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Couverture — Comme une rivière bleue
Bibliographie

Comme une rivière bleue

AUDIN Michèle
L'arbalète gallimard, 2017.
Livre
118 Fiches citant cet ouvrage
2017 Édition

Fiches citant cet ouvrage

118 fiches
Événement
1871
19 mars 1871 — Ministère de l'Intérieur
p 26
Le ministère de l'Intérieur est occupé par les membres du Comité central de la Garde nationale Fédérée vers 14 heures
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Événement
1871
19 mars 1871 — Siège du Télégraphe
p 26
Le télégraphe de la rue de Grenelle est occupé par les bataillons de la Garde nationale Fédérée
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Événement
1910
1910
p 55
Seul pont à Paris portant le nom d'un membre de la Commune. Il enjambe le canal St Martin, non loin de l'endroit où Varlin combattit sur une des dernières barricades de la Semaine sanglante
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Événement
1871
1871 — Demeure d'Édouard Vaillant
p 70
Demeure d'Édouard Vaillant pendant la Commune. Il n'arrive à Paris que le 20 mars mais est choisi dès le lendemain comme un des dix délégués du Comité central des 20 arrondissements auprès du Comité central de la Garde n …

Demeure d'Édouard Vaillant pendant la Commune. Il n'arrive à Paris que le 20 mars mais est choisi dès le lendemain comme un des dix délégués du Comité central des 20 arrondissements auprès du Comité central de la Garde nationale

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Événement
1871
1871 — Demeure de Charles Longuet
p 71
Demeure de Charles Longuet avant et pendant la Commune, vote contre le Comité de Salut public, signataire du Manifeste de la minorité ; il s'opposera à l'exécution des otages. Réfugié en Angleterre, il épousera Jenny Mar …

Demeure de Charles Longuet avant et pendant la Commune, vote contre le Comité de Salut public, signataire du Manifeste de la minorité ; il s'opposera à l'exécution des otages. Réfugié en Angleterre, il épousera Jenny Marx

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Événement
Date imprécise — Demeure de Charles Longuet
p 71
Demeure de Charles Longuet avant et pendant la Commune, vote contre le Comité de Salut public, signataire du Manifeste de la minorité ; il s'opposera à l'exécution des otages. Réfugié en Angleterre, il épousera Jenny Mar …

Demeure de Charles Longuet avant et pendant la Commune, vote contre le Comité de Salut public, signataire du Manifeste de la minorité ; il s'opposera à l'exécution des otages. Réfugié en Angleterre, il épousera Jenny Marx

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Événement
1871
1871 — Demeure de Maurice Garreau
p 75-76
Demeure de Maurice Garreau, directeur du dépôt de la préfecture puis de la prison de Mazas pendant la Commune, fusillé sur place sans jugement le 26 mai 1871
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Événement
1871
1871 — Demeure et atelier d'Albert Theisz
p 76
Demeure d'Albert Theisz, membre de la Commune, nommé par elle directeur des Postes, vote contre le Comité de Salut public, signataire du Manifeste de la minorité
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Événement
1871
11 mars 1871 — Imprimerie Chevallier/Imprimerie du journal "Le Cri du Peuple"
p 77
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Événement
1871
6 avril 1871
p 120
Le 6 avril 1871, à neuf heures du matin, des fédérés du 130e bataillon de la Garde nationale se rendent au 60 rue de la Folie-Regnault, là où est remisé entre les exécutions ce que les ouvriers du faubourg appellent la V …

Le 6 avril 1871, à neuf heures du matin, des fédérés du 130e bataillon de la Garde nationale se rendent au 60 rue de la Folie-Regnault, là où est remisé entre les exécutions ce que les ouvriers du faubourg appellent la Veuve. Ils y trouvent deux guillotines — l'ancienne et une nouvelle, plus expéditive et portative. Ils les chargent et les portent place Voltaire, devant la statue du philosophe. Aux applaudissements d'une foule immense, ils les brisent et les brûlent.

