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Couverture — Auguste Blanqui

Fiches citant cet ouvrage

88 fiches
Événement
1848
26 février 1848 — Bal du Prado/Société Républicaine centrale/Club Blanqui
p 2 & 8 & 19
Première réunion de fait de ce qui constituera le club révolutionnaire créé par Blanqui pendant la Révolution de 1848. Il le dirigera avec Théodore Dezamy. L'enfermé protestera toujours contre l'apellation "Club Blanqui"
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Événement
1848
25 février 1848 — Conservatoire national de Musique (vestibule à colonnes)
p 12-17
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Événement
1848
25 février 1848 — Hôtel de Ville
p 12-17
Proclamation de la République à 2 heures du matin et désignation du Gouvernement provisoire ; Lamartine défend le drapeau tricolore contre le drapeau rouge. Dans la nuit du 24 au 25 février 1848, l’Hôtel de Ville ne dése …

Proclamation de la République à 2 heures du matin et désignation du Gouvernement provisoire ; Lamartine défend le drapeau tricolore contre le drapeau rouge.

Dans la nuit du 24 au 25 février 1848, l’Hôtel de Ville ne désemplit pas. La monarchie de Juillet vient de s’effondrer, les Tuileries ont été envahies, mais rien n’est encore réellement stabilisé : quelle forme de gouvernement ? Avec qui ? Au milieu du tumulte, entre délégations de quartiers, journalistes, ouvriers, étudiants et notables républicains, se fabrique, presque à voix haute, la future République.

Vers deux heures du matin, la décision tombe : la République est proclamée, et un Gouvernement provisoire est désigné. On y retrouve les grandes figures du moment – Dupont de l’Eure, Lamartine, Ledru‑Rollin, Arago, Garnier‑Pagès, Marie, Crémieux, Louis Blanc, Flocon, Albert… – mélange de républicains « respectables », de tribuns plus radicaux et de représentants symboliques des classes populaires. L’Hôtel de Ville devient officiellement le centre du nouveau pouvoir, au nom du « peuple de Paris ».

C’est aussi à l’Hôtel de Ville, le 25 février, qu’a lieu l’un des épisodes les plus commentés de ces journées : la confrontation autour du drapeau. Une partie des insurgés, emmenés par des militants comme Raspail, réclame l’adoption du drapeau rouge, couleur des luttes ouvrières et de la révolution sociale. Lamartine, lui, se dresse pour défendre le tricolore, qu’il présente comme le drapeau de 1789, de 1830, de la nation tout entière, là où le rouge ne serait, selon lui, « que le drapeau d’une seule classe ». Sa longue harangue, très théâtrale, l’emporte : le drapeau tricolore est maintenu, avec l’ajout de quelques symboles (comme la cocarde rouge) pour tenter de calmer les ardeurs populaires.

Cet épisode condense toute l’ambiguïté de la révolution de Février. D’un côté, la République est arrachée par une insurrection où les ouvriers et les quartiers populaires ont joué un rôle décisif ; de l’autre, sa forme et ses symboles sont aussitôt encadrés par des républicains « modérés » qui veulent une République politique, mais surtout pas une République sociale. Entre la proclamation nocturne, les cris venus de la place et la voix de Lamartine au balcon, on sent déjà la tension qui conduira, quelques mois plus tard, aux affrontements de Juin 1848.

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Événement
1856
août 1856 — Demeure de Charles Leconte de Lisle
p 13
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Événement
1857
août 1857 — Demeure de Charles Leconte de Lisle
p 13
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Événement
1854
novembre 1854 — Demeure de Charles Leconte de Lisle
p 13
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Événement
1854
février 1854 — Demeure de Charles Leconte de Lisle
p 13
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Événement
1866
1866
p 13
Demeure du poète Parnassien Charles Leconte de Lisle. Un des pires vilipendeurs des Communards, en particulier de Gustave Courbet, alors que lui-même avait été quarante-huitard
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Événement
1854
janvier 1854 — Demeure de Charles Leconte de Lisle
p 13
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Événement
1848
février 1848 — Collège de France/Club du Collège de France
p 16-17 & 45
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Événement
1848
février 1848 — Bal de la Redoute/Salle de la Redoute/Tivoli d'Hiver
p 19-22
Réunion constitutive de la Société Républicaine Centrale, qui sera appelée Club Blanqui. Elle perdra rapidement de nombreux membres qui rejoindront le Club de la Révolution fondé par Armand Barbès
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Événement
1848
28 février 1848 — Palais du Luxembourg/Siège de la Commission du Luxembourg
p 25
Institution d'une Commission du gouvernement pour les travailleurs, alors que ceux-ci voulaient un ministère du Travail, dit "ministère du Progrès". Louis Blanc se laisse fléchir et accepte le gadget
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Événement
Événement
1848
juin 1848 — Demeure de Paul de Flotte
p 40-41
Après l'insurrection de Juin 1848, Paul de Flotte s'installe rue des Beaux-Arts
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Événement
1848
29 mai 1848 — Arrière-boutique d'un épicier
p 41
Arrestation de Benjamin Flotte, ami de Blanqui, qui s'était caché là après la journée insurrectionnelle du 15 mai 1848 lors de laquelle il avait menacé le président de l'Assemblée Philippe Buchez
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Événement
1848
mars 1848 — Marché des Blancs-Mantaux/École israélite/Club du Marais
p 42 & 196
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Événement
1864
1864
p 42
Vermorel est le premier journaliste à reprendre, dans le Courrier français, les idées socialistes. Cela lui vaudra de lourdes amendes et plusieurs emprisonnements qui l'amèneront à interrompre la publication en 1868. Il …

