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3e arr.
Voie · 3e arrondissement

Rue de la Corderie

De rues de Franche Comté, Dupetit-Thouars et place Nathalie Lemel. à rue Dupetit-Thouars, 8.
Quartier Enfants-Rouges · Longueur ≈ 140 m
≈ 140 m
Longueur
1
Quartier
I

Histoire de la rue

La rue tire son nom des corderies qui occupaient autrefois ce coin du Marais, dans l'ancien enclos du Temple — ces ateliers où l'on tressait chanvre et fibres pour gréer les navires du roi. L'arrêté du 11 mai 1885 réunit sous une seule appellation trois tronçons distincts : un bout de la rue de Picardie jouxtant la rue de Franche-Comté, la place de la Corderie et la rue de la Petite Corderie. Courte (140 mètres), elle relie aujourd'hui la rue de Franche-Comté à la rue Dupetit-Thouars, traversant le quartier des Enfants-Rouges comme une ruelle presque anonyme — ce que son histoire dément absolument.

Dès 1785, Jacques-Nicolas Billaud-Varenne, alors jeune avocat fraîchement débarqué à Paris, y séjourne quelques mois avant de continuer son chemin vers d'autres adresses et vers la Convention. Mais c'est le 14 de la rue qui concentre l'essentiel du récit. Dans les années 1850, trois sociétés chantantes ouvrières s'y installent ; en 1863, des souscriptions de solidarité ouvrière y circulent. Puis, à partir de 1869, les locaux deviennent trop grands pour un simple chœur et trop petits pour contenir ce qui bout : l'Association Internationale des Travailleurs (A.I.T.) y établit son troisième siège parisien, après que la rue Chapon a failli craquer sous l'afflux des délégués.

C'est là que tout s'emballe. Pendant le siège de 1870-1871, la « Corderie du Temple » devient le cerveau fiévreux de la résistance populaire : on y publie la fameuse « première affiche rouge » — rose en réalité — portée par 48 délégués ; on y rédige une adresse au peuple allemand l'invitant à la paix ; on y fonde le Comité central républicain des Vingt arrondissements. Le 27 février 1871, les comités y sont en ébullition. Quelques jours plus tard, fuyant le gouvernement versaillais, les membres du Comité central de la Garde nationale s'y réfugient jusqu'au 16 mars. Varlin, Pindy, Vaillant, Malon, Vallès, Camélinat, Avrial, Tridon, Theisz, Tolain — exclu de l'A.I.T. pour avoir accepté un mandat de député — : les figures de la Commune passent toutes par ces escaliers.

Le bâtiment survit à la Semaine sanglante. En 1876, un cabaret installé au même numéro aurait, dit-on, soufflé à Zola le titre de L'Assommoir — thèse jugée peu probable. En 1911, c'est d'ici que part le cortège funèbre de Paul et Laura Lafargue ; Lénine prend la parole en français pour leur rendre hommage. Rochegude, en 1910, notait sobrement qu'un magasin de vieux effets militaires occupait le rez-de-chaussée, et qu'un atelier avait remplacé, au troisième étage, la chambre où l'histoire s'était jouée.

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II

Fiches

26 fiches · 3 adresses
14
14 rue de la Corderie
Corderie du Temple
24 fiches
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Réunion de l'A.I.T. consacrée à une reddition de comptes sur le vote à propos du Comité de Salut public ; Durand, qui a voté pour, fait son autocritique
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Le Conseil fédéral de l'A.I.T. et celui de la Chambre fédérale des sociétés ouvrières déclarent que la minorité du Conseil de la Commune a eu raison de ne pas voter pour le Comité
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Réunion nocturne du Comité des Vingt arrondissements, qui désavoue l'accord d'évacuation de l'Hôtel de Ville conclu avec les maires, arguant à juste titre que Versailles ne tiendra
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L'A
L'A.I.T. adopte et publie un manifeste à l'intention des Travailleurs énonçant le positionnement du Conseil fédéral de l'Association et du Conseil fédéral des Sociétés ouvrières vi
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Réunion de l'A.I.T., de la Chambre fédérale des sociétés ouvrières et de la délégation des Vingt arrondissements qui s'oppose à une action suicidaire contre les prussiens lors de l
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Rédaction d'un manifeste s'opposant à toute attaque contre les prussiens dans Paris. Le 27 février 1871, la Corderie du Temple est en ébullition. Les comités de vigilance de quarti
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La Délégation des Vingt arrondissements proclame vouloir « la déchéance de la bourgeoisie comme classe dirigeante et l'avènement politique des travailleurs. En un mot l'égalité soc
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Proclamation du Comité central révolutionnaire annoncée par une première affiche émanant de celui-ci
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_Avant que Paris capitule ou résiste, la Corderie donne à la révolution à venir son premier nom._ Sedan est tombé le 2 septembre 1870. Napoléon III, fait prisonnier avec son armée,
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_Une ville qui s'organise pour se défendre est déjà à moitié en révolution._ La Corderie du Temple, au 14 rue de la Corderie dans le 3e arrondissement, est depuis 1864 le coeur du
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Création du Comité central provisoire, qui devint le Comité central républicain des Vingt arrondissements, représentant les Comités de vigilance ; émanations de l'A.I.T.
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_Un troisième étage dans le Marais, d'où partira tout ce qui compte dans le mouvement ouvrier parisien._ C'est ici, au 14 rue de la Corderie, dans le 3e arrondissement, au troisièm
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Siège de trois sociétés chantantes ouvrières ; Charles Colmance interprète le "Chant de l'Arabe", une chanson anticolonialiste écrite après l’agression de l’Algérie par l’impériali
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16
16 rue de la Corderie
Demeure de Jean-Jacques Blanc
1 fiche
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Jean-Jacques Blanc participe activement à la souscription en faveur des ouvriers de l'industrie cotonnière de Seine-Inférieure réduits au chômage par la guerre de Sécession ; prémi
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Personnage(s) : Jean-Jacques Blanc
III

Sur cette voie

IV

Sources

Données Dénominations des emprises des voies, Ville de Paris ODbL · attribution