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19e & 20e arr.
Voie · Traverse 2 arrondissements

Rue de Belleville

De boulevard de la Villette, 2, et boulevard de Belleville, 132. à boulevard Sérurier, 1, et avenue Gambetta, 261.
Quartiers Amérique · Belleville · Combat · Saint-Fargeau · Longueur ≈ 2250 m
≈ 2250 m
Longueur
2
Arrondissements
4
Quartiers
⚑ Cette rue traverse : 19 e arr. & 20 e arr.
I

Histoire de la rue

Avant d'être une rue parisienne, c'est un chemin de village : la voie qui descend de la butte de Belleville vers la Villette est l'épine dorsale d'un bourg indépendant, absorbé par Paris seulement en 1860. Elle porte alors le nom administratif de route départementale n° 26 ; l'arrêté du 2 avril 1868 lui donne enfin le nom qu'elle mérite — celui du village dont elle fut la rue principale. Avec ses 2 250 mètres et sa largeur de 24 mètres, elle traverse aujourd'hui quatre quartiers (Amérique, Belleville, Combat, Saint-Fargeau) et relie le boulevard de la Villette à l'avenue Gambetta, dessinant une longue diagonale populaire au cœur de l'Est parisien.

La rue est déjà animée sous l'Ancien Régime : Charles-Simon Favart, le dramaturge qui donna son nom à une salle de l'Opéra-Comique, y finit ses jours au n° 112. Mais c'est la Révolution qui l'électrise. En 1790, le n° 141 abrite la première mairie de Belleville ; un an plus tard, un club révolutionnaire s'y constitue, bientôt suivi, au n° 130, d'un autre foyer politique qui prend le nom de Club des Amis de l'Égalité et de la Liberté en août 1792. Le village pense par lui-même.

Sous la Restauration et la Monarchie de Juillet, la rue est aussi une fête. Au n° 10 part chaque année la célèbre Descente de la Courtille, cavalcade carnavalesque qui déboule vers Paris dans un tonnerre de cris et de musique. C'est dans la même salle, en 1840, que se tient le Banquet de Belleville — 1 200 convives pour un dîner néo-babouviste fondateur, en l'absence d'Étienne Cabet lui-même.

La rue devient franchement insurrectionnelle à partir de 1848 : barricade au n° 2 dès juin, puis en 1869 des bagarres pendant plusieurs jours après l'intervention policière contre une réunion du Comité Rochefort — 500 blessés le 10 octobre. Jules Vallès loge au n° 19 avant la Commune. En mars 1871, les canons de la Garde nationale sont parqués aux n° 136–138 ; le général Faron venu les récupérer doit battre en retraite, ses propres soldats fraternisant avec la foule au n° 139. La mairie du 20e, à mi-parcours, devient le dernier réduit de la Commune : lors de la Semaine sanglante, tous les Fédérés qui la défendent sont massacrés. La rue de Belleville est l'une des dernières à tenir — barricade au n° 2, dernier coup de canon versaillais à midi au n° 13. Après l'amnistie, Maxime Lisbonne y transfère sa Taverne du Bagne (n° 12, 1884), et la salle du n° 13 — qui avait vu mourir Émile Eudes en pleine tribune blanquiste (1888) — accueille encore en 1906 un meeting de Jean Jaurès.

