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7e arr.
Voie · 7e arrondissement

Rue Saint-Dominique

De boulevard Saint-Germain, 219-223. à place du Général Gouraud.
Quartiers Gros-Caillou · Invalides · Saint-Thomas-d'Aquin · Longueur ≈ 1800 m
≈ 1800 m
Longueur
1703
Ouverte en
3
Quartiers
I

Histoire de la rue

Avant d'être une rue, c'est un chemin — ou plutôt plusieurs : le chemin des Charbonniers, le chemin des Treilles, le chemin de l'Oseraie — qui serpentent dans les marges de la rive gauche, entre les champs et les clos de vigne du faubourg Saint-Germain. Tout change en 1631 quand les religieux dominicains s'y établissent et donnent à la voie son nom définitif. Les arrêts du Conseil d'État de 1700, 1701 et 1703 entérinent son ouverture officielle et tracent ce long couloir de dix mètres de large qui ira finir, près de deux kilomètres plus loin, au pied du champ-de-Mars. La rue naît ainsi en deux tronçons distincts, longtemps désignés séparément — rue Saint-Dominique Saint-Germain côté abbaye, rue Saint-Dominique du Gros-Caillou côté village —, et un mégalithe planté au n° 58 matérialisait encore en 1738 la frontière entre les censives des abbayes de Sainte-Geneviève et de Saint-Germain.

Une rue de salons et de philosophes

Au XVIIIe siècle, la rue Saint-Dominique devient l'une des adresses mondaines les plus copiées de Paris. Au n° 10–12, Françoise Athénaïs de Rochechouart de Mortemart — Mme de Montespan — se retire dès 1687 après avoir été supplantée dans le cœur de Louis XIV par la Maintenon ; le même immeuble verra plus tard fleurir le salon de la marquise Marie du Deffand (1755–1780). Juste à côté, au n° 6, Julie de Lespinasse s'installe après sa rupture avec Mme du Deffand et y tient son propre salon, sous-louant une chambre au mathématicien Jean le Rond d'Alembert, qui emménage en 1764. Talleyrand donne quant à lui ses fameux « déjeuners de Bellechasse » au n° 9–11 en 1786, réunissant banquiers libéraux et soutiens de Calonne. La Révolution laisse une trace discrète mais éloquente : sur les plaques de pierre gravées en 1729, les deux lettres « St » ont été soigneusement grattées, comme si le saint patron des Prêcheurs dérangeait les nouvelles autorités.

Empire, ministères et grandes affaires

Sous le Consulat et l'Empire, la rue se couvre de belles demeures officielles : la mère de Napoléon s'installe au n° 14–16 de 1804 à 1817 ; le médecin impérial Jean-Nicolas Corvisart réside au 35–37 ; le maréchal Louis-Nicolas Davout meurt au n° 107 en 1823, lui qui avait réorganisé l'armée après Waterloo. Le ministère de la Guerre, établi au n° 14, devient un nœud névralgique : c'est là qu'en 1894 le capitaine Alfred Dreyfus est convoqué, piégé, puis arrêté. C'est là aussi que, pendant la Commune de 1871, le général Cluseret tente de neutraliser le Comité central de la Garde nationale en le déplaçant dans ses murs, et que se tient la dernière et houleuse réunion du Comité. Non loin, au n° 62 — siège du ministère des Travaux publics sous la Commune —, Léo Fränkel et Benoît Malon créent en avril 1871 une commission d'initiative sur les ateliers abandonnés, premier embryon d'une politique ouvrière du logement. La rue aura également vu naître Alexis de Tocqueville (au n° 77, en 1805) et mourir Gustave Doré (en 1883), dont l'atelier et la demeure se confondaient entre les n° 7 et 73 selon les sources.