Le Rappel du lendemain décrit la scène et souligne le choix du lieu : c'est devant "le défenseur de Sirven et de Calas, l'apôtre de l'humanité, le précurseur de la Révolution française" que la machine est détruite.

La portée symbolique est immédiate mais le Siècle pose la question qui dérange : si l'on brûle l'échafaud sans abolir la peine de mort, à quoi bon ? Rochefort dans Le Mot d'Ordre est encore plus direct — supprimer la guillotine ne sert à rien si on garde le chassepot pour fusiller. La Commune, en effet, n'a pas formellement voté l'abolition. Le Père Duchêne tranche à sa manière : pour que la Commune brûle toutes les guillotines, que les réactionnaires se tiennent tranquilles.

Ce même 6 avril, Gustave Courbet publie dans le Journal officiel un appel lyrique aux artistes — il les convoque à une assemblée, pour fonder ce qui deviendra la Fédération des artistes de Paris.

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Événement
1871
1871 — Demeure de François David
p 121
Membre du Comité central de la Garde nationale pendant la Commune
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Événement
1851
1851
p 133
Lieu des exécutions devant la Roquette sur cinq dalles toujours présentes ; ce qui fit donner à l'échafaud un de ses surnoms "l'Abbaye de Cinq-Pierres", référence au "gardien du Paradis"
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Événement
Événement
1871
12 avril 1871 — Demeure de Pierre Leroux
p 136
Mort du philosophe socialiste Pierre Leroux, qui serait l'introducteur du mot "socialisme" en France. ierre Leroux meurt le 12 avril 1871 au 168 boulevard du Montparnasse, à soixante-quatorze ans. Dehors, Paris vit sa Co …

Mort du philosophe socialiste Pierre Leroux, qui serait l'introducteur du mot "socialisme" en France.

ierre Leroux meurt le 12 avril 1871 au 168 boulevard du Montparnasse, à soixante-quatorze ans. Dehors, Paris vit sa Commune. L'homme qui aurait introduit le mot « socialisme » dans la langue française s'éteint au milieu de la révolution dont il avait rêvé les fondements sans jamais en approuver la violence.

Il était rentré d'exil deux ans plus tôt, après dix-huit ans à Jersey puis à Lausanne — proscrit du coup d'État de 1851, compagnon de Victor Hugo dans l'île anglo-normande. Il était revenu vieilli, pauvre, oublié par presque tout le monde. Le Paris qu'il retrouvait en 1869 n'était plus celui de 1848, quand il siégeait à la Constituante et défendait le droit au travail à la tribune.

C'est pourtant dans ce Paris-là, vers 1833, que Leroux avait forgé le mot qui allait traverser les siècles — « socialisme », opposé à l'individualisme, désignant une pensée de la solidarité humaine. Le terme existait peut-être en anglais. C'est Leroux qui lui donna en français son contenu philosophique. George Sand, sa plus fidèle lectrice, en fit le socle de plusieurs de ses romans. Marx le lut. Jaurès s'en souvint.

Le 12 avril 1871, rien de tout cela ne compte plus. Leroux est trop malade pour descendre dans la rue, trop fatigué pour participer à quoi que ce soit. Il meurt dans son lit, boulevard du Montparnasse, pendant que la Commune tente d'inventer ce qu'il avait pensé. Marx, qui suivait les événements depuis Londres et qui avait rangé Leroux parmi les socialistes utopiques — admirant l'intuition, critiquant l'idéalisme —, ne mentionne pas sa mort. On l'enterre à quelques centaines de mètres, au cimetière du Montparnasse.