Vermorel est le premier journaliste à reprendre, dans le Courrier français, les idées socialistes. Cela lui vaudra de lourdes amendes et plusieurs emprisonnements qui l'amèneront à interrompre la publication en 1868. Il la reprendra en 1870

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Événement
Événement
1848
1848
p 45
Club révolutionnaire pendant la Révolution de 1848, rassemblant surtout des étudiants
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Événement
1848
mars 1848 — Club républicain des Travailleurs libres
p 45
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Événement
1839
1839 — Demeure de Benjamin Flotte
p 46-47
Ami de Blanqui, arrêté et condamné à la prison à vie en 1839, libéré en 48. Il fait partie des accusés du procès de Bourges en 1849. Il négocie l'échange refusé par Thiers entre Blanqui et Darboy en 1871
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Événement
1845
1845 — Restaurant de Benjamin Flotte
p 46-47
Benjamin Flotte tient un restaurant et publie un guide gastronomique, "La Table de Paris". Membre de la Société des Saisons, blessé lors des Trois glorieuses, il est très lié à Blanqui. Il sera chargé de la tentative d'é …

Benjamin Flotte tient un restaurant et publie un guide gastronomique, "La Table de Paris". Membre de la Société des Saisons, blessé lors des Trois glorieuses, il est très lié à Blanqui. Il sera chargé de la tentative d'échange en 1871

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Événement
1848
14 mars 1848 — Demeure de Benjamin Flotte/Demeure d'Auguste Blanqui/Comité des Trente
p 46-47 & 61
Constitution d'un comité pour le report des élections législative. Elles ne seront repoussées qu'au 23 avril
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Événement
Événement
1848
17 mars 1848
p 57-68
Manifestation organisée par Louis Blanc pour obtenir le report des élections et le retrait des troupes de Paris. Les blanquistes tentent en vain de la transformer en insurrection
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Événement
1848
16 mars 1848
p 57-58
Manifestation réactionnaire violente de bataillons bourgeois de la Garde nationale contre le décret du Gouvernement provisoire d'étendre le recrutement à toute la population masculine
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Événement
1848
mars 1848
p 59
Club créé autour du journal l'Atelier, fondé en 1845 ; il avait une grande influence avant 1848
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Événement
1848
avril 1848 — Institut de France (grande salle)/Club des Hommes libres
p 59
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Événement
Événement
1848
17 mars 1848
p 62
Point de rassemblement fixé pour le départ de la manifestation exigeant le report des élections et le retrait des troupes de Paris
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Événement
1848
17 mars 1848 — Jardin du Palais Royal
p 62
Réunion du Conseil des Trente, ou Comité des Trente, afin d'arrêter le texte de l'adresse au gouvernement sur le report des élections. Deux versions s'affrontent, celle de Cabet, plus conciliante, et celle de Blanqui a R …

Réunion du Conseil des Trente, ou Comité des Trente, afin d'arrêter le texte de l'adresse au gouvernement sur le report des élections. Deux versions s'affrontent, celle de Cabet, plus conciliante, et celle de Blanqui

a Révolution de Février n'a pas trois semaines que déjà ses acteurs se divisent sur l'essentiel : à quelle vitesse consulter le pays ? Le gouvernement provisoire a fixé les élections à l'Assemblée constituante au 9 avril. Pour Louis Blanc, Blanqui et les clubs révolutionnaires, c'est beaucoup trop tôt. La France rurale, dominée par les notables et les curés, renverra une chambre conservatrice — et la révolution sera confisquée par les urnes avant même d'avoir accompli son œuvre sociale.