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II

Fiches

66 fiches · 38 adresses
5
5 rue Saint Dominique
Salon d'Anne Sophie Soymonof Svetchine
1 fiche
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6
6 rue Saint Dominique
Hôtel Hautefort/Demeure de Mlle de Lespinasse
2 fiches
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9–11
9–11 rue Saint Dominique
Demeure de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord
1 fiche
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Demeure de Talleyrand qui organise les "déjeuners de Bellechasse" réunissant les soutiens de Calonne, essentiellement des banquiers libéraux qui orienteront la Révolution au gré de leurs intérêts
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11
11 bis rue Saint Dominique
Pavillon de Chartres/Pavillon de Bellechasse/Salon de Mme de Genlis
1 fiche
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Mme de Genlis tient un salon très couru, dans un couvent privé que lui a offert son amant, le duc de Chartres, pour y élever leurs enfants respectifs
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14
14 rue Saint Dominique
Ministère de la Défense
11 fiches
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Charles de Gaulle reçoit avec mépris les 20 principaux chefs de la Résistance parisienne, traités par lui d'"officiers d'occasion" ; il dissout les FFI
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Personnage(s) : Charles de Gaulle
Charles de Gaulle s'installe au ministère sans aller à l'Hôtel de Ville
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Personnage(s) : Charles de Gaulle ·Alexandre Parodi
On lui demande d'écrire une lettre sous la dictée pour comparer son écriture à celle d'un traître ; sa main tremble un peu, et cela suffit à ouvrir douze années de guerre civile française. En septembre 1894, une femme de…
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Dernière réunion du Comité central de la Garde nationale. Lacord demande une déclaration dénonçant les fautes de la Commune. Bonvalet propose une négociation avec Versailles
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Cluseret installe le Comité central de la Garde nationale au ministère de la Guerre pour le neutraliser ; le Comité central retournera rue de l'Entrepôt. Il remplace les officiers civils par des militaires confirmés
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En 1724, le président François Duret fait élever cet hôtel par l'architecte François Debias-Aubry, pour le compte de la marquise de Prie, maîtresse du duc de Bourbon ; la disgrâce du duc, en 1726, la fait renoncer à s'y installer. Hôtel de Conti à partir de 1733, il prend le nom du comte de Brienne, qui l'achète en 1776 ; l'État le rachète à Madame Mère en 1817 pour y loger le ministre de la Guerre. Le 25 août 1944, de Gaulle y installe le Gouvernement provisoire, avant même de se rendre à l'Hôtel de Ville.
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Personnage(s) : François Debias-Aubry
14–16
14–16 rue Saint Dominique
Hôtel de Brienne/Demeure de Lætizia Bonaparte
2 fiches
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20–22
20–22 rue Saint Dominique
Lettres "St" grattées
1 fiche
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Vieille inscription du nom de la rue dont les lettres "St" ont été grattées pendant la Révolution. Ces tables gravées avaient remplacé en 1729 les plaques en lettres noires sur fer blanc instaurées le 16 janvier 1728
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22
22 rue Saint Dominique
Lettres "St" grattées
1 fiche
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Vieille inscription du nom de la rue dont les lettres "St" ont été grattées pendant la Révolution. Ces tables gravées avaient remplacé en 1729 les plaques en lettres noires sur fer blanc instaurées le 16 janvier 1728
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35–37
35–37 rue Saint Dominique
Hôtel de Broglie/Demeure de Jean-Nicolas Corvisart
1 fiche
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36
36 rue Saint Dominique
Hôtel de Mirepoix/Demeure de Philippe-Antoine Merlin de Douai
1 fiche
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47
47 rue Saint Dominique
Hôtel de Seignelay/Demeure de Philippe Lebon
1 fiche
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57
57 rue Saint Dominique
Ambassade de Pologne
3 fiches
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Le premier hôtel, élevé à partir de 1774 par Alexandre-Théodore Brongniart pour la princesse de Monaco, est acheté en 1838 par William Williams-Hope, fils d'un banquier hollandais, qui le fait reconstruire de fond en comble : de l'ancien, il ne reste rien de reconnaissable. L'architecte du nouvel hôtel, Achille-Jacques Fédel, n'est connu que par des documents indirects, mais sûrs. Les Seillière, la princesse de Sagan puis le marchand d'art Jacques Seligmann s'y succèdent avant que l'hôtel ne devienne la résidence de l'ambassadeur de Pologne.
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57–59
57–59 rue Saint Dominique
Grand Hôtel de Monaco/Hôtel de Sagan/Demeure du maréchal Davout
1 fiche
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58
58 rue Saint Dominique
Le Gros Caillou
1 fiche
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Mégalithe appelé le Gros-Caillou, utilisé comme limite des censives des abbayes de Ste Geneviève et de St Germain ; détruit au 18ème siècle
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Personnage(s) : Louis XV
59
59 rue Saint Dominique
Demeure de James Fenimore Cooper
1 fiche
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61
61 rue Saint Dominique
Demeure de Marie-Charles-César de La Tour Maubourg
1 fiche
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62
62 rue Saint Dominique
Ministère des Travaux publics
3 fiches
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Constitution d'une Commission d'enquête, constituée par 11 syndicats et l'Union des femmes, sur les ateliers abandonnés
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Personnage(s) : Léo Frankel
Le 5 avril 1871, Léo Fränkel et Benoît Malon créent au ministère des Travaux publics, rue Saint-Dominique, une Commission d'initiative chargée de régler les problèmes de logement. C'est un détail dans l'agenda…
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77
77 rue Saint Dominique
Maison natale d'Alexis de Tocqueville
1 fiche
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La mère d'Alexis de Tocqueville avait passé la Terreur en prison, terrifiée. Son arrière-grand-père Malesherbes avait défendu Louis XVI avant d'être guillotiné. Quand Alexis naquit, rue Saint-Dominique, le 29 juillet…
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Personnage(s) : Alexis de Tocqueville
79
79 rue Saint Dominique
Restaurant "Thoumieux"/Brasserie Thoumieux/Bouillon Chartier
1 fiche
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81
81 rue Saint Dominique
Cabaret du Canon ci-devant royal/Conjuration des Égaux
1 fiche
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92
92 rue Saint Dominique
Église St Pierre du Gros Caillou
2 fiches
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Commencée en 1733 comme succursale de Saint-Sulpice, la première église du Gros-Caillou est reprise en plus grand à partir de 1775 ; inachevée à la Révolution, elle est alors démolie. Une nouvelle église s'élève au même endroit en 1822, sur les plans de l'architecte Étienne-Hippolyte Godde. Jean-Sylvain Bailly, premier maire de Paris, repose sous son dallage.
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Personnage(s) : Étienne-Hippolyte Godde
101
101 rue Saint Dominique
Salons de la coopérative "La Famille nouvelle"
3 fiches
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102
102 rue Saint Dominique
Bureau de Gisèle Halimi/Siège de "Choisir - la cause des femmes"
1 fiche
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107
107 rue Saint Dominique
Demeure du maréchal Davout
1 fiche
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Mort de Louis Nicolas Davout, maréchal d'Empire. C'est lui qui réorganise l'armée de Waterloo pendant les Cent-Jours. Mais comme la plupart des autres, il finira par faire allégeance à Louis XVIII
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Personnage(s) : Louis-Nicolas Davout
129–131
129–131 rue Saint Dominique
Fontaine de Mars
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143
143 rue Saint Dominique
Dernier domicile supposé de Gilbert Lavalette
1 fiche
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Mort de Gilbert Lavalette, ex membre du Comité central de la Garde nationale
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Personnage(s) : Gilbert Lavalette
III

Sur cette voie

IV

Sources

Données Dénominations des emprises des voies, Ville de Paris ODbL · attribution