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7e arr.
Voie · 7e arrondissement

Quai d'Orsay

De rue Aristide Briand, et pont de la Concorde. à place de la Résistance, et pont de l'Alma.
Quartiers Gros-Caillou · Invalides · Longueur ≈ 1270 m
≈ 1270 m
Longueur
2
Quartiers
I

Histoire de la rue

Le quai doit son nom à Charles Boucher d'Orsay, conseiller au Parlement et prévôt des marchands de Paris au début du XVIIIe siècle : c'est sous sa magistrature que la première section du quai fut aménagée, en 1705, le long de la rive gauche de la Seine. Le nom officiel « quai d'Orsay » ne s'impose toutefois qu'en 1815, après les soubresauts révolutionnaires et impériaux qui avaient multiplié les rebaptisages de voies.

Avant que la diplomatie et la politique ne s'en emparent, ce quai est d'abord un quai industriel. Les frères Périer — Jacques-Constantin et Auguste Charles — y implantent, à partir de 1786, la célèbre pompe à feu du Gros-Caillou, machine à vapeur destinée à alimenter Paris en eau, et y tentent l'aventure de moulins à vapeur pour la mouture industrielle du grain : une ambition pionnière, mais aux rendements décevants. Le grondement des machines côtoie alors les lavandières et les bateliers.

Mais c'est le Palais Bourbon (n° 33) qui fait du quai d'Orsay un théâtre de l'histoire nationale. Sous la Révolution, le palais « ci-devant Bourbon » est rebaptisé Maison de la Révolution, sert brièvement de prison sous la Terreur, puis accueille le Conseil des Cinq-Cents à partir de 1798. C'est ici que Lamartine tergiverse avant de se prononcer pour le Gouvernement provisoire en 1848 ; que Barbès tente depuis la tribune de proclamer un nouveau gouvernement ; qu'un Proudhon affronte un Thiers devant une assemblée hérissée ; que Gambetta prononce la déchéance de Napoléon III en 1870 sous la pression de la foule envahissant l'hémicycle. Pendant la Commune, le palais sert d'état-major au général Bergeret, tandis que Thiers s'échappe en hâte par le pont d'Iéna.

À quelques numéros de là, le ministère des Affaires étrangères (n° 37) donne son autre visage au quai : celui de la diplomatie secrète. En 1871, c'est là que le gouvernement tente de convaincre les maires parisiens d'accepter la capitulation, et que Paschal Grousset s'en empare au nom de la Commune pour en faire, le temps de quelques semaines fiévreuses, le poste avancé de la révolution face à Bismarck.