Le 17 mars, à 11 heures du matin, le cortège s'ébranle depuis la place de la Concorde. Clubs en tête, puis les ouvriers organisés par corporation. Les estimations varient entre 100 000 et 200 000 personnes, marchant par les quais jusqu'à l'Hôtel de Ville. L'adresse remise au gouvernement provisoire réclame trois choses : le retrait des troupes de Paris, le report des élections de la Garde nationale, et surtout le report des élections à la Constituante — jusqu'au 31 mai au moins, pour que « le peuple ait le temps de se concerter et de s'éclairer ».

Dans le cortège, Blanqui voudrait aller plus loin — il parle d'ajournement sine die. Caussidière, préfet de police révolutionnaire, encadre la manifestation pour éviter qu'elle ne dérape. Les blanquistes tentent en vain de lui donner une tournure insurrectionnelle. Le gouvernement, intimidé par la masse, cède : les élections sont reportées au 23 avril.

Victoire à court terme, illusion à long terme. Le 16 avril, une nouvelle manifestation demandant un report supplémentaire sera cette fois écrasée par la Garde nationale bourgeoise. Et le 23 avril, la France élira exactement l'assemblée modérée et rurale que les clubs redoutaient.

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Événement
Événement
1848
2 avril 1848 — Palais National/Palais Royal (rebaptisé)/Club des Clubs
p 91 & 157
Création du Club des Clubs. Élection d'un bureau régulier Présidé par Aloysius Huber. Il est destiné à affaiblir l'influence de Blanqui. Une centaine de clubs y participent. Après les élections, il deviendra le "Comité C …

Création du Club des Clubs. Élection d'un bureau régulier Présidé par Aloysius Huber. Il est destiné à affaiblir l'influence de Blanqui. Une centaine de clubs y participent. Après les élections, il deviendra le "Comité Centralisateur"

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Événement
1848
18 mars 1848 — Salle Molière/Club des Clubs
p 91
Lors d'une réunion à la salle Molière est décidée la création du Club des Clubs. Il sera animé par Sobrier et Huber. Réunions du Comité Révolutionnaire pour les élections à l'Assemblée constituante de 1848
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Événement
1848
21 mars 1848 — Salle Molière/Club de la Révolution
p 91
Première séance publique du Club de la Révolution fondé par Barbès pour concurrencer le Club Blanqui
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Événement
1848
26 mars 1848
p 92
Six jours avant la publication du document Taschereau, Blanqui convoque, par la voie du Courrier Français, un "Comité central des élections" destiné à contrer la constitution en cours du Club des Clubs autour d'Aloysius …

Six jours avant la publication du document Taschereau, Blanqui convoque, par la voie du Courrier Français, un "Comité central des élections" destiné à contrer la constitution en cours du Club des Clubs autour d'Aloysius Huber.

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Événement
1848
26 mars 1848 — Conservatoire des Arts et Métiers
p 92-93
Lieu où fut reportée la réunion organisée par Blanqui, initialement prévue rue des Poirées, pour contrer l'initiative de création du Club des Clubs de Barbès, en fondant un "Comité des clubs démocratiques radicaux". Ving …

Lieu où fut reportée la réunion organisée par Blanqui, initialement prévue rue des Poirées, pour contrer l'initiative de création du Club des Clubs de Barbès, en fondant un "Comité des clubs démocratiques radicaux". Vingt clubs présents.

Le 26 mars 1848, au Conservatoire des Arts et Métiers rue Saint-Martin, Auguste Blanqui réunit vingt clubs pour tenter de contrer l'initiative de son rival Armand Barbès. L'enjeu : qui va contrôler la coordination des clubs révolutionnaires de Paris, et donc peser sur les élections à l'Assemblée constituante prévues en avril ?

Barbès venait de lancer le Club des Clubs — une fédération des sociétés politiques parisiennes destinée à orienter le vote républicain. Blanqui riposte en convoquant sa propre réunion et en fondant un Comité des clubs démocratiques radicaux. La réunion, initialement prévue rue des Poirées, est reportée au Conservatoire faute de salle disponible. Vingt clubs répondent présent.

La rivalité entre les deux hommes est ancienne et profonde. Tous deux vétérans des insurrections de 1830 et 1832, tous deux emprisonnés à de nombreuses reprises, ils incarnent deux tempéraments différents de la révolution : Barbès, fougueux et romantique, populaire dans les faubourgs ; Blanqui, froid, stratège, théoricien de la conspiration professionnelle. Ils se méfient l'un de l'autre depuis des décennies.