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II

Fiches

55 fiches · 30 adresses
10
10 rue de Belleville
Taverne Dénoyez (à l'enseigne du Grand St Martin)/Club des Travailleurs
3 fiches
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En 1840, le mot « communiste » n'avait pas encore de parti. Il avait un banquet. En juillet 1840, la Taverne Dénoyez, sur les hauteurs de Belleville — alors commune indépendante à l'est de Paris, non encore annexée…
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12
12 rue de Belleville
Cabaret La Taverne du Bagne (le second)
1 fiche
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Le 12 février 1884, s'ouvre au no 12 de la rue de Belleville la "Taverne du Bagne et des Ratapoils". On est à deux pas de la Courtille, avec ses bals et ses cabarets ; sur tout ce quartier dédié par excellence au…
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Personnage(s) : Maxime Lisbonne
13
13 rue de Belleville
Bal Favié/Folies de Belleville/Palais du Travail
9 fiches
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Il avait pris la parole à la salle Favié pour dire honte aux riches, honte aux traîtres, honte à la bourgeoi... Il tomba. C'était sa dernière tribune. Émile Eudes était né en 1843 à Roncey dans la Manche. Il avait fait…
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Personnage(s) : Émile Eudes
Une réunion publique interrompue par les agents, et le quartier entier se soulève pendant cinq jours : Belleville apprend en 1869 ce qu'elle refera en 1871. L'Empire vacille. Les élections législatives de mai-juin 1869…
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Personnage(s) : Gustave Flourens ·Gabriel Ranvier
19
19 rue de Belleville
Demeure de Jules Vallès
1 fiche
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46
46 rue de Belleville
Théâtre de Belleville (première salle des frères Seveste)
2 fiches
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La famille Seveste bénéficie d'un privilège de 20 ans pour l'exploitation des théâtres de banlieue avec les avantages des théâtres de province, suite à sa révélation à Louis XVIII du lieu d'inhumation de Louis XVI et de Marie-Antoinette
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Personnage(s) : Famille Seveste ·Louis XVIII
72
72 rue de Belleville
Lieu légendaire de la naissance d'Édith Piaf (sur les marches)
1 fiche
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Légende de la naissance d'Édith Gassion dite “la môme Piaf” ; elle nait en fait comme beaucoup, à l'hôpital Tenon
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Personnage(s) : Édith Piaf
112
112 rue de Belleville
Demeure de Charles-Simon Favart
1 fiche
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130
130 rue de Belleville
Club des Amis de la Constitution (fondé en avril 1791)
1 fiche
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Important club politique, qui devient le "Club des Amis de l'Égalité et de la Liberté" en août 1792 ; il s'appellera finalement "Société Populaire et Républicaine"
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136–138
136–138 rue de Belleville
Ancienne mairie du 20ème arrondissement (de 1847 à 1875)
4 fiches
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Parc où sont entreposés les canons transférés la veille de la place des Vosges ; le général Faron, venu les récupérer, doit battre en retraite, ses troupes refusant de mettre les mitrailleuses en batterie
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Personnage(s) : Joseph Faron
Concentration de troupes destinées non seulement à récupérer les canons de la Garde nationale fédérée mais aussi à écraser la révolte communaliste dans l'œuf. Il dispose de 6 000 hommes
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Personnage(s) : Joseph Faron
137
137 rue de Belleville
Demeure de Rémy Zéphirin Camélinat
1 fiche
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Mort de Zéphirin Camélinat ; un des fondateurs du PCF en 1920 ; "l'orgueil du Parti" dans la chanson du "Grand métinge"
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Personnage(s) : Zéphirin Camélinat
139
139 rue de Belleville
Terminus du funiculaire de Belleville
2 fiches
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Les troupes envoyées par le général Faron pour occuper Belleville rendent leurs armes aux Fédérés et fraternisent avec la foule Pendant que Montmartre résiste, Belleville tient aussi. Le général Faron a été chargé de la…
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Personnage(s) : Joseph Faron
141
141 rue de Belleville
Mairie du village de Belleville
1 fiche
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145
145 rue de Belleville
Cour industrielle
1 fiche
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155
155 rue de Belleville
Cour industrielle
1 fiche
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162
162 rue de Belleville
Groupe d'œuvres sociales de Belleville
1 fiche
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170
170 rue de Belleville
Couvent des Pères de Picpus (dominicains)
1 fiche
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200
200 rue de Belleville
Demeure d'Arpen Tavitian
1 fiche
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Arrestation à son domicile d'Arpen Tavitian, convalescent de sa blessure dans l'affaire Bruneton, trahi par la facture de la clinique où il avait été soigné ; il sera fusillé. Les médecins et le directeur de la clinique seront déportés
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238–240
238–240 rue de Belleville
Station de métro Télégraphe
1 fiche
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256
256 rue de Belleville
Communauté ouvrière féminine
1 fiche
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299
299 rue de Belleville
Demeure de la famille Cholière/Cachette de Jules Martelet
1 fiche
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Madame Cholière cache Jules Martelet le soir du 27 mai, pendant la Semaine sanglante
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Personnage(s) : Jules Martelet ·Famille Cholière
III

Sur cette voie

IV

Sources

Données Dénominations des emprises des voies, Ville de Paris ODbL · attribution