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II

Fiches

71 fiches · 8 adresses
33
33 quai d' Orsay
Palais Bourbon
51 fiches
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Carvalho se présente à la Chambre des députés en bleu de travail
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Personnage(s) : Patrice Carvalho
Le 15 février 1956, des incidents violents éclatent à l'Assemblée nationale, au Palais Bourbon. Ces affrontements mettent aux prises les députés poujadistes, fraîchement élus le 2 janvier 1956 avec 52 sièges, et les…
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Il aura fallu cent cinquante-cinq ans depuis la marche sur Versailles pour que les femmes qui firent les révolutions françaises obtiennent le droit de voter dans la République qu'elles avaient contribué à fonder. Le…
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Réunion du groupe des parlementaires du PCF, sous la présidence de Maurice Thorez, qui élabore un communiqué présentant le pacte germano-soviétique comme une chance de paix
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Personnage(s) : Maurice Thorez
Le 30 juillet 1936, les 495 députés de la Chambre votèrent à l'unanimité le droit de vote des femmes. Pas une voix contre. Le Sénat refusa d'examiner le texte. C'était la septième fois. Depuis 1901, la Chambre des…
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Première célébration du 1er mai à Paris ; une délégation est reçue à la Chambre des députés ; la première mondiale avait eu lieu en 1886 sur Haymarket, à Chicago
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Le 3 mars 1879, la Chambre des députés adopte enfin une première loi d’« amnistie partielle » en faveur des condamnés de la Commune de Paris. On compte alors environ 13 450 condamnations depuis 1871, dont des milliers de…
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Personnage(s) : Victor Hugo ·Louis Blanc
L''Assemblée est investie par la foule et la Garde nationale ; sont proclamées la déchéance de la dynastie des Bonaparte et de l'instauration de la République
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Pierre-Joseph Proudhon présenta son plan à l'Assemblée constituante. Il fut hué. La motion fut rejetée par 691 voix contre 2. Proudhon fut l'un des deux. Six semaines après les journées de Juin, l'Assemblée constituante…
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Anthime Corbon présente un projet de loi visant à éteindre l'insurrection. L'Assemblée le rejette, marquant ainsi son désir d'en découdre pour écraser toute revendication du "droit au travail"
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Personnage(s) : Anthime Corbon
Thiers propose, devant 300 députés conservateurs, sa tactique de quitter Paris pour rassembler des troupes et revenir écraser l'insurrection. Il l'appliquera finalement en 1871 contre la Commune
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Personnage(s) : Adolphe Thiers
Le général de Courtais, accusé d'avoir laissé faire les insurgés, est molesté et démis de ses fonctions de commandant de la Garde nationale. Le colonel Clément-Thomas est nommé à sa place...
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Le premier discours de Pierre Leroux à l'Assemblée nationale crée l'évènement. Mais Goudchaux, ministre des Finances, vient aussitôt lui répondre au grand soulagement des députés bourgeois
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Personnage(s) : Pierre Leroux
Manifestation en faveur de la Pologne insurgée ; les dirigeants républicains sont arrêtés. L'Assemblée doit proclâmer à nouveau la République sous la pression des émeutiers
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Une manifestation en soutien à la Pologne débouche, peut-être du fait d'une provocation d'Huber, sur l'envahissement de l'Assemblée qui va servir de prétexte à la répression des chefs républicains
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Lamartine tergiverse entre la régence de la duchesse d'Orléans et la constitution d'un Gouvernement provisoire, mais se prononce finalement pour cette seconde solution
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Théodore Six, ouvrier tapissier, s'oppose à la vandalisation de la chambre des députés. Le légalisme de la Classe ouvrière lui coûtera parfois cher, entre autres sous la Commune
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Personnage(s) : Théodore Six
Thiers s'enfuit en compagnie de Talabot par le pont d'Iéna, la rue d'Auteuil et le bois de Boulogne ; il passe à son domicile place St Georges mais trouve ses domestiques construisant une barricade ; il se réfugie chez la Comtesse Taverna
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Personnage(s) : Adolphe Thiers ·Paulin Talabot
Un escadron de dragons à cheval sorti de la caserne d'Orsay pour repousser la foule remet le sabre au fourreau ; symbole de l'isolement et de la défaite de la Monarchie de Juillet
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Une manifestation de 3 000 étudiants dépose à la Chambre une pétition de protestation contre la suppression des cours de Michelet, Quinet et Mickiewicz