La bataille des clubs de mars 1848 est une répétition en miniature de conflits qui traverseront toute la gauche française — entre coordination large et avant-garde disciplinée, entre démocratie de masse et organisation révolutionnaire. Blanqui perdra cette manche : il sera arrêté en mai 1848, après la publication du document Taschereau qui l'accuse d'avoir informé la police en 1839. Il n'en sortira jamais vraiment innocenté.

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Événement
1848
mars 1848 — Club de la rue de Beaune/Siège du journal "La Démocratie pacifique"
p 96
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Événement
1848
15 avril 1848 — Ministère des Affaires étrangères (1820-1853)
p 101-108
Au 37-43, boulevard des Capucines (IIe arr.), deux hommes que tout oppose s'enferment seul à seul pendant trois heures. Dehors, Paris retient son souffle. La scène est improbable. D'un côté, Alphonse de Lamartine, poète, …

Au 37-43, boulevard des Capucines (IIe arr.), deux hommes que tout oppose s'enferment seul à seul pendant trois heures. Dehors, Paris retient son souffle.

La scène est improbable. D'un côté, Alphonse de Lamartine, poète, orateur, chef de fait du gouvernement provisoire, l'homme qui a proclamé la République en février et qui gouverne à la force du verbe. De l'autre, Louis-Auguste Blanqui, conspirateur professionnel, vétéran de toutes les insurrections depuis 1827, que la bonne société considère comme le diable en personne. On est à huit jours des élections à la Constituante, et la tension entre républicains modérés et clubs révolutionnaires est à son comble.

C'est Paul de Flotte, officier de marine et futur héros de la Commune, qui sert d'intermédiaire. Il conduit Blanqui au ministère des Affaires étrangères, où Lamartine a ses bureaux. La rencontre stupéfie l'entourage du ministre : recevoir Blanqui, c'est recevoir l'insurrection en personne.

L'entrevue dure trois heures. Trois heures en tête-à-tête entre le poète du pouvoir et le révolutionnaire des cachots. De quoi ont-ils parlé ? Les sources sont maigres. On sait que Blanqui cherche à repousser les élections — il estime que le peuple de Paris n'est pas prêt, que la province conservatrice va écraser la République sociale. Lamartine refuse. Le lendemain, la journée du 16 avril tentera sans succès de renverser le gouvernement provisoire.

Deux visions de la République, face à face dans un salon ministériel. Aucune n'a convaincu l'autre.

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Événement
1882
6 décembre 1882 — Cimetière du Père Lachaise (67ème division)/Tombe de Louis Blanc
p 110-114
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Événement
1848
Événement
1848
5 mars 1848 — Siège de la Société des Droits de l'homme et du citoyen (club central)
p 116
L’événement est longtemps resté dans la légende marxiste, mais la recherche l’a largement corrigé. On a cru, sur la foi de Maurice Dommanget, que Karl Marx, expulsé de Belgique le 4 mars 1848 et arrivé à Paris le 5, avai …

L’événement est longtemps resté dans la légende marxiste, mais la recherche l’a largement corrigé. On a cru, sur la foi de Maurice Dommanget, que Karl Marx, expulsé de Belgique le 4 mars 1848 et arrivé à Paris le 5, avait pris la parole ce même jour au « club central » de la Société des Droits de l’homme et du citoyen. L’image était belle : le théoricien du Manifeste, fraîchement débarqué, saluant la révolution de Février dans un club parisien bouillonnant.

Or on sait désormais, grâce au travaux de P. Amann, Karl Marx, "Quarante-huitard" français ?, International Review of Social HistoryVol. 6, No. 2 (1961), Cambridge University Press, cité par d’Alain Rustenholz, qu’il s’agissait d’une confusion d’identité : le « Marx » inscrit sur les listes du club n’était pas Karl, et celui‑ci n’a pas été un « clubiste » parisien. Arrivé le 5 mars, il se consacre surtout à reprendre contact avec les milieux révolutionnaires allemands, à suivre de près la situation en Prusse et à préparer son retour vers le Rhin plutôt qu’à fréquenter régulièrement les sociétés politiques françaises.

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Événement
1848
26 février 1848 — Caserne de la garde républicaine/Siège des "Montagnards de Caussidière"
p 118
Fin février 1848, Paris vient à peine de basculer dans la République quand Michel Bakounine s’installe dans une caserne de la garde républicaine, devenue le quartier général des « Montagnards » d’Étienne Arago et de Marc …

Fin février 1848, Paris vient à peine de basculer dans la République quand Michel Bakounine s’installe dans une caserne de la garde républicaine, devenue le quartier général des « Montagnards » d’Étienne Arago et de Marc Caussidière. Révolutionnaire russe en exil, déjà passé par les milieux démocrates allemands et polonais, Bakounine se retrouve au cœur du bouillonnement parisien : clubs, comités, projets d’insurrections européennes s’entrecroisent dans ce bâtiment soudain transformé en ruche politique.