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Événement
1871
29 mai 1871 — Chantier de marchand de bois de Casimir Henricy/Cachette de Jean Baptiste Clément
p 146
Henricy cache Jean Baptiste Clément et d'autres Communards sur son chantier de bois ; Clément y restera jusqu'au 10 août ; il écrit ici sa "Semaine sanglante" et un cinquième couplet du Temps des cerises : "Quand il revi …

Henricy cache Jean Baptiste Clément et d'autres Communards sur son chantier de bois ; Clément y restera jusqu'au 10 août ; il écrit ici sa "Semaine sanglante" et un cinquième couplet du Temps des cerises : "Quand il reviendra..."

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Événement
1868
1868 — Demeure de Léo Fränkel
p 149
Demeure de Léo Fränkel, internationaliste hongrois, membre de l'Association Internationale des Travailleurs, vote dans un premier temps pour le Comité de Salut public, mais signe finalement le Manifeste de la minorité
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Événement
1871
17 mars 1871 — École dite de la rue Basfroi/Comité central de la Garde nationale (siège pendant la Commune)
p 155
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Événement
1871
26 mai 1871 — Prison de Mazas
p 160
Maurice Garreau, qui avait traité humainement les otages, est fusillé sans jugement par les versaillais
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Événement
Date imprécise — Hôtel de Brancas-Lauraguais/Demeure d'Henry Seymour (chez sa mère)
p 169
Demeure et salle d'armes d'Henry Seymour, dit Lord Seymour sous le pseudo de Willliams, que Jenny reprendra pour signer des articles qu'elle enverra au journal "la Marseillaise"
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Événement
1844
1 mai 1844 — Demeure de Karl Marx
p 171
Naissance de la fille aînée de Karl et Jenny Marx, surnommée Jennychen ; elle épousera Charles Longuet. Dans ses articles de presse, elle qualifiera Adolphe Thiers de "clown féroce"
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Événement
1871
1871 — Bal de l'Élysée Montmartre/Ambulance pendant la Commune
p 178
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Événement
1891
1891
p 190
Départ des usines métallurgiques Derosne et Cail. Elles avaient continué à fonctionner pendant la Commune de 1871 alors que son patron avait quitté Paris le 28 mars
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Événement
1871
avril 1871 — Palais des Tuileries/Pavillon des Sessions
p 190
Un atelier de réparation et de fabrication de fusils est installée dans le pavillon des Sessions du palais des Tuileries. Les ouvriers soumettent le 3 mai à l'approbation de la Commune un projet de règlement autogestionn …

Un atelier de réparation et de fabrication de fusils est installée dans le pavillon des Sessions du palais des Tuileries. Les ouvriers soumettent le 3 mai à l'approbation de la Commune un projet de règlement autogestionnaire

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Événement
1871
1871 — Demeure de Charles Élie Ducoudray
p 208
Demeure de Charles Élie Ducoudray, membre de La Société l’École Nouvelle qui militait pour la suppression de l’enseignement religieux, précurseur de l'instauration des crèches
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Événement
1871
3 mai 1871 — Lieu de réunion des Républicains du Juras
p 208
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Événement
1871
3 mai 1871 — École communale maternelle de la rue Jean Lantier
p 208-209
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Événement
1871
1 mai 1871 — Cirque National/Cirque d'Hiver
p 209 & 267
Maçons et francs-maçons créent une fédération et vont former un bataillon de combat pour la défense de la Commune. Ils lancent par deux ballons un message à leurs frères de province
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Événement
1871
1871 — Demeure d'Octavie Tardif
p 212
Octavie Tardif demande avec Élisabeth Dmitrieff à la commission du Travail de la Commune la création d'ateliers pour les femmes
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Événement
1871
4 mai 1871 — École communale maternelle de la rue Jean Lantier
p 216
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Événement
Événement
1871
5 mai 1871 — Salle de réunions
p 221
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Événement
1871
6 mai 1871 — École de garçons de la rue St Bernard
p 222
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Événement
1871
20 mars 1871 — Siège du "Journal officiel" (rédaction et imprimerie)
p 223
Le Journal officiel, créé le 1er janvier 1869, est investi le 19 mars par trois bataillons de Fédérés et devient le Journal officiel de la Commune. deux éditions paraîssent quotidiennement. Il continue parallèlement à êt …