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Thiers est accusé publiquement, en pleine séance de la Chambre des députés, d'avoir spéculé sur les fonds publics à propos de la "Question d'Orient". Il s'en tire par un acte de contrition et des larmes
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Personnage(s) : Adolphe Thiers
Investiture de Louis-Philippe 1er en tant que "roi des français", et non "de France". Les insignes de la royauté lui sont remis par quatre anciens maréchaux d'empire, qui avaient participé à la Révolution. Beaux itinéraires, non ?
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Manuel est expulsé de la Chambre à la demande des députés ultras pour avoir soi-disant justifié la déchéance de Louis XVI. Il revient le lendemain pour obliger l'Assemblée à l'expulser par la force. Vives réactions dans l'opinion publique
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Personnage(s) : Jacques-Antoine Manuel
La tribune et le "perchoir" du président de la chambre des députés sont les seuls vestiges de la salle initiale de l'assemblée, investie par les "Cinq-Cents" sous le Directoire puis par le Corps législatif sous le Consulat
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Le Conseil des Cinq-Cents, l'une des deux assemblées législatives créées par la Constitution de l'an III pendant le Directoire, s'installe au palais Bourbon à Paris après la Révolution française. Le palais Bourbon, situé au 33 quai d'Orsay, fut initialement construit au début du XVIIIe siècle pour la duchesse de Bourbon. Après la Révolution, le bâtiment est confisqué et adapté pour accueillir le Conseil des Cinq-Cents, avec la construction d’un hémicycle de 500 places inauguré en 1798. Ce lieu devient alors le siège de l’assemblée jusqu’au coup d’État du 18 Brumaire (1799), qui met fin au Directoire. Le palais Bourbon est aujourd’hui le siège de l’Assemblée nationale française.
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Le palais Bourbon est confisqué ; il sera affecté au Conseil des Cinq-Cents en janvier 1798
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Le palais d'une princesse de sang devient en pleine Terreur l'école où la République forme ses ingénieurs. Le palais Bourbon a été construit à partir de 1722 pour la duchesse de Bourbon, fille légitimée de Louis XIV et…
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Palais transformé en "Maison de la Révolution" ; il devient prison sous la Terreur
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37
37 quai d' Orsay
Ministère des Affaires étrangères/Police de sûreté du Reich
11 fiches
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Des documents dont on ne voulait pas qu'ils tombent entre les mains des nazis sont brûlés dans la cour du ministère, mais pas ceux concernant le contrôle des étrangers, que la Gestapo retrouvera au château de Rochecotte en Touraine
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Paschal Grousset s'empare du ministère au nom de la Commune ; devenu délégué aux Affaires extérieures, il ne remet pas en cause la paix signée avec Bismarck
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Personnage(s) : Léopold Boursier ·Paschal Grousset
Thiers convainc le gouvernement d'évacuer Paris, son vieux plan qui consiste à reculer pour mieux réprimer ; puis il s'enfuit. Il donne l'ordre d'évacuer les casernes pour rassembler les troupes à Versailles
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Ce soir-là, au ministère des Affaires étrangères, Thiers a tranché. Autour de lui : Vinoy, gouverneur militaire de Paris, Aurelle de Paladines, nommé commandant de la Garde nationale, Valentin, nouveau préfet de police…
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Thiers est rentré à Paris le 13 mars pour reprendre la main avant l'ouverture de l'Assemblée à Versailles le 20. Son choix de résidence en dit long : plutôt que son hôtel particulier de la place Saint-Georges, au cœur…
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Personnage(s) : Adolphe Thiers
Le gouvernement convoque les maires afin de les convaincre de la nécessité d'un armistice ; en fait une capitulation de Paris
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53–65
53–65 quai d' Orsay
Manufacture de tabac du Gros Caillou (une des plus grande entreprises de Paris à l'époque ; 1 700 travailleurs)
2 fiches
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Alfred Repiquet combat à 18 ans sur une barricade de La Villette. Fait prisonnier, il passe treize mois sur les pontons de Cherbourg puis enfermé au fort d'Issy, avant d'être acquitté par un conseil de guerre
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67–69
67–69 quai d' Orsay
Pompe à feu du Gros Caillou
1 fiche
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89–91
89–91 quai d' Orsay
Moulins à vapeur des frères Périer
1 fiche
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Deux moulins à vapeur sont construits par les frères Périer pour la mouture industrielle du grain mais ne donneront pas les rendements prévus et seront abandonnés en 1801
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Sans numéro
Sur la voie, sans adresse précise
3 fiches
III

Sur cette voie

IV

Sources

Données Dénominations des emprises des voies, Ville de Paris ODbL · attribution