La caserne sert à la fois de lieu de cantonnement et de maison commune pour une nébuleuse de militants radicaux. Caussidière, nouveau préfet de police issu de l’opposition républicaine, y protège volontiers étrangers révolutionnaires et Français « trop » remuants aux yeux des modérés. Bakounine y fréquente des socialistes, des démocrates, des républicains avancés, discute de la situation en Pologne, en Allemagne, en Italie, et rêve d’une chaîne de soulèvements qui partirait de Paris pour embraser l’Europe. Son logement dans ces murs n’a rien d’une retraite universitaire : c’est un poste d’observation et de liaison, au plus près des foyers de décision et des rumeurs d’émeute.

Ce court séjour parisien a pour lui valeur de laboratoire. Il y mesure à la fois la force explosive des insurrections urbaines et les limites des républiques bourgeoises fraîchement installées, déjà soucieuses de rétablir l’ordre. Ces tensions nourriront plus tard sa critique du pouvoir centralisé et sa méfiance envers les partis qui prétendent parler au nom du peuple tout en le contrôlant. Dans le Paris de février–mars 1848, la caserne où loge Bakounine condense ainsi un moment très particulier : celui où la nouvelle République française ouvre, pour quelques semaines, un espace aux révolutionnaires sans frontières, avant de se refermer sur eux.

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Événement
1848
mars 1848
p 118
Séjour de Robert Owen à Paris de fin mars à juin 1848. Il vient en France pour transmettre ses théories aux socialistes impliqués dans le mouvement révolutionnaire de 1848. Il intervient au club d'Étienne Cabet où il est …

Séjour de Robert Owen à Paris de fin mars à juin 1848. Il vient en France pour transmettre ses théories aux socialistes impliqués dans le mouvement révolutionnaire de 1848. Il intervient au club d'Étienne Cabet où il est acclamé

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Événement
1848
16 avril 1848
p 123
Banderoles "Abolition de l'exploitation de l'homme par l'homme" dans une manifestation des ouvriers des ateliers nationaux organisée par des militants Blanquistes
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Événement
1848
16 avril 1848
p 123 & 131
Rassemblement des corporations sous prétexte de l'élection d'officiers de la Garde nationale au choix des ouvriers ; en fait en vue d'une tentative de chasser les têtes du Gouvernement provisoire Au matin du 16 avril 184 …

Rassemblement des corporations sous prétexte de l'élection d'officiers de la Garde nationale au choix des ouvriers ; en fait en vue d'une tentative de chasser les têtes du Gouvernement provisoire

Au matin du 16 avril 1848, les clubs ouvriers et les délégués des corporations convergent vers le Champ de Mars pour une réunion à laquelle le gouvernement provisoire les a lui-même conviés : élire les officiers de la Garde nationale. On est deux mois après Février, la République a dix semaines, et tout se joue encore. Aux bannières, les vieilles devises des canuts lyonnais : Vivre en travaillant ou mourir en combattant, Vive la République démocratique et sociale ! À la tribune improvisée, on parle d'ajourner les élections à la Constituante prévues pour le 23 avril : la province n'est pas prête, la contre-révolution s'organise.

Louis Blanc, Cabet, Raspail sont là ; Blanqui rôde — non sans méfiance à l'égard de Barbès, qui vient de fonder un club rival. De la rue de Poitiers à l'Hôtel de Ville, la droite et les modérés guettent le faux pas. Ledru-Rollin, ministre de l'Intérieur, le leur donne. Ou plutôt le leur fabrique : à neuf heures, il fait battre le rappel de la Garde nationale des quartiers bourgeois. Vingt brigades, deux cent mille hommes en armes, bientôt massés sur les boulevards. Consigne officielle : protéger l'Hôtel de Ville d'un complot communiste. Consigne réelle : écraser politiquement la gauche sociale sans tirer un coup de feu.

Quand le cortège part du Champ de Mars vers l'Hôtel de Ville pour remettre une pétition, il avance entre deux haies hurlantes : À bas les communistes ! À bas Cabet ! À l'eau Louis Blanc ! La délégation atteint le Grève, remet son texte à Lamartine, ressort sous les huées, reflue vers le Champ de Mars. Pas un blessé. Mais la partie est perdue : la République sociale vient d'être ostracisée au sein même de la République. Les Journées de Juin s'écrivent ce jour-là, en creux.