Le Journal officiel, créé le 1er janvier 1869, est investi le 19 mars par trois bataillons de Fédérés et devient le Journal officiel de la Commune. deux éditions paraîssent quotidiennement. Il continue parallèlement à être publié par Versailles

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Événement
1871
6 mai 1871
p 223 & 278
Mort du frère d'Albert Theisz, tué sur une barricade à Neuilly le 18 avril
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Événement
1871
Événement
Événement
1871
6 mai 1871 — Première école professionnelle pour garçons
p 227
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Événement
1871
12 mai 1871 — Première école professionnelle pour jeunes filles
p 227
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Événement
1871
6 mai 1871 — Palais des Tuileries (salle des Maréchaux)
p 236
Grand concert patriotique lors duquel Mme Bordas chante "La Canaille". Un tel succès qu'un autre concert sera organisé la semaine suivante, au cours duquel Mlle Agar déclamera "Le Lion blessé" et chantera la Marseillaise
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Événement
1871
4 mai 1871 — Église Ste Marguerite/Club des Prolétaires
p 240-241
Club de Ste Marguerite, qui devient "Club du Prolétaire" après le 4 mai ; il publie 4 numéros du journal "Le Prolétaire" à partir du 10 mai
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Événement
Événement
1871
1871 — Orphelinat caritatif abandonné par l'administration (réfugiée à Versailles)
p 240
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Événement
1871
1871 — Demeure de Jean Fenouillas, dit Philippe
p 250
Membre de la Commune, élu par le 12ème arrondissement. Arrêté par les prussiens et livré aux versaillais, il fut condamné à mort et fusillé à Satory le 22 janvier 1873
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Événement
1871
24 avril 1871 — Palais Brongniart/Bourse des valeurs
p 269
Sous le péristyle du Palais Brongniart, entre les colonnes corinthiennes, un rectangle écarlate claque au vent d'avril — et à l'intérieur, on continue de coter. Le 24 avril 1871, le drapeau rouge est hissé sur la façade …

Sous le péristyle du Palais Brongniart, entre les colonnes corinthiennes, un rectangle écarlate claque au vent d'avril — et à l'intérieur, on continue de coter.

Le 24 avril 1871, le drapeau rouge est hissé sur la façade du Palais Brongniart, place de la Bourse, dans le 2e arrondissement. Symbole fort : le temple de la spéculation parisienne arbore désormais les couleurs de la Commune. Mais c'est un symbole, rien de plus. Car derrière les colonnes, les agents de change poursuivent leurs opérations. La corbeille n'est pas fermée. On négocie, on spécule, on cote — tant bien que mal, certes, avec des séances réduites et une activité ralentie, mais on cote.

La scène résume à elle seule l'une des contradictions les plus fatales de la Commune. Les Communards ont pris l'Hôtel de Ville, les mairies d'arrondissement, les ministères. Ils ont abattu la colonne Vendôme, séparé l'Église de l'État, décrété la remise des loyers. Mais les deux forteresses de la puissance bourgeoise — la Banque de France, rue de La Vrillière, et la Bourse des valeurs, place de la Bourse — restent intouchées. On leur met un drapeau rouge sur le toit et on les laisse fonctionner.

Trois jours plus tôt, Charles Beslay, le doyen de la Commune, a été nommé délégué auprès de la Banque de France. Sa mission, en principe, est de contrôler l'institution. En pratique, c'est le sous-gouverneur de Plœuc qui continue de diriger les opérations, distribuant au compte-gouttes les fonds que la Commune lui réclame — tandis que des millions partent vers Versailles sans entrave. La Bourse, elle, ne fait même pas l'objet d'un délégué. On n'y pense pas, ou on n'ose pas. Les agents de change sont des officiers ministériels ; leur charge est une propriété privée, et la Commune respecte la propriété. Du moins celle-là.

