec pour seule proposition l'enrôlement dans l'armée ou le départ vers les marais de Sologne. Le 23, les barricades se lèvent dans tout l'est parisien.

Le général Cavaignac, investi des pleins pouvoirs par l'Assemblée, mène la répression avec méthode. L'artillerie pilonne les quartiers ouvriers. Le faubourg Saint-Antoine, cœur de l'insurrection, résiste. À son entrée, face à la place de la Bastille, une immense barricade barre la rue — la plus grande, la plus symbolique, la dernière à tomber.

C'est devant cette barricade que le général François de Négrier est tué d'une balle au front le 25 juin, en menant l'assaut. Et c'est sur cette même barricade que, quelques heures plus tard, Mgr Denys Affre, archevêque de Paris, décide de monter.

Affre a cinquante-quatre ans. Encouragé par Frédéric Ozanam, fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, il s'est convaincu que son intervention personnelle peut ramener la paix. Cavaignac tente de l'en dissuader. L'archevêque insiste. Il part à pied vers le faubourg, accompagné de quelques fidèles, un rameau vert à la main en signe de paix, porteur d'une proclamation gouvernementale promettant le pardon aux insurgés qui déposeront les armes.

Il monte sur la barricade. Les tirs cessent. Le silence se fait — un silence improbable dans ce faubourg qui tonne depuis trois jours. Affre commence à parler. Mais un coup de feu claque. D'où ? La question n'a jamais été tranchée. L'opinion dominante veut que le premier tir soit venu des lignes de la Garde nationale. Les insurgés, croyant à un piège, ripostent. La fusillade reprend, chaotique. Au milieu de la confusion, une balle frappe l'archevêque dans les reins. Il s'effondre.

Les insurgés le portent au presbytère de Saint-Antoine sur un brancard de fortune. On le ramène le lendemain au palais épiscopal. Il meurt le 27 juin au matin. Ses derniers mots, entrés dans la légende : « Puisse mon sang être le dernier versé ! »

Il ne l'est pas. La répression de Cavaignac fera entre trois et cinq mille morts parmi les insurgés, auxquels s'ajoutent les déportations massives vers l'Algérie. L'insurrection de juin 1848 est, pour Marx, le moment de vérité de la révolution : dans Les Luttes de classes en France (1850), il y voit le premier affrontement ouvert entre le prolétariat et la bourgeoisie républicaine — la « fraternité » de février démasquée en « guerre civile sous sa forme la plus effroyable, la guerre du travail contre le capital ». La République avait promis du travail ; elle envoie l'artillerie. L'archevêque, entre les deux camps, tombe du côté où personne ne l'attendait.

Voir la fiche →
Événement
1942
16 juillet 1942 — Gymnase Japy
p 205
Rassemblement de femmes et d'enfants juifs lors de la rafle du Vel' d'Hiv'
Voir la fiche →
Événement
1962
8 février 1962 — Bouche du métro Charonne/Comité Audin
p 205
Répression d'une manifestation anti-OAS, qui fera 9 tués, tous CGT, et plus de 100 blessés Le 8 février 1962, une manifestation anti-OAS rassemble des milliers de syndicalistes à Paris, dans le contexte de la guerre d'Al …

Répression d'une manifestation anti-OAS, qui fera 9 tués, tous CGT, et plus de 100 blessés

Le 8 février 1962, une manifestation anti-OAS rassemble des milliers de syndicalistes à Paris, dans le contexte de la guerre d'Algérie. L'Organisation armée secrète (OAS), groupe clandestin opposé à l'indépendance algérienne, multiplie les attentats et les violences contre les partisans du général de Gaulle.

Vers 21 heures, le cortège, composé majoritairement de militants de la Confédération générale du travail (CGT), arrive rue de Charonne dans le 11e arrondissement. Des forces de police, déployées en masse, chargent violemment la foule à coups de matraques et de gaz lacrymogènes. Des témoignages rapportent des tirs de balles réelles par les forces de l'ordre, transformant la rue en piège mortel.

Bilans : neuf morts, tous membres de la CGT, dont Pierre Beylot, cheminot de 21 ans, et plus de 100 blessés. Parmi les victimes, des ouvriers et des militants syndicaux abattus ou piétinés dans la cohue. L'événement, connu comme le massacre de la rue de Charonne, est l'un des plus meurtriers de la répression policière sous la Ve République.

Une plaque commémorative sur le mur de la rue rappelle les noms des victimes et la date. Chaque année, des cérémonies y rendent hommage aux syndicalistes tués.

Sources

Voir la fiche →
Événement
1848
25 juin 1848
p 205
Répression de l'insurrection de Juin dans le faubourg St Antoine ; 19 barricades dans cette rue, 65 dans tout le quartier ; elle fait 2 000 morts
Voir la fiche →
Événement
1663
1663 — Foire St Laurent
p 452-453
Les Confrères de la Passion jouent à la foire St Laurent
Voir la fiche →