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Événement
1848
14 mai 1848 — Demeure de Joseph Sobrier
p 127-128
Lieu de distribution d'armes et de munitions aux insurgés du 15 mai 1848. Appartement fourni par Caussidière, directeur de la préfecture de police ; sorte de préfecture annexe de la rive droite sous la houlette de Lamart …

Lieu de distribution d'armes et de munitions aux insurgés du 15 mai 1848. Appartement fourni par Caussidière, directeur de la préfecture de police ; sorte de préfecture annexe de la rive droite sous la houlette de Lamartine

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Événement
1848
19 avril 1848 — Caserne St Victor
p 128 & 134
Les Montagnards de la préfecture de police en sont expulsés et cantonnés à la caserne Saint-Victor, signe de la victoire de la réaction au sein du gouvernement provisoire. Borme est en fait un provocateur
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Événement
1848
18 avril 1848 — Demeure de Louis-Auguste Blanqui
p 132
Tentative d'arrestation de Blanqui à l'initiative de Caussidière. L'inspecteur Bertoglio fait profil bas et machine arrière devant la garde du corps de l'Enfermé, qui pour cette fois ne le sera pas... Caussidière envoie …

Tentative d'arrestation de Blanqui à l'initiative de Caussidière. L'inspecteur Bertoglio fait profil bas et machine arrière devant la garde du corps de l'Enfermé, qui pour cette fois ne le sera pas...

Caussidière envoie son homme au domicile de l'Enfermé. L'Enfermé, pour une fois, ne le sera pas.

Le 18 avril 1848, deux jours après la grande manifestation ouvrière du 16 avril qui a fait trembler le Gouvernement provisoire, un inspecteur de police nommé Bertoglio se présente au 1 rue Boucher, près du Châtelet, avec ordre d'arrêter Louis-Auguste Blanqui. L'ordre vient de Marc Caussidière, préfet de Police de Paris — lui-même ancien insurgé de 1834, barricadier de Lyon, nommé à la tête de la Préfecture par la révolution de Février dans l'un de ces retournements dont 1848 a le secret.

Le motif immédiat est politique. Depuis le 31 mars, le document Taschereau circule dans Paris. Publié dans la Revue rétrospective, il prétend prouver que Blanqui, arrêté après l'insurrection manquée du 12 mai 1839, aurait dénoncé ses compagnons à la police de Louis-Philippe. L'accusation est dévastatrice. Barbès, son ancien compagnon d'armes, rompt définitivement avec lui. Une partie de la gauche le tient pour un traître. Le Gouvernement provisoire saisit l'occasion : si Blanqui est discrédité, autant le mettre hors jeu.

Sauf que Blanqui n'est pas seul. Au 1 rue Boucher, l'inspecteur Bertoglio trouve devant la porte une garde du corps qui n'a rien d'hospitalier. Des blanquistes en armes, quelques ouvriers du faubourg, le regard peu engageant. Bertoglio évalue la situation, fait profil bas, et repart sans son prisonnier. « Machine arrière », dit pudiquement la chronique. Ce n'est pas que l'ordre manquait — c'est que le rapport de forces, dans cette rue étroite, ne plaidait pas pour l'audace.

Blanqui sera finalement arrêté le 26 mai, après les journées insurrectionnelles de juin qui achèveront de briser la révolution de 1848. Il sera condamné à dix ans de prison. Puis amnistié. Puis arrêté. Puis libéré. Puis arrêté encore. Trente-trois ans de détention au total — un record que la République se gardera de revendiquer.

La rue Boucher elle-même a disparu sous les travaux d'Haussmann. Il ne reste rien du 1 rue Boucher ni de la scène d'avril 1848 — sinon l'image d'un inspecteur prudent qui, face à l'Enfermé, a choisi de ne pas jouer au héros.

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Événement
1848
20 avril 1848 — Place de l'Étoile/Arc de Triomphe
p 137
Une immense parade militaire organisée place de l'Étoile sous le nom de "Fête de la Fraternité, ou "Fête des Drapeaux" (43 000), sanctionne la victoire du gouvernement réactionnaire sur la gauche déchirée par ses contrad …

Une immense parade militaire organisée place de l'Étoile sous le nom de "Fête de la Fraternité, ou "Fête des Drapeaux" (43 000), sanctionne la victoire du gouvernement réactionnaire sur la gauche déchirée par ses contradictions

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Événement
1848
15 mai 1848 — Hôtel de Ville
p 157-158
Les manifestants investissent l'Hôtel de Ville et proclament un nouveau Gouvernement provisoire ; ils sont délogés par la Garde nationale bourgeoise sous les ordres de Lamartine et Ledru-Rollin. Barbès et Albert sont arr …