Ce n'est pas faute d'avoir débattu. Au sein du Conseil de la Commune, la minorité proudhonienne, attachée au crédit mutuel et méfiante de toute centralisation, freine les velléités d'intervention. La majorité jacobine, quant à elle, voit dans la Banque un outil technique dont on ne saurait se passer, pas un instrument de pouvoir à retourner. Personne, ou presque, ne pose la question en termes de rapport de forces : qui tient la Banque tient Versailles par la gorge.

Marx, lui, l'a vu immédiatement. Dans La Guerre civile en France, il observe que la Commune avait entre les mains les « vrais otages » — la Banque, l'Enregistrement et les Domaines, la Caisse des dépôts — et qu'elle n'a pas su s'en servir. La saisie de la Banque de France « seule aurait suffi à mettre un terme aux fanfaronnades de Versailles ». La Bourse, prolongement naturel de ce complexe financier, tombe sous le même verdict. Laisser fonctionner la spéculation sous drapeau rouge, c'est laisser à l'ennemi le nerf de la guerre tout en s'appropriant ses symboles.

Le Palais Brongniart, inauguré en 1826 après vingt ans de chantier lancé par Napoléon, est toujours debout au bout de la rue Vivienne. La Bourse a quitté ses murs en 1998, remplacée par des salons événementiels et des cocktails corporate. De la Commune, le bâtiment ne garde aucune trace. Même pas un drapeau.

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Événement
1871
21 mai 1871 — Arc de triomphe de l'Étoile
p 273
Les Fédérés montent une batterie d'obusiers sur la plate-forme de l'Arc de triomphe
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Événement
1871
1871 — Palais du Louvre (salle du Trône)
p 276
Un atelier de transformation des fusils dans la salle du Trône, et un de rayage des canons dans la grande galerie des tableaux, fonctionnent dans le palais du Louvre pendant la Commune. Les délégués à la direction en son …

Un atelier de transformation des fusils dans la salle du Trône, et un de rayage des canons dans la grande galerie des tableaux, fonctionnent dans le palais du Louvre pendant la Commune. Les délégués à la direction en sont élus

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Événement
1792
16 août 1792
p 286
La statue est à terre, et dans la poussière de bronze, une femme du peuple gît écrasée. Six jours après la journée du 10 août 1792, la foule parisienne est encore ivre de sa victoire. Le roi est prisonnier au Temple, la …

La statue est à terre, et dans la poussière de bronze, une femme du peuple gît écrasée.

Six jours après la journée du 10 août 1792, la foule parisienne est encore ivre de sa victoire. Le roi est prisonnier au Temple, la monarchie abolie de fait, la République en train de naître. Dans les semaines qui suivent la prise des Tuileries, les symboles royaux tombent les uns après les autres : dans Paris et dans toute la France, le peuple fait le vide autour de ce qu'il vient de renverser. Le 16 août 1792, c'est le tour de la statue équestre de Louis XIV qui trône sur la place des Piques, l'ancienne place Louis-le-Grand.

La statue est là depuis 1699. Elle a été sculptée par François Girardon sur commande du maréchal de La Feuillade, puis fondue en bronze par Jean-Balthazar Keller. Haute, dorée, monumentale, elle représente le Roi-Soleil à cheval dominant une place dont la symétrie imposante avait été voulue pour écraser le regard et rappeler à qui entrait dans la capitale la puissance d'un seul homme. C'est précisément cette splendeur que les sans-culottes entendent abattre. On noue des cordes, on tire, on travaille les scellements. La statue vacille, puis s'abat dans un fracas de métal.