Les manifestants investissent l'Hôtel de Ville et proclament un nouveau Gouvernement provisoire ; ils sont délogés par la Garde nationale bourgeoise sous les ordres de Lamartine et Ledru-Rollin. Barbès et Albert sont arrêtés

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Événement
1848
15 mai 1848 — Palais Bourbon/Chambre des députés
p 157-158
Manifestation en faveur de la Pologne insurgée ; les dirigeants républicains sont arrêtés. L'Assemblée doit proclâmer à nouveau la République sous la pression des émeutiers
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Événement
1848
15 mai 1848
p 157-158
Rassemblement, à l'appel d'Huber et de Sobrier, d'une manifestation en soutien à la Pologne. Elle aboutira à l'investissement de l'Assemblée et au basculement réactionnaire de la situation politique
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Événement
1848
15 mai 1848 — Palais Bourbon
p 157-158
Une manifestation en soutien à la Pologne débouche, peut-être du fait d'une provocation d'Huber, sur l'envahissement de l'Assemblée qui va servir de prétexte à la répression des chefs républicains
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Événement
1848
11 juin 1848 — Siège du journal "L'Accusateur public"
p 174
Alphonse Esquiros fonde, en pleine Révolution de Juin 1848, le journal l'Accusateur public qui n'aura que quatre numéros. Il devra s'exiler en Angleterre après ces évènements
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Événement
1848
15 mai 1848 — Demeure d'Alphonse Esquiros
p 174-175
Au soir du 15 mai, Blanqui et Raspail, désemparés, se réfugient chez Alphonse Esquiros, qu'il devra quitter le 16 au soir. Au procès de Bourges, on accusera pourtant Blanqui d'avoir participé à la prise manquée de l'Hôte …

Au soir du 15 mai, Blanqui et Raspail, désemparés, se réfugient chez Alphonse Esquiros, qu'il devra quitter le 16 au soir. Au procès de Bourges, on accusera pourtant Blanqui d'avoir participé à la prise manquée de l'Hôtel de Ville

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Événement
Événement
1848
Événement
1848
15 mai 1848 — Ancienne préfecture de police
p 176
La préfecture de police est transformée par Mercier en camp retranché après l'émeute du 15 mai 1848. Totalement isolée, elle se rendra sans combat. Entre temps, Cauusidière s'était enfui
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Événement
1848
15 mai 1848 — Maison de la mère d'Auguste Blanqui (depuis 1832)
p 180
Les gardes nationaux réactionnaires n'ayant pas réussi à s'emparer de Blanqui saccagent la maison de sa mère, comme celle de Sobrier et de Cabet
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Événement
1848
26 mai 1848 — Demeure de Jacques Danin/Cachette de Louis-Auguste Blanqui
p 181-186
Blanqui, de retour à Paris alors qu'il est activement recherché, chez Jacques Danin, un de ses partisans. Ce dernier le trahit pour 5 000 F ; sa femme en mourut de chagrin. Blanqui est arrêté au soir du 26
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Événement
1848
17 juin 1848 — Salle Bonne-Nouvelle/Salle des Spectacles-concerts/Club du Peuple
p 192-196
Club révolutionnaire constitué de communistes Icariens et de blanquistes ; actif en Juin 1848. Esquiros devra s'exiler en Angleterre après les journées de Juin
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Événement
1848
mai 1848
p 192
Les blanquistes tentent de former un nouveau club après la débâcle du 15 mai et la dissolution de la Société républicaine centrale. Ils se rassemblent à la Porte St Denis, à la recherche d'un local. Ils seront arrêtés av …

Les blanquistes tentent de former un nouveau club après la débâcle du 15 mai et la dissolution de la Société républicaine centrale. Ils se rassemblent à la Porte St Denis, à la recherche d'un local. Ils seront arrêtés avant d'y parvenir

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Événement
1848
mai 1848
p 192
Les blanquistes tentent de reformer une organisation, sous le nom de "Club des Travailleurs", après la débâcle du 15 mai. Ils seront arrêtés avant d'y parvenir, sans doute trahis par Jacques Danin. Leur local est occupé …

Les blanquistes tentent de reformer une organisation, sous le nom de "Club des Travailleurs", après la débâcle du 15 mai. Ils seront arrêtés avant d'y parvenir, sans doute trahis par Jacques Danin. Leur local est occupé par la police

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Événement
1848
23 juin 1848
p 194-195
Louis Pujol, meneur des Journées de Juin, est à la tête des Insurgés. Mais, blessé et arrêté, il fera pâle figure devant la Commission d'enquête et s'entretiendra en secret avec Odilon Barrot, son président. Il sera éton …