Dans la cohue des spectateurs et des participants, une femme est écrasée sous le poids de la chute. Elle s'appelle Rose Viollet. Elle est colporteuse, vendeuse ambulante de journaux. Elle distribue L'Ami du Peuple, l'hebdomadaire de Jean-Paul Marat qui est depuis 1789 la voix des sections populaires de Paris, celle qui réclame la tête des aristocrates et la justice pour les miséreux. Elle meurt des suites de ses blessures. Le nom de Rose Viollet reste l'un des rares témoignages directs de la présence des femmes anonymes dans ces journées : mortes non sous les balles, mais dans l'enthousiasme d'un acte dont elles étaient parties prenantes.

Sur la place désormais vide de son monarque de bronze, on érige une figure de la Liberté. La place des Piques, successivement place des Conquêtes, place Louis-le-Grand, puis place de la Révolution, ne retrouve le nom de place Vendôme qu'avec le Directoire. L'Empire y dressera en 1810 la colonne Austerlitz, fondue à partir des canons pris à l'ennemi à Austerlitz : un autre conquérant remplace l'autre.

La destruction des statues royales à l'été 1792 n'est pas seulement symbolique : c'est une rupture matérielle avec l'ordre de représentation monarchique, un geste pour dépeupler l'espace public de ses anciens maîtres de pierre et de bronze. Rose Viollet n'avait pas prévu de mourir ce matin-là.

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Événement
1810
15 août 1810
p 286
Inauguration de la colonne aux vainqueurs d'Austerlitz, sur laquelle Napoléon se fait représenter en empereur romain, une victoire ailée dans la main droite. Mégalomanie, quand tu nous tiens...
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Événement
1818
1818
p 286
Le drapeau blanc qui surmontait la colonne depuis la 1ère Restauration est remplacé par une fleur de lys
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Événement
1873
1873
p 287
La République colonialiste, qui en est encore à fusiller des Communards, s'empresse de replacer sur sa colonne à la gloire de l'impérialisme celui qui, le 18 brumaire, fut son premier assassin
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Événement
1833
28 juillet 1833
p 287
Napoléon remonte sur son phallus impérialiste, mais cette fois déguisé en petit caporal, sa tenue démagogique fétiche
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Événement
1833
28 juillet 1833 — Église St Louis des Invalides
p 287
Une statue de Napoléon en petit caporal est installée au sommet de la colonne Vendôme. Transférée par Napolon III au rond-point de la défense, elle se retrouvera jetée dans la Seine. Repêchée elle finira dans la cour des …

Une statue de Napoléon en petit caporal est installée au sommet de la colonne Vendôme. Transférée par Napolon III au rond-point de la défense, elle se retrouvera jetée dans la Seine. Repêchée elle finira dans la cour des Invalides

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Événement
1842
1842 — Enceinte de Thiers/Fondation Deutsch de la Meurthe/Pierre d'angle du bastion n° 82
p 298
Pierre d'angle du bastion 82 de l'enceinte de Thiers posé au sol dans le jardin du pavillon Liard de la Cité universitaire
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Événement
1859
22 septembre 1859 — Enceinte de Thiers/Poterne Montempoivre/Les Fortifs
p 298
Poterne de l'enceinte de Thiers qui permettait l'entrée de la ligne de chemin de fer de Vincennes d'entrer dans Paris
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Événement
1841
1841 — Enceinte de Thiers/Parc Kellermann/Les Fortifs
p 298
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Événement
1842
1842 — Enceinte de Thiers/Poste caserne de la Porte des Lilas (bastion n° 17)/Les Fortifs
p 299
Caserne construites sous la monarchie de juillet sur le bastion 17 de l'enceinte dite de Thiers
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Événement
1842
1842 — Enceinte de Thiers/Caserne d'octroi de la Porte de Bagnolet (bastion n° 14)/Les Fortifs
p 299
Caserne d'octroi construites sous la monarchie de juillet sur le bastion 14 de l'enceinte dite de Thiers
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Événement
1841
1841 — Enceinte de Thiers (bastion n° 48)/Porte de la Révolte/Les Fortifs
p 299
Porte de l'enceinte de Thiers supprimée dès 1860 et remplacée par la Porte Champerret
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Événement
1842
1842 — Enceinte de Thiers (bastion n° 45)/Les Fortifs
p 299
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Événement
1871
21 mai 1871 — Palais des Tuileries
p 304-308
Concert au Palais des Tuileries, qui se déroule au moment où les versaillais entrent dans Paris ; Mlle Agar lit des passages des Châtiments de Victor Hugo et la Bordas chante "la Canaille")
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Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 318-319
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Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 322
Barricade qui résista deux jours aux assauts des versaillais ; les Communards allumèrent des incendies de protection et firent sauter leur dépôt de munitions avant de se retirer. Les Enfants du Père Duchêne participent a …

Barricade qui résista deux jours aux assauts des versaillais ; les Communards allumèrent des incendies de protection et firent sauter leur dépôt de munitions avant de se retirer. Les Enfants du Père Duchêne participent au combat

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Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 322
Barricade sous la Commune bombardée au canon depuis la Trinité. Les versaillais la mitraillent en même temps depuis le toit de l'Opéra encore en chantier
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Événement
1871
23 mai 1871 — Caveaux de l'église de la Madeleine/Lieu de massacre de Communards
p 322
Massacre de 300 Communards qui s'étaient réfugiés dans l'église de la Madeleine pendant la Semaine sanglante
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Événement
1871
25 mai 1871 — Jardin de l'École polytechnique/Lieu de massacre de Communards
p 322
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune. Selon un témoin, le tas de cadavres faisant 100 m de long
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Événement
Événement
1871
24 mai 1871
p 325
Arrestation et exécution du capitaine de Beaufort par le 66ème bataillon de la Garde nationale ; Delescluze intervient en vain
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Événement
Événement
1871
24 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (une des trois défendant le Panthéon)/Lieu de massacre de Communards
p 325
Violents combats pour défendre le Panthéon ; la barricade est contournée par les versaillais ; 400 Fédérés faits prisonniers sont fusillés après les combats
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Événement
Événement
Événement
Événement
1871
27 mai 1871 — Cimetière du Père Lachaise/Batterie de canons pendant la Semaine sanglante
p 334
Deux batteries d'artillerie de la Commune sont positionnées au Père Lachaise, 8 pièces en avant du mausolée de Morny, 3 autres au pied de la pyramide de Félix de Beaujour
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Événement
1871
Événement
1867
1867 — Théâtre des Folies Saint Antoine
p 337
Conférence de Tony Moilin sur sa vision de Paris en l'an 2 000
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Événement
1871
28 mai 1871
p 337-338
Exécution de Tony Moilin, qui n'a pourtant pas participé à la Commune, devant le piédestal de la statue d'un lion, à gauche de l'escalier donnant vers l'allée de l'Observatoire. On l'autorise à se marier avant d'être fus …

Exécution de Tony Moilin, qui n'a pourtant pas participé à la Commune, devant le piédestal de la statue d'un lion, à gauche de l'escalier donnant vers l'allée de l'Observatoire. On l'autorise à se marier avant d'être fusillé

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Événement
1871
26 mai 1871 — Cimetière de Bercy
p 337-338
Plus de 400 communards exécutés à Mazas sont jetés dans un puits du cimetière. Des pompiers n'ayant pas quitté Paris pour rejoindre les troupes versaillaises furent fusillés sous l'accusation de désertion
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Événement
1871
mai 1871
p 337
Tony Moilin se cache pendant la Semaine sanglante chez un ami fabricant, mais doit bientôt changer de refuge. De désespoir, il rentre chez lui où il sera immédiatement arrêté le 27 mai, suite à une dénonciation
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Événement
1871
28 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 338
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Événement
1871
28 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 339
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Événement
1871
28 mai 1871 — Banc de la place Cadet/Lieu de l'arrestation d'Eugène Varlin
p 339
Varlin est dénoncé par un écclésiastique en civil et arrêté vers 15 heures par le misérable lieutenant Sicre ; l'union "du sabre et du goupillon". Martyr de celui que ses camarades appelaient à juste titre "l'Honneur du …