Louis Pujol, meneur des Journées de Juin, est à la tête des Insurgés. Mais, blessé et arrêté, il fera pâle figure devant la Commission d'enquête et s'entretiendra en secret avec Odilon Barrot, son président. Il sera étonnement amnistié

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Événement
1848
26 juin 1848 — Café Le Divan Le Peletier/Café du Divan
p 195
Paul de Flotte est arrêté au moment où il se rendait auprès de Cavaignac pour tenter de faire cesser les exécutions sommaires
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Événement
1848
23 juin 1848 — Barricade rue du Fbg du Temple/Barricade en Juin 1848
p 196
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Événement
1848
Événement
1871
1871 — Demeure de François-Charles Ostyn
p 196
Demeure de François-Charles Ostyn, membre de la Commune, délégué aux Services publics, vote contre le Comité de Salut public, signataire du Manifeste de la minorité
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Événement
1848
3 décembre 1848 — Siège de la commission d'organisation du banquet des Travailleurs socialistes
p 206-209
Blanqui est élu président d'honneur du banquet des "Travailleurs socialistes qui se déroule à Vincennes. Il lui adresse un toast qui fera date et sera imprimé en brochure
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Événement
1836
1836 — Demeure d'Eugène Fombertaux
p 212-213
À 15 ans, Eugène Fombertaux est inculpé de complot et écroué à la Force pour avoir envoyé une lettre à Louis-Philippe 1er. Il dirigera de décembre 1848 à mai 1849 le journal "La Commune sociale", d'inspiration blanquiste
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Événement
1841
juillet 1841 — Siège du journal "L'Humanitaire"
p 213-216
Parution du journal des communistes matérialistes en rupture avec Cabet, dirigé par Gabriel Charavay
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Événement
1849
4 mars 1849 — Gare d'Orléans/Gare d'Austerlitz (inaugurée en 1840)
p 217
Important dispositif militaire et policier déployé pour le départ vers la Haute cour de Bourges des inculpés de la journée du 15 mai 1848 : 200 gendarmes mobiles, deux bataillons du 41ème de ligne, 40 policiers et 30 ser …

Important dispositif militaire et policier déployé pour le départ vers la Haute cour de Bourges des inculpés de la journée du 15 mai 1848 : 200 gendarmes mobiles, deux bataillons du 41ème de ligne, 40 policiers et 30 sergents de ville.

Le 4 mars 1849, la gare d’Orléans (future gare d’Austerlitz) est transformée en camp retranché. Pour envoyer à Bourges les inculpés de la journée insurrectionnelle du 15 mai 1848 – Blanqui, Barbès, Raspail, « l’ouvrier Albert » (Alexandre Martin), Sobrier, Flotte et plusieurs autres – le pouvoir met en scène sa force : 200 gendarmes mobiles, deux bataillons du 41ᵉ de ligne, une quarantaine de policiers en civil et une trentaine de sergents de ville encadrent le convoi, armes au poing. L’objectif est clair : éviter toute tentative de libération en cours de route, mais surtout montrer à Paris que les chefs socialistes et démocrates sont brisés et qu’on ne plaisante plus avec les « journées révolutionnaires ».

Depuis l’envahissement de l’Assemblée et la tentative avortée de proclamation d’un gouvernement insurrectionnel à l’Hôtel de Ville, le 15 mai a servi de prétexte pour décapiter la gauche républicaine. Après des mois d’incarcération, les prévenus sont arrachés aux prisons parisiennes, embarqués sous les huées organisées des partisans de l’ordre, tandis que leurs partisans, tenus à distance par le cordon militaire, assistent impuissants au départ. La Haute Cour de Bourges, établie loin de la capitale pour soustraire le procès à toute pression populaire, prononcera de lourdes peines : déportation pour Barbès et Albert, dix ans de prison pour Blanqui, plusieurs années pour Raspail et d’autres.

Cette journée de mars 1849, avec son dispositif de guerre autour d’un simple train, marque symboliquement la fin de l’illusion d’une République « sociale » née en février 1848. En exhibant ce convoi de vaincus vers Bourges, la majorité conservatrice et bonapartiste affirme qu’elle a désormais les mains libres pour liquider les Ateliers nationaux, écraser Juin 1848, puis, quelques années plus tard, laisser place au coup d’État de Louis‑Napoléon Bonaparte.

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Événement
1848
24 juin 1848 — Barricade de la barrière des Trois Couronnes/Barricade en Juin 1848
p 249-250
Victor Hugo participe à la prise de la barricade ; il dénonce Turmel comme étant le chef des insurgés. Isaluera devant l'Assemblée l'action de la Garde nationale. Toujours en retard d'une révolution, le cher grand poète
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