Varlin est dénoncé par un écclésiastique en civil et arrêté vers 15 heures par le misérable lieutenant Sicre ; l'union "du sabre et du goupillon". Martyr de celui que ses camarades appelaient à juste titre "l'Honneur du Prolétariat"

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Événement
1871
19 mars 1871
p 345
Le 19 mars 1871, Le Figaro paie au comptant des mois de campagne contre le Paris insurgé. Quotidien depuis novembre 1866, installé au 3 rue Rossini, le journal d’Hippolyte de Villemessant est alors l’un des porte‑voix le …

Le 19 mars 1871, Le Figaro paie au comptant des mois de campagne contre le Paris insurgé. Quotidien depuis novembre 1866, installé au 3 rue Rossini, le journal d’Hippolyte de Villemessant est alors l’un des porte‑voix les plus sûrs de la bourgeoisie versaillaise. Depuis la chute de l’Empire, ses colonnes dénoncent les clubs, les gardes nationaux « rouges » et les projets d’une République sociale, présentés comme une menace pour l’ordre et la propriété.

Lorsque l’insurrection éclate le 18 mars, la ligne se durcit encore. Dans ses éditoriaux, le journal appelle Adolphe Thiers à « purger Paris », à profiter de l’occasion pour en finir avec la « vermine démocratique et sociale ». Le peuple en armes est décrit comme une masse dangereuse ; les gardes nationaux fédérés sont assimilés à des « bandits » prêts au pillage et à l’incendie.

Le 19 mars, une colonne de gardes nationaux se présente rue Rossini pour faire exécuter la décision du nouveau pouvoir parisien : les journaux les plus ouvertement hostiles à la Commune doivent cesser de paraître. Villemessant racontera plus tard l’épisode en des termes féroces, parlant de « cent cinquante à deux cents bandits, coiffés de képis sans numéro », « gentlemen à moitié ivres » qui envahissent les locaux, remplissent la cour et la rue, et « regrettent de ne trouver aucun rédacteur » à portée de main. Le Figaro est saisi, ses bureaux mis sous scellés : il devient le premier grand quotidien supprimé par la Commune.

La politique de la Commune en matière de presse n’est pourtant pas une fermeture générale. Pendant plusieurs semaines, la plupart des journaux continuent de paraître ; ce n’est qu’à partir d’avril que les titres clairement hostiles ou appelant à la chute de la Commune sont interdits par arrêtés successifs. Dans cette logique, Le Figaro, déjà solidement ancré dans le camp conservateur‑monarchiste, ne pouvait qu’apparaître comme un adversaire déclaré. Il reprendra sa parution une fois la Commune écrasée, du côté des vainqueurs.

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Événement
1871
22 mai 1871
p 346
Auguste Okolowicz et Louis Charles Maljournal, blessés, sont capturés par les versaillais alors qu'ils étaient soignés à l'ambulance de la Société internationale. Okolowicz parviendra à s'échapper. Un de ses frères sera …

Auguste Okolowicz et Louis Charles Maljournal, blessés, sont capturés par les versaillais alors qu'ils étaient soignés à l'ambulance de la Société internationale. Okolowicz parviendra à s'échapper. Un de ses frères sera fusillé

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Événement
1871
28 mai 1871
p 347
Rue par laquelles les versaillais ramenèrent Eugène Varlin à Montmartre, au long d'un véritable calvaire, pour l'exécuter par vengeance là où l'avaient été les généraux Lecomte et Thomas
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Événement
1871
24 mai 1871 — Demeure d'Eugène André
p 367
Exécution sommaire, devant chez lui où il avait été arrêté, d'Eugène André, pour sa participation à la commission de l'Enseignement de la Commune. Un des initiateurs de l'école professionnelle de la rue Lhomond
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Événement
1871